Le 42e Congrès de l’Association nationale des élus de la montagne (ANEM) se tiendra les 15 et 16 octobre 2026 à Gex, dans l’Ain, au cœur du massif du Jura. Près de 500 élus et acteurs de la montagne sont attendus pour deux journées consacrées aux mutations économiques, climatiques et institutionnelles auxquelles sont confrontés les territoires montagnards. Trois tables rondes structureront les débats. La première, jeudi 15 octobre au matin, sera consacrée au changement climatique et à l’avenir des territoires de montagne à l’horizon 2050.
Elle réunira Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique (sous réserve de confirmation), Xavier Roseren, vice-président de l’ANEM et député de la Haute-Savoie, Marie-Noëlle Battistel, députée de l’Isère et présidente du Conseil national de la montagne, Arnaud Murgia, maire de Briançon et président du Parc national des Écrins, ainsi qu’Anne Marty, présidente de Domaines skiables de France. L’après-midi, la deuxième table ronde portera sur le financement des territoires de montagne et l’accès aux crédits nationaux et européens. Participeront Frédérique Espagnac, secrétaire générale de l’ANEM et sénatrice des Pyrénées-Atlantiques, Sylvie Vermeillet, sénatrice du Jura et présidente du comité de massif du Jura, ainsi que Michel-François Delannoy, directeur à la Banque des Territoires. Les échanges viseront notamment à aider les élus à planifier leurs investissements et à mieux mobiliser les dispositifs existants. Enfin, vendredi matin, la troisième table ronde s’intéressera à l’agriculture, la biodiversité, l'élevage et la prédation, ainsi que la coopération transfrontalière. Autour d’Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, interviendront Jean-Pierre Vigier, président de l’ANEM et député de la Haute-Loire, Éric Sargiacomo, député européen, Danièle Carteron, députée de la Haute-Savoie, Patrice Dunand, maire de Gex et président de Pays de Gex Agglo, Jean Peyrony, directeur général de la Mission opérationnelle transfrontalière, et Guillaume Corradino, directeur général d’Euromontana. Le congrès entend ainsi croiser enjeux climatiques, financement public, agriculture, biodiversité et coopération européenne pour nourrir les réflexions sur l’avenir des territoires de montagne.
Bonheurs de Chasses, tome 7

L’objectif est d’harmoniser les méthodes de relevé afin de disposer de données fiables et comparables sur l’ensemble du territoire. Les informations recueillies doivent notamment permettre de repérer les portions de route où les collisions se répètent. Les Directions interdépartementales des routes (DIR) jouent déjà un rôle important dans ce recensement. Depuis 2017, leurs agents appliquent un protocole commun lorsqu’ils découvrent un animal percuté sur le réseau routier national non concédé. Espèce, date et localisation de la collision sont notamment renseignées. Ces données permettent progressivement de mieux identifier les points noirs et les secteurs où les déplacements de la faune se heurtent aux infrastructures routières. Le futur guide doit également permettre de mieux cibler les solutions : passages à faune, clôtures adaptées, restauration des continuités écologiques ou amélioration de la signalisation. Les fédérations départementales des chasseurs doivent être associées à la démarche, leur connaissance des populations de grand gibier et de leurs axes de déplacement pouvant compléter les observations réalisées sur les routes. En attendant l’amélioration de ces dispositifs de prévention, la période automnale appelle à une vigilance accrue, particulièrement à l’aube, au crépuscule et sur les axes traversant les massifs forestiers. Face à un animal, mieux vaut ralentir et rester prêt à freiner que tenter une manœuvre brusque.
Selon les estimations de l’Insee et du Trésor reprises par la mission, les fortes températures et la sécheresse pourraient avoir amputé la croissance d’environ 0,1 point de PIB, soit près de 3 milliards d’euros. L’agriculture a été particulièrement touchée, avec notamment une baisse estimée de 42 % pour certaines productions de maïs et une diminution d’environ 8 % de la valeur ajoutée agricole. À cette perte d’activité s’ajoutent au moins 2,5 milliards d’euros de dépenses publiques supplémentaires : environ 1,3 milliard pour les aides aux agriculteurs, 700 millions pour les dépenses liées à la santé et au moins 300 millions pour les incendies. La troisième composante, la plus importante mais aussi la plus incertaine, concerne les ménages et les entreprises. La mission l’évalue à plus de 11 milliards d’euros. Elle inclut notamment les dommages assurés liés aux incendies, l’augmentation des consommations électriques due à la climatisation et à la ventilation, ainsi que les pertes agricoles. Ce dernier montant repose cependant sur des estimations fournies par des organisations agricoles et doit donc être interprété avec prudence. Au-delà du bilan de 2026, le rapport pose surtout la question de l’adaptation. La mission estime entre 10 et 13,6 milliards d’euros les dépenses publiques qui seraient nécessaires dès 2027 pour mieux faire face à des épisodes comparables. À l’horizon 2050, l’effort cumulé pourrait atteindre 117 à 158 milliards d’euros. Ce chiffrage intervient alors que s’ouvre le débat sur le budget 2027. Il donne une dimension très concrète au coût de l’adaptation climatique : ne pas investir aujourd’hui pourrait signifier supporter demain des dommages encore plus élevés.
