Canon-Fronsac Château du Gazin

Canicule : comment la faune sauvage tente de survivre aux fortes chaleurs

Les épisodes de canicule ne sont plus des phénomènes exceptionnels. Chaque été, les périodes de fortes chaleurs s'installent plus tôt, durent plus longtemps et s'accompagnent souvent d'une sécheresse marquée. Si l'homme peut limiter les effets de ces températures extrêmes en recherchant la fraîcheur ou en s'hydratant, la faune sauvage ne dispose que de ses capacités d'adaptation. Mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et insectes doivent modifier leurs habitudes pour survivre, avec des succès très variables selon les espèces. Une forte chaleur n'est pas forcément synonyme de catastrophe pour les animaux. La plupart ont développé au fil de leur évolution des comportements leur permettant de supporter des températures élevées. Ce sont surtout l'absence prolongée d'eau, le manque d'ombre, la sécheresse des sols, la raréfaction de la nourriture ou encore les incendies qui aggravent la situation. Les jeunes animaux, les individus âgés et les espèces déjà fragilisées figurent parmi les plus exposés. Les grands mammifères adaptent rapidement leur rythme de vie. Cerfs, chevreuils, daims, mouflons ou sangliers deviennent beaucoup plus discrets durant les heures les plus chaudes. Ils limitent leurs déplacements, recherchent les sous-bois, les fourrés épais ou les secteurs humides et concentrent leur activité au lever et au coucher du soleil, voire pendant la nuit. Le sanglier est sans doute l'espèce la plus dépendante de la fraîcheur. Dépourvu de glandes sudoripares efficaces, il utilise les souilles, ces bains de boue caractéristiques, pour réguler sa température tout en se débarrassant de nombreux parasites. Lorsque les mares s'assèchent, les animaux peuvent parcourir plusieurs kilomètres afin de trouver un point d'eau...

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Le chevreuil européen

Il se distingue des autres cervidés par une organisation sociale souple et discrète, bien éloignée des grandes hardes spectaculaires observées chez le cerf élaphe. Animal fondamentalement individualiste, il mène une existence largement solitaire, rythmée par des déplacements limités et une fidélité remarquable à son domaine vital. Dans les milieux forestiers riches et tranquilles, certains individus peuvent passer toute leur vie sur quelques dizaines d’hectares seulement, sans jamais s’en éloigner durablement. Cette forte sédentarité explique d’ailleurs la grande connaissance qu’a le chevreuil de son environnement immédiat : coulées, zones de gagnage, remises, passages protégés ou points d’eau sont utilisés avec une précision quasi quotidienne. Chez le mâle adulte, le comportement territorial atteint son apogée au printemps et en été. Dès que les bois sont entièrement reformés et débarrassés de leur velours, le brocard entreprend un véritable travail de signalisation de son territoire. Il multiplie les « grattis », petites zones de sol mises à nu par les sabots, ainsi que les « frottis », traces laissées sur les jeunes arbres par les bois et les glandes frontales. Ces marques visuelles et olfactives jouent un rôle essentiel dans la communication entre individus. Lorsqu’ils sont associés sur une même place, grattis et frottis constituent ce que les forestiers appellent un « régalis ». Ce marquage limite souvent les affrontements directs, relativement rares chez l’espèce. Les combats existent néanmoins durant le rut, surtout entre mâles de force équivalente, et peuvent parfois provoquer des blessures sévères lorsque les bois s’emmêlent. Les densités de population influencent fortement cette territorialité : dans les grands massifs forestiers peu peuplés, les limites territoriales sont strictes, tandis qu’en plaine agricole ou dans les paysages ouverts, une tolérance plus importante apparaît, notamment envers les jeunes subadultes. La structure familiale repose essentiellement sur la chevrette et ses faons. Ce noyau matriarcal, temporaire mais solide, demeure stable jusqu’au printemps suivant la naissance. Contrairement aux idées reçues, la mère garde volontairement ses petits à distance les uns des autres durant leurs premières semaines de vie. Dissimulés dans la végétation, immobiles grâce à un réflexe d’inhibition extrêmement développé, les faons comptent sur leur robe tachetée et leur absence d’odeur corporelle pour échapper aux prédateurs. La chevrette revient seulement quelques minutes par jour pour les allaiter. Ce comportement explique pourquoi un faon découvert seul en forêt n’est absolument pas abandonné. Les interventions humaines, souvent motivées par de bonnes intentions, provoquent malheureusement chaque année la mort de nombreux jeunes animaux, victimes du stress, du dérangement ou du rejet maternel après manipulation...

