L’Office français de la biodiversité (OFB) et le WWF France ont officialisé, le 19 mai 2026, un partenariat-cadre de cinq ans, destiné à renforcer leur coopération en faveur de la protection de la nature. Signée lors de la conférence du Lab Transition Nature, cette convention formalise des relations déjà anciennes entre les deux structures et ouvre une nouvelle étape dans leur stratégie commune autour des grands enjeux environnementaux nationaux et internationaux. Les deux organismes entendent structurer davantage leurs coopérations scientifiques, techniques et opérationnelles. Trois grands objectifs sont affichés : répondre aux risques environnementaux, renforcer le partage d’expertise et de données scientifiques, et développer des projets communs à l’échelle française, européenne et internationale. Le partenariat prévoit également la mise en place d’un comité de liaison réunissant régulièrement les directions des deux structures afin de piloter les projets et définir les priorités annuelles. Les modalités de coopération pourront prendre différentes formes : montage de programmes européens, échanges scientifiques, accompagnement technique ou encore actions conjointes contre les atteintes à la biodiversité.
La convention s’inscrit par ailleurs dans le contrat d’objectifs et de performance 2026-2030 de l’OFB signé récemment avec l’État. L’OFB et le WWF collaborent déjà sur plusieurs projets LIFE européens, sur des programmes menés en Guyane ou en Nouvelle-Calédonie, ainsi que sur des dispositifs destinés à mobiliser les entreprises autour des enjeux environnementaux, notamment à travers le programme « Entreprises engagées pour la nature » ou le Lab Transition Nature lancé en 2025. Mais cette nouvelle étape est aussi très symbolique dans le contexte actuel. Depuis l’arrivée d’Anne Le Strat à l’OFB, beaucoup d’observateurs du monde cynégétique s’interrogent sur l’évolution de l’établissement public et sur ses futures priorités. Ce partenariat renforcé avec le WWF, organisation historiquement engagée dans des positions parfois critiques à l’égard de certaines pratiques de chasse, illustre la recomposition progressive des équilibres au sein des politiques françaises de biodiversité. Au fil des années, l’écologie institutionnelle et les grandes ONG environnementales se rapprochent autour d’une vision commune de la transition écologique, fondée sur la restauration des milieux, la réduction des pressions humaines et la préservation des espèces. Dans le même temps, le monde de la chasse donne le sentiment de s’éloigner progressivement de ces nouveaux centres de décision, malgré son implication historique dans la gestion de la faune et des habitats. Ce mouvement de fond pourrait bien redessiner durablement les rapports entre écologie publique et chasse française dans les années à venir. (Photo : à gauche, Véronique Andrieux, directrice générale de WWF France. A droite, Anne Le Strat, directrice générale déléguée de l’OFB).
Le Petit Journal de deux indissociables : la chasse et l'environnement

Derrière les mots, apparaît le parcours d’un homme qui, en l’espace de quelques années, a vu s’enchaîner les difficultés : des problèmes cardiaques qu’il attribue publiquement à un vaccin, la perte de son mandat de député après sa défaite aux législatives, puis l’engagement dans la campagne des élections européennes de 2024, dont l’issue allait se révéler catastrophique sur le plan financier. À l’origine du projet se trouve Willy Schraen, président de la FNC, qui souhaite alors fédérer un électorat rural, estimant ne plus être entendu par les grands partis nationaux. L’idée consiste à bâtir une liste centrée sur la défense de la ruralité, des traditions, du monde agricole et cynégétique, avec l’ambition de peser à Bruxelles sur les questions environnementales et agricoles. Mais très rapidement, un problème stratégique apparaît : Willy Schraen ne souhaite finalement pas conduire lui-même la liste. Le président des chasseurs préfère rester en retrait, tout en conservant une influence déterminante sur l’orientation du projet. Le nom de Jean Lassalle s’impose alors presque naturellement. L’ancien député possède la notoriété nationale, l’image populaire et la crédibilité rurale nécessaires pour porter une telle aventure électorale. Il accepte de devenir tête de liste. Derrière lui, Willy Schraen prend la troisième position, un choix loin d’être anodin, puisque le seuil de 3 % conditionnait le remboursement des frais de campagne, tandis qu’un score supérieur à 5 % aurait permis d’obtenir des élus, dont le patron de la chasse française. À ce moment-là, l’alliance semble encore prometteuse et beaucoup imaginent pouvoir transformer la colère du monde rural en dynamique électorale...
