Et une nouvelle pétition sur le site du Sénat ! Décidément, ils vont avoir fort à faire les sénateurs, depuis qu’ils ont ouvert, non pas la porte de la démocratie, mais la boite de pandores… Mardi dernier, une pétition pour demander une nouvelle fois l’interdiction de la chasse à courre, a été déposée sur le site de la Haute Chambre, par le parti animaliste. Les arguments sont toujours les mêmes : cette chasse ne concerne qu’une minorité de chasseurs, cette pratique n’est plus d’usage dans de nombreux pays européens, et de ressortir des pourcentages issus on ne sait d’où, de Français dont les trois quarts des opposants seraient des ruraux (arriérés ?). La coprésidente de ce parti, qui a précisé « C’est un loisir aujourd'hui dépassé, inutile et cruel, qui va à l'encontre de la reconnaissance scientifique des animaux comme êtres sensibles » connait bien mal l’éthologie des animaux sauvages, dont la survivance jusqu’à nos jours n’est due qu’à leur capacité à échapper à leurs prédateurs. Ce patrimoine génétique, transmis de génération en génération, a permis à cette faune de rester libre, indépendante et sauvage, ce que cherche à détruire ces nouveaux protecteurs qui n’ont, pour l’immense majorité d’entre eux, jamais vu un cerf vivant en forêt, ou un sanglier. C’est donc omettre la partie utile de la vénerie, celle qui disperse les hardes, oblige les animaux poursuivis à parcourir et découvrir de nouveaux territoires, facilitateur de brassage génétique, ce qui est loin d’être le cas des chiens sauvages que l’on appelle « loups » aujourd’hui, et qui ne tapent que dans les bergeries. Interdire la vénerie, c’est acter, dans les dix ans, la disparition des « vrais » grands cervidés sauvages, et en faire des animaux d’ornement assistés. Quel avenir !