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Energie : le prix du sabotage écologiste

Pendant longtemps, l'énergie a été considérée comme une évidence. On appuyait sur un interrupteur, on faisait le plein d'un tracteur ou d'une voiture, on alimentait une usine, une scierie ou une exploitation agricole sans véritablement se demander d'où provenait cette puissance indispensable à notre quotidien. Pourtant, l'énergie est aujourd'hui à l'économie ce que l'eau est à la vie sauvage : une ressource vitale dont on ne mesure réellement l'importance que lorsqu'elle vient à manquer. Derrière chaque activité humaine se cache en effet une consommation énergétique. L'industrie a besoin d'électricité pour produire, l'agriculture de carburants pour travailler les sols, semer ou récolter, la forêt de machines pour exploiter les peuplements et valoriser le bois, tandis que les ménages dépendent de l'énergie pour se déplacer, se chauffer et vivre tout simplement. Sans énergie abondante et accessible, aucune économie moderne ne peut prospérer durablement. C'est pourquoi la question énergétique dépasse largement les débats techniques ou environnementaux. Elle touche directement à la souveraineté nationale. Les conflits internationaux récents ont brutalement rappelé cette réalité. Un pays qui ne maîtrise plus sa production énergétique devient dépendant de fournisseurs étrangers et s'expose à des décisions qu'il ne contrôle plus. La France avait pourtant compris cette leçon dès le choc pétrolier de 1973. Face à l'explosion du prix du pétrole, le plan Messmer fut lancé dès 1974 avec une ambition simple : garantir l'indépendance énergétique du pays. En moins de vingt ans, 58 réacteurs nucléaires furent construits. La France disposait alors de l'une des électricités les moins carbonées du monde, parmi les moins chères d'Europe, tout en exportant massivement son courant vers ses voisins. Ce choix industriel visionnaire a assuré pendant plusieurs décennies la compétitivité de l'économie française. Puis sont arrivés les mouvements écologistes politiques...

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Appeaux à chevreuil : comprendre le langage du brocard

A l'approche du rut, les appeaux à chevreuil retrouvent une place de choix dans la poche des chasseurs. Bien loin d'être un simple gadget, cet accessoire permet de reproduire certaines vocalisations naturelles du chevreuil afin de susciter une réaction chez le brocard. Encore faut-il comprendre ce que l'on cherche à lui « dire ». Car un appeau ne relève pas de la magie : il repose avant tout sur une bonne connaissance du comportement de l'espèce. Tous les appeaux ne produisent pas les mêmes sons. Les modèles les plus courants reproduisent le cri de la chevrette, celui du faon en détresse ou encore les vocalisations d'un jeune chevreuil. Chacun correspond à une situation bien précise. Le cri de la chevrette est particulièrement efficace au moment du rut, lorsqu'un brocard recherche activement une femelle. À l'inverse, les appels du faon exploitent l'instinct de protection des femelles, mais peuvent aussi éveiller la curiosité des mâles présents à proximité. Certains modèles modernes permettent même de varier les tonalités en modulant simplement la pression exercée ou la position des doigts sur l'instrument, offrant ainsi plusieurs possibilités avec un seul appeau. Mais pourquoi un brocard répond-il à ces appels ? La réponse se trouve dans son comportement naturel. Durant le rut, qui s'étend généralement de la mi-juillet à la mi-août selon les régions, les mâles parcourent leur territoire à la recherche de chevrettes réceptives. En entendant une vocalisation crédible, ils pensent qu'une femelle se trouve à proximité et viennent vérifier. La curiosité joue également un rôle important, tout comme l'instinct territorial chez certains sujets dominants. En revanche, les vieux brocards, plus expérimentés, se montrent souvent beaucoup plus prudents que les jeunes animaux et n'hésitent pas à interrompre leur approche au moindre détail suspect. Le choix de l'appeau a également son importance. Les modèles en bois séduisent par la chaleur de leur son, tandis que ceux en acrylique ou en matériaux composites offrent une plus grande régularité et résistent mieux aux variations climatiques. Les appeaux soufflés demandent un peu d'entraînement mais autorisent une palette sonore très riche. Les modèles à poire, actionnés par simple pression, sont souvent plus accessibles aux débutants. Au final, l'appeau ne trompe pas le chevreuil : il exploite simplement ses instincts. Sa réussite dépend moins de l'accessoire lui-même que de la capacité du chasseur à reproduire une situation crédible. Car, en matière d'approche estivale, la meilleure arme reste souvent la connaissance du comportement du brocard...

