La 42e réunion du Comité permanent de la Convention de Berne se terminera ce soir, vendredi 2 décembre. Les représentants des 50 états et les organisations environnementales se réunissent une fois par an pour discuter des préoccupations et prendre des décisions. Parmi les sujets « chauds », figurait la proposition de la Suisse de déplacer le loup de l'Annexe II (strictement protégée) pour le mettre à l'Annexe III (protégée). Mais, auparavant, le « Large Carnivore Initiative of Europe » (groupe de spécialistes de l'UICN) avait été chargé de produire une évaluation actualisée de l'état de conservation du loup d'Europe. Et ce rapport conclut que le loup peut être classé dans la catégorie « Préoccupation mineure » à l'échelle européenne tout en soulignant que la grande diversité des systèmes de gestion et de surveillance reste problématique pour une approche holistique de la conservation, donc que la proposition de la Suisse était justifiée. Mais ça n’a pas été suffisant, car un vote groupé de l'UE-27, contre cette mesure, et décidé à l'avance par la Commission européenne et le Conseil de l'Union européenne, a fait que la majorité nécessaire des deux tiers n'a pas pu être atteinte, alors que la semaine dernière, le Parlement européen, avait adopté une résolution « saluant » la proposition déposée par la Suisse et appelant à son adoption. Une décision décevante… de ne rien faire, qui indispose un certain nombre de pays, non-membres de l’UE, très mécontents de la domination du processus décisionnel Bruxelles/UE au niveau international. Pour la France, selon Jean-Paul Celet, préfet référent du Plan national loup, il y aurait entre 850 et 950 loups. Compte tenu des dégâts qui sont commis tous les jours et partout, les éleveurs ne croient pas à ces chiffres… sous-estimées. Reste la question : volontairement ou pas ?