Vernoil le Fourrier

Eau : cellule de crise au ministère de la Transition écologique

Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, réunira les membres du Comité d’anticipation et de suivi hydrologique (CASH), ainsi que les préfectures de région, pour évoquer les enjeux de sécheresse, ce mercredi 12 août à 14h00, à l'Hôtel de Roquelaure. Alors que la France traverse une sécheresse particulièrement intense, les effets du changement climatique continuent d’accentuer les tensions sur la ressource en eau. Au 9 août, l’ensemble du territoire métropolitain était, a minima, en seuil de vigilance. Parmi eux, 67 départements sont placés en situation de crise, soit une large majorité des départements français, et 21 départements en alerte renforcée. Ainsi, près de 70% du territoire français fait l'objet de restrictions d'usage de l'eau. Dans ce contexte, cette réunion sécheresse, réunissant les préfectures de régions et les opérateurs de l’Etat dédiés, permettra de dresser un état des lieux actualisé de la situation hydrologique sur l’ensemble du territoire. Les échanges s’appuieront sur les dernières analyses de Météo-France, du Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) et des services de l’État afin de faire le point sur l’évolution des nappes phréatiques, des cours d’eau et de l’humidité des sols, ainsi que sur les conséquences de cette situation pour les différents usages de l’eau et les territoires. Un focus sera également fait concernant l’impact de la sécheresse sur la faune et la flore. Les membres du comité partageront également leurs retours d’expérience sur la gestion de cet épisode de sécheresse et échangeront sur les mesures permettant de renforcer durablement l’anticipation, la prévention et la résilience des territoires face à la multiplication et à l’intensification des épisodes de tension sur la ressource en eau...

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Et si vous aidiez les chevreuils et autres petits animaux à passer le cap sécheresse ?

Les épisodes de sécheresse se multiplient et les périodes de fortes chaleurs deviennent plus longues. En forêt, les mares, fossés et petits points d’eau naturels sont quasiment tous à sec. Pour les chevreuils, mais aussi pour de nombreux autres animaux sauvages, cette raréfaction de l’eau devient alors une véritable difficulté. S’hydrater est indispensable pour supporter la chaleur, maintenir les fonctions vitales et conserver un bon état général. Le chevreuil trouve habituellement une partie de l’eau dont il a besoin dans son alimentation et souvent dans la rosée du matin, mais lorsque la végétation est sèche et que les sources disparaissent, un apport complémentaire peut lui être particulièrement utile. C’est là que les chasseurs et les gestionnaires de territoires peuvent jouer un rôle concret. L’une des solutions les plus faciles à mettre en place consiste à installer un abreuvoir à palette horizontale, alimenté par un petit réservoir. Le principe est simple : l’animal pousse la palette avec son museau, ce qui permet à l’eau d’arriver dans la coupelle. Lorsqu’il cesse d’appuyer, l’arrivée d’eau se ferme. Le système fonctionne sans électricité, sans pompe et sans batterie. Il limite également le gaspillage et permet de conserver une réserve d’eau disponible en permanence. Pour réaliser l’installation, un bidon propre de 25 litres, de qualité alimentaire, peut être solidement fixé à un arbre, à environ 1,20 m du sol. Un tuyau relie ensuite le réservoir à l’abreuvoir installé au pied de l’arbre. Le dispositif doit être parfaitement stable, sans partie coupante ni élément susceptible de blesser un animal. L’emplacement est essentiel. Privilégiez un endroit calme, ombragé, fréquenté naturellement par les animaux et facilement accessible pour l’entretien, le nettoyage et le remplissage du réservoir. Avant toute installation, vérifiez également les éventuelles règles locales applicables et veillez à ne pas créer de situation favorisant la concentration excessive d’animaux au même endroit. Le coût du matériel reste modeste. Quelques installations bien réparties peuvent ainsi apporter une aide précieuse à la faune durant les épisodes les plus secs. Chasseurs responsables, soyons aussi des acteurs de terrain : aidons la faune sauvage à passer le cap de la sécheresse !


