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Rage : le retour inquiétant d’une maladie que l’Europe croyait maîtrisée

Longtemps considérée comme quasiment éradiquée au sein de l’Union européenne, la rage connaît depuis quelques années une résurgence préoccupante en Europe centrale. Après plusieurs décennies de recul, la maladie est réapparue à partir de 2021 en Pologne, avant de gagner la Roumanie, la Hongrie et la Slovaquie. Le premier signal d’alerte est venu de Pologne. Alors que le pays ne recensait plus que quelques cas isolés chaque année, 113 animaux infectés ont été identifiés en 2021, dont plus d’une centaine de renards. L’année suivante, la situation s’est dégradée dans les pays voisins. La Hongrie et la Slovaquie, qui n’avaient plus enregistré de cas depuis plusieurs années, ont de nouveau détecté le virus. En Roumanie, la circulation de la maladie reste particulièrement active avec jusqu’à 109 cas recensés en 2025. Pour comprendre cette réémergence, les chercheurs du Laboratoire de la rage et de la faune sauvage de Nancy, laboratoire de référence de l’Union européenne, ont analysé des échantillons provenant des pays touchés mais également d’Ukraine et de Moldavie. Leurs travaux, publiés début 2026, montrent que deux lignées virales circulent désormais simultanément. À la souche dite NEE, présente en Europe centrale depuis les années 1990, s’ajoute désormais le groupe C, un variant originaire du sud de la Russie et de l’est de la Turquie qui n’avait plus été observé dans l’Union européenne depuis près d’une décennie. La géographie des foyers soulève également des interrogations. La plupart des cas recensés se situent à moins de 50 kilomètres des frontières ukrainienne et moldave. Pour les spécialistes, la guerre en Ukraine pourrait avoir favorisé la propagation du virus. Les campagnes de vaccination des renards par largage aérien d’appâts vaccinaux ont été fortement perturbées, tandis que les destructions d’habitats et les déplacements de la faune sauvage ont pu accélérer la diffusion de la maladie. Cette situation rappelle que la rage demeure l’une des zoonoses les plus redoutables. Transmise principalement par morsure, elle peut infecter tous les mammifères, y compris l’homme. Une fois les premiers symptômes déclarés, l’issue est presque toujours fatale. En 2025, un Roumain est ainsi décédé après avoir été mordu par un chien errant, premier décès humain lié à la rage terrestre enregistré dans l’Union européenne depuis 2012. Face à cette menace, les autorités sanitaires privilégient aujourd’hui une stratégie fondée sur la surveillance internationale et surtout sur la vaccination orale des renards roux, principal réservoir du virus. Les résultats obtenus en Pologne, en Hongrie et en Slovaquie montrent que cette méthode demeure l’outil le plus efficace pour contenir puis éliminer durablement la maladie.


La semaine en bref...

- Ain : la présence d'un loup a été officiellement confirmée par l'OFB, après une observation réalisée dans un lotissement. Plusieurs habitants ont aperçu et filmé le canidé alors qu'il traversait tranquillement le quartier avant de disparaître vers une zone boisée située à proximité. D'abord pris pour un grand chien par certains riverains, l'animal a finalement été identifié comme un loup gris (Canis lupus) grâce à l'analyse des images transmises à l'OFB. Les agents se sont appuyés sur différents critères morphologiques, notamment la silhouette générale, le port de la queue et les caractéristiques de la robe. Selon l'établissement public, aucun comportement inhabituel n'a été constaté. L'animal n'a manifesté aucune agressivité et s'est contenté de poursuivre sa route en évitant les contacts avec l'homme. Cette apparition rappelle la progression de l'espèce sur le territoire national et sa capacité à fréquenter ponctuellement les abords des zones habitées.

