Pour la détection de cette maladie, les tests disponibles aujourd’hui sont sérologiques. Ils recherchent, dans le sang du patient, les anticorps produits par les globules blancs en réponse à l’infection due à Borrelia burgdorferi. Aux États-Unis, où cette maladie à transmission vectorielle (morsures de tiques) est la plus fréquente, 476 000 personnes sont diagnostiquées chaque année à l’aide des tests Elisa et Western blot, qui mesurent la réaction de l’organisme à l’exposition à la bactérie. Or, si ces tests peuvent révéler l’existence d’un contact antérieur avec B. burgdorferi, ils ne peuvent pas dire si le patient a développé la maladie de Lyme. En outre, ces tests sont sujets à polémique, notamment en France, en raison du nombre élevé de faux négatifs, s’ils ont été effectués au cours des deux premières semaines de l’infection. Une nouvelle stratégie de diagnostic consiste à détecter l’ADN de Borrelia dans le sang, ou dans le liquide cérébrospinal, et un résultat positif signe l’existence de la maladie de Lyme. C’est la découverte faite par l’université de Cornell, qui a pu confirmer la présence de la bactérie dans le liquide cérébrospinal chez un cheval atteint de la forme neurologique, qui a immédiatement bénéficié d’un traitement ciblé et a survécu. La détection de l’ADN bactérien signifie que l’agent pathologique est bien présent, et sa disparition post-traitement, que l’animal est guéri. Cette technique, fondée sur l’ADN, est très prometteuse, et ce test direct devrait bénéficier à de nombreuses espèces (cheval, chien et même humain).