Le décret, publié en juin 2021, encadre le volume d’eau qui peut être prélevé dans les milieux naturels (rivières et nappes souterraines), sans les mettre en danger. Il a été élaboré dans le cadre d’un large processus de concertation avec l’ensemble des acteurs concernés (collectivités, profession agricole, pêcheurs de loisirs et professionnels, associations environnementales…) réunis au sein du « Comité National de l’Eau ». Depuis 2006, dans les secteurs en déficit structurel, une gestion collective de l’eau d’irrigation a déjà été mise en place. Une autorisation pluriannuelle de prélèvement est accordée par le préfet à un « OUGC » (Organisme Unique de Gestion Collective), chargé ensuite de répartir, entre les irrigants, les volumes d’eau pouvant être prélevés. Aujourd’hui, les experts estiment que le changement climatique pourrait conduire à une augmentation des épisodes de sécheresse, ce qui pourrait se traduire par une baisse de 10 à 40% du débit des rivières et du niveau des nappes phréatiques. Afin d’anticiper les conséquences possibles, le gouvernement a pour objectif d’élaborer au moins 50 projets de territoire pour la gestion de l'eau d’ici la fin de l’année, et 100 autres avant 2027.