Dès la sortie du canon, une balle subit plusieurs forces simultanées : la gravité, bien entendu, mais aussi la traînée aérodynamique, les variations atmosphériques, l’effet gyroscopique lié aux rayures du canon et même, à longue distance, la rotation terrestre via l’effet Coriolis. La pesanteur agit immédiatement selon la relation classique P = m × g, avec g = 9,81 m/s². Mais en pratique, le frein principal reste la résistance de l’air. À 800 ou 900 m/s, un projectile évolue dans le domaine supersonique. Il génère donc une onde de choc et voit son comportement fortement dépendre de son coefficient balistique (BC). Plus ce coefficient est élevé, plus la balle conserve sa vitesse, son énergie et sa stabilité. Les logiciels modernes utilisent d’ailleurs les modèles G1 ou G7, pour calculer la décélération réelle selon la forme du projectile. Une balle moderne de chasse en calibre supérieur à 7mm, peut ainsi perdre près de 40 % de sa vitesse initiale à 300 mètres. Cette perte influence directement la chute du projectile, mais aussi l’énergie résiduelle à l’impact. À cela s’ajoutent des paramètres souvent négligés : température, humidité, altitude ou pression atmosphérique. Une balle tirée à 1 500 mètres d’altitude subira moins de traînée qu’au niveau de la mer, ce qui modifie sensiblement la trajectoire et la DRO réelle. Même le vent latéral devient déterminant : avec un vent de travers de 20 km/h, une balle peut dériver de plusieurs centimètres dès 200 mètres...
Pendant que les dégâts agricoles explosent, que les collisions routières se multiplient et que certaines populations deviennent franchement compliquées à réguler, une partie de l’opinion semble avoir transformé le sanglier en mélange de philosophe stoïcien, d’animal domestique et de victime universelle. Le voilà désormais présenté comme un résistant écologique, presque comme un penseur sauvage persécuté par la brutalité humaine. Le sanglier ne retourne plus un champ parce qu’il cherche à manger. Non, il proteste contre l’artificialisation des sols. Le renard ne vole plus une poule : il reprend possession de son territoire ancestral. Quant au cerf aperçu dans un lotissement, il pleure sur ses souilles englouties par notre société moderne. On attend maintenant avec impatience le documentaire de trois heures expliquant la détresse psychologique du ragondin périurbain... Le problème n’est pas d’aimer les animaux. Le problème est de leur attribuer des raisonnements humains sortis tout droit d’un séminaire de développement personnel. Aujourd’hui, le moindre comportement instinctif devient la preuve d’une intelligence quasi mystique. Un sanglier contourne une clôture ? C’est un génie tactique. Un corbeau utilise le vent ? Il maîtrise la physique des fluides mieux qu’un ingénieur aéronautique. Un renard fixe une caméra de chasse ? Aussitôt, les commentaires fleurissent : « Regardez sa tristesse… il semble réfléchir à la folie du monde moderne ». Mais non, il regarde simplement un truc qui brille...
Lors du récent séminaire national consacré aux études scientifiques menées sur le terrain, plusieurs fédérations ont présenté des travaux illustrant cette montée en puissance de la connaissance appliquée à la gestion cynégétique. L’objectif affiché n’est plus seulement de préserver des tableaux de chasse, mais bien de disposer de données fiables permettant d’adapter les pratiques et de construire des stratégies de conservation à long terme. Cette évolution traduit aussi une transformation profonde du rôle des FDC, de plus en plus engagées dans des démarches techniques mêlant suivi écologique, outils numériques, analyses scientifiques et aménagement des habitats. Dans de nombreux territoires, la chasse du petit gibier ne peut désormais être envisagée sans une compréhension fine des dynamiques de population et des facteurs environnementaux qui conditionnent leur survie. Derrière ces travaux apparaît une réalité plus large : le petit gibier constitue aujourd’hui un véritable indicateur de la santé des milieux agricoles et ruraux. Là où les habitats restent diversifiés, où les haies, couverts et zones refuges subsistent, certaines espèces parviennent encore à maintenir des effectifs satisfaisants. À l’inverse, les territoires les plus intensifiés enregistrent souvent des baisses importantes de reproduction et de survie...
