Canon-Fronsac Château du Gazin

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En Haute-Marne, région Doulaincourt : copropriété d'un parc de chasse de 100 ha. Clôture en bon état (non soumise à la loi Sologne). Contact par courriel : claude.menigot@gmail.com


Pourquoi la FNC s'allie à la Garde nationale : une simple charte ou une évolution stratégique ?

La signature d'une charte de partenariat entre la Fédération nationale des chasseurs (FNC) et le Secrétariat général de la Garde nationale n'est pas passée inaperçue. Si le document, conclu pour une durée de cinq ans, ne modifie en rien le statut des chasseurs ni celui des réservistes, il soulève pourtant de nombreuses interrogations. Pourquoi la FNC s'engage-t-elle dans cette voie ? Quel intérêt pour les chasseurs ? Et surtout, est-ce réellement le rôle d'une fédération cynégétique ? À première vue, les effets concrets de cette convention restent limités. Aucun avantage particulier n'est prévu pour les chasseurs qui souhaiteraient intégrer la réserve opérationnelle. Aucun objectif chiffré de recrutement n'a été annoncé, pas davantage qu'un budget ou des actions précises à mettre en œuvre. La FNC s'engage essentiellement à diffuser l'information auprès de son réseau, à désigner un référent national et à faciliter les contacts avec les représentants locaux des armées, de la Gendarmerie ou de la Police. Alors pourquoi cette démarche ? La réponse est sans doute moins opérationnelle que symbolique. Depuis plusieurs années, la chasse cherche à démontrer qu'elle constitue un acteur à part entière de la société civile, capable d'assumer des missions d'intérêt général. Gestion de la faune sauvage, participation aux plans de prévention sanitaire, surveillance des territoires, mobilisation lors de catastrophes naturelles ou de recherches de personnes disparues : les exemples ne manquent pas pour illustrer cet engagement. En se rapprochant de la Garde nationale, la FNC entend probablement renforcer cette image d'une communauté de citoyens investis au service du pays. Les qualités traditionnellement attribuées aux chasseurs, connaissance du terrain, sens des responsabilités, disponibilité, discipline et engagement bénévole, correspondent en partie aux profils recherchés pour la réserve opérationnelle. Ce partenariat s'inscrit également dans un contexte géopolitique particulier. Face aux tensions internationales et aux nouveaux enjeux de sécurité, les pouvoirs publics cherchent à renforcer les effectifs de la réserve. Avec près de 945 000 détenteurs du permis de chasser, un maillage de 94 fédérations départementales et plusieurs dizaines de milliers d'associations communales, le monde cynégétique représente un réseau exceptionnellement dense dans les territoires ruraux...

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Salon des Migrateurs 2026 : le grand rendez-vous des passionnés à Cayeux-sur-Mer

Les 11 et 12 juillet 2026, le Salon des Migrateurs fera son grand retour à Cayeux-sur-Mer (Somme), sur la route de Brighton. Au fil des années, cette manifestation est devenue l'un des rendez-vous incontournables pour tous les passionnés de chasse au gibier migrateur, attirant plusieurs milliers de visiteurs venus de toute la France et des pays voisins. Convivial, festif et résolument familial, le salon réunit durant deux jours l'ensemble des acteurs de cet univers si particulier. Les visiteurs pourront découvrir une impressionnante foire aux appelants, avec des milliers d'oiseaux de toutes espèces et de tous chants, véritable vitrine du savoir-faire des éleveurs spécialisés. Les exposants présenteront également les dernières nouveautés en matière d'équipements, d'accessoires, de vêtements, de matériel et d'armes spécialement destinés à la chasse des migrateurs. De nombreuses démonstrations permettront aux visiteurs de tester les innovations du moment et de bénéficier des conseils des fabricants. Comme chaque année, les animations rythmeront le week-end. Les célèbres concours de la meilleure chanteuse et du meilleur siffleux attireront les connaisseurs, tandis que le désormais incontournable championnat du monde de lancer de blettes promettra, une nouvelle fois, son lot de bonne humeur. Le ball-trap spécial migrateurs offrira également aux amateurs l'occasion de mesurer leur adresse dans une ambiance conviviale. Les chiens de chasse seront eux aussi à l'honneur avec des démonstrations de retrievers, de broussailleurs et de chiens d'arrêt. Les visiteurs pourront également assister à la Régionale d'Élevage des Retrievers ainsi qu'à la Nationale d'Élevage des Épagneuls de Picardie et de Pont-Audemer, deux rendez-vous très attendus des amateurs de chiens de travail. Au-delà des animations, le Salon des Migrateurs demeure avant tout un lieu d'échanges, de transmission et de partage autour des traditions de la chasse aux oiseaux migrateurs. Huttiers confirmés, chasseurs occasionnels, éleveurs, exposants et simples curieux s'y retrouveront pour célébrer une passion commune dans une ambiance chaleureuse. Les organisateurs donnent donc rendez-vous à tous les amoureux de la chasse des migrateurs les 11 et 12 juillet 2026 à Cayeux-sur-Mer, pour un week-end placé sous le signe de la convivialité, de la découverte et de la passion.