En mémoire : Louis de Rohan-Chabot, une vie consacrée à la chasse et à la conservation

Le Conseil international pour la conservation de la faune sauvage (CIC) a annoncé avec une profonde tristesse le décès, le 10 août 2026, de Louis de Rohan-Chabot, ancien chef de la délégation française du CIC et personnalité particulièrement estimée dans les milieux de la chasse et de la conservation, en France comme à l’étranger. Né le 7 décembre 1940 à Paris, Louis de Rohan-Chabot aura consacré une grande partie de son existence à la protection de la faune sauvage, à la promotion d’une chasse responsable et à la défense des institutions qui œuvrent en faveur de sa conservation. Au début des années 2000, il prit la direction de la délégation française du CIC, dont il accompagna les actions avec conviction, disponibilité et cette autorité discrète qui le caractérisait. Son engagement ne s’est pas limité au CIC. Il présida également le Club de la Chasse et de la Nature à Paris, et apporta durant de nombreuses années son concours à la Fondation François Sommer, notamment en qualité de trésorier. Au sein du CIC, il participa également au jury littéraire à partir de 2008, avant d’être élu en 2011 au comité de pilotage, instance consultative auprès du président. Mais au-delà des fonctions et des responsabilités, c’est surtout l’homme, le chasseur et l’ami que beaucoup garderont en mémoire. Passionné de chasse, chaleureux, généreux et doté d’un esprit particulièrement vif, Louis, affectueusement surnommé « Loulou » par ses proches, était apprécié pour son élégance, sa bonne humeur et sa fidélité en toutes circonstances. Ceux qui eurent la chance de chasser à ses côtés se souviendront d’un compagnon attentif et enthousiaste. Au cours de ses dernières années, confronté à la maladie, il conserva cette discrétion et cette dignité qui avaient toujours marqué son caractère. Il ne renonça jamais pour autant à son attachement au CIC, à ses amis ni à son amour de la nature et de la chasse. Avec sa disparition, le monde international de la conservation et de la chasse perd une personnalité engagée et profondément attachante. Son parcours témoigne d’une conviction forte : la connaissance de la faune, sa conservation et l’utilisation durable de ses ressources peuvent et doivent aller de pair. Louis de Rohan-Chabot laisse derrière lui bien plus qu’un parcours et des responsabilités : le souvenir d’un homme dont l’élégance, l’amitié et l’engagement continueront de vivre dans la mémoire de ceux qui l’ont connu. Nous nous associons à la peine de sa famille et de ses proches et leur adressons nos plus sincères condoléances.


Future PAC de l'Union européenne 2028/2034 : quelle place pour la chasse ?

Alors que l'Union européenne prépare la prochaine réforme de la Politique agricole commune (PAC) pour la période 2028/2034, une question revient avec insistance dans le monde rural : quelle place sera accordée à la chasse dans cette nouvelle architecture ? Si la PAC demeure avant tout un outil de soutien aux agriculteurs, ses orientations influencent directement la gestion des espaces naturels, de la biodiversité et, par conséquent, les activités cynégétiques. Depuis plusieurs années, la PAC consacre une part croissante de ses financements aux objectifs environnementaux. Haies, jachères, bandes enherbées, zones humides ou encore agroforesterie constituent autant d'aménagements favorables à la petite faune de plaine, aux oiseaux et aux pollinisateurs. Pour les chasseurs, ces mesures représentent une opportunité de restaurer des habitats qui ont fortement régressé au cours des dernières décennies. Mais les inquiétudes demeurent. Les débats portent également sur les financements. Plusieurs fédérations souhaitent que les projets portés par les associations de chasse puissent bénéficier plus facilement des fonds européens lorsqu'ils contribuent à la restauration des habitats, à la préservation des zones humides ou à la lutte contre les espèces exotiques envahissantes, en partenariat avec les agriculteurs et les collectivités. L'avenir de la PAC se jouera aussi sur sa capacité à concilier production agricole, souveraineté alimentaire et gestion durable des espaces ruraux. Dans cette équation, la chasse ne peut être réduite à une simple activité de loisir. Elle constitue, dans de nombreux territoires, un acteur de terrain impliqué dans la conservation de la biodiversité, le suivi des espèces et la prévention des conflits entre faune sauvage et activités humaines. Les négociations européennes s'annoncent longues et complexes. Pour le monde de la chasse, l'enjeu sera de faire reconnaître sa contribution à la gestion de la nature afin que la future PAC ne soit pas seulement une politique agricole, mais aussi un véritable outil au service de l'équilibre des territoires.


Gibier : la sécheresse va-t-elle provoquer une hécatombe silencieuse ?

