A vendre
En Haute-Marne, région Doulaincourt : copropriété d'un parc de chasse de 100 ha. Clôture en bon état (non soumise à la loi Sologne). Contact par courriel : claude.menigot@gmail.com
La chasse... demain !
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En Haute-Marne, région Doulaincourt : copropriété d'un parc de chasse de 100 ha. Clôture en bon état (non soumise à la loi Sologne). Contact par courriel : claude.menigot@gmail.com
Le ministère chargé de la chasse soumet à consultation le projet d'arrêté fixant, pour la période 2026-2029, la liste des espèces susceptibles d'occasionner des dégâts (ESOD) du groupe 2, ainsi que leurs périodes et modalités de destruction. Prévu par l'article R. 427-6 du code de l'environnement, ce dispositif répond à un objectif précis : prévenir les atteintes importantes à la biodiversité, aux activités agricoles, forestières et aquacoles, aux biens, ainsi qu'à la santé et à la sécurité publiques. Contrairement à une idée parfois véhiculée, le classement d'une espèce en ESOD ne vise pas son éradication. Il permet uniquement de mettre en œuvre des moyens de régulation ciblés lorsque des populations localement abondantes provoquent des dommages significatifs.
Les espèces concernées continuent de jouer un rôle écologique, mais leur gestion devient nécessaire lorsque leur présence entraîne des déséquilibres ou des pertes économiques importantes. Le projet s'appuie sur une procédure particulièrement encadrée. Les propositions sont élaborées par les préfets, après consultation des commissions départementales de la chasse et de la faune sauvage, puis examinées au niveau national. Pour être classée ESOD, une espèce doit répondre à des critères stricts rappelés par le Conseil d'État : les dégâts doivent être significatifs, généralement supérieurs à 10 000 euros sur trois ans, et l'espèce doit être suffisamment abondante sur le territoire concerné, avec un seuil d'environ 500 prélèvements annuels servant de référence. L'arrêté prend également en compte l'état de conservation des espèces et les dernières connaissances scientifiques. Ainsi, le putois demeure exclu de la liste à la suite de décisions du Conseil d'État. La martre des pins, retirée en 2025, ne retrouve un classement que dans 14 départements où son état de conservation favorable est compatible avec une régulation locale justifiée par des dégâts avérés. La situation du corbeau freux fait également l'objet d'une analyse au regard de l'évolution de ses populations. Le texte précise enfin les modalités d'intervention. Les espèces classées pourront être régulées par tir ou piégeage, et le renard pourra également être déterré conformément à la réglementation. Des restrictions particulières pourront être décidées localement par les préfets, tandis que tout animal non classé ESOD capturé accidentellement devra être immédiatement relâché. Cette réglementation illustre la volonté des pouvoirs publics de concilier conservation de la faune sauvage et protection des activités humaines. La régulation des ESOD constitue ainsi un outil de gestion indispensable pour limiter les dégâts lorsqu'ils sont objectivement établis, tout en respectant les exigences scientifiques, juridiques et environnementales qui encadrent désormais ces décisions. Ne manquez pas de laisser un avis favorable....
Pour participer à la consultation publique, c'est ICI
L'Office français de la biodiversité (OFB) a publié le bilan de son activité de police environnementale pour l'année 2025. L'établissement fait état d'une hausse de son activité avec 154 344 contrôles administratifs, soit une progression de 13,7 % par rapport à 2024. Cette augmentation s'accompagne d'une intensification des suites judiciaires, avec 11 733 procédures ouvertes (+14,3 %) et une progression de 29 % des rapports transmis aux autorités compétentes. Les contrôles se sont concentrés sur trois grandes priorités. La première concerne la protection de la ressource en eau, avec une augmentation de 56 % des contrôles liés à la gestion quantitative de l'eau dans un contexte de sécheresse.
L'OFB souligne également une importante opération nationale contre la détention et l'utilisation de pesticides interdits, ayant conduit à la saisie de 3 000 litres de produits phytosanitaires. La seconde priorité porte sur les usages de la nature. Plus de 17 000 personnes ont été contrôlées ou sensibilisées dans les espaces naturels. La police de la chasse représente 50 % des procès-verbaux dressés par les agents, tandis que la police de la pêche en constitue 20 %, illustrant le poids de ces missions dans l'activité de terrain de l'établissement. L'OFB indique que 62 % des personnes mises en cause dans les procédures judiciaires sont des particuliers, devant les agriculteurs (15 %) et les entreprises (11 %). Près de la moitié des procédures judiciaires ont donné lieu à une amende forfaitaire, principalement pour des infractions liées à la chasse, à la pêche ou à la réglementation des espaces naturels. Les dossiers les plus complexes ont fait l'objet d'enquêtes spécialisées, notamment sur les atteintes aux espèces protégées, les produits phytopharmaceutiques ou les milieux aquatiques. Enfin, l'établissement met en avant un climat d'intervention jugé apaisé. Sur plus de 154 000 contrôles réalisés, seuls 132 incidents ont été recensés, impliquant 225 personnes, soit 0,15 % des usagers contrôlés. Dans près de la moitié des situations, les tensions ont été résolues par le dialogue et les agents n'ont jamais eu à faire usage de leur arme de service au cours de l'année 2025.