La semaine en bref...

- Hautes-Alpes : À Cervières, une marmotte a été abattue à la suite d'un arrêté préfectoral exceptionnel. L'animal avait creusé un vaste réseau de galeries sous un chalet situé au lieu-dit Rif Tor, provoquant une instabilité du terrain et faisant craindre un risque d'effondrement de l'habitation. Face au danger, les services de l'État ont délivré une autorisation de tir, mise en œuvre par un lieutenant de louveterie. Cette décision reste inhabituelle, la marmotte faisant l'objet d'une réglementation stricte. Toute destruction doit être dûment justifiée et encadrée par les autorités. Dans ce dossier, la Direction départementale des territoires a estimé que la sécurité des occupants et la protection du bâtiment justifiaient cette dérogation. L'affaire rappelle que, si la marmotte est souvent perçue comme un symbole paisible de la montagne, ses galeries peuvent parfois causer d'importants dégâts lorsqu'elles sont creusées à proximité des habitations ou des infrastructures. Ce type d'intervention demeure toutefois exceptionnel et ne concerne que des situations présentant un risque avéré pour les personnes ou les biens.

 

- Aude : le gigantesque incendie qui a frappé les Corbières, le 5 août 2025, a profondément marqué le territoire. En parcourant près de 16 000 hectares, dont plus de 11 000 détruits, le sinistre a mis en évidence la vulnérabilité de cette région face aux effets du changement climatique. À la demande de l'État, une mission conjointe du CGAAER et de l'IGEDD a été chargée d'élaborer une stratégie de reconstruction et d'adaptation à l'horizon 2032. Près de 200 entretiens ont été menés, et des ateliers participatifs ont permis de dresser un diagnostic partagé. Les experts ont notamment constaté que les nombreuses initiatives locales manquaient de coordination et d'une vision commune pour transformer les projets en actions concrètes. La mission souligne également le manque de connaissances partagées sur plusieurs enjeux essentiels, comme l'occupation des sols, le foncier disponible, la gestion de l'eau ou encore les zones exposées aux risques. Des outils cartographiques ont ainsi été développés afin d'aider à orienter les futures décisions en matière d'urbanisme, de gestion forestière, d'agriculture et de pastoralisme. Le plan d'action « Corbières 2032 » s'articule autour de quatre priorités : renforcer la gouvernance territoriale, organiser une gestion collective de la ressource en eau, adapter les usages des espaces agricoles et forestiers aux nouvelles conditions climatiques, et améliorer l'attractivité du territoire. Composé de 21 mesures, ce programme ambitionne de transformer le traumatisme de l'incendie en une opportunité pour faire des Corbières un territoire pilote en matière de résilience climatique. La méthode pourrait ensuite être reproduite dans d'autres régions méditerranéennes confrontées aux mêmes risques.

