Nous le laissions entendre le 19 septembre dernier, la candidate proposée par l’Elysée, Valérie Metrich-Hecquet, haute fonctionnaire, vient d’être nommée directrice générale de l’Office national des forêts. Elle était, depuis juin 2018, directrice générale de la performance économique et environnementale des entreprises au ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire. Durant ces quatre années, elle a piloté et mené à bien des dossiers structurants, tels que la négociation de la réforme de la PAC, l’élaboration du plan stratégique national approuvé par la Commission européenne le 31 août dernier, le volet agricole et forestier du plan de relance et la réforme de la gestion des risques en agriculture, ainsi que la participation à la présidence française de l’Union européenne. Ingénieure générale des Ponts, des eaux et des forêts, Valérie Metrich-Hecquet aura une lourde responsabilité à la tête d’un Office déboussolé par les conflits internes et le réchauffement climatique, alibi qui tombe à point pour couper des forêts afin d’y adapter des essences plus résistantes, mais surtout pour masquer les graves erreurs du passé. Puisse-t-elle garder à l’esprit cette remarque de l’un de ses lointains prédécesseurs : « En forêt, quand on replante, c’est qu’on s’est trompé ! ».