Les représentants gouvernementaux et les organisations se sont réunis au début de ce mois, au Comité permanent de la Convention de Berne, à Strasbourg, pour discuter des préoccupations environnementales et prendre des décisions. Parmi les sujets abordés, il y avait le statut de protection du loup, l'abattage illégal d'oiseaux, les progrès de l'éradication de l'Érismature rousse et le dossier autour de la péninsule d'Akamas. Concernant le loup, nos voisins suisses ont fait un grand pas en avant puisque, dix jours seulement après les négociations, la loi contre ce prédateur est prête pour le vote final : « Comme le bouquetin, le loup pourra être tiré, mais les cantons devront avoir l’aval de l’Office fédéral de l’environnement ». Avec cette loi, qui pourrait entrer en vigueur l’année prochaine, les cantons auront donc davantage de marge de manœuvre pour réguler les populations de loups. Les Chambres fédérales ont terminé mardi dernier la réforme de la loi sur la chasse, qui permettra de tirer de manière préventive, les prédateurs menaçants pour les troupeaux ou les humains, et non plus après qu’ils aient commis un certain nombre de dégâts. Les cantons ne devront plus prouver, comme aujourd’hui, l’ampleur des dommages, mais justifier leurs mesures de régulation. De quoi inspirer les autorités françaises, qui, qu’elles le veuillent ou non, seront bien obligées d’ici peu à prendre des mesures identiques…