 

- Charente-Maritime : longtemps considéré comme un gibier occasionnel sur l’île d’Oléron, le sanglier est aujourd’hui solidement implanté. Sa population ne cesse de progresser, obligeant les chasseurs à intensifier leurs actions, afin de limiter les dégâts causés aux cultures et les risques pour les habitants. Les Associations communales de chasse agréée (ACCA), en lien avec la FDC 17 sont pleinement mobilisées pour contenir cette expansion. Les chiffres témoignent de l’ampleur du phénomène. Au cours de la saison 2025-2026, 699 sangliers ont été prélevés sur l’île d’Oléron. Les secteurs de Saint-Pierre-d’Oléron et de Dolus-d’Oléron figurent parmi les plus concernés, avec respectivement entre 130 et 140 animaux prélevés chacun. Ces résultats illustrent une pression cynégétique devenue indispensable face à une espèce particulièrement prolifique. Pour les responsables locaux, le sanglier n’est plus un gibier rare mais un animal dont la gestion est devenue un véritable enjeu pour préserver l’équilibre entre la faune sauvage, les activités agricoles et la sécurité des usagers de l’île...

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Canicule : comment la faune sauvage tente de survivre aux fortes chaleurs

Les épisodes de canicule ne sont plus des phénomènes exceptionnels. Chaque été, les périodes de fortes chaleurs s'installent plus tôt, durent plus longtemps et s'accompagnent souvent d'une sécheresse marquée. Si l'homme peut limiter les effets de ces températures extrêmes en recherchant la fraîcheur ou en s'hydratant, la faune sauvage ne dispose que de ses capacités d'adaptation. Mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et insectes doivent modifier leurs habitudes pour survivre, avec des succès très variables selon les espèces. Une forte chaleur n'est pas forcément synonyme de catastrophe pour les animaux. La plupart ont développé au fil de leur évolution des comportements leur permettant de supporter des températures élevées. Ce sont surtout l'absence prolongée d'eau, le manque d'ombre, la sécheresse des sols, la raréfaction de la nourriture ou encore les incendies qui aggravent la situation. Les jeunes animaux, les individus âgés et les espèces déjà fragilisées figurent parmi les plus exposés. Les grands mammifères adaptent rapidement leur rythme de vie. Cerfs, chevreuils, daims, mouflons ou sangliers deviennent beaucoup plus discrets durant les heures les plus chaudes. Ils limitent leurs déplacements, recherchent les sous-bois, les fourrés épais ou les secteurs humides et concentrent leur activité au lever et au coucher du soleil, voire pendant la nuit. Le sanglier est sans doute l'espèce la plus dépendante de la fraîcheur. Dépourvu de glandes sudoripares efficaces, il utilise les souilles, ces bains de boue caractéristiques, pour réguler sa température tout en se débarrassant de nombreux parasites. Lorsque les mares s'assèchent, les animaux peuvent parcourir plusieurs kilomètres afin de trouver un point d'eau...

