L’amalgame « féminicide/arme/chasse » a fait tourner la sauce quand la dame a déclaré : « Ce n’est pas un loisir que d’aller tuer des animaux le week-end avec des fusils. Et par ailleurs… le reste de la semaine, on peut aussi le braquer contre sa femme...  Un féminicide sur quatre est lié à une arme de chasse… ». Et c’est là que ce dérapage rejoint tous les précédents, sur lesquels les chasseurs ont sans doute manqué de réaction… Rappelez-vous, chaque fois qu’une arme à feu a été utilisée dans un fait divers, c’était, pour tous les médias qui relataient l’affaire, avec un fusil ou une arme « de chasse ». Ce qualificatif, martelé dans les esprits depuis des décennies, a donc fait de cet accessoire, l’objet du mal et de la déchéance du monde cynégétique. En demandant à la dame Rousseau la somme de 98 879,40 euros de dommages et intérêts, c'est à dire dix centimes d’euros par chasseur pour les 988 794 porteurs de permis de chasser, la FNC admet implicitement que le million de chasseurs que nous ne sommes plus, ne vaut pas plus… Pour ma part, et si le tribunal accorde à la FNC les dommages demandés, je fais don de ces 10 centimes, et souhaite qu’avec beaucoup d’autres, ils servent à financer une grande campagne auprès des médias, de tous les médias, pour qu’ils abandonnent le qualificatif « de chasse » et utilisent dans leurs comptes-rendus de faits divers, le terme « arme à feu » quand la chasse n’est pas concernée…

JFG