En 2015, plus de deux cent mille antilopes Saïga avaient été décimées par une bactérie qui s'était développée à cause de températures anormalement chaudes et humides, faisant peser une menace sur la survie de l'espèce. Après des années d’efforts intenses dans les steppes kazakhes, la population atteignait 850 000 animaux en 2020, puis 1 300 000 selon l’étude aérienne réalisée en avril dernier. La majorité des antilopes Saïga vit au Kazakhstan, un pays grand comme cinq fois la France, et peuplé de 18 millions d'habitants. Le principal danger qui guette ces animaux est le braconnage, qui alimente en cornes la médecine traditionnelle chinoise, et que les autorités kazakhes combattent faiblement, faute de moyens. Elles se sont toutefois engagées à agir, notamment après la mort de deux gardes-chasse, qui avait secoué le pays. Un moratoire sur la chasse des Saïga est en vigueur au Kazakhstan jusqu'en 2023. Le Kazakhstan, la Mongolie et l'Ouzbékistan ont convenu également de nouvelles mesures conjointes pour conserver, et utiliser de manière durable, ces antilopes, dans le cadre de la Convention des Nations Unies sur la conservation des espèces migratrices (CMS).