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Le chevreuil européen

Il se distingue des autres cervidés par une organisation sociale souple et discrète, bien éloignée des grandes hardes spectaculaires observées chez le cerf élaphe. Animal fondamentalement individualiste, il mène une existence largement solitaire, rythmée par des déplacements limités et une fidélité remarquable à son domaine vital. Dans les milieux forestiers riches et tranquilles, certains individus peuvent passer toute leur vie sur quelques dizaines d’hectares seulement, sans jamais s’en éloigner durablement. Cette forte sédentarité explique d’ailleurs la grande connaissance qu’a le chevreuil de son environnement immédiat : coulées, zones de gagnage, remises, passages protégés ou points d’eau sont utilisés avec une précision quasi quotidienne. Chez le mâle adulte, le comportement territorial atteint son apogée au printemps et en été. Dès que les bois sont entièrement reformés et débarrassés de leur velours, le brocard entreprend un véritable travail de signalisation de son territoire. Il multiplie les « grattis », petites zones de sol mises à nu par les sabots, ainsi que les « frottis », traces laissées sur les jeunes arbres par les bois et les glandes frontales. Ces marques visuelles et olfactives jouent un rôle essentiel dans la communication entre individus. Lorsqu’ils sont associés sur une même place, grattis et frottis constituent ce que les forestiers appellent un « régalis ». Ce marquage limite souvent les affrontements directs, relativement rares chez l’espèce. Les combats existent néanmoins durant le rut, surtout entre mâles de force équivalente, et peuvent parfois provoquer des blessures sévères lorsque les bois s’emmêlent. Les densités de population influencent fortement cette territorialité : dans les grands massifs forestiers peu peuplés, les limites territoriales sont strictes, tandis qu’en plaine agricole ou dans les paysages ouverts, une tolérance plus importante apparaît, notamment envers les jeunes subadultes. La structure familiale repose essentiellement sur la chevrette et ses faons. Ce noyau matriarcal, temporaire mais solide, demeure stable jusqu’au printemps suivant la naissance. Contrairement aux idées reçues, la mère garde volontairement ses petits à distance les uns des autres durant leurs premières semaines de vie. Dissimulés dans la végétation, immobiles grâce à un réflexe d’inhibition extrêmement développé, les faons comptent sur leur robe tachetée et leur absence d’odeur corporelle pour échapper aux prédateurs. La chevrette revient seulement quelques minutes par jour pour les allaiter. Ce comportement explique pourquoi un faon découvert seul en forêt n’est absolument pas abandonné. Les interventions humaines, souvent motivées par de bonnes intentions, provoquent malheureusement chaque année la mort de nombreux jeunes animaux, victimes du stress, du dérangement ou du rejet maternel après manipulation...

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Energie : le prix du sabotage écologiste

Pendant longtemps, l'énergie a été considérée comme une évidence. On appuyait sur un interrupteur, on faisait le plein d'un tracteur ou d'une voiture, on alimentait une usine, une scierie ou une exploitation agricole sans véritablement se demander d'où provenait cette puissance indispensable à notre quotidien. Pourtant, l'énergie est aujourd'hui à l'économie ce que l'eau est à la vie sauvage : une ressource vitale dont on ne mesure réellement l'importance que lorsqu'elle vient à manquer. Derrière chaque activité humaine se cache en effet une consommation énergétique. L'industrie a besoin d'électricité pour produire, l'agriculture de carburants pour travailler les sols, semer ou récolter, la forêt de machines pour exploiter les peuplements et valoriser le bois, tandis que les ménages dépendent de l'énergie pour se déplacer, se chauffer et vivre tout simplement. Sans énergie abondante et accessible, aucune économie moderne ne peut prospérer durablement. C'est pourquoi la question énergétique dépasse largement les débats techniques ou environnementaux. Elle touche directement à la souveraineté nationale. Les conflits internationaux récents ont brutalement rappelé cette réalité. Un pays qui ne maîtrise plus sa production énergétique devient dépendant de fournisseurs étrangers et s'expose à des décisions qu'il ne contrôle plus. La France avait pourtant compris cette leçon dès le choc pétrolier de 1973. Face à l'explosion du prix du pétrole, le plan Messmer fut lancé dès 1974 avec une ambition simple : garantir l'indépendance énergétique du pays. En moins de vingt ans, 58 réacteurs nucléaires furent construits. La France disposait alors de l'une des électricités les moins carbonées du monde, parmi les moins chères d'Europe, tout en exportant massivement son courant vers ses voisins. Ce choix industriel visionnaire a assuré pendant plusieurs décennies la compétitivité de l'économie française. Puis sont arrivés les mouvements écologistes politiques...