Après trois éditions ayant permis de financer de nombreux chantiers en faveur de la biodiversité, Mission Nature revient en 2026 avec une quatrième édition. Lancée en 2023 par FDJ UNITED, en partenariat avec l'Office français de la biodiversité (OFB), cette initiative repose sur un principe simple : une partie des mises des jeux de loterie Mission Nature (jeux de grattage et tirages spéciaux) est reversée à l'OFB afin de financer des projets de restauration écologique sur l'ensemble du territoire.
Depuis sa création, le dispositif a mobilisé plus de 21 millions d'euros, permettant de soutenir des opérations de restauration des milieux naturels, de protection d'espèces menacées et de renforcement de la résilience des territoires face au changement climatique. Avec les 28 nouveaux projets retenus en 2026, Mission Nature portera à 92 le nombre total d'initiatives financées depuis son lancement. Les projets de cette quatrième édition ont été sélectionnés à l'issue d'un appel à projets organisé du 11 mars au 7 mai 2026. Au total, 128 dossiers ont été déposés, un record qui illustre la forte mobilisation des collectivités, associations, gestionnaires d'espaces naturels et autres acteurs locaux engagés dans la préservation du patrimoine naturel. Les 28 lauréats reflètent la diversité des enjeux écologiques français. Ils concernent notamment la restauration de zones humides, de tourbières et de cours d'eau, la renaturation de forêts, de dunes et de prairies, la préservation des milieux littoraux et marins, ainsi que la sauvegarde d'espèces menacées telles que les chauves-souris, le Vison d'Europe ou les oiseaux des zones humides. Plusieurs projets sont également conduits en Outre-mer, notamment en Guadeloupe, à La Réunion, en Nouvelle-Calédonie et à Saint-Martin. Le financement de ces opérations est assuré grâce aux tirages spéciaux du Loto Mission Nature organisés à l'occasion de la Fête de la Nature, les 18, 20, 23 et 25 mai 2026. Ces tirages ont permis de récolter plus de 9 millions d'euros, intégralement destinés au financement des projets retenus.
Pour prendre connaissance du dossier complet, c’est ICI
Le changement climatique modifie profondément le fonctionnement hydrologique des territoires agricoles. Si les précipitations annuelles restent globalement stables dans de nombreuses régions tempérées, leur répartition évolue rapidement. Les pluies deviennent plus intenses mais plus brèves, tandis que les sécheresses estivales s'allongent sous l'effet de la hausse des températures et de l'évapotranspiration. Une part croissante des précipitations est ainsi évacuée par ruissellement ou drainage avant d'avoir pu reconstituer les réserves en eau des sols. Jusq
u'à présent, les réponses à cette évolution reposent principalement sur l'amélioration des systèmes d'irrigation et le développement de capacités de stockage artificiel de l'eau. Bien que nécessaires dans de nombreux contextes, ces solutions ne répondent qu'en partie à la gestion de l'eau à l'échelle des paysages agricoles. Une approche complémentaire consiste à renforcer la capacité naturelle des sols et des couverts végétaux à ralentir, infiltrer et redistribuer les eaux de pluie. Les écosystèmes naturels en fournissent de nombreux exemples. Tourbières, prairies humides, ripisylves et forêts anciennes stockent temporairement les précipitations, limitent les crues et soutiennent les débits des cours d'eau pendant les périodes sèches. Cette efficacité repose sur l'action combinée des systèmes racinaires, de la matière organique, de la porosité des sols et de l'activité biologique. L'assolement hydrologique s'inscrit dans cette logique.
Il consiste à intégrer, au sein des rotations culturales, des espèces végétales choisies non seulement pour leur intérêt agronomique, mais aussi pour leur capacité à améliorer durablement les fonctions hydrologiques des sols et des paysages. L'agriculture mobilise déjà certaines de ces propriétés à travers les cultures intermédiaires, les prairies temporaires, les légumineuses pérennes, les haies ou les bandes enherbées. Généralement mises en place pour leurs bénéfices agronomiques, environnementaux ou réglementaires, elles favorisent également l'infiltration de l'eau, limitent le ruissellement, améliorent la structure des sols et renforcent leur capacité de stockage hydrique. Cette approche conduit à élargir le raisonnement agronomique. Au-delà de leur production ou de leur valeur fourragère, certaines espèces pourraient être intégrées aux rotations pour leur aptitude à restructurer les sols, enrichir la matière organique, stimuler l'activité biologique et accroître les réserves en eau disponibles pour les cultures suivantes, contribuant ainsi à une agriculture plus résiliente face au changement climatique...
