Les années se suivent et… les becquerels sont toujours présents. L’année 2022, pourtant sèche et moins favorable aux champignons, nous rappelle, trente-six ans après Tchernobyl, que la radioactivité est toujours là. Dans les Grisons, un sanglier sur deux dépasse toujours le taux de radioactivité admis, ont constaté les services vétérinaires, qui contrôlent des animaux abattus. Lorsque le seuil dépasse les 600 becquerels par kilogramme, l'animal ne peut être consommé. Il en est de même en Allemagne, qui reverse chaque année près de 500 000 € d'indemnités aux chasseurs qui ne peuvent, ni vendre, ni consommer leur gibier, lorsque le taux dépasse ce seuil. Selon le ministère de l'Environnement allemand, la contamination d’un sanglier tué à proximité de la frontière de la République tchèque, peut atteindre… 7 000 becquerels par kilo. A Tchernobyl, la radioactivité a d’abord été due aux gaz radioactifs (krypton et xénon) et au flux de neutrons qui se sont échappés du réacteur, du 26 avril 1986 jusqu’à l'effondrement du réacteur le 6 mai. Puis se sont produits les dégagements d’iode, de césium 137, suivis d’autres radionucléides comme le strontium 90 et des isotopes de plutonium. L’irradiation interne, due à l'ingestion d'aliments contaminés par des radionucléides de césium, les champignons principalement, fait toujours débat, les scientifiques continuant de s'interroger…