 

- Hautes-Alpes : huit nouveaux lieutenants de louveterie ont officiellement reçu leurs insignes, mercredi 17 juin, lors d'une cérémonie organisée à la préfecture, à Gap. Les distinctions leur ont été remises par le préfet Philippe Bailbé, en présence des représentants de la louveterie départementale. Ces bénévoles assermentés, recrutés à l'issue d'un appel à candidatures lancé au printemps, viennent renforcer un dispositif particulièrement sollicité dans un département fortement touché par la prédation du loup sur les troupeaux domestiques. Leur mission consistera notamment à participer aux opérations de régulation, aux battues administratives et aux actions de décantonnement mises en œuvre sous l'autorité préfectorale. Au cours de la cérémonie, le préfet a également remis la médaille d'honneur de la louveterie à Bruno Drevet, président de l'association départementale et doyen des lieutenants de louveterie, en reconnaissance de douze années d'engagement au service de l'État. Avant de pouvoir être pleinement opérationnels, les huit nouveaux louvetiers devront suivre une formation théorique et pratique. Leur nomination vise à renforcer le maillage territorial dans plusieurs secteurs particulièrement exposés aux attaques de loups, notamment dans le Gapençais, l'Embrunais et le Champsaur-Valgaudemar. Leur mandat s'étendra jusqu'au 31 décembre 2029.

 

- Ariège : le paysage politique ariégeois pourrait bien être bousculé à l'occasion des élections sénatoriales du 27 septembre prochain. Jean-Luc Fernandez, président de la FDC, a officialisé sa candidature, créant la surprise dans le département. Connu pour son franc-parler et son engagement en faveur du monde rural, il entend porter au Palais du Luxembourg les préoccupations des élus locaux et des habitants des territoires de montagne. « Croyez-moi, si je suis élu, on entendra parler de l'Ariège », a-t-il lancé pour expliquer sa démarche. Figure bien identifiée en Ariège à travers ses responsabilités cynégétiques, Jean-Luc Fernandez souhaite défendre des dossiers tels que la ruralité, la gestion de la faune sauvage, l'agriculture ou encore le maintien des services publics de proximité. Sa candidature introduit un nouvel acteur dans la campagne sénatoriale et pourrait rebattre les cartes à quelques mois du scrutin réservé aux grands électeurs...

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Espèces exotiques envahissantes : votre avis est essentiel !

Vous êtes confronté, directement ou indirectement, aux problématiques liées aux espèces exotiques envahissantes (EEE) dans le cadre de vos activités professionnelles ou associatives ? Vous souhaitez que les outils, ressources et accompagnements proposés répondent davantage aux réalités du terrain ? Le Centre de ressources Espèces Exotiques Envahissantes lance une grande enquête afin de mieux connaître les attentes, les besoins et les difficultés rencontrées par les acteurs concernés. Votre participation contribuera à orienter les futures actions du réseau et à renforcer les services proposés aux professionnels engagés dans la prévention, la gestion ou l’étude des EEE. Cette enquête s’adresse à un large public : gestionnaires d’espaces naturels, collectivités territoriales et leurs groupements, services de l’État, entreprises, établissements de recherche, bureaux d’études, associations, fédérations, organismes de formation, ainsi qu’à toute structure concernée par les impacts des espèces exotiques envahissantes. Les réponses permettront notamment de :

• Mieux identifier les profils des utilisateurs et leurs usages du Centre de ressources EEE ;

• Recenser les difficultés techniques, scientifiques ou opérationnelles rencontrées sur le terrain ;

• Déterminer les besoins en matière d’accompagnement, de partage d’expériences, d’animation de réseau et de montée en compétences ;

• Adapter les outils et les ressources aux attentes réelles des acteurs.

Le questionnaire nécessite environ 20 minutes. Vous pouvez y consacrer plus ou moins de temps selon le niveau de détail que vous souhaitez apporter à vos réponses. Chaque contribution compte. Plus les retours seront nombreux et représentatifs, plus le Centre de ressources pourra développer des actions adaptées aux enjeux auxquels vous êtes confrontés au quotidien. Date limite de participation : 17 juillet 2026.

