A vendre
En Haute-Marne, région Doulaincourt : copropriété d'un parc de chasse de 100 ha. Clôture en bon état (non soumise à la loi Sologne). Contact par courriel : claude.menigot@gmail.com
La chasse... demain !
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En Haute-Marne, région Doulaincourt : copropriété d'un parc de chasse de 100 ha. Clôture en bon état (non soumise à la loi Sologne). Contact par courriel : claude.menigot@gmail.com
Le Sénat poursuit l'examen du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, un texte qui ne se limite pas aux seules questions de production agricole. Parmi les nombreux amendements débattus, figurent plusieurs dispositions concernant la gestion du loup et le rôle des lieutenants de louveterie, acteurs historiques de la régulation de la faune sauvage. L'un des points abordés porte sur la reconnaissance des missions exercées par les lieutenants de louveterie.
Bénévoles nommés par le préfet, ils interviennent notamment dans le cadre des opérations de destruction d'animaux susceptibles de causer des dégâts, des battues administratives ou encore des tirs de défense contre le loup. Plusieurs amendements visent à mieux encadrer leur statut et à reconnaître leur engagement au service de l'État, notamment en facilitant leurs autorisations d'absence auprès de leur employeur lorsqu'ils sont mobilisés dans le cadre de leurs missions. Les débats se sont également concentrés sur les modalités d'intervention face aux attaques de loups sur les troupeaux. Le texte examiné prévoit d'adapter certaines règles relatives aux tirs de défense afin de permettre une réponse plus efficace lorsque les éleveurs subissent des prédations. Les sénateurs ont notamment étudié les dispositions issues des travaux de l'Assemblée nationale concernant l'utilisation de dispositifs de vision nocturne. Le projet de loi autorise ainsi, sous certaines conditions strictes, des éleveurs ou leurs mandataires à utiliser des lunettes de visée thermique lors des tirs de défense contre le loup. Cette possibilité serait réservée aux personnes titulaires du permis de chasser, ayant suivi une formation dispensée par l'OFB et ayant déjà participé à une opération de tir encadrée par un ou plusieurs lieutenants de louveterie. L'objectif affiché est d'améliorer l'efficacité des interventions nocturnes tout en maintenant un encadrement technique et administratif...
Trois ans après les premières alertes lancées par plusieurs parlementaires, associations de moulins et élus ruraux, le bilan de la politique d'arasement des ouvrages hydrauliques apparaît plus contrasté que ne le présentent ses promoteurs. Si la restauration de la continuité écologique demeure un objectif officiel de l'État, les critiques se sont multipliées entre 2023 et 2026, au point de remettre en cause la méthode employée, davantage que le principe lui-même.
D'un côté, l'État et l'OFB continuent de défendre cette politique. Leur position reste inchangée : les seuils, barrages et ouvrages transversaux constituent des obstacles à la circulation des poissons migrateurs et au transport naturel des sédiments. Leur suppression ou leur aménagement permettrait de restaurer le fonctionnement des rivières, d'améliorer leur qualité écologique et de limiter le réchauffement des eaux stagnantes. La réglementation française, issue de la directive-cadre européenne sur l'eau et de la loi sur l'eau de 2006, n'a d'ailleurs pas été remise en cause et continue d'être appliquée, même si les services de l'État privilégient désormais davantage les solutions d'aménagement lorsque celles-ci sont techniquement et économiquement envisageables. Mais, sur le terrain, les résultats sont loin de faire consensus. Les populations de poissons migrateurs emblématiques, comme le saumon atlantique ou l'anguille, demeurent très fragiles, malgré plusieurs milliards d'euros consacrés depuis une quinzaine d'années à la restauration de la continuité écologique. Les critiques portent également sur l'absence d'évaluations scientifiques globales permettant de mesurer précisément les bénéfices des effacements réalisés sur les milliers de petits ouvrages. De nombreux élus, propriétaires de moulins, syndicats agricoles et associations dénoncent une politique coûteuse, menée parfois sans véritable analyse coût-bénéfice et sans prise en compte suffisante des autres fonctions assurées par ces retenues d'eau...
