Deux jours après la clôture de la COP17 sur la biodiversité, le constat reste préoccupant : les États accusent du retard dans la réalisation de nombreux engagements pris pour enrayer l’érosion du vivant d’ici à 2030. La restauration des écosystèmes et la suppression des subventions néfastes à l’environnement figurent notamment parmi les objectifs encore loin d’être atteints. Au cœur des discussions, la question du financement a également révélé des divergences persistantes. L’Union européenne souhaite élargir le cercle des pays contributeurs en faisant davantage participer les grandes économies émergentes. Depuis l’adoption, en 1992, de la Convention des Nations unies sur la biodiversité, le contexte économique mondial a profondément évolué, mais l’obligation de contribuer au financement des actions de conservation dans les pays en développement repose toujours principalement sur les pays développés.
Cette volonté d’élargissement se heurte à des résistances. Les États-Unis, qui ne sont pas parties à la convention, ne figurent pas parmi les contributeurs concernés. Le manque de ressources menace les objectifs, alors que les indicateurs témoignent d’un recul de la biodiversité. Selon WWF France, la taille moyenne des populations de vertébrés sauvages suivies a diminué de 73 % en 52 ans. En France, un tiers des oiseaux communs spécialistes des milieux agricoles, forestiers et bâtis a disparu, selon les données du Muséum national d’histoire naturelle. Trouver de nouveaux financements ne suffira pas si des sommes considérables continuent de soutenir des activités qui dégradent les milieux naturels. Le rapport 2026 du Programme des Nations unies pour l’environnement estime qu’en 2023, les flux financiers néfastes à la nature ont atteint 7 300 milliards de dollars, entre financements privés et subventions publiques. Les investissements consacrés à sa protection restent très inférieurs. En France, un rapport sénatorial estime à 10,2 milliards d’euros les aides publiques et dépenses fiscales défavorables à la biodiversité. Sur la période 2023-2026, 427 millions d’euros ont été alloués à la stratégie nationale pour la biodiversité, bien moins que les 1,09 milliard prévus. Une autre voie consiste à réorienter une partie de ces dépenses vers les solutions fondées sur la nature : restauration des zones humides, préservation des prairies, pratiques agricoles plus durables ou réintroduction d’espèces sauvages. Une étude publiée en octobre 2026 par l’IISD, portant sur 45 évaluations dans 29 pays, estime que chaque dollar investi dans ces solutions génère en moyenne 3,21 dollars de bénéfices. La protection de la nature n’est pas seulement une dépense : elle peut réduire les risques et soutenir les économies.
alabillebaude
La chasse... demain !

Des gènes issus du chien peuvent entrer dans le patrimoine des loups et, si les croisements deviennent fréquents, altérer certaines caractéristiques des populations sauvages. Des études montrent toutefois que les loups conservent globalement leur distinction génétique malgré des traces anciennes de métissage. Le danger dépend donc de la fréquence et de l’étendue des croisements. Il ne faut ni minimiser le phénomène ni prétendre que chaque hybride menace à lui seul l’espèce. Une surveillance génétique reste essentielle. Qu’en est-il de la faune sauvage ? Les connaissances sur le comportement et l’écologie des hybrides vivant en liberté demeurent insuffisantes pour leur attribuer systématiquement des effets différents de ceux des loups ou des chiens errants. Comme tout canidé livré à lui-même, un hybride peut chasser de petites proies, déranger la faune ou s’approcher des élevages. Mais affirmer qu’il serait nécessairement plus prédateur ou plus dangereux qu’un loup serait aller au-delà des données disponibles. Le problème tient aussi à l’incertitude : un animal mal identifié peut échapper à un suivi adapté. En cas de rencontre, ne cherchez pas à vous approcher pour vérifier s’il s’agit d’un hybride : l’apparence seule ne permet pas de trancher. Restez calme, ne le nourrissez pas et ne tentez ni de le capturer ni de le poursuivre. Éloignez-vous lentement sans courir, laissez-lui une issue et tenez votre chien en laisse. S’il s’approche de façon insistante, gagnez un endroit sûr. Depuis une distance raisonnable, prenez éventuellement une photo, notez l’heure et la localisation, puis transmettez ces informations à l’OFB ou à la mairie. Ne tentez jamais d’intervenir vous-même : l’identification et les suites à donner relèvent des services compétents.
