Dans le cadre du programme « Via Fauna », porté par la FRC d’Occitanie, la FDC de l’Aveyron, en partenariat avec le Conseil Départemental, concrétise ses travaux afin d’analyser les collisions avec la faune sauvage. « L’objectif vise à essayer de comprendre les raisons qui poussent certaines espèces animales à traverser la route à certains endroits » détaille le cahier des charges. A l’époque où le bon sens existait encore un peu, Monsieur de la Palisse aurait simplement dit « pour aller de l’autre côté », mais aujourd’hui ça ne suffit plus. Certes, si la prévention peut aider à réduire les accidents, c’est une bonne chose, mais bien d‘autres questions rendent le problème quasiment insoluble. L’inverse aurait sans doute été plus facile, demander aux automobilistes pourquoi ils circulent sur les routes à l’heure ou le gibier les traverse ? Le problème numéro un est que l’on oublie que le gibier existait bien avant les routes goudronnées et les véhicules à moteur, et qu’il est soumis à des dérangements aussi intempestifs que nécessaires, pour s’échapper devant un danger, se dissimuler et se nourrir. Mais ne voulant sans doute pas en rester là, les FDC de l’Aveyron et du Tarn ont décidé de travailler en partenariat avec le CNRS et de poser des balises GPS sur des sangliers afin de suivre leurs déplacements… qui peuvent varier d’une saison à l’autre, en fonction de l’évolution des emblavements, de l’exploitation forestière, de travaux, etc… En leur temps, l’ONCFS avec Jacques Vassant, L’INRA avec Gilbert Valet, et l’ONF avec François Magnien s’étaient déjà posé les mêmes questions. Bref, rien n’est figé et si cette nouvelle étude arrive à cerner des conclusions, elles risquent fort d’être obsolètes l’année suivante. Toujours est-il que les chercheurs veulent s’appuyer sur des déplacements des sangliers et envisagent de capturer des animaux d’une quarantaine de kilos (bêtes rousses ou de compagnie) afin de les équiper de colliers GPS.