Enregistrée le 30 mars dernier, la pétition portée par l’ASPAS, pour l’interdiction du déterrage des blaireaux, a passé samedi dernier le cap des cent mille signatures. Cette troisième pétition d’un sujet typiquement « chasse » va donc être examinée par la Conférence des présidents, au Sénat, qui décidera de la suite à lui donner. Ces saisines qui, au départ, partaient d’une volonté très démocratique, se heurte désormais à l’idéologie. Certes, vus des villes et de leurs banlieues, les blaireaux sont de paisibles animaux, qui n’ont pour prédateurs que les automobiles. Mais ceux qui sont victimes des dégâts que ces animaux causent à l’agriculture, aux infrastructures de transport (rails, routes, autoroutes), et à la santé publique, ne sont pas du même avis. Dommage que l’utilité de cette chasse sélective, contrairement à ce qu’en disent ses détracteurs, n’ait pas été suffisamment mise en avant, et espérons que les sénateurs auront la sagesse de pérenniser ce moyen de régulation. Aux veneurs sous terre désormais de se mobiliser et, pourquoi pas, de lancer une pétition auprès de ce même Sénat, avec l’appui des bénéficiaires de leurs services (agriculteurs, Administration, SNCF, sociétés autoroutières, etc…) et de l’ensemble des chasseurs bien évidemment. Bien et rondement menée, si cette pétition atteignait les 100 000 signatures avant la fin de l’année, l’avenir de la vénerie sous terre serait quasiment assuré…