Lorsque l’une d’elles devient réceptive, elle provoque l’agitation des mâles. Son cycle œstral, d’environ 21 à 23 jours, permet plusieurs épisodes de réceptivité au cours de la saison. Pour les grands mâles, commence alors une période de déplacements parfois considérables. Ces solitaires, qui occupent habituellement un secteur bien défini, peuvent parcourir plusieurs kilomètres au cours de leurs pérégrinations nocturnes. Leur présence se devine aussi à d’autres indices. Les mictions répétées accompagnent leurs déplacements et participent probablement à la communication entre individus. À proximité d’un grand mâle en rut, une odeur caractéristique peut d’ailleurs être perceptible. Pour l’observateur attentif, tous ces détails composent une sorte de carte invisible : un arbre frotté, une coulée fraîche, des traces de passage, une souille fréquentée, et voilà la preuve qu’un animal est passé là quelques heures plus tôt. Mais ces indices annoncent surtout ce qui va se jouer lorsque plusieurs mâles se retrouveront autour d’une même laie. Car le rut n’est pas seulement une affaire de reproduction. C’est aussi une période où la hiérarchie entre mâles va s’exprimer avec une intensité particulière...
Les entreprises et les structures publiques sont notamment appelées à intégrer davantage la préservation de la ressource dans leurs stratégies et leurs pratiques. Cette réflexion sera au cœur de la table ronde « L’eau, un enjeu de civilisation : les acteurs du fleuve s’engagent ». Elle réunira notamment Clémence Aubert, secrétaire générale d’Initiatives pour l’Avenir des Grands Fleuves (IAGF), Benoit Martin, directeur des programmes Green Business – Agir pour l’eau aux Banques Populaires, et Lionel Rouillon, directeur du développement de Voies navigables de France. Les échanges permettront de confronter les approches économiques, environnementales et opérationnelles de la gestion de l’eau. La dimension internationale sera également mise en avant avec les Prix « Living with Rivers 2026 ». Le 15 octobre, à Marseille, Erik Orsenna, président d’IAGF, et les membres du jury remettront les distinctions aux trois lauréats de cette édition. La cérémonie permettra également de présenter les 52 nouveaux projets labellisés en 2026, conduits dans différents territoires à travers le monde. Ces initiatives visent à favoriser une coexistence durable entre les fleuves, les écosystèmes et les populations qui en dépendent. À travers ces rencontres, les Assises entendent rappeler une évidence devenue stratégique : préserver l’eau, c’est aussi préparer l’avenir des territoires et des sociétés qui vivent avec leurs fleuves...
Selon les acteurs réunis en Ariège, la densité atteindrait désormais un ours pour 7 km² dans certains secteurs, une situation jugée incompatible avec le maintien d’un élevage pastoral viable. La motion réclame notamment une meilleure protection des troupeaux, des moyens adaptés aux réalités du terrain et une évolution du cadre réglementaire. Les professionnels souhaitent également que le rôle économique, environnemental et culturel du pastoralisme soit davantage reconnu dans les politiques publiques.
Ces observations ne prouvent évidemment pas que l’opération réussira. Elles démontrent cependant qu’elle produit des résultats qui méritent d’être étudiés. Interrompre maintenant une expérimentation prévue jusqu’en 2029 reviendrait à rendre un verdict avant d’avoir recueilli toutes les données.
