- Haute-Garonne : au sud de Toulouse, à Rieux-Volvestre, un homme a abattu de deux balles de fusil de chasse un chien errant devant son domicile. Placé en garde à vue, puis sous contrôle judiciaire, il sera jugé en février. Le chien de type malinois s’était introduit dans le véhicule de l’auteur du tir au moment où il en sortait. Il est revenu avec un chien de chasse et son arme et a tué le malinois…

- Isère : un aigle royal touché par un tir

Un aigle royal a été touché et blessé par un tir. Récupéré à Saint-Michel-de-Saint-Geoirs, le rapace a été pris en charge par le Centre de soins pour la faune sauvage. La blessure a été causée par un plomb qui a fracturé l’humérus droit de l’oiseau, provoquant une fracture ouverte. La LPO et AuRa ont annoncé leur intention de porter plainte.

- Saône et Loire : provocation sans doute, mais nocive pour la chasse. Deux cadavres de renards ont été retrouvés pendus après le panneau d’entrée de la commune de Dracy-Saint-Loup. C’est une mère de famille qui emmenait ses enfants à l’école qui a fait la découverte, lundi dernier. Pour cet acte gratuit et stupide, l’association One Voice a offert une récompense de 10 000 € à quiconque permettrait d'identifier les auteurs. Quant au maire de la commune, Jean-Claude Lhoste, qui n'a toutefois pas décidé de porter plainte, il a déclaré : « Je ne comprends pas la portée et le but de ce geste. Le village est calme, les habitants s'entendent bien. Il n'y a pas de tension particulière. Vraiment, je ne sais pas ce qui s'est passé »…

- Haute- Savoie : lundi dernier, un homme a été jugé par le tribunal de Bonneville pour avoir tué un cerf avec une arbalète à Vallorcine, en décembre 2021. Pendant son audition auprès des forces de l’ordre, il a reconnu avoir utilisé cette arme « qui est silencieuse », mais interdite. La juge, ayant pris en compte les demandes de toutes les parties, a reconnu le chasseur coupable de quatre infractions : pour chasse sans assurance : 300 € d’amende plus 150 € pour abonder le fonds de garantie des assurances. Pour les trois autres infractions (absence de plan de chasse, utilisation d’une arme prohibée et chasse de nuit) il écope de 500 € chacune, dont la moitié avec sursis. En sus, il a interdiction de passer le permis de chasse et de détenir une arme pendant trois ans et les scellés ont été confisqués.

- Alpes de Haute Provence : La chienne d’une promeneuse a été abattue accidentellement, le samedi 19 novembre, sur la commune de Reillanne. Au cours d’une battue, un sanglier a été blessé. L’animal, en ferme roulant, était entouré par les chiens en plein bois. « C’est alors qu’un chasseur a vu un autre sanglier, et a tiré accidentellement sur un chien qui arrivait en même temps et au milieu des autres » a expliqué l’un des participants. L’enquête menée par l’OFB devrait éclaircir cette déclaration…

- Hérault : le trafiquant-récidiviste de chardonnerets, qu’il attrapait « à la glu », a été jugé mercredi dernier à Montpellier, par le tribunal correctionnel. L’homme avait été interpellé en février dernier, puis en juillet par des agents de l'OFB, assistés de policiers de la sûreté départementale. Il a écopé de 18 mois de prison ferme, une « sanction exemplaire » pour l’OFB. Récidiviste, déjà condamné pour les mêmes faits dans le Gard, il devra également verser 2 000 euros de dommages et intérêts à FNE et 2 500 à la LPO, qui s’étaient portées parties civiles.

- Enfin, pour terminer cette triste liste, rendons-nous en Allemagne où, en janvier 2022, après avoir chassé illégalement dans une forêt, deux hommes avaient été surpris par une patrouille de police lors d'un contrôle de routine. Les deux jeunes policiers qui les avaient contrôlés, une femme de 24 ans encore en formation et un homme de 29 ans, avaient été froidement abattus par les braconniers, près de Kusel. Le verdict est tombé mercredi dernier : l’auteur des tirs a été condamné à la prison à perpétuité par le tribunal de Kaiserslautern. La Cour a retenu la « gravité particulière de la faute ». En conséquence, le condamné ne pourra pas être libéré après 15 ans. Quant à son complice, poursuivi pour braconnage, il a été reconnu coupable. La Cour a cependant renoncé à prononcer une peine, car il avait témoigné dès le départ et avait ainsi contribué à l'élucidation de cette sordide affaire.