 

Pour répondre à l’enquête, c’est ICI


Coupe du monde de foot 2026 : ces animaux adulés dans les stades, mais menacés dans la nature...

Des stades pleins à craquer, des milliards de téléspectateurs et une passion qui transcende les frontières. Tous les quatre ans, la Coupe du monde de football s'impose comme l'un des événements les plus suivis de la planète. Pourtant, derrière les exploits sportifs et les drapeaux agités dans les tribunes, un autre invité participe régulièrement à la fête : le monde animal. Dans ce Mondial 2026, organisé par le Canada, les États-Unis et le Mexique, la faune sauvage est une nouvelle fois mise à l'honneur. Les trois pays hôtes ont choisi des mascottes inspirées d'espèces emblématiques de leur territoire : l'élan pour le Canada, le pygargue à tête blanche pour les États-Unis et le jaguar pour le Mexique. Au-delà de ces représentations officielles, le football mondial entretient depuis longtemps une relation privilégiée avec les animaux. Les Lions de l'Atlas du Maroc, le corbeau mythologique Yatagarasu associé à la sélection japonaise ou encore le kangourou australien témoignent de cette fascination universelle. Mais pourquoi ces espèces occupent-elles une telle place dans l'imaginaire sportif ? Parce qu'elles incarnent des qualités auxquelles aspirent les équipes : la puissance du lion, la rapidité du jaguar, la vision de l'aigle ou l'endurance du kangourou. Des milliers de supporters portent ainsi des maillots, des écharpes ou des drapeaux ornés de ces figures animales, devenues des symboles d'identité et de fierté nationale. Mais cette omniprésence cache une réalité plus troublante : certaines des espèces les plus célébrées dans les stades figurent aussi parmi les plus fragilisées à l'état sauvage...

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Le CIC sécurise son système d’évaluation des trophées à l’échelle européenne

Réuni à Budapest et Vienne à l’occasion de son conseil d’administration annuel, le Conseil international pour la conservation de la faune sauvage (CIC) a annoncé une avancée majeure pour son système d’évaluation des trophées. L’organisation a obtenu l’enregistrement officiel de son « Trophy Evaluation System » (TES) en tant que marque de l’Union européenne auprès de l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO). Enregistrée le 31 mai 2026 sous le numéro 019224774, cette marque de certification protège désormais dans les 27 États membres le système de mesure et de notation des trophées développé par le CIC depuis près d’un siècle. Cette reconnaissance juridique constitue bien davantage qu’une simple formalité administrative. Elle confère une protection officielle à une méthode de mesure qui, depuis les années 1930, sert de référence internationale pour l’évaluation objective des trophées de chasse et pour le suivi de l’évolution des populations de grand gibier. Le système repose sur des critères standardisés et vérifiables permettant d’analyser les caractéristiques morphologiques des trophées, qu’il s’agisse de bois de cervidés, de cornes ou d’autres attributs cynégétiques. L’enregistrement couvre l’ensemble des services liés à la mesure, à l’évaluation et à la notation des trophées. Désormais, les expertises réalisées par les Juges de trophées seniors (JTS) et les Mesureurs certifiés du CIC (MCC) pourront porter un label juridiquement protégé, garantissant aux gestionnaires de la faune, aux administrations et aux utilisateurs une méthode reconnue et harmonisée. Cette annonce est intervenue lors de la réunion du Comité d’évaluation des trophées, qui a rassemblé des spécialistes issus de dix-huit pays. Les participants ont notamment travaillé à l’amélioration continue des formules de mesure figurant dans le manuel officiel du CIC et à la modernisation de la base de données du TES, laquelle rassemble aujourd’hui plus de 75 000 trophées enregistrés. Les questions relatives au financement et au fonctionnement du système dans les différents pays ont également été examinées. La réunion a par ailleurs marqué un changement de gouvernance avec l’élection à l’unanimité d’Ian Watson au poste de coprésident du Comité d’évaluation des trophées. Il succède à Tony Dalby-Welsh, salué pour son engagement après trois mandats successifs. Pour Arno Wimpffen, directeur général du CIC, cette reconnaissance européenne renforce la crédibilité scientifique du système : elle confirme que les méthodes utilisées reposent sur des standards objectifs, vérifiables et désormais officiellement protégés. La prochaine réunion du comité est prévue en juin 2027 à Nitra, en Slovaquie, à l’occasion du Salon slovaque de la chasse.


