La présidente de la Commission européenne a appris, vendredi dernier, que son poney de 30 ans avait été tué par un loup, dans sa propriété de Beinhorn, près de Hanovre, en Allemagne. L’animal, couvert de sang, a été découvert mort dans son enclos, par le mari de Ursula von der Leyen. Le maire de Beinhorn, Klaus Koeneke, a regretté ce malheureux incident, mais a blâmé le ministre de l’environnement de Basse-Saxe. « Le ministère n’a rien fait, même après qu’un loup errant ait été signalé au milieu de Hanovre à la mi-août ». Christian Budde, porte-parole du ministère de l’Environnement à Hanovre, a déclaré qu’une attaque de loups était très probable en raison des morsures, et que des échantillons d’ADN avaient été prélevés pour identifier le coupable. Une autre attaque de loups avait coûté la vie à deux autres poneys à proximité de Lehrte, il y a deux semaines. Environ 40 meutes de loups parcourent la Basse-Saxe en août, a indiqué le ministère, citant des estimations d’associations de chasse locales, décrivant les prédateurs comme discrets. Chez nous en France, ils le sont moins si l’on se réfère à la déclaration du président de la FRC Auvergne-Rhône-Alpes, Gérard Aubret. Plus précis dans ses chiffres, il a déclaré, à propos des loups : « Nous voulons que l’État reconnaisse que la population de loups est quatre à cinq fois supérieure à ce qui est annoncé, et que des quotas de tirs soient autorisés en conséquence. Ces tirs doivent être faits par les chasseurs. Il faut arrêter de dire aux éleveurs ou aux bergers de se poster la nuit ou d’acheter des chiens. Le loup doit devenir une espèce chassable, au même titre que les chamois, les mouflons ou les cerfs, avec des quotas raisonnables, pour faire baisser la pression sur l’élevage français… ».