Une étude, publiée dans la revue scientifique « Plos One » sur l'ingestion de plomb par les animaux sauvages, démontre comment les estimations actuelles des pertes d'oiseaux, en Europe, sont basées sur des hypothèses incertaines. Est visée l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) pour sa proposition de restriction du plomb. Les auteurs citent : « L'ECHA affirme que les populations d’oiseaux sont victimes d’une mortalité annuelle supplémentaire due au plomb. Mais, elle n’apporte pas de chiffres précis et vérifiés. Elle a estimé à 1% des populations d’oiseaux, la mortalité directe, et à 1,4% la mortalité indirecte, en se basant sur des données qui proviennent principalement du Royaume-Uni…». Les auteurs de l’étude estiment, eux, après regroupement des données collectées dans les pays d'Europe, que la mortalité directe due au plomb n’est que de 0,2%, c’est-à-dire 5 fois inférieure aux estimations de l'ECHA. Et de préciser : « Bien sûr, la méthodologie proposée dans cette étude profite aux intérêts du secteur de la chasse et du tir dans le monde entier, en particulier lorsque les régulateurs et certaines ONG ont tendance à pousser des estimations incertaines ou arbitraires. Les affirmations, selon lesquelles les munitions au plomb entraînent la mort massive de populations d'oiseaux ne sont pas scientifiquement fondées, et grossièrement exagérées. Il est important de noter que cette étude a été réalisée sur l'impact global du plomb, et pas seulement sur le plomb provenant des sports de chasse et de tir. Les avantages apportés par la chasse à la faune sauvage, à ses habitats et aux initiatives de conservation, l'emportent donc largement sur les risques minimes, posés par les munitions au plomb, pour l'environnement… ».