Il ne peut y avoir deux poids et deux mesures. Quand les écolos nous agressent gratuitement, on les dénonce, et quand les chasseurs font des « conneries », il est normal de faire de même. On a appris, la semaine dernière, que l’OFB enquêtait, après avoir constaté que trois courlis cendrés, dont la chasse est interdite, avaient été tués le jour de l’ouverture, en baie de Somme, en baie de Seine et en baie de Canche, les 6 et 7 août derniers. Malheureusement pour les auteurs, deux de ces oiseaux étaient munis de balises GPS, dans le cadre du plan national de gestion et d'un moratoire de suspension de sa chasse depuis 2020, reconduit par arrêté ministériel le 29 juillet dernier. Ce « braconnage », qui dessert la chasse au plus haut point, est, bien évidemment, dénoncé par nos opposants, mais aussi par des chasseurs responsables, dont le chargé de la communication pour l'Association picarde des chasseurs de gibier d'eau, qui n’a pas hésité à dire que les auteurs « sont des chasseurs à bannir ». Le courlis cendré, dont les effectifs ont chuté de 25% en 15 ans, est classé « espèce menacée de disparition. Au regard des enjeux, la France, signataire de l’accord pour la conservation des oiseaux d'eau (AEWA), s’est engagée à respecter le plan d'action international pour sauver l'espèce. Des enquêtes judiciaires ont été ouvertes par les services de l'OFB et la gendarmerie, sous la direction des parquets compétents.