Les chercheurs ont étudié la xylogenèse, le processus de fabrication du xylème, le tissu qui constitue le bois, qui conduit l’eau et les sels minéraux et assure le soutien de l’arbre. Sous l’écorce, une fine couche appelée cambium produit de nouvelles cellules. Même si la hausse des températures peut prolonger son activité, elle n’accélère pas indéfiniment leur formation. Pour parvenir à ces conclusions, les scientifiques ont rassemblé des données portant sur plus de vingt espèces de conifères, réparties sur plus de cent sites de l’hémisphère Nord. Au total, plus de 50 000 échantillons de bois et 400 000 observations anatomiques ont été analysés. Les chercheurs ont prélevé chaque semaine de minuscules carottes de bois pour mesurer la formation des cellules. Les effets du réchauffement diffèrent selon les régions.
Dans les forêts boréales, où les températures restent basses, une saison de croissance prolongée peut favoriser la production de bois. Dans les forêts tempérées et méditerranéennes, le bénéfice est plus limité : le manque d’eau et le ralentissement de la formation cellulaire peuvent réduire, voire annuler, l’effet d’une période de croissance plus longue. À mesure que le climat se réchauffe, les forêts boréales pourraient perdre cet avantage. Ces résultats nuancent l’idée selon laquelle des arbres actifs plus longtemps captureraient nécessairement davantage de carbone. Le stockage du carbone dépend de plusieurs mécanismes, et la formation du bois n’en représente qu’une partie. Toutefois, lorsque la production de matière ligneuse ralentit, la quantité de carbone incorporée durablement dans les troncs peut également diminuer. Pour Cyrille Rathgeber, chercheur au laboratoire Silva, les modèles destinés à prévoir l’évolution des forêts doivent tenir compte non seulement de la durée de croissance, mais aussi de la vitesse de formation du bois. Cette distinction est essentielle pour mieux anticiper la réponse des écosystèmes forestiers au changement climatique et leur rôle dans le cycle du carbone.
Le site spécialisé Cyberattaque.org a pu examiner un échantillon de 199 comptes. L'analyse confirme la présence de noms, prénoms, adresses électroniques, numéros de téléphone, dates de naissance et codes postaux. Des informations relatives aux connexions et aux appareils utilisés sont également disponibles. Chaque profil comporte une empreinte de mot de passe au format bcrypt, un procédé de hachage destiné à protéger les mots de passe. L'élément le plus préoccupant concerne les privilèges de certains utilisateurs. Parmi les 199 profils étudiés, cinq disposent de droits administratifs, dont deux avec le statut de super-administrateur. Le pirate annonce par ailleurs un fichier distinct contenant 49 entrées administratives. La présence de ces autorisations ne signifie toutefois pas que les accès sont encore fonctionnels. Autre particularité : les comptes examinés ont tous été créés entre juillet et septembre 2021. Cette ancienneté soulève une interrogation sur la date réelle de l'extraction. La mise en vente du 31 octobre ne signifie pas nécessairement qu'une intrusion vient de se produire. Cette revendication intervient quelques mois après une précédente cyberattaque contre la FNC. En janvier 2026, l'espace adhérents du guichet unique des validations des permis de chasser avait été touché. La fédération avait alors confirmé un accès non autorisé à certaines données personnelles. Aucun élément ne permet cependant de relier les deux affaires. En l'absence de confirmation officielle de la FNC, l'origine et l'étendue de cette nouvelle fuite restent à établir. Si elle était avérée, les informations pourraient notamment servir à des campagnes de phishing ciblant les chasseurs, avec de faux messages concernant leurs validations ou leurs démarches administratives...