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A vendre

A vendre

En Haute-Marne, région Doulaincourt : copropriété d'un parc de chasse de 100 ha. Clôture en bon état (non soumise à la loi Sologne). Contact par courriel : claude.menigot@gmail.com


Loi agricole : dispositions concernant le loup et la louveterie

Le Sénat poursuit l'examen du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, un texte qui ne se limite pas aux seules questions de production agricole. Parmi les nombreux amendements débattus, figurent plusieurs dispositions concernant la gestion du loup et le rôle des lieutenants de louveterie, acteurs historiques de la régulation de la faune sauvage. L'un des points abordés porte sur la reconnaissance des missions exercées par les lieutenants de louveterie. Bénévoles nommés par le préfet, ils interviennent notamment dans le cadre des opérations de destruction d'animaux susceptibles de causer des dégâts, des battues administratives ou encore des tirs de défense contre le loup. Plusieurs amendements visent à mieux encadrer leur statut et à reconnaître leur engagement au service de l'État, notamment en facilitant leurs autorisations d'absence auprès de leur employeur lorsqu'ils sont mobilisés dans le cadre de leurs missions. Les débats se sont également concentrés sur les modalités d'intervention face aux attaques de loups sur les troupeaux. Le texte examiné prévoit d'adapter certaines règles relatives aux tirs de défense afin de permettre une réponse plus efficace lorsque les éleveurs subissent des prédations. Les sénateurs ont notamment étudié les dispositions issues des travaux de l'Assemblée nationale concernant l'utilisation de dispositifs de vision nocturne. Le projet de loi autorise ainsi, sous certaines conditions strictes, des éleveurs ou leurs mandataires à utiliser des lunettes de visée thermique lors des tirs de défense contre le loup. Cette possibilité serait réservée aux personnes titulaires du permis de chasser, ayant suivi une formation dispensée par l'OFB et ayant déjà participé à une opération de tir encadrée par un ou plusieurs lieutenants de louveterie. L'objectif affiché est d'améliorer l'efficacité des interventions nocturnes tout en maintenant un encadrement technique et administratif...

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Barrages effacés, eau toujours plus rare : le bilan qui dérange

Trois ans après les premières alertes lancées par plusieurs parlementaires, associations de moulins et élus ruraux, le bilan de la politique d'arasement des ouvrages hydrauliques apparaît plus contrasté que ne le présentent ses promoteurs. Si la restauration de la continuité écologique demeure un objectif officiel de l'État, les critiques se sont multipliées entre 2023 et 2026, au point de remettre en cause la méthode employée, davantage que le principe lui-même. D'un côté, l'État et l'OFB continuent de défendre cette politique. Leur position reste inchangée : les seuils, barrages et ouvrages transversaux constituent des obstacles à la circulation des poissons migrateurs et au transport naturel des sédiments. Leur suppression ou leur aménagement permettrait de restaurer le fonctionnement des rivières, d'améliorer leur qualité écologique et de limiter le réchauffement des eaux stagnantes. La réglementation française, issue de la directive-cadre européenne sur l'eau et de la loi sur l'eau de 2006, n'a d'ailleurs pas été remise en cause et continue d'être appliquée, même si les services de l'État privilégient désormais davantage les solutions d'aménagement lorsque celles-ci sont techniquement et économiquement envisageables. Mais, sur le terrain, les résultats sont loin de faire consensus. Les populations de poissons migrateurs emblématiques, comme le saumon atlantique ou l'anguille, demeurent très fragiles, malgré plusieurs milliards d'euros consacrés depuis une quinzaine d'années à la restauration de la continuité écologique. Les critiques portent également sur l'absence d'évaluations scientifiques globales permettant de mesurer précisément les bénéfices des effacements réalisés sur les milliers de petits ouvrages. De nombreux élus, propriétaires de moulins, syndicats agricoles et associations dénoncent une politique coûteuse, menée parfois sans véritable analyse coût-bénéfice et sans prise en compte suffisante des autres fonctions assurées par ces retenues d'eau...