Ardennes
Un beau cerf du massif de l'Argonne
Prélevé le 7 décembre 2025 par Morgan Champeaux sur le territoire de la commune de Cornay, à l'extrême sud-est des Ardennes, aux confins de la Meuse et de la Marne, ce cerf illustre parfaitement la qualité génétique des populations du massif de l'Argonne. Estimé à seulement six ans, il se trouvait au début de sa pleine maturité, ce qui laisse imaginer le potentiel qu'il aurait encore pu exprimer au cours des saisons suivantes. Son trophée affiche un poids brut de 5,830 kg pour une envergure de 69,5 cm. Il porte treize cors, répartis en six à gauche et sept à droite. Les merrains mesurent respectivement 95,3 cm et 95 cm, tandis que les andouillers d'œil atteignent près de 30 cm. Les chevillures, bien développées, affichent 32,2 cm et 28,6 cm. Les meules présentent une circonférence moyenne de 22,2 cm et les merrains conservent une excellente épaisseur sur toute leur longueur. Les empaumures totalisent sept épois, dont six dépassent 15 cm. L'ensemble est harmonieux, puissant et particulièrement bien équilibré. Avec une cotation CIC de 174,72 points, ce trophée franchit le seuil d'homologation des 170 points et rejoint les plus belles réalisations récentes du département.
Vosges
Un cerf sans chevillure
Obtenu au cours de la saison 2024-2025 dans le massif forestier de Contrexéville, ce cerf est estimé entre six et sept ans. S'il ne rivalise pas avec les plus grands trophées par sa masse, il attire immédiatement l'attention par une architecture particulièrement atypique. Ce type de conformation demeure relativement rare et constitue tout l'intérêt de cette pièce. Le bois droit, assez puissant, porte un petit surandouiller ainsi qu'une empaumure composée d'une trochure et d'une fourche. Le bois gauche reprend pratiquement le même dessin, mais sans surandouiller, créant une légère dissymétrie qui renforce encore son originalité. L'absence totale de chevillure, caractéristique peu fréquente chez le cerf élaphe, confère au trophée une silhouette inhabituelle en rompant avec l'architecture classique des grands cervidés. Ce type d'anomalie n'affecte pas nécessairement la qualité de l'animal et témoigne de la grande diversité des formes que peuvent présenter les bois.
Haute-Marne
Classé troisième du département
Prélevé le 4 août 2025, ce remarquable brocard figure parmi les plus beaux trophées enregistrés récemment en Haute-Marne. Avec une cotation CIC de 168,15 points, il se classe au troisième rang départemental, confirmant la qualité des populations de chevreuils présentes sur ce territoire. Le trophée impressionne d'abord par sa masse. Son poids net atteint 675 grammes, tandis que son volume est estimé à 260 ml, des valeurs particulièrement élevées pour un brocard français. Les perches mesurent respectivement 24,2 cm et 22,4 cm pour une envergure de 9,5 cm. Leur forte épaisseur, associée à une excellente densité de matière, donne à l'ensemble un aspect très puissant et harmonieux. Les cotateurs ont également attribué huit points de beauté, récompensant la régularité de la conformation, la qualité des perlures, la coloration du trophée et son esthétique générale.
Bas-Rhin
Une architecture en U peu commune
Ce cerf a été prélevé le 8 septembre 2025 dans le massif forestier de La Petite-Pierre, l'un des hauts lieux de la chasse au grand gibier dans le Bas-Rhin. Estimé à une dizaine d'années, il avait atteint un âge pleinement mature, ce qui se traduit par une conformation particulièrement caractéristique. Son trophée se distingue avant tout par son architecture en forme de U, relativement rare. Le bois droit porte quatre cors tandis que le gauche en présente cinq. Malgré cette légère différence, l'ensemble reste remarquablement équilibré, les merrains dessinant une ouverture régulière qui confère au trophée une silhouette élégante et immédiatement reconnaissable. Cette configuration sort des standards les plus fréquemment observés et attire naturellement l'œil des connaisseurs. Si le nombre de cors demeure relativement modeste, c'est bien la qualité de la construction générale qui fait tout l'intérêt de ce trophée.