Tir du chevreuil : comment supprimer l’appréhension du coup de longueur

Tous les chasseurs l’ont connu un jour. Le chevreuil est là, parfaitement de profil, immobile à 120, 150 ou parfois 180 mètres. Les conditions semblent idéales, mais au moment précis où la croix de la lunette se pose sur l’animal, un doute s’installe. Le tir est-il vraiment à ma portée ? Vais-je être trop bas ? Trop haut ? Cette hésitation, souvent absente dans la jeunesse, apparaît plus fréquemment avec l’expérience… et parfois avec l’âge. Car au-delà d’une centaine de mètres, la confiance peut laisser place à une légère appréhension. Rien de dramatique, mais suffisamment pour perturber la mécanique du tir. Or, lorsqu’un chasseur reste trop longtemps figé sur sa cible en cherchant le point parfait, les muscles se crispent progressivement. Les battements cardiaques deviennent perceptibles dans la lunette, la visée se dégrade et le fameux « coup de doigt » n’est jamais loin. Les conséquences sont connues. Dans le meilleur des cas, la balle passe à côté et le chevreuil poursuit tranquillement sa route. Dans le pire, l’animal est atteint de manière imparfaite, compliquant la recherche et augmentant inutilement sa souffrance. Pour éviter cet écueil, de nombreux tireurs expérimentés privilégient une technique simple, efficace et particulièrement adaptée aux tirs compris entre 100 et 200 mètres. Son principe repose sur un mouvement lent et maîtrisé de l’arme plutôt que sur une immobilisation prolongée. Sur un chevreuil parfaitement de profil, la croix de la lunette est d’abord placée derrière la patte avant, presque au niveau du bas du membre. L’arme est ensuite remontée très progressivement le long de la jambe, puis de l’épaule. Ce déplacement doit être fluide, sans précipitation mais sans arrêt. Lorsque le réticule arrive verticalement au centre de la zone vitale, au milieu du corps, le départ du coup intervient naturellement par une pression régulière sur la détente. Cette méthode présente plusieurs avantages. D’abord, elle empêche le tireur de « s’ancrer » trop longtemps sur la cible et de laisser apparaître les tremblements parasites. Ensuite, elle favorise un lâcher plus instinctif et plus propre. Enfin, elle permet de concentrer son attention sur le mouvement et la fluidité du geste plutôt que sur la peur de manquer. Comme toujours, cette technique ne dispense ni d’un réglage rigoureux de l’arme ni d’un entraînement régulier au stand. Mais correctement maîtrisée, elle contribue à retrouver cette sérénité indispensable qui transforme un tir hésitant en un tir propre, précis et éthique.


Disparition de l'ONCFS : enquête sur une révolution institutionnelle passée inaperçue...

