Un beau coup de filet vient d’être réalisé par les inspecteurs de l’OFB, au terme de l’opération « Galuchat », qui visait à surveiller et contrôler le commerce de la faune marine, réglementé par la CITES ou Convention de Washington. Devant l’explosion des trafics, la direction régionale Occitanie de l’OFB avait mis en place cette opération en mars dernier. Après 67 contrôles menés par les Inspecteurs de l’environnement, débouchant sur 21 procédures judiciaires, près de 1 700 spécimens ou parties d'animaux ont été saisis, pour un montant dépassant les 17 000 euros. Des dents et mâchoires de requins (mako, soyeux, marteau…) étaient commercialisées comme objets de décoration ou pour la bijouterie, alors qu’ils sont classés en « danger d’extinction ». Des coraux, transformés également en bijoux, de même que des nautiles, des lambis et autres bénitiers, dont le rarissime bénitier de Tevoroa, ont également été saisis. L'OFB rappelle que les peines encourues en France par les acteurs de trafics d'espèces protégées par la CITES sont de 3 ans d'emprisonnement et 150 000 € d'amende.