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Trophées : la sélection de juillet 2026

Ardennes

Un beau cerf du massif de l'Argonne

Prélevé le 7 décembre 2025 par Morgan Champeaux sur le territoire de la commune de Cornay, à l'extrême sud-est des Ardennes, aux confins de la Meuse et de la Marne, ce cerf illustre parfaitement la qualité génétique des populations du massif de l'Argonne. Estimé à seulement six ans, il se trouvait au début de sa pleine maturité, ce qui laisse imaginer le potentiel qu'il aurait encore pu exprimer au cours des saisons suivantes. Son trophée affiche un poids brut de 5,830 kg pour une envergure de 69,5 cm. Il porte treize cors, répartis en six à gauche et sept à droite. Les merrains mesurent respectivement 95,3 cm et 95 cm, tandis que les andouillers d'œil atteignent près de 30 cm. Les chevillures, bien développées, affichent 32,2 cm et 28,6 cm. Les meules présentent une circonférence moyenne de 22,2 cm et les merrains conservent une excellente épaisseur sur toute leur longueur. Les empaumures totalisent sept épois, dont six dépassent 15 cm. L'ensemble est harmonieux, puissant et particulièrement bien équilibré. Avec une cotation CIC de 174,72 points, ce trophée franchit le seuil d'homologation des 170 points et rejoint les plus belles réalisations récentes du département.

 

Vosges

Un cerf sans chevillure

Obtenu au cours de la saison 2024-2025 dans le massif forestier de Contrexéville, ce cerf est estimé entre six et sept ans. S'il ne rivalise pas avec les plus grands trophées par sa masse, il attire immédiatement l'attention par une architecture particulièrement atypique. Ce type de conformation demeure relativement rare et constitue tout l'intérêt de cette pièce. Le bois droit, assez puissant, porte un petit surandouiller ainsi qu'une empaumure composée d'une trochure et d'une fourche. Le bois gauche reprend pratiquement le même dessin, mais sans surandouiller, créant une légère dissymétrie qui renforce encore son originalité. L'absence totale de chevillure, caractéristique peu fréquente chez le cerf élaphe, confère au trophée une silhouette inhabituelle en rompant avec l'architecture classique des grands cervidés. Ce type d'anomalie n'affecte pas nécessairement la qualité de l'animal et témoigne de la grande diversité des formes que peuvent présenter les bois.

 

Haute-Marne

Classé troisième du département

Prélevé le 4 août 2025, ce remarquable brocard figure parmi les plus beaux trophées enregistrés récemment en Haute-Marne. Avec une cotation CIC de 168,15 points, il se classe au troisième rang départemental, confirmant la qualité des populations de chevreuils présentes sur ce territoire. Le trophée impressionne d'abord par sa masse. Son poids net atteint 675 grammes, tandis que son volume est estimé à 260 ml, des valeurs particulièrement élevées pour un brocard français. Les perches mesurent respectivement 24,2 cm et 22,4 cm pour une envergure de 9,5 cm. Leur forte épaisseur, associée à une excellente densité de matière, donne à l'ensemble un aspect très puissant et harmonieux. Les cotateurs ont également attribué huit points de beauté, récompensant la régularité de la conformation, la qualité des perlures, la coloration du trophée et son esthétique générale.

 

Bas-Rhin

Une architecture en U peu commune

Ce cerf a été prélevé le 8 septembre 2025 dans le massif forestier de La Petite-Pierre, l'un des hauts lieux de la chasse au grand gibier dans le Bas-Rhin. Estimé à une dizaine d'années, il avait atteint un âge pleinement mature, ce qui se traduit par une conformation particulièrement caractéristique. Son trophée se distingue avant tout par son architecture en forme de U, relativement rare. Le bois droit porte quatre cors tandis que le gauche en présente cinq. Malgré cette légère différence, l'ensemble reste remarquablement équilibré, les merrains dessinant une ouverture régulière qui confère au trophée une silhouette élégante et immédiatement reconnaissable. Cette configuration sort des standards les plus fréquemment observés et attire naturellement l'œil des connaisseurs. Si le nombre de cors demeure relativement modeste, c'est bien la qualité de la construction générale qui fait tout l'intérêt de ce trophée.