On parle beaucoup des rivières à sec, des restrictions d’eau et des nappes phréatiques qui se dégradent. On parle moins des conséquences de cette sécheresse sur la faune sauvage. Pourtant, lorsque l’eau vient à manquer, ce n’est pas seulement le paysage qui change : c’est toute une chaîne écologique qui se trouve fragilisée. Et pour le gibier, les conséquences pourraient être bien plus importantes que ne le laissent apparaître les observations de terrain. Les premiers à payer le prix du manque d’eau sont probablement les plus jeunes. Chevrillards, levrauts et lapereaux sont particulièrement vulnérables aux conditions extrêmes. Leur organisme supporte moins bien les fortes chaleurs et la déshydratation que celui des adultes. Mais le problème ne se limite pas à l’accès direct à l’eau. Lorsque les sols s’assèchent, que les végétaux perdent leur fraîcheur et que la ressource alimentaire se raréfie ou se dégrade, les jeunes animaux doivent faire face à un environnement beaucoup plus difficile au moment même où leurs besoins sont les plus importants. Et cette mortalité risque de rester largement invisible. Un jeune chevreuil ou un lapereau qui disparaît dans les premiers jours ou les premières semaines de sa vie ne sera généralement jamais retrouvé. Il n'y aura ni carcasse, ni constat, ni statistique. Pourtant, quelques mois plus tard, cette disparition se traduira mécaniquement par moins de jeunes animaux dans les populations. La même logique concerne les oiseaux de plaine. Pour les faisandeaux et les perdreaux, l’eau n’est pas seulement une ressource directement nécessaire à leur survie. Elle conditionne également la présence d’une multitude d’insectes et d’invertébrés indispensables à leur alimentation durant les premières semaines...

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Dans les Bouches-du-Rhône, une forêt laboratoire pour anticiper les effets du changement climatique

Au cœur de la forêt de Fontblanche, à Roquefort-la-Bédoule, une équipe de chercheurs de l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae) étudie depuis près de vingt ans la capacité des arbres méditerranéens à résister à la sécheresse. Ce site expérimental, situé à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Marseille, constitue un véritable laboratoire à ciel ouvert consacré aux conséquences du changement climatique. Le projet, baptisé Mirage et financé par l'Agence de la transition écologique (Ademe), repose sur un dispositif original destiné à reproduire les conditions climatiques attendues dans les prochaines décennies. Des gouttières installées à environ deux mètres du sol interceptent près de 30 % des précipitations avant qu'elles n'atteignent le sol. Les arbres évoluent ainsi dans des conditions de stress hydrique artificiellement accentuées, comparables à celles qui pourraient devenir la norme dans le bassin méditerranéen. Les scientifiques concentrent leurs observations sur deux essences emblématiques de ces milieux : le pin d'Alep et le chêne vert. Régulièrement, des campagnes de mesures sont réalisées afin d'évaluer leur état hydrique et leur capacité d'adaptation au déficit en eau. Les prélèvements doivent être effectués dans un laps de temps très court afin de garantir la fiabilité des résultats. Sur une surface de 0,6 hectare, plusieurs milliers de données sont enregistrées en continu grâce à un important réseau de capteurs. Le sol est équipé d'électrodes, de sondes d'humidité et de nombreux instruments permettant de suivre l'évolution des réserves en eau, de la croissance des arbres et de leur fonctionnement physiologique au fil des saisons. Ces recherches visent à mieux comprendre les mécanismes qui conduisent au dépérissement des peuplements forestiers lors des épisodes de sécheresse prolongée. Elles doivent également permettre d'améliorer les modèles de prévision de l'évolution des forêts méditerranéennes et d'identifier les essences ou les modes de gestion les plus aptes à faire face au réchauffement climatique. Les données recueillies contribuent enfin à mieux appréhender le lien entre déficit hydrique, affaiblissement des arbres et augmentation du risque d'incendie dans les massifs forestiers du sud de la France.