Comment un établissement public né du monde cynégétique, disposant d'une expertise scientifique reconnue et d'une forte légitimité rurale, a-t-il disparu au profit d'une structure dont les racines plongent largement dans le Grenelle de l'environnement ? La polémique suscitée par la nomination d’Anne Le Strat à l’Office français de la biodiversité (OFB) a remis sous les projecteurs une question bien plus vaste que celle d’un simple recrutement. Derrière les débats actuels se cache en réalité une transformation profonde de la politique française de la nature engagée depuis près de vingt ans. Pour en comprendre les ressorts, il faut revenir au milieu des années 2000, lorsque plusieurs organisations environnementales commencent à promouvoir l’idée d’une grande agence nationale de la biodiversité. Dès 2006, le Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) plaide officiellement pour la création d’une structure capable de coordonner les politiques publiques relatives à la biodiversité. L’année suivante, le Grenelle de l’environnement offre à ces organisations une occasion unique de faire avancer leurs propositions au sein même des groupes de travail mis en place par l’État. Parmi les acteurs les plus impliqués figurent la Ligue Roc (Rassemblement des Opposants à la Chasse), devenue ensuite Humanité et Biodiversité (H&B), le Comité français de l’UICN, mais aussi plusieurs personnalités qui joueront par la suite un rôle majeur dans les nouvelles institutions environnementales. Les archives de ces associations montrent qu’elles revendiquent elles-mêmes un travail soutenu auprès des cabinets ministériels, de l’Élysée et des administrations centrales, afin de promouvoir cette future agence. Le projet finit par être repris par François Hollande lors de la Conférence environnementale de 2012. H&B se félicite alors publiquement de voir ses propositions reprises par le chef de l’État. La future Agence française pour la biodiversité (AFB), créée en 2017, porte ainsi l’empreinte de personnalités comme Gilles Bœuf, Bernard Chevassus-au-Louis ou Christophe Aubel, tous impliqués à différents titres dans les associations ayant défendu sa création. À ce stade pourtant, la plupart des observateurs considèrent encore cette nouvelle agence comme un simple outil de coordination administrative. Peu imaginent qu’elle constituera quelques années plus tard la matrice d’une réforme beaucoup plus profonde. Car parallèlement à la montée en puissance de l’AFB, une autre institution poursuit son action dans une relative discrétion : l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), héritier d’une longue tradition de gestion de la faune et principal établissement de référence du monde cynégétique français...

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Salons agricoles et rendez-vous cynégétiques : des vitrines essentielles du monde rural

Les grands salons agricoles ne sont pas de simples foires d'exposition : ils constituent des lieux de rencontre, de transmission et de promotion de l'excellence française. En réaffirmant leur volonté d'accueillir l'ensemble des espèces animales lors des prochaines éditions du SPACE, du Sommet de l'Élevage ou du Salon international de l'Agriculture, leurs organisateurs rappellent combien ces manifestations sont indispensables à la vitalité de nos filières. Ces rendez-vous permettent aux éleveurs de présenter le fruit de décennies de sélection génétique, d'échanger sur les innovations techniques et sanitaires, mais aussi de susciter des vocations auprès des jeunes générations. Ils jouent également un rôle économique majeur pour les territoires qui les accueillent. Cette nécessité de maintenir des espaces de dialogue et de découverte concerne également le monde de la chasse. Des événements comme le Game Fair, les fêtes de la chasse ou les concours canins sont devenus des vitrines incontournables du patrimoine cynégétique français. Ils offrent au grand public l'occasion de découvrir la diversité des races de chiens, les savoir-faire liés à la gestion du gibier, les actions menées en faveur des habitats ou encore le rôle des chasseurs dans la régulation des espèces et la surveillance sanitaire de la faune sauvage. À l'heure où le fossé continue de se creuser entre les réalités rurales et une partie de la société, ces manifestations constituent des passerelles indispensables. Elles permettent de dépasser les caricatures et de montrer une agriculture comme une chasse modernes, responsables et profondément ancrées dans les territoires. Bien entendu, la sécurité sanitaire doit demeurer une priorité absolue. Mais la France dispose déjà de règles parmi les plus strictes d'Europe. Les renforcer sans discernement au point de décourager la participation des professionnels reviendrait à fragiliser des filières déjà soumises à de fortes pressions économiques et sociétales. Préserver ces grands rendez-vous, c'est défendre bien plus que des traditions. C'est soutenir des métiers, des savoir-faire, des territoires vivants et un patrimoine culturel qui participent pleinement à l'identité française. Agriculture, élevage, chasse et gestion durable de la faune ont tout à gagner à continuer de se montrer, d'expliquer leurs pratiques et de dialoguer avec le grand public.