« Les enjeux tenant à la préservation de l’espèce imposent de prioriser sensiblement les mesures nécessaires à cette conservation (de l’ours), quand bien même les atteintes à l’espèce peuvent apparaître peu significatives… ». Pour résumer, quand on lit cela, on constate qu’il vaut mieux que l'on protège l'ours d'une piqure de moustique, que de préserver les éleveurs d'une prédation qui est loin d'être négligeable. 2% du nombre de brebis présentes sur cette estive, ça doit commencer à valoir son pesant de cacahouètes, alors que l'effarouchement d'un ours a bien peu de chances de lui occasionner une crise cardiaque ! Nous sommes dans le « tout fada » où il n'existe plus aucune échelle de valeur. En conséquence, on juge sur le ressenti, sur la larme à l'œil en pensant à Bambi, et non pas sur les faits eux-mêmes. Mais ces faits sont têtus et il me semble que c’est uniquement en fonction d’eux, que la Justice devrait se prononcer. Mais cela, c'était avant, au temps de mes ancêtres, quand il y avait encore une échelle des valeurs. C'était… il y a bien longtemps. Mes pauvres éleveurs, sincèrement je vous plains !

Julien de Garrigue