Certes, le panda, avec une population légèrement supérieure à 2 000 individus vivants à l’état sauvage, reste « vulnérable », mais vient de sortir de la liste des animaux en voie d’extinction, en Chine. Il y a une vingtaine d’années, craignant trop d’interventions étrangères sur les moyens de protection pour venir en aide à ces mammifères bicolores, la Chine n’avait pas souhaité suivre l’instance mondiale de protection de la faune, lorsqu’elle avait rétrogradé la survie du panda sur son échelle de mesure. Pour cet animal mascotte, qui voit son habitat se réduire année après année, les Chinois ont donc replanté massivement des bambous, qui constituent une part très importante de l’alimentation de cet animal, des réserves dédiées, une aide à la reproduction, et tous ces investissements majeurs ont porté leurs fruits. Au-delà de la sympathie qu’il dégage, le panda est aussi un véritable instrument diplomatique pour la Chine, qui est le seul pays à voir évoluer, dans son biotope, des pandas à l’état sauvage. Elle en met en « location » auprès de ses partenaires partout dans le monde, ce qui lui permet de garder la mainmise sur la préservation de l’espèce, tout en s’assurant une bonne représentation sur les territoires étrangers.