Le Petit Journal de deux indissociables : la chasse et l'environnement

 

Conçue pour l’apprentissage progressif de la trompe en ré, cette méthode s’adresse aux débutants, aux musiciens de niveau moyen et aux enseignants. S’appuyant sur leur expérience, les auteurs proposent une synthèse de leur approche, complétée par trois recueils d’études, d’exercices et de fanfares traditionnelles déjà publiés chez « Tempo Music Club ». L’ouvrage gagne en efficacité lorsqu’il est accompagné des conseils personnalisés d’un professeur.

 

L’apprentissage est structuré en quatre chapitres suivant la progression pédagogique : 1) gestion de l’air, 2) diction et ornementation, 3) expression, 4) pupitres. Les auteurs précisent avoir privilégié une rédaction simple et claire, sans planches techniques ni schémas anatomiques, en renvoyant plutôt à des vidéos en 3D dont les liens figurent en fin de recueil. Ce support moderne, explicite et ludique, complète les explications.

 

Des exercices annexes visent à développer le « ressenti » de l’élève et peuvent être enrichis sur recommandation des enseignants. Enfin, la méthode doit être adaptée par le professeur ou l’apprenant lui-même, selon la morphologie, les capacités et le niveau de chacun.

 

Pour se procurer ce Traité de technique usuelle et Exercices pratiques : c'est ICI 

Les limites du réensauvagement

Depuis une vingtaine d’années, le réensauvagement s’impose progressivement comme une approche complémentaire aux politiques classiques de conservation de la nature en Europe. Loin d’opposer protection stricte et activités humaines, cette démarche repose sur une idée centrale : restaurer les processus naturels à grande échelle afin de permettre aux écosystèmes de retrouver leur fonctionnalité, malheureusement sans tenir compte des réalités sociales, économiques et culturelles des territoires. Les adeptes du réensauvagement considèrent que les paysages sont le produit d’interactions complexes entre espèces, milieux et activités humaines, et qu’en laissant davantage de place aux dynamiques naturelles, la nature démontre une capacité de régénération rapide. Pour ces écolos, la réussite des projets menés en Europe repose donc sur la coexistence entre biodiversité et usages : élevage, sylviculture, chasse, tourisme, randonnée. Mais le retour d’espèces emblématiques pose aussi des défis concrets. La gestion de la faune sauvage ne peut plus être pensée de manière sectorielle ou idéologique. Elle doit s’appuyer sur des données scientifiques, une régulation adaptée des populations et un dialogue constant entre protecteurs de la nature, agriculteurs, chasseurs et usagers de l’espace rural. Dans ce cadre, la chasse raisonnée conserve un rôle essentiel. Elle participe à l’équilibre des populations, limite certains conflits d’usages et s’inscrit dans une tradition de gestion durable lorsqu’elle est encadrée, proportionnée et fondée sur des objectifs écologiques clairs. Les succès observés pour de nombreuses espèces en Europe reposent d’ailleurs sur une combinaison de protection juridique, d’actions de conservation ciblées et d’évolution des pratiques cynégétiques. Enfin, le réensauvagement ne peut s’inscrire durablement sans modèle économique viable. Valorisation des services écosystémiques, tourisme de nature, produits forestiers diversifiés ou filières locales constituent autant de leviers pour ancrer la biodiversité dans les économies rurales. À condition de corriger certaines distorsions liées aux subventions et de favoriser les initiatives locales, cette approche offre une voie pragmatique pour concilier nature vivante, activités humaines et acceptabilité sociale.


La France interdit l’importation de denrées traitées avec cinq pesticides bannis dans l’UE