Moselle
Grand daguet de seconde tête
Prélevé au cours de la dernière saison de chasse dans le massif des Vosges du Nord, ce grand daguet présente des caractéristiques particulièrement intéressantes. Au premier regard, ses longues perches bien développées pourraient laisser penser à un jeune daguet particulièrement précoce. Pourtant, plusieurs indices permettent d'en préciser l'âge. La présence de meules nettement formées indique qu'il s'agit en réalité d'un daguet de seconde tête. Cette observation est confirmée par l'examen de la dentition : la troisième prémolaire est bilobée, signe caractéristique d'un animal ayant déjà effectué son renouvellement dentaire. Le bois gauche présente en outre une légère amorce d'andouiller d'œil, preuve supplémentaire de son évolution vers une ramure plus élaborée. Ce trophée constitue un excellent support pédagogique pour illustrer les critères d'identification de l'âge des cervidés. Il rappelle également que l'examen conjoint de la dentition et des bois demeure indispensable pour apprécier correctement le stade de développement d'un animal.
Aisne
Une mue exceptionnellement tardive
Prélevé par M. Goossens lors de la dernière saison de chasse dans l'Aisne, ce brocard présente une conformation classique à six pointes, mais il se distingue par plusieurs particularités qui en font un trophée digne d'intérêt. Les meules, bien marquées, présentent une forme en toit, tandis que la perche droite affiche une courbure assez prononcée. À sa base apparaît un petit andouiller surnuméraire, détail peu fréquent qui renforce l'originalité de l'ensemble. Cependant, c'est surtout le bois gauche qui attire l'attention. Celui-ci conserve encore plusieurs lambeaux de velours desséchés, témoins d'une mue particulièrement tardive. Ce phénomène peut s'expliquer par différents facteurs, notamment un léger retard physiologique, un état sanitaire particulier ou des conditions environnementales ayant influencé le cycle hormonal de l'animal. Bien que peu courant, ce type d'observation rappelle toute la diversité des situations rencontrées chez le chevreuil. Ce trophée constitue ainsi un bel exemple d'une anomalie naturelle qui intéressera aussi bien les passionnés de biologie que les collectionneurs de trophées originaux.
À partir de ce jour, 1er juillet 2026, les chasseurs, piégeurs agréés et gardes particuliers devront composer avec une situation inédite : les opérations de régulation des espèces classées ESOD (espèces susceptibles d'occasionner des dégâts) relevant du groupe 2, sont temporairement suspendues dans toute la France, faute de nouvel arrêté ministériel entré en vigueur. L'arrêté du 3 août 2023, qui fixait pour trois ans la liste des espèces concernées dans chaque département, est arrivé à échéance le 30 juin 2026. Or, le nouveau texte n'a pas encore été publié, créant un vide juridique qui empêche la mise en œuvre des dispositifs spécifiques de régulation jusqu'à son entrée en vigueur.
Concrètement, cette interruption concerne notamment le renard roux, la fouine et la corneille noire dans les départements où ces espèces étaient classées ESOD. Les opérations de piégeage réalisées au titre de ce classement, les destructions à tir sur autorisation préfectorale ainsi que les autres modalités spécifiques de régulation prévues par la réglementation ne pourront plus être pratiquées pendant cette période transitoire. Cette suspension ne signifie toutefois pas que toute intervention sur ces espèces devient impossible. Les actions relevant d'autres fondements juridiques, comme la chasse durant les périodes d'ouverture ou les dispositions applicables aux espèces exotiques envahissantes du groupe 1, demeurent inchangées. Seuls les dispositifs directement liés au classement ESOD du groupe 2 sont concernés par cette interruption réglementaire. Sur le terrain, cette situation suscite déjà de nombreuses interrogations. Les agriculteurs confrontés aux dégâts, les éleveurs de volailles, les lieutenants de louveterie et les piégeurs attendent désormais la publication du nouvel arrêté afin de pouvoir reprendre les opérations de régulation lorsque le cadre légal sera rétabli. Plusieurs préfectures avaient d'ailleurs anticipé cette échéance en informant les usagers que les autorisations en cours cesseraient automatiquement au 30 juin et qu'une nouvelle demande devrait être déposée dès l'entrée en vigueur du futur arrêté ministériel. La durée de cette interruption dépendra donc exclusivement du calendrier de publication du nouveau texte par le ministère chargé de l'Environnement...
Le sénateur de Seine-et-Marne Aymeric Durox a annoncé l'adoption au Sénat d'un amendement visant à favoriser la création d'une véritable filière française de venaison sauvage. Déposé dans le cadre du projet de loi consacré à la souveraineté agricole et alimentaire, cet amendement a pour objectif de reconnaître la valorisation du gibier sauvage comme un projet d'avenir agricole et de limiter le recours aux importations de viande de gibier. Chaque année, plusieurs milliers de tonnes de venaison sont consommées en France.