Dès 7 h 30, une trentaine de participantes se sont retrouvées autour d’un copieux petit-déjeuner, histoire de prendre des forces avant de gagner leurs postes. Après la répartition des emplacements, effectuée avec l’aide des membres des sociétés de chasse, les conductrices ont lâché leurs chiens. Les chasseresses ont alors pu profiter pleinement de cette battue dans une ambiance à la fois sportive, chaleureuse et conviviale. La matinée a notamment été marquée par le prélèvement d’un beau mâle de 80 kg. À midi, toutes se sont retrouvées autour d’un repas préparé avec le concours des sociétés de chasse.
Ce moment de partage a permis à chacune de reprendre des forces et d’échanger sur les temps forts de la matinée avant de repartir pour une nouvelle après-midi de chasse. Mais cette journée pas comme les autres ne s’est pas achevée au retour des chasseuses. Le soir venu, les participantes, les membres des sociétés de chasse et leurs familles se sont réunis autour d’un nouveau repas convivial. L’occasion de revenir sur les moments marquants de cette aventure collective, de partager anecdotes et souvenirs, et de prolonger cette belle journée placée sous le signe de la passion et de l’amitié. Au-delà de la chasse et de la convivialité, cette initiative a surtout permis de concrétiser un bel élan de solidarité. Grâce à la générosité des participantes et aux bénéfices dégagés par l’organisation de la manifestation, 700 euros seront reversés à la Ligue contre le cancer. Cette somme se compose de 200 euros de dons et de 500 euros issus des bénéfices de la journée. Cette réussite est le fruit de la mobilisation des sociétés de chasse, de la participation de toutes les personnes présentes et du soutien de la municipalité de Sauliac-sur-Célé. Celle-ci a gracieusement mis la salle des fêtes à disposition, contribuant ainsi au bon déroulement de cette rencontre. Une belle initiative qui aura permis aux chasseresses de vivre pleinement leur passion, tout en donnant un sens supplémentaire à leur engagement. Entre esprit d’équipe, solidarité et respect des traditions cynégétiques, ces dames ont fait honneur à leur discipline et au grand saint Hubert !
Une délégation du Val d’Aran est en effet attendue début novembre pour une nouvelle série d’échanges avec les équipes françaises. Une étape supplémentaire pour consolider ce partenariat au service du patrimoine naturel pyrénéen.
- Côte d’Or : les rivalités entre sociétés de chasse peuvent parfois faire monter la pression. À Grignon-les-Granges, elles auraient pris un tour particulièrement inquiétant samedi 24 octobre, vers 18 h 30. Un chasseur de Benoisey est soupçonné d’avoir menacé de mort neuf membres de la société communale de chasse, sur fond de tensions entre les deux associations. Selon les informations de la gendarmerie, l’homme se serait présenté alcoolisé, au siège de la société de chasse de Grignon-les-Granges, où se trouvaient les neuf personnes. La discussion aurait alors rapidement dépassé le stade du désaccord entre passionnés de gibier. Le suspect a été interpellé le soir même à son domicile par les gendarmes, alors qu’il était en état d’ivresse. Il a été placé en garde à vue. Le maire de Benoisey, également chasseur dans une autre commune, s’est dit surpris par cet épisode, estimant que les relations entre les deux sociétés ne semblaient pas particulièrement conflictuelles...
Les chercheurs avaient analysé 180 échantillons de sol et 155 vers de terre prélevés en 2016. Tous les sols étudiés contenaient au moins un pesticide de synthèse. Dans 83 % des échantillons, cinq substances ou davantage étaient détectées, 38 % en contenaient au moins dix. Chez le ver de terre Allolobophora chlorotica, 92 % des individus analysés présentaient des résidus, avec une moyenne de 3,5 pesticides par ver. Ces résultats soulignent l’ampleur possible de l’exposition des organismes vivant dans les sols. Ils ne signifient toutefois pas que toutes les parcelles françaises présentent les mêmes niveaux de contamination, ni que ces concentrations sont celles observées aujourd’hui. L’étude montre également que les habitats non traités ne sont pas nécessairement exempts de résidus, notamment en raison de la persistance de certaines molécules et des transferts depuis les parcelles voisines. Or, la bécasse dépend largement des lombriciens pour son alimentation. Elle quitte souvent le couvert forestier à la nuit tombée pour rechercher sa nourriture dans les prairies, les pâtures et les cultures. Le transfert de contaminants du sol vers les vers de terre, puis vers leurs prédateurs, constitue donc une voie d’exposition biologiquement plausible. Mais plausibilité ne signifie pas preuve. Les données de contamination des sols et des lombrics ne suffisent pas à démontrer que les bécasses présentent des concentrations dangereuses de pesticides, ni que ces substances affectent leur survie, leur reproduction ou leur migration. Ces effets doivent être établis par des analyses spécifiques sur les oiseaux et par des études écotoxicologiques adaptées. À l’heure où les migratrices retrouvent nos campagnes, l’enjeu est donc double : préserver les habitats qui leur permettent de se nourrir et mieux documenter la qualité de cette ressource alimentaire. La bécasse pourrait contribuer à éclairer les conséquences écologiques d’une contamination diffuse. Encore faut-il mesurer son exposition réelle, sans confondre risque potentiel et dommage démontré.
