C’est le ministre lui-même, Christophe Béchu, qui vient de demander aux préfets de ne pas se précipiter pour mettre en œuvre cet objectif, tout en assurant cependant qu’il n'était pas remis en cause. « Il ne faut pas se précipiter d'appliquer un décret pour lequel il y a des points qui apparaissent comme objectivement améliorables, et ça ne me semble pas une remise en cause » a-t-il déclaré, lors de son audition par la Commission des lois de l'Assemblée nationale. Le « ZAN » est inscrit dans la loi Climat, adoptée en 2021, et plusieurs décrets datés du 29 avril dernier précisent ses modalités d'application. Mais sont apparues des éléments qui, pour certains parlementaires, ne leur semblent pas avoir fait partie de la volonté du législateur et pour d'autres aboutissent à des aberrations ou des incohérences » a confirmé le ministre qui a ajouté : « La plus belle, et qui m’a amené à écrire aux préfets, c'est la nomenclature qui classe les parcs et jardins comme des espaces artificialisés ». L'objectif de la loi est de diminuer le rythme de grignotage des espaces naturels par la ville, pour arriver à zéro en 2050. L'artificialisation dégrade la biodiversité, augmente les risques d'inondations et contribue au réchauffement climatique en libérant du CO² stocké dans les sols.