Pourtant, une part importante de cette viande provient de l'étranger, notamment d'Europe centrale ou de Nouvelle-Zélande, alors que le territoire français dispose d'importantes populations de sangliers, de cerfs, de chevreuils et d'autres espèces de grand gibier susceptibles d'alimenter une filière nationale. Cette situation apparaît paradoxale pour les défenseurs d'une meilleure valorisation des prélèvements réalisés par les chasseurs. L'amendement adopté ne crée pas directement une nouvelle filière économique, mais constitue un signal politique. Il demande que la valorisation du gibier sauvage puisse être pleinement intégrée aux projets d'avenir agricoles, ouvrant ainsi la voie à un développement des circuits de collecte, de transformation et de commercialisation de la venaison française. Pour les partisans de cette évolution, une telle organisation permettrait de mieux valoriser une ressource locale, de réduire les importations de viande de gibier et d'offrir de nouveaux débouchés aux chasseurs ainsi qu'aux ateliers de traitement agréés. Elle contribuerait également à répondre aux enjeux de régulation des populations de grand gibier, notamment du sanglier, dont les effectifs demeurent élevés dans de nombreux départements. L'adoption de cet amendement a suscité des réactions contrastées au Sénat, certains élus écologistes ayant exprimé leurs réserves sur cette orientation. Pour Aymeric Durox, cette décision constitue au contraire une première étape vers la structuration d'une véritable filière française de venaison, conciliant souveraineté alimentaire, valorisation des ressources locales et réduction de la dépendance aux importations.
Face au réchauffement climatique, les forestiers et les scientifiques cherchent des moyens d’aider les forêts à s’adapter à des conditions environnementales en rapide évolution. Températures plus élevées, sécheresses répétées, épisodes météorologiques extrêmes ou modification des cycles saisonniers fragilisent déjà de nombreuses essences. Dans ce contexte, la « migration assistée » suscite un intérêt croissant. Cette stratégie consiste à déplacer volontairement des arbres ou des populations d’arbres vers des régions où les conditions climatiques futures devraient être plus favorables. L’objectif est d’anticiper les effets du changement climatique plutôt que d’attendre le dépérissement des peuplements. Si le principe paraît séduisant, sa mise en œuvre soulève toutefois de nombreuses interrogations écologiques, économiques et sociales. Le premier enjeu concerne les risques écologiques liés à l’introduction d’espèces ou de provenances hors de leur aire naturelle.
Certaines pourraient s’implanter difficilement, tandis que d’autres risqueraient de modifier les équilibres locaux en concurrençant la végétation déjà présente. Les conséquences ne se limitent pas à la surface : les arbres entretiennent des relations étroites avec les microorganismes du sol, notamment les champignons mycorhiziens et les bactéries qui favorisent l’absorption de l’eau et des nutriments. Déplacer une essence revient donc aussi à perturber un réseau complexe d’interactions souterraines. Les scientifiques s’inquiètent également du risque de « mal adaptation ». Un arbre capable de survivre aujourd’hui dans son nouvel environnement pourrait se retrouver inadapté aux conditions climatiques de demain, si celles-ci évoluent plus rapidement que prévu. Pour limiter ces incertitudes, plusieurs programmes expérimentaux, notamment en Amérique du Nord, testent différentes provenances d’une même espèce afin d’identifier les plus résilientes. Au-delà des questions biologiques, la migration assistée doit aussi composer avec les interactions entre les arbres et la faune locale. Insectes, pathogènes, cervidés ou rongeurs peuvent compromettre l’installation de jeunes plants ou modifier les équilibres alimentaires existants. À cela s’ajoutent des contraintes logistiques importantes : production des plants, transport, plantation et suivi à long terme représentent des investissements considérables. Les choix à effectuer soulèvent enfin des questions de gouvernance : quelles espèces privilégier, qui supporte les coûts et comment concilier adaptation climatique, biodiversité et usages forestiers ? Plus qu’une solution miracle, la migration assistée apparaît aujourd’hui comme un outil complémentaire de gestion forestière, prometteur mais nécessitant une approche progressive, fondée sur la recherche, le suivi scientifique et la prudence.