Fontainebleau : quand une intervention pour abréger les souffrances devient… une « reprise de la chasse »

Une biche et un daguet gravement brûlés après les incendies de juillet ont été abattus jeudi 6 août au niveau du Grand Parquet, en bordure de la forêt de Fontainebleau. Il n'en fallait pas davantage pour qu'une rumeur se répande : la chasse aurait-elle repris dans le massif ? La réponse de la préfecture de Seine-et-Marne est catégorique : non. Aucun chasseur n'était présent et aucune action cynégétique n'avait été programmée. L'intervention a été réalisée par un lieutenant de louveterie, à la demande de la Direction départementale des territoires et après consultation de l'Office français de la biodiversité. Son objectif était exclusivement sanitaire : mettre fin aux souffrances de deux animaux considérés comme agonisants. Pourtant, l'opération a suscité l'indignation de plusieurs associations de protection animale, certaines dénonçant une décision « incompréhensible » ou « choquante ». Une réaction qui interroge sur la manière dont certains défenseurs de la faune envisagent désormais la nature sauvage, car protéger un animal ne signifie pas nécessairement chercher à le maintenir en vie à tout prix. Un cerf gravement brûlé n'est pas un animal domestique que l'on peut transporter chez un vétérinaire, installer sur une table de soins, perfuser, panser et surveiller pendant plusieurs semaines. La faune sauvage ne dispose ni d'une infrastructure vétérinaire adaptée à chaque situation, ni des conditions permettant une longue convalescence. Un animal sauvage très gravement atteint peut être incapable de se nourrir, de se déplacer normalement ou d'échapper aux prédateurs. Ses blessures peuvent également provoquer des douleurs considérables et irréversibles. Dans ces circonstances, abréger les souffrances peut constituer non pas un abandon de l'animal, mais précisément un acte de protection. Le plus surprenant dans cette affaire reste finalement la confusion initiale. Une intervention sanitaire ciblée d'un auxiliaire de l'État a été interprétée comme une reprise de la chasse, avant que la préfecture ne soit obligée de démentir publiquement. Après les incendies, l'émotion est légitime. Mais elle ne devrait pas remplacer l'analyse. La faune sauvage mérite mieux que des réactions dictées par l'image d'un animal blessé : elle mérite que l'on décide aussi en fonction de sa biologie, de son état réel et de ses chances de survie. Et parfois, respecter la vie sauvage, c'est aussi savoir reconnaître qu'il n'y a malheureusement plus rien à sauver.


Vente de chiens en animalerie : des sanctions financières désormais applicables

Le Gouvernement renforce l'application de la loi sur le bien-être animal. Un décret publié le 1er août 2026 instaure des sanctions financières à l'encontre des animaleries qui ne respecteraient pas l'interdiction de vendre des chiens et des chats dans leurs établissements. Ces nouvelles dispositions sont entrées en vigueur le 2 août 2026. Pour mémoire, la loi du 30 novembre 2021 interdit, depuis le 1er janvier 2024, la vente de chiens et de chats en animalerie. Elle proscrit également, depuis le 1er décembre 2021, la présentation d'animaux visibles depuis la voie publique, quelle que soit l'espèce concernée. Ces mesures visent à lutter contre les achats impulsifs d'animaux de compagnie, souvent réalisés sans réflexion suffisante sur les responsabilités qu'implique leur détention. Jusqu'à présent, ces interdictions ne s'accompagnaient toutefois d'aucune sanction spécifique. Le nouveau décret vient combler ce vide juridique. Désormais, toute animalerie qui commercialiserait un chien ou un chat s'expose à une contravention de cinquième classe, pouvant atteindre 1 500 euros par animal, montant porté à 3 000 euros en cas de récidive. La présentation d'animaux visibles depuis une voie ouverte à la circulation publique est, quant à elle, passible d'une contravention de quatrième classe, pouvant atteindre 750 euros par animal. Pour le ministère de l'Agriculture, ce dispositif s'inscrit dans une politique plus globale de protection des animaux de compagnie et de lutte contre les abandons. L'objectif est de favoriser une adoption réfléchie. La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a salué l'entrée en vigueur de ces sanctions, rappelant que l'acquisition d'un animal ne doit jamais être un acte anodin mais un engagement durable envers son bien-être. Avec ce décret, les autorités disposent désormais d'un outil de contrôle et de sanction destiné à garantir le respect effectif de la réglementation.


La semaine en bref...