Sanglier, chevreuil, cerf ou petit gibier offrent une diversité de saveurs et de préparations qui font la richesse de nos terroirs. Rôti, mijoté, en civet ou simplement grillé selon les morceaux, le gibier permet de redécouvrir une cuisine de caractère, généreuse et profondément liée aux saisons. C’est aussi l’occasion de transmettre des recettes familiales et de valoriser le savoir-faire des artisans, restaurateurs et cuisiniers qui savent sublimer ces viandes. Au-delà du goût, la viande de gibier rappelle le lien entre la nature, les territoires ruraux et l’alimentation.
Lorsqu’elle provient d’animaux sauvages prélevés dans le cadre d’une gestion encadrée, elle constitue une ressource locale qui ne nécessite pas d’élevage dédié. Sa valorisation peut également soutenir les circuits de proximité et contribuer à faire vivre les savoir-faire ruraux. Cette semaine est aussi l’occasion de mieux comprendre la chasse et son rôle dans les systèmes alimentaires durables. La FACE et ses associations membres souhaitent présenter une image plus complète des chasseurs : des femmes et des hommes attachés à la faune sauvage, aux paysages et à la transmission des traditions. En 2025, la campagne européenne avait touché environ 1,2 million de personnes. Pour cette édition 2026, recettes, quiz, photographies et initiatives locales doivent mobiliser un public toujours plus large, notamment sur les réseaux sociaux. Du terrain à l’assiette, le gibier raconte une histoire de nature, de terroir et de partage. La Game Meat Week invite chacun à la découvrir, à oser de nouvelles recettes et à célébrer une cuisine authentique, à condition de privilégier une provenance connue et de respecter les précautions sanitaires nécessaires à la préparation de la viande sauvage.
Ici, la mer tutoie la montagne aux sommets élevés. À noter que ce département atypique possède un taux de boisement particulièrement élevé, avec 66 % de sa surface couverte de forêts. Le maquis, avec ses arbousiers, lentisques et chênes-lièges, rencontre souvent les pinèdes. Plus on s’élève, plus les chênes, châtaigniers, eucalyptus et hêtres sont présents. L’activité agricole est importante, autour de l’élevage porcin, ovin et bovin. La vigne est également présente, avec des appellations réputées, ainsi que les productions fruitières.
C’est aussi un département très touristique, avec ses plages magnifiques et ses montagnes magiques. L’activité cynégétique y est très forte, comme va nous le dévoiler le président de la FDC, Ange-Dominique Manenti. Coopté au conseil d’administration en 2001, il a été élu en 2002, puis réélu depuis. Il a succédé à une figure marquante du monde cynégétique insulaire et national, Paul-Joseph Ettori, qui a marqué la chasse et à qui il n’a manqué qu’une voix pour devenir président de la FNC. « Il n’est qu’une manière légitime de chasser, c’est avec passion. Il n’est qu’une manière honorable de chasser, c’est avec raison », rappelait-il. La FDC est propriétaire de ses vastes locaux professionnels, situés à l’entrée d’Ajaccio, et dispose d’un stand de tir à Propriano. Elle compte quatre salariés : deux administratifs et deux techniciens. À ce jour, la fédération rassemble 6 472 chasseurs, avec une faible érosion de 2,7 % sur les cinq dernières années. Cette évolution traduit une certaine stabilité globale de la pratique cynégétique en Corse-du-Sud. La légère reprise observée récemment est encourageante. La population des chasseurs reste majoritairement masculine, et la part féminine progresse...
