Les scientifiques du monde entier se posent la question : « Le Réseau Mondial de la Santé est-il allé trop vite en besogne ? ». Quoi qu’il en soit, dans le communiqué publié sur son site officiel, cette structure qui se définit comme une coalition de scientifiques du monde entier estime que la variole du singe est devenue une pandémie. Pour justifier sa prise de position, le Réseau Mondial de la Santé s’appuie sur :

- le nombre de cas (plus de 3 000) détectés dans 58 pays du monde, et le taux de croissance qui augmente régulièrement,

- la forte douleur, les cicatrices, la cécité et la mort que le virus inflige aux patients,

- l’immense sévérité du virus chez les enfants,

- le danger d’une transmission du virus entre l’homme et les animaux (sauvages ou domestiques), ce qui accroît le risque d’une forte expansion.

Cependant, il convient de préciser que cette déclaration est tombée au moment où l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) envisageait d’annoncer l’urgence de santé publique internationale, afin de mieux coordonner la lutte contre la variole du singe. Par la voix de Tedros Adhanom, son directeur général, l’OMS alertait : « L’épidémie mondiale de variole du singe est clairement inhabituelle et inquiétante. J’ai décidé de convoquer le Comité d’Urgence, pour voir si l’épidémie représente une urgence de santé publique internationale ». La rencontre a bien eu lieu fin juin, mais jusqu’à ce jour, aucune information n’a filtré. Devoir d’alerte ou guerre larvée des clans ? La réponse viendra selon l’évolution de la maladie…