Pour de nombreux chasseurs, juillet est le mois tant attendu de la chasse du brocard. Les sorties se succèdent au lever du jour ou en soirée, dans les plaines, les lisières forestières ou les grands massifs boisés. Beaucoup considèrent qu'il est préférable d'attendre que les « seigneurs » aient eu le temps de transmettre leurs gènes avant de les prélever. Dans cette optique, la véritable pleine période de chasse débute souvent après le 15 juillet. Ces sorties estivales offrent de magnifiques observations, mais elles coïncident également avec la saison des orages. En été, ils peuvent se former en quelques dizaines de minutes seulement.
Un ciel dégagé peut rapidement laisser place à des éclairs, des rafales de vent, de la grêle et des pluies diluviennes. Pour le chasseur, souvent seul, éloigné de toute habitation et parfois installé sur un mirador, ces phénomènes représentent un danger qu’il ne faut pas négliger. Chaque année, la foudre frappe des milliers de fois le territoire français. Les chasseurs sont particulièrement exposés car ils évoluent dans des espaces ouverts, portent parfois des objets métalliques et recherchent des points hauts pour améliorer leur visibilité. Contrairement à une idée reçue, ce n'est pas le fusil qui attire la foudre. En revanche, le fait d'être la personne la plus haute dans une prairie, sur un chemin de crête ou dans un mirador augmente fortement le risque d'être touché. Dès les premiers grondements de tonnerre, il faut considérer que le danger est présent. Si le délai entre l'éclair et le tonnerre est inférieur à trente secondes, l'orage est suffisamment proche pour représenter une menace immédiate. Lorsqu'un orage approche, il ne faut pas chercher à attendre « encore cinq minutes ». Il est préférable d'interrompre immédiatement la chasse. Si vous êtes installé sur un mirador, quittez le. Qu'il soit en bois ou en métal, il constitue un point élevé particulièrement exposé. Il ne doit jamais servir d'abri pendant un orage. Le plus sûr reste un véhicule automobile fermé, vitres relevées. La carrosserie métallique agit comme une cage de Faraday et protège efficacement les occupants. À défaut, un bâtiment en dur constitue également un excellent refuge...
Pour la deuxième année consécutive, la Fédération nationale des chasseurs (FNC) est intervenue à l’École nationale de la magistrature (ENM) dans le cadre du module de formation continue « L’animal et le droit ». Une initiative qui pourrait paraître anodine, mais qui témoigne en réalité d’une évolution importante dans l’approche des contentieux liés à la faune sauvage, à la biodiversité et à la chasse. Face à une société où les questions environnementales occupent une place croissante dans le débat public, les magistrats sont aujourd’hui régulièrement confrontés à des dossiers impliquant la gestion de la faune, la réglementation cynégétique, les atteintes aux espèces protégées, les conflits d’usage de l’espace rural ou encore les recours contre les décisions administratives encadrant la chasse.
Dans ce contexte, la connaissance des réalités de terrain devient un élément essentiel à la compréhension des dossiers. L’intervention de Guillaume Firmin, adjoint au directeur des affaires juridiques de la FNC et docteur en droit, a permis de présenter l’organisation du réseau cynégétique français, son fonctionnement et les nombreuses missions exercées par les fédérations de chasseurs. Souvent réduites à leur seule fonction de représentation des pratiquants, ces structures jouent également un rôle important dans le suivi des populations animales, la gestion de certains habitats naturels, la prévention des dégâts de gibier ou encore les actions de sensibilisation à la sécurité. Mais le cœur de cette rencontre a surtout porté sur la notion juridique « d’acte de chasse », sujet complexe dont les contours sont régulièrement examinés par les tribunaux. Derrière cette définition se cachent des conséquences parfois déterminantes en matière de responsabilité, de police de la chasse ou d’application des réglementations environnementales. Les échanges nourris entre magistrats et intervenants ont ainsi permis d’illustrer la manière dont le droit s’applique concrètement sur le terrain. Au-delà de l’aspect technique, cette initiative révèle l’importance du dialogue entre deux univers qui se connaissent parfois mal. Dans un contexte où la chasse demeure un sujet sensible, souvent au croisement des enjeux ruraux, écologiques et sociétaux, la qualité de la décision judiciaire repose aussi sur une bonne compréhension des réalités pratiques. Cette collaboration entre l’ENM et la FNC illustre finalement une conviction simple : mieux connaître un sujet ne signifie pas prendre parti, mais se donner les moyens de mieux le juger. Une exigence particulièrement précieuse à l’heure où les questions liées à la faune sauvage et à la biodiversité occupent une place grandissante dans les prétoires comme dans le débat public.