Mais derrière les chiffres se trouve une réalité organisationnelle moins visible. Une étude interdisciplinaire récente, fondée sur les témoignages de douze acteurs de la lutte contre la maladie, montre que les plans d’urgence n’ont pas toujours suffi à répondre aux situations rencontrées sur le terrain. Responsables des services vétérinaires, experts de la faune sauvage, vétérinaires privés et représentants de la filière ont dû improviser, réorganiser les moyens disponibles et inventer de nouvelles formes de coopération. Les chercheurs parlent de « bricolage organisationnel » pour désigner cette capacité à adapter les ressources, les procédures et les relations professionnelles lorsque les dispositifs habituels atteignent leurs limites. La gestion de l’influenza aviaire a ainsi progressivement dépassé le seul cadre des services de l’État. Les vétérinaires privés, les éleveurs, les organisations professionnelles et les spécialistes de la faune sauvage ont pris une place croissante dans la réponse collective. Cette évolution était d’autant plus nécessaire que la filière française présente des réalités très différentes, entre élevages industriels, productions de canards, exploitations en plein air et petites structures alternatives. Une mesure adaptée à un système de production ne l’est pas nécessairement à un autre. Au fil des épisodes, une leçon s’est imposée : face à une maladie évolutive, les protocoles restent indispensables, mais leur efficacité dépend aussi des compétences humaines, des moyens disponibles et de la capacité des acteurs à travailler ensemble. Dix années d’épidémies ont ainsi révélé les fragilités du dispositif, tout en faisant émerger de nouvelles pratiques de gestion sanitaire...
Le piégeage et l’appâtage ont entraîné une augmentation des déplacements. Lors des opérations de piégeage, la durée des contacts entre sangliers et le nombre d’individus rencontrés ont également augmenté. À l’inverse, le tir aérien, rapide mais intensif, a provoqué peu de modifications comportementales, hormis une diminution de la vitesse de déplacement. Ces observations rejoignent une étude publiée en 2021. Le suivi de 48 sangliers en Floride et en Caroline du Sud a souligné l’importance de l’organisation sociale dans les contacts entre animaux. Les simulations associées indiquaient que les contacts indirects liés à l’appâtage pouvaient accroître d’environ 33 % le risque d’établissement de la PPA.
Qu’en déduire pour l’Europe ? Le risque mérite d’être étudié, notamment dans les régions touchées par la peste porcine africaine. Les sangliers européens vivent eux aussi en groupes sociaux et leurs déplacements, leurs contacts et leurs interactions avec l’environnement peuvent influer sur la circulation d’un agent infectieux. Une perturbation qui disperse des animaux ou multiplie les contacts pourrait donc, dans certaines circonstances, contrarier les objectifs sanitaires d’une opération de régulation. Il serait toutefois excessif de conclure que le piégeage ou l’appâtage produisent nécessairement les mêmes effets en Europe. L’étude texane a été menée dans un environnement particulier et ne démontre pas directement une augmentation des foyers de maladie. Les paysages, les densités animales, les pratiques de gestion et les conditions épidémiologiques diffèrent d’un territoire à l’autre. Le recours aux appâts toxiques étudié expérimentalement ne constitue pas non plus une recommandation applicable à la gestion européenne. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) rappelle par ailleurs l’importance des carcasses infectées dans la transmission de la PPA et la nécessité de les rechercher et de les retirer. La réduction des effectifs doit donc s’inscrire dans une stratégie plus large associant surveillance, biosécurité et choix raisonné des méthodes. L’enjeu n’est pas seulement de prélever davantage, mais de limiter les occasions de transmission. Des études conduites dans les conditions européennes permettraient de déterminer quelles méthodes réduisent réellement le risque sanitaire, sans provoquer d’effets comportementaux contre-productifs.