Contrairement à d’autres ongulés, le sanglier ne se caractérise pas par un maternage particulièrement démonstratif : les soins corporels sont limités et le léchage, notamment, est absent. Pour autant, cela ne signifie pas que les liens sociaux soient faibles. Au contraire, la tolérance entre les membres du groupe constitue progressivement le ciment de la compagnie. Les jeunes peuvent être acceptés par plusieurs femelles et il arrive même qu’une laie allaite un marcassin qui n’est pas le sien. Ce comportement relève davantage d’une forte tolérance sociale que d’une véritable adoption. Les interactions répétées entre adultes et jeunes renforcent ainsi les liens et installent progressivement les règles de la vie collective. Dans cette organisation, la proximité physique joue également un rôle important. Les bauges communes, où les animaux se reposent parfois les uns contre les autres, illustrent cette recherche de contact qui, après avoir été indispensable aux nouveau-nés pour conserver leur chaleur, devient aussi un élément de confort et de socialisation. La compagnie constitue donc un environnement dans lequel les jeunes apprennent progressivement à vivre avec leurs congénères et à trouver leur place au sein du groupe...
Le cerf semble donc capable de distinguer, au moins dans certaines situations, un promeneur d’une présence associée à un risque plus important. L’évitement passe ensuite par le choix du milieu. Un animal peut gagner un couvert plus dense, quitter temporairement une zone dérangée ou modifier ses horaires d’activité. Le sanglier constitue à cet égard un excellent sujet d’étude. Des travaux récents utilisant des colliers GPS montrent qu’après des battues, il peut modifier son utilisation de l’espace, réduire la fréquentation des secteurs chassés et augmenter son activité nocturne. Surtout, l’expérience accumulée au fil des chasses semble influencer les stratégies individuelles : certains animaux fuient, d’autres restent dans des zones refuges. Ces comportements posent une question intéressante : le gibier apprend-il la chasse ? Il serait excessif de parler d’un raisonnement comparable au nôtre. En revanche, l’animal est capable d’associer des lieux, des périodes, des odeurs, des bruits ou des configurations de l’environnement à un risque. La répétition d’expériences modifie alors ses décisions. C’est cette faculté d’apprentissage, de mémorisation et d’adaptation qui donne à certaines populations une étonnante capacité à déjouer les stratégies humaines...
Il expose notamment au Salon des Artistes français et connaît, de son vivant, une carrière couronnée de succès et une certaine notoriété. L’exposition propose de découvrir son parcours à travers six salles, chacune mettant en avant une facette de son travail. Les croquis et études préparatoires permettent notamment d’entrer dans sa technique et de comprendre la construction de ses œuvres. Une salle est consacrée à la neige, environnement dans lequel Rötig excelle à représenter les animaux sauvages. Une autre rassemble ses modèles privilégiés : cerfs, sangliers et chevreuils, particulièrement présents dans sa production. Mais la palette du peintre ne se limite pas au grand gibier. Les animaux exotiques, observés notamment dans les parcs zoologiques, occupent également une place dans son œuvre, tandis qu’une dernière section témoigne de la diversité des espèces qu’il a représentées. À travers ses tableaux, Rötig cherche à saisir les animaux dans leur environnement et dans des attitudes naturelles. L’exposition invite ainsi à pénétrer « au cœur des forêts », mais aussi dans cette intimité animale que le peintre s’attachait à observer et à restituer. Présentée au 4 bis, place de Samois, à Moret-Loing-et-Orvanne, l’exposition est ouverte les vendredis, samedis et dimanches, de 14 h à 18 h. L’entrée est libre. Un catalogue regroupant les visuels des œuvres exposées est également disponible à l’accueil du musée. La ville de Moret-sur-Loing, où Rötig a vécu, offre ainsi un cadre particulièrement approprié pour redécouvrir l’œuvre de ce peintre animalier.
La Commission entend notamment rechercher les lourdeurs administratives qui pourraient être supprimées, simplifier certaines procédures et renforcer la sécurité juridique, sans diminuer les exigences environnementales. Le sujet est loin d’être anecdotique. La directive Oiseaux constitue depuis la fin des années 1970 l’un des piliers de la politique européenne de conservation, tandis que la directive Habitats, adoptée au début des années 1990, a notamment contribué à la construction du réseau Natura 2000. Leur application concerne donc directement la gestion des territoires, la protection des espèces et, dans certains cas, les activités agricoles, forestières, touristiques ou cynégétiques. La Commission veut surtout savoir où se trouvent les difficultés concrètes. Le calendrier est désormais engagé : après la consultation publique et les échanges avec les États membres et les parties prenantes, un nouveau dialogue avec la commissaire Jessika Roswall est prévu ce mois-ci, avant un rapport attendu d’ici à la fin de 2026. À ce stade, aucune modification des directives n’est donc arrêtée...