Un nouvel arrêté publié au Journal officiel marque une étape supplémentaire dans la modernisation administrative de la chasse en France. Signé le 25 juin 2026 par le ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, ce texte autorise officiellement les chasseurs concernés à utiliser une application mobile en remplacement de certains carnets de prélèvement papier. Cette mesure s'inscrit dans le cadre des dispositions du code de l'environnement, notamment de l'article R. 425-20-3, qui prévoit la mise en place d'un outil numérique destiné à l'enregistrement des prélèvements de gibier. L'objectif est de simplifier les démarches administratives tout en facilitant la collecte et le traitement des données cynégétiques. L'arrêté modifie deux textes réglementaires existants. Le premier est l'arrêté du 7 mai 1998, qui institue un carnet de prélèvement obligatoire pour certains gibiers de montagne. Désormais, un nouvel article 6-1 précise que le chasseur pourra enregistrer ses prélèvements directement via l'application mobile prévue par le code de l'environnement, en lieu et place du carnet papier.
Le second concerne l'arrêté du 21 janvier 2004 relatif au carnet de prélèvements pour la chasse de nuit au gibier d'eau. Là encore, un nouvel article 2-1 offre la possibilité d'utiliser cette même application mobile afin de remplacer le carnet traditionnel. Il est important de souligner que cette évolution ne modifie pas les obligations déclaratives des chasseurs. Les prélèvements devront toujours être enregistrés conformément à la réglementation en vigueur. Seul le support évolue, laissant le choix entre le carnet papier et la solution numérique lorsque celle-ci est disponible. L'arrêté a reçu un avis favorable du Conseil national de la chasse et de la faune sauvage le 23 juin 2026 avant sa publication officielle. Il est entré en vigueur à compter de sa publication au Journal officiel.
Article R. 425-20-3 : ChassAdapt au cœur de la déclaration numérique
Créé par le décret du 27 août 2020, l'article R. 425-20-3 du code de l'environnement constitue la base juridique de ChassAdapt, l'application mobile développée et gérée par la Fédération nationale des chasseurs (FNC). Initialement conçue pour assurer le suivi des espèces soumises à gestion adaptative, elle permet aux chasseurs d'enregistrer immédiatement leurs prélèvements, dès qu'ils sont en possession de l'animal. Gratuite et accessible à tous les titulaires d'un permis de chasser valide, ChassAdapt recueille les informations nécessaires au suivi cynégétique : identité du chasseur, date et heure du prélèvement, coordonnées géographiques, espèce concernée, nombre d'animaux prélevés, mode de chasse et département. Une fois la déclaration validée, l'application délivre un accusé d'enregistrement horodaté sous la forme d'un code-barres. L'arrêté du 25 juin 2026 élargit désormais l'utilisation de ChassAdapt. L'application pourra également remplacer les carnets de prélèvement papier obligatoires pour certains gibiers de montagne ainsi que pour la chasse de nuit au gibier d'eau, offrant ainsi un outil unique de déclaration. Le dispositif prévoit toutefois une solution pour les chasseurs ne disposant pas d'un smartphone : ils continuent d'utiliser un carnet de prélèvement accompagné d'un dispositif de prémarquage, avant de faire enregistrer leurs données auprès de leur fédération départementale dans un délai de vingt-quatre heures. Enfin, ChassAdapt joue un rôle essentiel dans la gestion des quotas. Lorsque le plafond national ou individuel de prélèvements est atteint, l'application bloque automatiquement toute nouvelle déclaration et informe immédiatement les chasseurs concernés, permettant un suivi en temps réel des prélèvements et une gestion adaptative des espèces.
Le phénomène climatique El Niño est désormais bien installé dans le Pacifique tropical et devrait rapidement gagner en intensité au cours des prochains mois. Selon les dernières prévisions de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), l'épisode pourrait atteindre une forte intensité entre juillet et septembre 2026, avec des anomalies de température de surface de la mer dépassant localement 2 °C dans le Pacifique équatorial.