- Alpes de Haute-Provence : depuis plus de quinze ans, l'ONF et le Groupe pour la préservation de la faune sud-alpine (GPFSA) travaillent de concert afin de concilier exploitation durable des forêts publiques et préservation des rapaces. Une vingtaine d'agents de l'ONF se sont retrouvés à Digne-les-Bains pour une journée de formation consacrée aux rapaces forestiers. Animée par les spécialistes du GPFSA et les référents rapaces de l'ONF, cette session a permis d'approfondir les connaissances sur les principales espèces présentes dans les Alpes du Sud, leurs habitats, les périodes de reproduction, les indices de présence et les règles de protection applicables. Le partenariat repose sur un important travail de suivi des populations. Le GPFSA centralise les observations réalisées sur le territoire, tandis que les agents forestiers, présents quotidiennement en forêt, signalent les indices pouvant révéler la présence de nids. Ces données permettent d'anticiper les interventions forestières et d'adapter les chantiers lorsque des secteurs sensibles sont concernés. Les Alpes-de-Haute-Provence accueillent près de 250 couples nicheurs de circaètes Jean-le-Blanc, soit environ 10 % de la population française de cette espèce protégée. (Photo Céline Bernard, ONF).

 

- Ardennes : symbole emblématique des Ardennes, Woinic, le plus grand sanglier du monde, a célébré son 18e anniversaire ce samedi 8 août, sur l'aire d'autoroute de l'A34 où il est installé depuis le 8 août 2008. Pour l'occasion, l'association Capteur organisait une journée festive. Comme chaque année, le marché du terroir a réuni une quarantaine de producteurs et artisans locaux proposant bières artisanales, miel, charcuteries, cidres, pâtisseries, bijoux et de nombreux produits estampillés « Ardennes mon ADN ». L'événement mettait avant tout à l'honneur le savoir-faire ardennais. Les visiteurs ont aussi profité de nombreuses animations : château gonflable pour les enfants, concerts des groupes Sunday Jazz et Four to One, ainsi que la projection en continu du film Le Voyage de Woinic, qui retrace le spectaculaire transport de la sculpture monumentale jusqu'à son emplacement actuel. Imaginé par le sculpteur Éric Sléziak, Woinic mesure plus de 8 mètres de haut, près de 14 mètres de long et pèse environ 50 tonnes. Au fil des années, son anniversaire est devenu un rendez-vous incontournable de l'été ardennais, attirant aussi bien les habitants que les nombreux voyageurs de passage. Les organisateurs préparent déjà les festivités du 20? anniversaire, qu'ils annoncent encore plus spectaculaires.

 

- Bouches du Rhône : la découverte de plusieurs lapins de garenne morts au Domaine de la Tour, à La Ciotat, suscite l'inquiétude des promeneurs. Si certains évoquent les effets des fortes chaleurs qui frappent la région depuis la fin du printemps, aucune cause officielle n'a, à ce jour, été établie. Dans une colonie aussi dense, plusieurs facteurs peuvent expliquer une hausse de la mortalité. Les épisodes caniculaires répétés fragilisent incontestablement les animaux en provoquant un stress thermique et en raréfiant les ressources alimentaires et les points d'eau. Toutefois, les spécialistes rappellent que les principales causes de mortalité chez le lapin de garenne restent les maladies virales, notamment la myxomatose et l'EBHS, dont la circulation est étroitement liée à celle de leurs vecteurs biologiques. La myxomatose est principalement transmise par les moustiques, les puces et d'autres insectes piqueurs, tandis que ces mêmes vecteurs jouent également un rôle important dans la diffusion de l'EBHS. Les épisodes de contamination suivent donc généralement la dynamique saisonnière des populations de moustiques et de puces, favorisées par les conditions climatiques. En l'absence d'analyses sanitaires, il est donc impossible d'attribuer cette mortalité à la seule sécheresse. Seules des investigations permettront de déterminer s'il s'agit d'un épisode lié aux fortes chaleurs, d'une épizootie ou d'une combinaison de plusieurs facteurs...

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Les rivières à sec : qui assumera enfin ses responsabilités ?

