La pression des activités humaines sur l’environnement ne cesse de s’accroitre à travers le globe, impactant la disponibilité et la qualité des habitats, avec pour conséquence le déclin de la biodiversité. Ceci est particulièrement notable dans les habitats agricoles, où l’intensification des pratiques aboutit à un recul marquant de cette biodiversité. Parmi l’ensemble des espèces concernées, les plus inféodées aux habitats agricoles sont particulièrement mises à mal et ce sont elles qui montrent logiquement les plus forts déclins, que ce soit en Europe ou en Amérique du nord. L’OFB et l’Institut national de l'information géographique et forestière, publient une étude sur la relation entre l’abondance des espèces et les caractéristiques paysagères, comme le type de parcelles agricoles, l’importance du maillage bocager et des lisières forestières. L’objectif de l’étude est donc de mieux connaitre les relations entre la typologie de l’habitat et la dynamique de la population. Pour cela, les scientifiques se sont appuyés sur les données d’abondance collectées depuis 1996 par le réseau « Oiseaux de passage », co-animé par l’OFB, la FNC et les fédérations départementales, via un réseau national standardisé de points d’écoute. Parmi les différents types d’utilisation des parcelles agricoles, les jachères sont celles qui ont l’impact le plus positif sur l’abondance de l’espèce, parce qu’elles combinent à la fois une richesse et une diversité en ressources alimentaires, ainsi qu’un accès aisé. Ce résultat est d’autant plus notable que les surfaces en jachère ont énormément régressé en France depuis le début des années 2000…