 

Moselle

Grand daguet de seconde tête

Prélevé au cours de la dernière saison de chasse dans le massif des Vosges du Nord, ce grand daguet présente des caractéristiques particulièrement intéressantes. Au premier regard, ses longues perches bien développées pourraient laisser penser à un jeune daguet particulièrement précoce. Pourtant, plusieurs indices permettent d'en préciser l'âge. La présence de meules nettement formées indique qu'il s'agit en réalité d'un daguet de seconde tête. Cette observation est confirmée par l'examen de la dentition : la troisième prémolaire est bilobée, signe caractéristique d'un animal ayant déjà effectué son renouvellement dentaire. Le bois gauche présente en outre une légère amorce d'andouiller d'œil, preuve supplémentaire de son évolution vers une ramure plus élaborée. Ce trophée constitue un excellent support pédagogique pour illustrer les critères d'identification de l'âge des cervidés. Il rappelle également que l'examen conjoint de la dentition et des bois demeure indispensable pour apprécier correctement le stade de développement d'un animal.

 

Aisne

Une mue exceptionnellement tardive

Prélevé par M. Goossens lors de la dernière saison de chasse dans l'Aisne, ce brocard présente une conformation classique à six pointes, mais il se distingue par plusieurs particularités qui en font un trophée digne d'intérêt. Les meules, bien marquées, présentent une forme en toit, tandis que la perche droite affiche une courbure assez prononcée. À sa base apparaît un petit andouiller surnuméraire, détail peu fréquent qui renforce l'originalité de l'ensemble. Cependant, c'est surtout le bois gauche qui attire l'attention. Celui-ci conserve encore plusieurs lambeaux de velours desséchés, témoins d'une mue particulièrement tardive. Ce phénomène peut s'expliquer par différents facteurs, notamment un léger retard physiologique, un état sanitaire particulier ou des conditions environnementales ayant influencé le cycle hormonal de l'animal. Bien que peu courant, ce type d'observation rappelle toute la diversité des situations rencontrées chez le chevreuil. Ce trophée constitue ainsi un bel exemple d'une anomalie naturelle qui intéressera aussi bien les passionnés de biologie que les collectionneurs de trophées originaux.


En attendant le nouvel arrêté ESOD, la régulation est suspendue sur tout le territoire

À partir de ce jour, 1er juillet 2026, les chasseurs, piégeurs agréés et gardes particuliers devront composer avec une situation inédite : les opérations de régulation des espèces classées ESOD (espèces susceptibles d'occasionner des dégâts) relevant du groupe 2, sont temporairement suspendues dans toute la France, faute de nouvel arrêté ministériel entré en vigueur. L'arrêté du 3 août 2023, qui fixait pour trois ans la liste des espèces concernées dans chaque département, est arrivé à échéance le 30 juin 2026. Or, le nouveau texte n'a pas encore été publié, créant un vide juridique qui empêche la mise en œuvre des dispositifs spécifiques de régulation jusqu'à son entrée en vigueur. Concrètement, cette interruption concerne notamment le renard roux, la fouine et la corneille noire dans les départements où ces espèces étaient classées ESOD. Les opérations de piégeage réalisées au titre de ce classement, les destructions à tir sur autorisation préfectorale ainsi que les autres modalités spécifiques de régulation prévues par la réglementation ne pourront plus être pratiquées pendant cette période transitoire. Cette suspension ne signifie toutefois pas que toute intervention sur ces espèces devient impossible. Les actions relevant d'autres fondements juridiques, comme la chasse durant les périodes d'ouverture ou les dispositions applicables aux espèces exotiques envahissantes du groupe 1, demeurent inchangées. Seuls les dispositifs directement liés au classement ESOD du groupe 2 sont concernés par cette interruption réglementaire. Sur le terrain, cette situation suscite déjà de nombreuses interrogations. Les agriculteurs confrontés aux dégâts, les éleveurs de volailles, les lieutenants de louveterie et les piégeurs attendent désormais la publication du nouvel arrêté afin de pouvoir reprendre les opérations de régulation lorsque le cadre légal sera rétabli. Plusieurs préfectures avaient d'ailleurs anticipé cette échéance en informant les usagers que les autorisations en cours cesseraient automatiquement au 30 juin et qu'une nouvelle demande devrait être déposée dès l'entrée en vigueur du futur arrêté ministériel. La durée de cette interruption dépendra donc exclusivement du calendrier de publication du nouveau texte par le ministère chargé de l'Environnement...


