Ce grand rapace nécrophage se reproduit dans les Pyrénées, les Grands Causses du Massif Central et les Alpes du Sud. Véritable équarrisseur naturel, son alimentation est basée quasi-exclusivement sur les cadavres issus de la mortalité du bétail d'élevage, et des dépouilles de grands ongulés sauvages (isards, chamois, bouquetin, mouflons, chevreuils et grand cervidés). Le Plan National d'Actions (PNA) 2017-2026 qui est en œuvre a pour but de favoriser la relation à bénéfices réciproques entre les éleveurs et ces vautours. La DREAL Nouvelle-Aquitaine en assure le pilotage national et en a confié l’animation dans le massif pyrénéen à l'OFB. Le suivi de la dynamique des populations de l'espèce est une action prioritaire, et le dernier comptage réalisé dans les Pyrénées, où le dernier recensement de la population reproductrice datait de l'année 2012, fait état de quelque 1 300 couples reproducteurs, dont plus de mille dans les Pyrénées-Atlantiques, 101 dans les Hautes-Pyrénées, 13 en Haute-Garonne, 84 dans l'Aude et 1 dans les Pyrénées-Orientales. Cela représente une augmentation de 51% depuis 2012, soit un taux d'accroissement annuel moyen de 7,2%.