À l’initiative d’Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire, et de Serge Papin, ministre chargé des PME, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, la France a décidé de suspendre l’importation, l’introduction et la mise sur le marché de denrées alimentaires végétales traitées avec certaines substances phytopharmaceutiques interdites dans l’Union européenne en raison de leurs risques pour la santé humaine. Cette décision s’inscrit dans un principe de cohérence, d’équité et de justice, visant à mettre fin à une distorsion de concurrence pénalisant les producteurs européens, soumis à des règles plus strictes que leurs concurrents extra-européens. Dès décembre 2025, la ministre de l’Agriculture avait saisi la Commission européenne afin de demander l’abaissement des limites maximales de résidus (LMR) au niveau de la plus petite quantité mesurable pour plusieurs substances interdites dans l’UE. Cinq substances ont été ciblées en priorité en raison de risques documentés : un herbicide, le glufosinate, et quatre fongicides, le mancozèbe, le thiophanate méthyl, le carbendazime et le bénomyl. Dans l’attente d’une décision européenne, les ministres ont activé une clause de sauvegarde, prévue par le droit alimentaire européen, par un arrêté interministériel du 6 janvier 2026. Celui-ci interdit en France l’importation et la commercialisation, à titre gratuit ou onéreux, de denrées alimentaires contenant des résidus de ces substances. La mesure sera présentée aux États membres lors du Comité permanent des végétaux, des animaux, des denrées alimentaires et de l’alimentation animale du 20 janvier, avec l’objectif d’une extension à l’échelle européenne....

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Paludisme : un traitement à dose unique ouvre une nouvelle voie contre la maladie

Un traitement antipaludique administré en une seule prise pourrait bientôt transformer la lutte contre le paludisme. Cette avancée scientifique majeure est portée par des chercheurs gabonais du Centre de recherche médicale de Lambaréné (CERMEL), institution de référence internationale dans l’étude des maladies infectieuses. Leur innovation repose sur une combinaison inédite de médicaments déjà existants, associant une artémisinine à trois autres molécules antipaludiques, réunies dans un protocole à dose unique. Entre mai 2024 et octobre 2025, l’équipe dirigée par le Dr Ghyslain Mombo-Ngoma a conduit un essai clinique auprès de plus de 1 000 patients atteints de paludisme non compliqué, dont près de la moitié étaient des enfants de moins de dix ans, population particulièrement vulnérable. Les résultats se révèlent très encourageants : 93 % des patients traités avec la dose unique ne présentaient plus de parasites dans le sang 28 jours après l’administration, contre 90 % pour ceux ayant suivi le traitement standard sur trois jours, actuellement recommandé. Au-delà de l’efficacité clinique, l’enjeu principal réside dans l’observance thérapeutique. « Un tiers des patients ne vont pas au bout des traitements actuels, souvent en raison de leur durée ou de contraintes logistiques », explique le Dr Mombo-Ngoma. Une prise unique permettrait de limiter les abandons, réduire le risque de résistances médicamenteuses et améliorer significativement la prise en charge, notamment dans les zones rurales ou à accès limité aux structures de santé. Cette innovation intervient dans un contexte préoccupant. Au Gabon, le paludisme demeure un problème majeur de santé publique. Selon les données nationales les plus récentes, plus de 154 000 cas ont été enregistrés en 2024, avec une incidence de 62 cas pour 1 000 habitants. La morbidité et la mortalité liées à la maladie sont en hausse dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, malgré les efforts de prévention et de traitement. Avant une mise sur le marché, le traitement devra encore franchir plusieurs étapes réglementaires, notamment des essais cliniques complémentaires et une évaluation par les autorités sanitaires internationales.


Restauration écologique et restauration des écosystèmes : éléments de cadrage

Le règlement de l’Union européenne relatif à la restauration de la nature, entré en vigueur le 18 août 2024, établit un cadre juridique commun pour la restauration écologique à grande échelle. Il complète et renforce les dispositifs existants, notamment la directive Habitats, la directive Oiseaux et la politique agricole commune, afin d’orienter les États membres vers des actions concrètes de restauration de la biodiversité et des services écosystémiques. Ce règlement fixe des objectifs ambitieux : restaurer au moins 20 % des zones terrestres et marines dégradées d’ici 2030 et atteindre des gains significatifs en biodiversité et en séquestration carbone. Pour accompagner sa mise en œuvre, ce document de cadrage synthétise les concepts, repères et références bibliographiques essentiels pour les porteurs de projets. Il vise à fournir un cadre méthodologique et stratégique pour la planification et la conduite de projets de restauration, qu’il s’agisse de milieux forestiers, humides, agricoles ou littoraux. Les projets doivent être conçus comme des projets de territoire, intégrant les objectifs réglementaires tout en tenant compte des caractéristiques locales : contexte écologique, pressions anthropiques, dynamiques sociales et économiques, et besoins des populations locales. Le document propose des critères de succès et des recommandations pratiques : définition claire des objectifs, évaluation préalable des conditions écologiques, suivi scientifique des interventions et implication des parties prenantes dès la phase de conception. Il insiste également sur l’importance de la multidisciplinarité, combinant écologie, hydrologie, pédologie et sciences sociales pour maximiser la réussite des actions.

