Le Conseil d’État genevois vient de prolonger de deux ans les tirs de régulation des suidés, qui, trop nombreux, causent des dégâts conséquents aux cultures. « Les tirs de régulation contre les sangliers ont été autorisés quelques années seulement après l’interdiction de la chasse à Genève qui date de 1974. Les gardes vont entrer en action dès le 1er juillet pour réduire les populations » explique Yves Bourguignon, chef du secteur des gardes de l’environnement au Département du territoire. Dans le bilan publié par la Fédération cynégétique genevoise, on peut y lire ceci :

- la promesse de faire taire les fusils n’a pas été tenue, à tel point que depuis 1974 près de 50 000 divers oiseaux et mammifères ont dû être tirés par les fonctionnaires,

- la situation de la plupart des espèces gibier, n’est pas meilleure à Genève que dans les autres cantons où la chasse populaire perdure,

- l’interdiction de la chasse populaire en 1974, n’a été voulue que par 13,9 % du corps électoral,

- sur ses 3300 hectares de forêts, morcelées et fortement fréquentées, Genève détient le double record de sangliers tirés au km² et la plus longue période de chasse au sanglier : 9 mois par an,

- l’interdiction de la chasse populaire a coûté à ce jour des dizaines de millions de francs aux contribuables (manque à gagner des recettes des permis de chasse sur 39 ans, explosion des dégâts, frais de prévention et d’agrainage, augmentation du nombre des gardes + frais sociaux + équipements, etc),

Pour mémoire, les chiffres relevés pour l’année 2019 : ont été tués : 251 sangliers, 28 chevreuils, 7 renards, 2 blaireaux, 1 fouine, 350 corvidés, 4 étourneaux, 259 autres oiseaux. Le montant des dégâts s’est élevé à 158 249 Francs suisses.