Les principaux modèles climatiques convergent vers ce scénario, ce qui confère un niveau de confiance élevé aux prévisions. El Niño apparaît généralement tous les deux à sept ans et dure entre neuf et douze mois. Il résulte d'un réchauffement anormal des eaux du centre et de l'est du Pacifique, perturbant les régimes de vents, les précipitations et les températures à l'échelle planétaire. Ses effets se manifestent souvent avec encore plus d'intensité l'année suivant son apparition. Les climatologues redoutent une multiplication des événements extrêmes. De vastes régions pourraient être confrontées à des vagues de chaleur plus fréquentes, à des sécheresses prolongées, mais aussi à des pluies diluviennes et des inondations. L'OMM rappelle que le puissant épisode de 2023-2024 avait contribué à faire de 2024 l'année la plus chaude jamais observée au niveau mondial. Les prévisions saisonnières montrent une probabilité très élevée de températures supérieures aux normales sur la quasi-totalité des zones habitées du globe. Les précipitations devraient augmenter sur le centre et l'est du Pacifique équatorial, tandis qu'elles pourraient être déficitaires sur une grande partie de l'Australie, du sous-continent indien, de certaines régions d'Amérique centrale, des Caraïbes et de la Corne de l'Afrique. À l'inverse, des pluies plus abondantes sont attendues sur le nord du golfe de Guinée, une partie du sud-ouest des États-Unis et certaines régions d'Amérique du Sud. En Europe, les modèles suggèrent un contraste entre un sud plus humide et un nord plus sec, même si ces projections restent plus incertaines que dans d'autres régions. Face à cette évolution, l'OMM appelle les gouvernements à renforcer les systèmes d'alerte précoce afin de limiter les conséquences sur les populations, l'agriculture, les ressources en eau et les infrastructures. Plusieurs organismes scientifiques, dont le Centre commun de recherche de la Commission européenne, estiment qu'un épisode très intense pourrait également accentuer les tensions sur la sécurité alimentaire, provoquer des déplacements de populations et accroître les risques humanitaires dans les régions déjà fragilisées. Les prochains mois seront donc déterminants pour mesurer l'ampleur réelle de ce nouvel épisode El Niño.
La réduction de l'impact des parcs éoliens sur l'avifaune constitue aujourd'hui un axe majeur de recherche dans les études environnementales. Alors que les objectifs de transition énergétique conduisent à une augmentation du nombre d'éoliennes terrestres et offshore, les collisions entre oiseaux et pales en rotation demeurent l'une des principales préoccupations des écologues et des bureaux d'études spécialisés. Une récente étude apporte de nouveaux éléments sur une solution de conception particulièrement simple : modifier l'apparence visuelle des pales afin d'améliorer leur détection par les oiseaux. Jusqu'à présent, les mesures de réduction du risque reposent principalement sur des dispositifs de détection automatisée capables d'identifier l'approche d'un oiseau et de déclencher un ralentissement, voire un arrêt temporaire des turbines.
Bien que performants dans certaines situations, ces systèmes présentent plusieurs limites : coûts d'installation élevés, maintenance complexe, perte de production électrique lors des arrêts et efficacité encore variable selon les espèces et les conditions météorologiques. Les chercheurs ont donc exploré une approche passive consistant à accroître la visibilité des rotors grâce à des marquages contrastés. Les expérimentations ont été réalisées en laboratoire à l'aide de mini-éoliennes reproduisant différentes configurations de pales. Deux espèces aux capacités visuelles distinctes ont été retenues : le milan noir (Milvus migrans), rapace migrateur fréquemment concerné par les collisions, et le pigeon voyageur (Columba livia), dont les performances visuelles sont bien documentées. Quatre configurations ont été comparées : pales entièrement blanches, une pale noire, pales rayées et pales à motif en damier. Les essais ont également pris en compte plusieurs paramètres susceptibles d'influencer la perception du mouvement : vitesse de rotation des pales, contraste avec l'arrière-plan et type de marquage. Les résultats montrent que la vitesse de rotation constitue un facteur déterminant. Plus de la moitié des oiseaux testés n'ont pas été capables de différencier une turbine immobile d'une turbine tournant à moins de cinq tours par minute, une vitesse pourtant fréquemment observée lors des procédures de ralentissement destinées à protéger l'avifaune. Les marquages rayés se distinguent par une amélioration significative de la perception du mouvement chez les milans noirs. À l'inverse, les motifs en damier produisent des effets variables selon les espèces et semblent même réduire la détection du mouvement chez les pigeons. Ces différences confirment que les capacités de traitement visuel diffèrent fortement d'un groupe d'oiseaux à l'autre, ce qui complique la définition d'un dispositif universel. Les auteurs concluent que les pales rayées représentent actuellement l'option la plus prometteuse pour renforcer la visibilité des éoliennes sans modifier leur fonctionnement mécanique ni leurs performances énergétiques. Toutefois, les résultats obtenus en environnement contrôlé devront être validés sur des installations en exploitation. Des essais de terrain, intégrant la diversité des espèces, des paysages et des conditions météorologiques, seront indispensables avant toute intégration de ces marquages dans les recommandations techniques applicables aux futurs projets éoliens.