Ils sont de plus en plus nombreux à vouloir la guérir... Lancée en 2020, mise par obligation un peu en sommeil pour les raisons sanitaires liées au Covid, la campagne anti-grillage, mais qui se veut aussi anti-chasse, reprend de l’activité. Les feux de forêts en ont été les déclencheurs, les verts ayant posé cette question : « Quel sort pour les animaux en cas d'incendie dans les domaines clôturés ». C’était suffisant pour que l’affaire redémarre, d’autant plus que le ministère de la Transition écologique cherche une région humide pour y établir le 12e Parc national français. Quelle aubaine, cette Sologne avec ses 3000 étangs ! Répondant à l’appel des organisateurs, jeudi dernier, 200 personnes environ participaient à une rencontre « contre l’engrillagement de la Sologne » organisée par le Conseil régional. La soirée débutait avec la projection du film « L’École buissonnière » de Nicolas Vanier, puis enchainait avec les interventions des officiels. Une charte, rédigée par la Région Centre-Val de Loire devrait bientôt émerger, afin de fédérer tous ceux prêts à s’unir. Parallèlement, commence à se mettre en place une structure « de réflexion » confiée au préfet du Loir et Cher, François Pesneau, chargé de l’accueil de la commission qui étudie l’implantation du futur PN. Prudent, il a déclaré : « Le libre accès à la nature et la continuité écologique se heurtent à la propriété privée, principe constitutionnel. Il n’y a pas de complication majeure liée à l’engrillagement… De nombreux acteurs locaux vont être consultés : services et opérateurs de l’État (préfectures, Dreal), Agences de l’eau, OFB, agriculteurs, chasseurs, représentants des associations d’usagers ou environnementales… Ce n’est pas seulement un sujet d’écolos, la Sologne, qui comprend 127 communes (dont 50 % en Loir-et-Cher), selon l’arrêté de 1941, n’est pas seulement une forêt domaniale… ». La Commission sera reçue en préfecture à la fin de ce mois de septembre.