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Appeaux à chevreuil : comprendre le langage du brocard

A l'approche du rut, les appeaux à chevreuil retrouvent une place de choix dans la poche des chasseurs. Bien loin d'être un simple gadget, cet accessoire permet de reproduire certaines vocalisations naturelles du chevreuil afin de susciter une réaction chez le brocard. Encore faut-il comprendre ce que l'on cherche à lui « dire ». Car un appeau ne relève pas de la magie : il repose avant tout sur une bonne connaissance du comportement de l'espèce. Tous les appeaux ne produisent pas les mêmes sons. Les modèles les plus courants reproduisent le cri de la chevrette, celui du faon en détresse ou encore les vocalisations d'un jeune chevreuil. Chacun correspond à une situation bien précise. Le cri de la chevrette est particulièrement efficace au moment du rut, lorsqu'un brocard recherche activement une femelle. À l'inverse, les appels du faon exploitent l'instinct de protection des femelles, mais peuvent aussi éveiller la curiosité des mâles présents à proximité. Certains modèles modernes permettent même de varier les tonalités en modulant simplement la pression exercée ou la position des doigts sur l'instrument, offrant ainsi plusieurs possibilités avec un seul appeau. Mais pourquoi un brocard répond-il à ces appels ? La réponse se trouve dans son comportement naturel. Durant le rut, qui s'étend généralement de la mi-juillet à la mi-août selon les régions, les mâles parcourent leur territoire à la recherche de chevrettes réceptives. En entendant une vocalisation crédible, ils pensent qu'une femelle se trouve à proximité et viennent vérifier. La curiosité joue également un rôle important, tout comme l'instinct territorial chez certains sujets dominants. En revanche, les vieux brocards, plus expérimentés, se montrent souvent beaucoup plus prudents que les jeunes animaux et n'hésitent pas à interrompre leur approche au moindre détail suspect. Le choix de l'appeau a également son importance. Les modèles en bois séduisent par la chaleur de leur son, tandis que ceux en acrylique ou en matériaux composites offrent une plus grande régularité et résistent mieux aux variations climatiques. Les appeaux soufflés demandent un peu d'entraînement mais autorisent une palette sonore très riche. Les modèles à poire, actionnés par simple pression, sont souvent plus accessibles aux débutants. Au final, l'appeau ne trompe pas le chevreuil : il exploite simplement ses instincts. Sa réussite dépend moins de l'accessoire lui-même que de la capacité du chasseur à reproduire une situation crédible. Car, en matière d'approche estivale, la meilleure arme reste souvent la connaissance du comportement du brocard...

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Loi agricole : dispositions concernant le loup et la louveterie

Le Sénat poursuit l'examen du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, un texte qui ne se limite pas aux seules questions de production agricole. Parmi les nombreux amendements débattus, figurent plusieurs dispositions concernant la gestion du loup et le rôle des lieutenants de louveterie, acteurs historiques de la régulation de la faune sauvage. L'un des points abordés porte sur la reconnaissance des missions exercées par les lieutenants de louveterie. Bénévoles nommés par le préfet, ils interviennent notamment dans le cadre des opérations de destruction d'animaux susceptibles de causer des dégâts, des battues administratives ou encore des tirs de défense contre le loup. Plusieurs amendements visent à mieux encadrer leur statut et à reconnaître leur engagement au service de l'État, notamment en facilitant leurs autorisations d'absence auprès de leur employeur lorsqu'ils sont mobilisés dans le cadre de leurs missions. Les débats se sont également concentrés sur les modalités d'intervention face aux attaques de loups sur les troupeaux. Le texte examiné prévoit d'adapter certaines règles relatives aux tirs de défense afin de permettre une réponse plus efficace lorsque les éleveurs subissent des prédations. Les sénateurs ont notamment étudié les dispositions issues des travaux de l'Assemblée nationale concernant l'utilisation de dispositifs de vision nocturne. Le projet de loi autorise ainsi, sous certaines conditions strictes, des éleveurs ou leurs mandataires à utiliser des lunettes de visée thermique lors des tirs de défense contre le loup. Cette possibilité serait réservée aux personnes titulaires du permis de chasser, ayant suivi une formation dispensée par l'OFB et ayant déjà participé à une opération de tir encadrée par un ou plusieurs lieutenants de louveterie. L'objectif affiché est d'améliorer l'efficacité des interventions nocturnes tout en maintenant un encadrement technique et administratif...