fois l’espèce reconnue, le système déclenche automatiquement un signal sonore spécifique destiné à faire fuir l’animal avant l’arrivée du train. Les premiers essais ont déjà permis d’identifier plusieurs espèces emblématiques de la faune nordique, notamment des élans, des chevreuils, des renards et des sangliers. Depuis avril 2026, les tests sont entrés dans une seconde phase intégrant pleinement le couplage entre détection vidéo et effarouchement acoustique. Le projet est actuellement déployé sur plusieurs lignes stratégiques suédoises comme Dalabanan et Bergslagsbanan, en partenariat avec l’opérateur VR et l’autorité régionale Tåg i Bergslagen. L’initiative bénéficie également du soutien financier de l’agence nationale suédoise pour l’innovation, Vinnova. Sur le plan technique, le système utilise une architecture dite « Edge AI ». Contrairement à un traitement distant dans le cloud, les données sont analysées directement sur site afin de garantir des temps de réaction extrêmement rapides, indispensables sur les lignes à grande vitesse où quelques secondes peuvent faire la différence. L’un des intérêts majeurs du dispositif réside dans son apprentissage continu. Chaque passage d’animal est enregistré et classifié afin d’améliorer progressivement la précision de reconnaissance des espèces. Les ingénieurs cherchent actuellement à perfectionner la détection des grands cervidés, particulièrement impliqués dans les accidents ferroviaires scandinaves. Cette technologie marque également une rupture avec les protections classiques comme les clôtures fixes. Si ces dernières permettent de limiter les collisions, elles créent parfois des « pièges » lorsque les animaux pénètrent malgré tout sur les voies. Le système développé par Flox Intelligence privilégie au contraire une intervention dynamique, capable d’éloigner activement les animaux. Autre innovation : les sons diffusés ne sont pas des ultrasons répétitifs auxquels la faune finit par s’habituer. L’IA génère des fréquences variables et des cris de prédateurs adaptés à chaque espèce afin d’éviter tout phénomène d’accoutumance. Au-delà de la sécurité, les opérateurs espèrent réduire les retards, les coûts de réparation et l’impact psychologique des collisions sur les conducteurs de train. Cette approche illustre l’émergence d’un ferroviaire connecté, où les données environnementales deviennent un outil central de gestion des infrastructures et de protection de la biodiversité.
Les abeilles et autres pollinisateurs, par exemple, assurent une part essentielle de la production agricole mondiale. Les forêts stockent le carbone, régulent le climat et abritent une multitude d’espèces indispensables au fonctionnement naturel des milieux. Pourtant, cette richesse biologique est aujourd’hui fortement menacée. La destruction des habitats naturels, l’urbanisation, l’agriculture intensive, les pollutions, le changement climatique et l’introduction d’espèces invasives entraînent une disparition accélérée des espèces. Selon les scientifiques, le rythme actuel d’extinction est sans précédent depuis plusieurs millions d’années. Face à cette situation, la préservation de la biodiversité devient une responsabilité collective. Les États mettent en place des espaces protégés, des programmes de réintroduction d’espèces et des politiques de gestion durable des ressources naturelles. Mais chacun peut également agir à son échelle : préserver les haies et les zones sauvages dans les jardins, limiter l’usage des pesticides, favoriser les plantations locales, réduire les déchets ou soutenir les productions respectueuses de l’environnement. Cette Journée internationale de la biodiversité est aussi l’occasion de rappeler que l’homme fait partie intégrante de la nature. Protéger la diversité biologique, c’est préserver les équilibres indispensables aux générations futures et maintenir un patrimoine naturel irremplaçable.
Chaque année, entre 7 et 8 millions d’euros issus des prélèvements sur les mises, des sommes qui reviennent normalement à l’État, sont réorientés vers ces programmes environnementaux. Le dispositif apporte ainsi des financements complémentaires précieux à des collectivités, associations ou gestionnaires d’espaces naturels souvent confrontés à des coûts importants pour restaurer ou protéger des milieux dégradés. Moins médiatisée que Mission Patrimoine, cette initiative poursuit pourtant un objectif majeur : sensibiliser le grand public à l’érosion de la biodiversité tout en mobilisant des moyens financiers supplémentaires pour agir concrètement sur le terrain. Pour Vincent Perrotin, directeur de l’Engagement chez FDJ United, la démarche répond à une double ambition : « sensibiliser le grand public à la préservation de la biodiversité et soutenir des projets ancrés dans les territoires ». Depuis 2023, FDJ United est également devenu grand mécène de l’OFB avec un soutien complémentaire de 1,5 million d’euros. Face à l’intérêt rencontré, l’État a décidé de prolonger le programme pour deux années supplémentaires dans le cadre du projet de loi de finances 2026. La quatrième édition a d’ailleurs débuté le lundi 18 mai 2026 avec quatre tirages spéciaux du Loto entièrement consacrés à la préservation et à la restauration de la biodiversité. Un nouvel appel à projets a été lancé le 11 mars dernier par l’OFB, et les lauréats sélectionnés seront dévoilés au mois de juillet.