Le Sénat soutient la création d'une filière française de venaison sauvage

Le sénateur de Seine-et-Marne Aymeric Durox a annoncé l'adoption au Sénat d'un amendement visant à favoriser la création d'une véritable filière française de venaison sauvage. Déposé dans le cadre du projet de loi consacré à la souveraineté agricole et alimentaire, cet amendement a pour objectif de reconnaître la valorisation du gibier sauvage comme un projet d'avenir agricole et de limiter le recours aux importations de viande de gibier. Chaque année, plusieurs milliers de tonnes de venaison sont consommées en France. Pourtant, une part importante de cette viande provient de l'étranger, notamment d'Europe centrale ou de Nouvelle-Zélande, alors que le territoire français dispose d'importantes populations de sangliers, de cerfs, de chevreuils et d'autres espèces de grand gibier susceptibles d'alimenter une filière nationale. Cette situation apparaît paradoxale pour les défenseurs d'une meilleure valorisation des prélèvements réalisés par les chasseurs. L'amendement adopté ne crée pas directement une nouvelle filière économique, mais constitue un signal politique. Il demande que la valorisation du gibier sauvage puisse être pleinement intégrée aux projets d'avenir agricoles, ouvrant ainsi la voie à un développement des circuits de collecte, de transformation et de commercialisation de la venaison française. Pour les partisans de cette évolution, une telle organisation permettrait de mieux valoriser une ressource locale, de réduire les importations de viande de gibier et d'offrir de nouveaux débouchés aux chasseurs ainsi qu'aux ateliers de traitement agréés. Elle contribuerait également à répondre aux enjeux de régulation des populations de grand gibier, notamment du sanglier, dont les effectifs demeurent élevés dans de nombreux départements. L'adoption de cet amendement a suscité des réactions contrastées au Sénat, certains élus écologistes ayant exprimé leurs réserves sur cette orientation. Pour Aymeric Durox, cette décision constitue au contraire une première étape vers la structuration d'une véritable filière française de venaison, conciliant souveraineté alimentaire, valorisation des ressources locales et réduction de la dépendance aux importations.


Chasse d’été : les bons réflexes à avoir en cas d’orage

Pour de nombreux chasseurs, juillet est le mois tant attendu de la chasse du brocard. Les sorties se succèdent au lever du jour ou en soirée, dans les plaines, les lisières forestières ou les grands massifs boisés. Beaucoup considèrent qu'il est préférable d'attendre que les « seigneurs » aient eu le temps de transmettre leurs gènes avant de les prélever. Dans cette optique, la véritable pleine période de chasse débute souvent après le 15 juillet. Ces sorties estivales offrent de magnifiques observations, mais elles coïncident également avec la saison des orages. En été, ils peuvent se former en quelques dizaines de minutes seulement. Un ciel dégagé peut rapidement laisser place à des éclairs, des rafales de vent, de la grêle et des pluies diluviennes. Pour le chasseur, souvent seul, éloigné de toute habitation et parfois installé sur un mirador, ces phénomènes représentent un danger qu’il ne faut pas négliger. Chaque année, la foudre frappe des milliers de fois le territoire français. Les chasseurs sont particulièrement exposés car ils évoluent dans des espaces ouverts, portent parfois des objets métalliques et recherchent des points hauts pour améliorer leur visibilité. Contrairement à une idée reçue, ce n'est pas le fusil qui attire la foudre. En revanche, le fait d'être la personne la plus haute dans une prairie, sur un chemin de crête ou dans un mirador augmente fortement le risque d'être touché. Dès les premiers grondements de tonnerre, il faut considérer que le danger est présent. Si le délai entre l'éclair et le tonnerre est inférieur à trente secondes, l'orage est suffisamment proche pour représenter une menace immédiate. Lorsqu'un orage approche, il ne faut pas chercher à attendre « encore cinq minutes ». Il est préférable d'interrompre immédiatement la chasse. Si vous êtes installé sur un mirador, quittez le. Qu'il soit en bois ou en métal, il constitue un point élevé particulièrement exposé. Il ne doit jamais servir d'abri pendant un orage. Le plus sûr reste un véhicule automobile fermé, vitres relevées. La carrosserie métallique agit comme une cage de Faraday et protège efficacement les occupants. À défaut, un bâtiment en dur constitue également un excellent refuge...

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