Le ministère des Forêts et de la Faune du Cameroun (Minfof) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont signé, mercredi dernier, un accord de coopération portant sur le projet : « Gestion durable de la faune sauvage pour l’amélioration des conditions de vie des populations locales ». Financé par l’Union européenne, ce projet « vise à contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations qui dépendent de l’exploitation de la faune sauvage, la conservation de la biodiversité et des écosystèmes naturels, et à réduire les risques zoonotiques à utilisation de la faune sauvage », indique le Minfof sur son site Internet. À travers cette entente, les différentes parties s’engagent à concilier sécurité alimentaire et nutritionnelles des populations rurales, et conservation de la faune sauvage au Cameroun, en expérimentant l’organisation d’une filière de viande de brousse légale et durable. Le projet sera implémenté sur le site pilote situé sur l’axe Djoum-Mintom, au sud-est de la réserve de faune du Dja, a déclaré Dr Athman Mravili, représentant de la FAO au Cameroun. Vingt villages bantous et campements Baka seront à cet effet formés sur la manière de pérenniser les stocks de gibier, et de sécuriser l’accès à la faune et son utilisation par les populations rurales les plus vulnérables, sans porter préjudice à la conservation de la biodiversité.