Tout au long du week-end, les visiteurs pourront flâner au cœur du Marché du Terroir, véritable vitrine des savoir-faire locaux. Producteurs et artisans seront réunis pour présenter une large gamme de produits gourmands et de créations artisanales : vannerie, décoration, textile, mais aussi des articles liés à la chasse et à l’élevage avicole. Ce moment d’échange privilégié permettra de valoriser les circuits courts et de renforcer le lien entre producteurs et consommateurs. Le programme s’enrichira également d’un pôle dédié aux chiens, avec des démonstrations organisées tout au long du week-end. Des animations autour de la faune et de la flore haut-marnaises viendront compléter cette offre, offrant au public une immersion ludique et pédagogique dans la biodiversité locale. Les plus jeunes ne seront pas en reste. Un rallye nature, organisé le samedi après-midi pour les enfants de 6 à 12 ans, leur permettra de partir à la découverte de leur environnement de manière interactive et éducative. Une belle occasion de sensibiliser les nouvelles générations aux enjeux de la préservation de la nature. Enfin, la dimension festive sera au rendez-vous grâce à des animations musicales variées. L’orchestre « Les Comètes » et les sonneurs de trompe de chasse « Les Échos du Vallage » rythmeront ces deux journées, contribuant à créer une atmosphère joyeuse et fédératrice. Gratuite et ouverte à tous, cette manifestation promet une expérience riche en découvertes, en rencontres et en émotions, dans un cadre exceptionnel. Un rendez-vous à ne pas manquer pour tous les amoureux de nature, de traditions et de convivialité.
Cette situation inquiète scientifiques, agriculteurs et défenseurs de la nature, car sans pollinisateurs, une grande partie de la biodiversité végétale serait menacée. Le rôle des abeilles est en effet essentiel. Elles assurent la pollinisation de plus de 80 % des plantes à fleurs et participent directement à la production de nombreux fruits, légumes et graines. Pommes, cerises, melons, colza ou tournesol dépendent largement de leur activité. Au-delà de l’agriculture, les abeilles contribuent au maintien des écosystèmes naturels en favorisant la reproduction des plantes sauvages qui nourrissent oiseaux, petits mammifères et insectes. Leur disparition aurait donc des conséquences considérables sur toute la chaîne du vivant. Le printemps est également la saison des essaimages. Lorsqu’une colonie devient trop importante, une partie des abeilles quitte la ruche avec une reine pour former un nouvel essaim. Ces grappes impressionnantes, souvent observées sur une branche ou un poteau, sont généralement peu agressives. Elles cherchent simplement un nouvel abri pour s’installer durablement. Quelques gestes simples peuvent favoriser la fixation de ces essaims. Installer une ruchette ou une caisse en bois à l’abri du vent et de la pluie constitue une bonne solution. Les abeilles apprécient les endroits calmes, légèrement en hauteur et proches d’un environnement riche en fleurs mellifères. L’utilisation de vieux cadres cirés ou d’un peu de propolis peut également attirer un essaim en quête d’un nouveau logement. Enfin, limiter l’usage des pesticides et planter des espèces mellifères (lavande, trèfle, romarin, bourrache ou tilleul...) contribue à offrir aux abeilles des ressources précieuses. Protéger les abeilles, c’est préserver la biodiversité, mais aussi une part essentielle de notre alimentation et de nos paysages.
Le programme repose sur la collecte d’échantillons biologiques, le séquençage ADN et l’assemblage de génomes de référence de plusieurs espèces chassables. Ces données constituent ensuite une base scientifique de très haute valeur pour les chercheurs. Au-delà de l’aspect technologique, l’intérêt de ces travaux est immense pour la gestion de la faune sauvage. Les analyses génomiques permettent par exemple de mieux comprendre les mouvements de populations, les phénomènes de consanguinité, les capacités d’adaptation au changement climatique ou encore la résistance de certaines espèces face aux maladies émergentes. Dans un contexte où les enjeux sanitaires et environnementaux prennent une importance croissante, disposer d’informations génétiques précises devient un outil stratégique pour la conservation et la gestion durable des milieux naturels. L’intégration de HUNTomics au sein de l’EBP témoigne également de l’évolution du rôle des chasseurs dans les programmes scientifiques modernes. Grâce à leur présence permanente sur le terrain, les réseaux cynégétiques disposent d’une capacité unique de collecte d’informations et d’échantillons biologiques. Cette participation active contribue aujourd’hui à enrichir les connaissances sur la biodiversité française et européenne. Les données produites par HUNTomics seront accessibles à l’ensemble de la communauté scientifique internationale. Une ouverture qui pourrait accélérer de nombreuses recherches sur la biodiversité, tout en renforçant la place de la France dans les grands projets scientifiques consacrés au vivant.