Chaque jour qui passe amène son lot de projets, issus d’intentions louables, certes, mais trop souvent axées sur des idées dont l’application n’amènerait pas l’évolution, mais la révolution. A la remorque de la théorie écolo, le gouvernement veut agir vite dans le compromis, ce qui n’est pas gage de réussite. La rentrée sera donc la remise en marche de la machine d’Etat, l'exécutif ayant pris la mesure de l’urgence. Dans notre monde, déjà déséquilibré par le conflit russo-ukrainien, l'objectif de diminution des émissions de CO² de 4,7% par an en moyenne sur la période de 2022 à 2030 est-il atteignable ? Rien n’est moins sûr, tant les perspectives d’avenir proche sont sombres. On commence à découvrir ce que pourrait contenir le « plan de sobriété » présenté par la Première ministre, qui vient d'annoncer le déblocage d'un « fonds vert » doté de 1,5 milliard d'€ pour accompagner les collectivités locales dans la lutte contre le changement climatique. Le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu, discret depuis sa nomination, semble avoir pris ses marques. Lors d’un déplacement dans le sud de la France il a confirmé qu'un nouveau plan était en préparation avec des moyens pour 2023, mais sans dévoiler ses ambitions. Un bon lessivage à l’eau de pluie devrait rendre plus lisible tous ces projets encore bien confus