Transmis par les moustiques du genre Culex, qui se contaminent exclusivement au contact d'oiseaux infectés, le virus West-Nile progresse en France. L’Agence Régionale de Santé Nouvelle-Aquitaine (ARS-NA) a reçu le signalement, fin juillet, du premier cas humain autochtone d’infection chez une personne résidant à Bordeaux, et au 8 août, 8 autres cas étaient confirmés, témoignant de l’existence d’une circulation du virus dans le réservoir aviaire de la région. Si cette infection est asymptomatique dans 80% des cas, il peut toutefois y avoir un syndrome pseudo-grippal (fièvre, douleurs, maux de tête) parfois accompagné d'une éruption cutanée, et dans moins de 1% des cas, des complications neurologiques peuvent survenir, en particulier chez les sujets immunodéprimés. Toute personne présentant ces symptômes est invitée à consulter un médecin. Pour se protéger au mieux :

- portez des vêtements couvrants et amples,

- utilisez un répulsif cutané en soirée, sur les zones de peau découvertes,

- si nécessaire, utilisez des grillages-moustiquaires sur les portes et fenêtres,

- dormez sous des moustiquaires, qui peuvent également être imprégnées d'insecticide pour tissus,

- utilisez des ventilateurs et éventuellement des climatiseurs qui gênent les moustiques,

- utilisez les diffuseurs électriques à l'intérieur des habitations.

Et pour limiter le développement des moustiques autour de son domicile, il convient de :

- couvrir les réserves d’eau avec de la moustiquaire ou du tissu afin de les rendre hermétiques,

- nettoyer les gouttières et caniveaux,

- vider ou ranger tout récipient pouvant contenir de l'eau (éventuellement vous pouvez les remplir de sable),

- éviter les dépôts sauvages de déchets.

Dans ce contexte, l'ARS-NA appelle à la vigilance les professionnels de santé libéraux et les établissements de santé, pour signaler tout nouveau cas suspect, et rappelle que l'infection à virus West-Nile est une maladie à déclaration obligatoire (DO). (Source ARS Nouvelle Aquitaine).