Mardi dernier, Willy Schraen, invité par Robert Margé, puis Robert Ménard, a passé à Béziers un 15 août festif, aux arrière-pensées politiques. « Nous subissons des choses qui nous arrivent de l'Europe » a déclaré le président de la FNC, présent le matin aux côtés de Robert Margé dans le callejon pour la novillada piquée de 11 heures, puis l’après-midi par Robert Ménard, pour la corrida de Muria de 18 heures. Willy Schraen justifiait ainsi sa présence : « Il s'agissait de répondre à des invitations de gens qui m'aiment et que j'aime. On aime ou on n’aime pas Monsieur Ménard, mais dans ce domaine-là, c'est un mec entier… Il m'a dit : je me battrai toujours pour ces gens qui tiennent à nos traditions. Son invitation n'était donc pas anodine… ». Et la venue de Willy Schraen non plus, qui a probablement laissé la réflexion aux vestiaires pour passer à l’action, car la rumeur, de plus en plus persistante, fait du président de la FNC un futur candidat aux élections européennes. « C'est envisageable. Je pense que l'on peut avoir des élus européens sans souci… La ruralité est un mode de vie et mettre une étiquette sur l'écologie par exemple, c'est l'enfermer dans un cul-de-sac politique et social » confiait-il, rejoint dans ses propos par Laurent Jaoul, maire de Saint-Brès qui confirmait : « Je suis très optimiste. Il y a une coque et nous aurons du monde ». Le programme s’incruste en filigrane : rassembler les mondes de la chasse, de la pêche, de la tauromachie, de la viticulture, de la restauration et de la ruralité dans une polyphonie de culturalités… Sans fausse note, ça sonnera bien !