- Corse : samedi 7 janvier également, un chasseur a été mortellement touché par un coup de feu, dans le secteur de la route de la Carrière, à Prunelli-di-Fiumorbo. Les sapeurs-pompiers, une équipe médicale du Samu et la gendarmerie se sont rapidement rendus sur place, mais malgré les tentatives de réanimation prodiguées par les secours, le chasseur de 85 ans, n'a pas survécu à ses blessures. D'après les premières constatations observées sur les lieux, il semblerait que l'homme ait été touché en pleine poitrine par un coup de feu accidentel, émanant de son propre fusil. La gendarmerie a été saisie de l'enquête.

- Aube : toujours samedi, au Mériot, un jeune homme de 19 ans a été gravement blessé à la cuisse droite au cours d’une partie de chasse. Immédiatement alertés, les secours sont intervenus sur place et ont pris en charge le blessé avant de le transporter à l'hôpital. Une enquête est en cours et la gendarmerie devait entendre les différents témoins pour déterminer les circonstances de cet accident.

 

- Suisse : condamnée après avoir renversé un chevreuil

Là, pas de blessé humain, mais un fait divers qui ouvre une porte béante sur la notion de « mauvais traitement infligé aux animaux ». Le 30 décembre 2022, la justice bernoise a jugé l’auteure d’un banal accident de la route, comme il en arrive des dizaines de milliers chaque année. Onze mois plus tôt, en rentrant chez elle à Moutiers, la dame a percuté un chevreuil. Le choc a été sans doute sévère, mais l’animal, choqué est resté debout un quart d’heure, immobile dans le faisceau des phares, sous les yeux de la conductrice paniquée. Puis l’animal a décampé, et la dame est rentrée chez elle. Le lendemain, elle appela le garde-faune pour obtenir une attestation de collision à l’intention de son assurance, mais l’Office cantonal des affaires vétérinaires a estimé qu’en poursuivant sa route, la conductrice a accepté les souffrances subies par l’animal « pendant un temps inutilement long », ce qui équivaut, en Suisse, à un « mauvais traitement infligé aux animaux ». A ce titre, il demandait six jours-amendes à 110 francs avec sursis pendant deux ans et 500 francs de frais de justice. Le tribunal a tranché en condamnant la dame à une amende de 300 francs, assortie de 150 francs d’émoluments. Le piège se referme insidieusement…