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Barrages effacés, eau toujours plus rare : le bilan qui dérange

Trois ans après les premières alertes lancées par plusieurs parlementaires, associations de moulins et élus ruraux, le bilan de la politique d'arasement des ouvrages hydrauliques apparaît plus contrasté que ne le présentent ses promoteurs. Si la restauration de la continuité écologique demeure un objectif officiel de l'État, les critiques se sont multipliées entre 2023 et 2026, au point de remettre en cause la méthode employée, davantage que le principe lui-même. D'un côté, l'État et l'OFB continuent de défendre cette politique. Leur position reste inchangée : les seuils, barrages et ouvrages transversaux constituent des obstacles à la circulation des poissons migrateurs et au transport naturel des sédiments. Leur suppression ou leur aménagement permettrait de restaurer le fonctionnement des rivières, d'améliorer leur qualité écologique et de limiter le réchauffement des eaux stagnantes. La réglementation française, issue de la directive-cadre européenne sur l'eau et de la loi sur l'eau de 2006, n'a d'ailleurs pas été remise en cause et continue d'être appliquée, même si les services de l'État privilégient désormais davantage les solutions d'aménagement lorsque celles-ci sont techniquement et économiquement envisageables. Mais, sur le terrain, les résultats sont loin de faire consensus. Les populations de poissons migrateurs emblématiques, comme le saumon atlantique ou l'anguille, demeurent très fragiles, malgré plusieurs milliards d'euros consacrés depuis une quinzaine d'années à la restauration de la continuité écologique. Les critiques portent également sur l'absence d'évaluations scientifiques globales permettant de mesurer précisément les bénéfices des effacements réalisés sur les milliers de petits ouvrages. De nombreux élus, propriétaires de moulins, syndicats agricoles et associations dénoncent une politique coûteuse, menée parfois sans véritable analyse coût-bénéfice et sans prise en compte suffisante des autres fonctions assurées par ces retenues d'eau...

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En attendant le nouvel arrêté ESOD, la régulation est suspendue sur tout le territoire

À partir de ce jour, 1er juillet 2026, les chasseurs, piégeurs agréés et gardes particuliers devront composer avec une situation inédite : les opérations de régulation des espèces classées ESOD (espèces susceptibles d'occasionner des dégâts) relevant du groupe 2, sont temporairement suspendues dans toute la France, faute de nouvel arrêté ministériel entré en vigueur. L'arrêté du 3 août 2023, qui fixait pour trois ans la liste des espèces concernées dans chaque département, est arrivé à échéance le 30 juin 2026. Or, le nouveau texte n'a pas encore été publié, créant un vide juridique qui empêche la mise en œuvre des dispositifs spécifiques de régulation jusqu'à son entrée en vigueur. Concrètement, cette interruption concerne notamment le renard roux, la fouine et la corneille noire dans les départements où ces espèces étaient classées ESOD. Les opérations de piégeage réalisées au titre de ce classement, les destructions à tir sur autorisation préfectorale ainsi que les autres modalités spécifiques de régulation prévues par la réglementation ne pourront plus être pratiquées pendant cette période transitoire. Cette suspension ne signifie toutefois pas que toute intervention sur ces espèces devient impossible. Les actions relevant d'autres fondements juridiques, comme la chasse durant les périodes d'ouverture ou les dispositions applicables aux espèces exotiques envahissantes du groupe 1, demeurent inchangées. Seuls les dispositifs directement liés au classement ESOD du groupe 2 sont concernés par cette interruption réglementaire. Sur le terrain, cette situation suscite déjà de nombreuses interrogations. Les agriculteurs confrontés aux dégâts, les éleveurs de volailles, les lieutenants de louveterie et les piégeurs attendent désormais la publication du nouvel arrêté afin de pouvoir reprendre les opérations de régulation lorsque le cadre légal sera rétabli. Plusieurs préfectures avaient d'ailleurs anticipé cette échéance en informant les usagers que les autorisations en cours cesseraient automatiquement au 30 juin et qu'une nouvelle demande devrait être déposée dès l'entrée en vigueur du futur arrêté ministériel. La durée de cette interruption dépendra donc exclusivement du calendrier de publication du nouveau texte par le ministère chargé de l'Environnement...