Lancé en 2023, le projet de recherche « Dépréciateur » commence à livrer ses premiers résultats. Porté par l’Université d’Orléans et l’INRAE, avec le soutien financier de la société Courvoisier SAS via le fonds ONF-Agir pour la forêt, ce programme vise à mieux comprendre les insectes responsables de la dégradation du bois de chêne et les facteurs favorisant leur présence. Au cœur de l’étude figure la « piqûre noire », une altération du bois provoquée par des insectes qui creusent des galeries dans l’aubier et parfois dans le duramen. En introduisant des champignons dont leurs larves se nourrissent, ils provoquent des taches sombres qui dévalorisent fortement le bois. Lorsque les galeries atteignent le bois de cœur, les grumes deviennent impropres aux usages les plus recherchés, comme la tonnellerie, la menuiserie ou la fabrication de parquets.
Menée dans neuf forêts du bassin ligérien, l’étude révèle que ces dégâts ne sont pas imputables à une seule espèce. Les chercheurs en ont identifié une dizaine, capables d’attaquer l’aubier et le duramen, ainsi qu’une quinzaine d’insectes cambiophages, qui se nourrissent des tissus situés entre l’écorce et le bois. Les premiers apparaissent dès le mois de mars et deviennent particulièrement abondants à partir de mai. Les attaques se concentrent surtout sur la partie basse des arbres, celle qui possède la plus forte valeur économique pour la filière bois. L’un des apports majeurs du programme réside dans l’utilisation de l’ADN environnemental prélevé dans le frass, un mélange de sciure et de déjections expulsé par les insectes hors de leurs galeries. Cette méthode innovante a déjà permis d’identifier quatre espèces sans détériorer le bois et apparaît plus rapide et moins coûteuse que les techniques classiques. Des analyses biochimiques ont également été réalisées afin de distinguer l’aubier du duramen et d’estimer la profondeur des attaques. Si les premiers résultats sont encourageants, les chercheurs souhaitent encore affiner cette méthode pour différencier précisément les piqûres superficielles des atteintes profondes. D’ici fin 2026, les travaux se poursuivront pour mieux comprendre l’influence des caractéristiques des peuplements forestiers — densité, hauteur, ouverture du couvert ou microclimat — sur la présence des insectes dépréciateurs. À terme, ces connaissances pourraient permettre d’anticiper les périodes à risque et d’adapter les pratiques sylvicoles afin de limiter les dégâts sur les chênes et préserver la valeur des bois.
Les États membres de l'Union européenne ont franchi une nouvelle étape dans le dossier de l'interdiction du plomb dans les munitions. Réuni le 25 juin, le comité REACH a approuvé une version révisée du projet de règlement, repoussant à sept ans l'interdiction de la grenaille de plomb. Initialement, la Commission européenne prévoyait une entrée en vigueur après seulement 18 mois.
Ce délai avait ensuite été porté à trois ans, puis à cinq ans, avant d'être finalement fixé à sept ans. Autre évolution majeure : les balles destinées aux armes à canon rayé ne sont plus concernées par le projet. Cette exclusion confirme l'orientation prise ces derniers mois, après les nombreuses réserves exprimées par plusieurs États membres, les fabricants de munitions et les représentants des chasseurs.
Les discussions avaient mis en avant les difficultés techniques liées au remplacement du plomb dans ce type de projectiles, les questions de sécurité, de performances balistiques ainsi que les conséquences industrielles et les tensions d'approvisionnement. La Fédération nationale des chasseurs (FNC) salue une avancée importante, tout en rappelant que le texte n'est pas encore définitivement adopté. Elle estime que les futures décisions devront garantir la disponibilité de solutions alternatives fiables avant toute évolution de la réglementation. La FNC souligne également le rôle joué par la France, qui s'était prononcée en faveur d'un moratoire de huit ans, ainsi que celui de la FACE, mobilisée auprès des institutions européennes durant les négociations.