Les images sont accablantes. Des rivières réduites à un filet d'eau, des lits de galets brûlés par le soleil, des poissons agonisants, des amphibiens piégés dans quelques flaques boueuses. Ce qui devait arriver est arrivé, et bien plus tôt que prévu. Pourtant, ceux qui, depuis des années, ont applaudi la destruction de milliers d'ouvrages hydrauliques au nom de la sacro-sainte « continuité écologique » restent étrangement silencieux. Pas un mot. Pas un mea culpa. Pas la moindre remise en question. Pendant des décennies, des seuils, moulins, chaussées et retenues ont constitué autant de réserves d'eau réparties sur les territoires. Ils ralentissaient les écoulements, maintenaient des niveaux d'eau en période sèche, et contribuaient à préserver une partie des milieux aquatiques. Mais au nom d'une vision idéologique de la restauration des cours d'eau, nombre de ces ouvrages ont été arasés ou supprimés avec l'aval de l'administration et sous la pression de certaines associations. Aujourd'hui, où sont les responsables ? Où sont ceux qui expliquaient que supprimer ces retenues ne produirait que des bénéfices ? Où sont les grandes leçons de morale environnementale ? En mars dernier encore, les spécialistes annonçaient des nappes phréatiques globalement bien rechargées après l'hiver. Trois mois plus tard, les restrictions d'eau se multiplient, les cours d'eau disparaissent par endroits et les milieux aquatiques souffrent comme rarement auparavant. Cette évolution résulte évidemment de multiples facteurs, au premier rang desquels les épisodes de chaleur et le déficit de précipitations. Mais comment ne pas s'interroger sur les choix d'aménagement qui ont conduit, dans certains territoires, à accélérer l'évacuation de l'eau plutôt qu'à la retenir lorsqu'elle était disponible ? Poser cette question n'est pas un crime. Refuser d'y répondre serait une faute. Les premiers à payer le prix de ces politiques sont précisément les espèces que l'on prétendait protéger. Les amphibiens, les poissons et toute la petite faune aquatique ne vivent pas de slogans. Ils ont besoin d'eau. Lorsque les ruisseaux disparaissent dès le début de l'été, ce sont des écosystèmes entiers qui s'effondrent. L'écologie ne peut plus être une religion qui interdit toute autocritique. Une politique publique se juge à ses résultats, pas à ses intentions. Si certaines décisions ont aggravé la vulnérabilité de nos territoires face aux sécheresses, il faut avoir le courage de les réévaluer. Gouverner, ce n'est pas persister dans l'erreur ; c'est savoir reconnaître ses responsabilités. Les Français méritent mieux que le silence. Ils méritent un véritable débat sur la gestion de l'eau, fondé sur les faits, l'expérience de terrain et le bon sens, plutôt que sur des certitudes idéologiques. Car face à des rivières qui meurent, continuer à chercher des coupables partout sauf dans ses propres choix serait, cette fois, la plus grave des sécheresses : celle de la responsabilité.


Moratoire sur la chasse après les incendies : Gérard Aubret dénonce une « connerie »

Les incendies qui ont ravagé plusieurs massifs forestiers cet été continuent de susciter de vives réactions. Profondément marqué par ces catastrophes, le Cantalien Bruno Valentin a lancé, le 14 juillet dernier, une pétition demandant l'instauration d'un moratoire de trois ans sur toute forme de chasse dans les forêts incendiées et leurs abords. À l'origine de cette initiative, il explique avoir été bouleversé par les destructions causées à la faune, à la flore et par le décès de plusieurs sapeurs-pompiers. « Je suis un particulier qui a été choqué par les incendies, choqué par les décès de pompiers. Tout cela m'a poussé à aller plus loin », explique-t-il. En parallèle de cette pétition, qui a recueilli un important soutien, il a également adressé un courrier au Premier ministre et au Président de la République afin qu'un texte rende obligatoire l'arrêt de la chasse dans les secteurs touchés par les flammes. Cette proposition ne convainc cependant pas les représentants du monde cynégétique. Gérard Aubret, président de la Fédération régionale des chasseurs d'Auvergne-Rhône-Alpes, rejette catégoriquement l'idée d'un moratoire imposé par les pouvoirs publics. « Cette pétition est une connerie », tranche-t-il sans détour. Pour lui, les chasseurs n'ont pas attendu une mobilisation citoyenne pour adapter leurs pratiques aux circonstances exceptionnelles. « On n'a besoin de personne pour décider de nos jours de chasse ou de nos interdictions. Nous sommes suffisamment responsables pour le faire nous-mêmes. Depuis toujours, nos plans de gestion nous permettent d'adapter notre activité. S'il y a un risque ou si les conditions ne s'y prêtent pas, nous ne chassons pas ». Il rappelle également que les chasseurs ont été mobilisés durant les incendies pour épauler les services de secours. « Pendant les feux, les chasseurs étaient présents pour aider les pompiers. À chaque épisode climatique majeur, certains réclament de nouvelles interdictions. Pourtant, les décisions sont déjà prises sur le terrain par ceux qui connaissent les territoires. Les chasseurs sont maîtres des destinées de leur chasse et savent faire preuve de responsabilité lorsqu'une situation exceptionnelle l'exige.... ».