 

Pour consulter le rapport complet, c’est ICI


Maladies et résilience chez les animaux sauvages

Comme les humains et les animaux domestiques, les animaux sauvages sont en permanence exposés à une grande diversité d’agents pathogènes : bactéries, virus, parasites, champignons ou prions. Pourtant, les effets de ces infections restent souvent invisibles. Si certaines maladies provoquent des symptômes marqués ou une mortalité élevée, d’autres entraînent peu de signes cliniques, n’affectent qu’une partie des individus ou persistent silencieusement chez des animaux apparemment en bonne santé. L’étude de ces interactions révèle à la fois la résilience de la faune sauvage et la complexité des relations entre hôtes et agents infectieux. Dans la nature, montrer des signes de faiblesse peut être fatal. Des comportements typiques de la maladie (léthargie, fièvre, diminution de l’activité) peuvent rendre un animal plus vulnérable à la prédation. Pour cette raison, de nombreuses espèces ont développé la capacité de masquer les symptômes, continuant à se comporter normalement malgré l’infection. Cette stratégie adaptative rend la détection des maladies chez les animaux sauvages particulièrement difficile, même lorsque des pathologies sont présentes. Face aux infections, les animaux sauvages disposent de défenses naturelles efficaces, bien qu’ils n’aient accès à aucun traitement médical. Les barrières physiques et chimiques (peau, plumes, muqueuses, acidité gastrique) constituent la première ligne de défense. Si celles-ci sont franchies, le système immunitaire intervient par des réponses innées rapides et des réponses adaptatives plus ciblées, capables de reconnaître et de neutraliser des agents pathogènes spécifiques. Ces mécanismes coordonnés permettent souvent de contrôler l’infection et de rétablir l’équilibre physiologique. Cependant, toutes les infections ne sont pas complètement éliminées. Certaines entrent dans un état de latence, où l’agent pathogène persiste sans provoquer de maladie active. Le parasite Toxoplasma gondii en est un exemple emblématique : chez de nombreux animaux à sang chaud, le système immunitaire limite sa prolifération, tandis que le parasite se maintient sous forme de kystes dormants tout au long de la vie de l’hôte. Cette coexistence illustre un compromis évolutif entre survie de l’hôte et persistance du parasite. Au-delà de l’immunité, les animaux peuvent aussi adapter leur comportement pour favoriser la guérison. Des observations récentes, comme celle d’un orang-outan de Sumatra utilisant des plantes médicinales pour soigner une blessure, suggèrent l’existence de formes d’automédication chez certaines espèces. Ainsi, des millions d’années d’évolution ont doté les animaux sauvages d’un ensemble de stratégies physiologiques et comportementales leur permettant de coexister avec un monde riche en agents pathogènes, tout en maintenant leur survie et celle de leurs populations.


La semaine en bref...

- Ain : un lynx blessé par… des jets de pierre ? C’est sur cette scène pour le moins déroutante que le centre Athénas dénonce l'attitude d'un chasseur du Haut-Bugey. Selon un témoignage relayé par l’association jurassienne, un lynx aurait été visé à coups de pierres le 3 janvier par un membre d’une société de chasse locale, à Béard-Géovressiat. L’animal présentait plusieurs blessures à la tête. L’affaire, largement diffusée sur les réseaux sociaux, a suscité une vague d’indignation. Pourtant, le scénario interroge. Le lynx boréal est un animal discret, farouche et extrêmement rapide, dont la réaction naturelle face à l’homme est la fuite immédiate. Imaginer qu’un individu puisse rester suffisamment longtemps à portée pour recevoir plusieurs projectiles relève d’une situation pour le moins improbable… ou d’un comportement étonnamment peu avisé de l’animal. Athénas, engagé dans la protection du lynx dans le massif jurassien, affirme s’appuyer sur un témoignage direct. L’enquête devra désormais déterminer si cette affaire relève d’un acte réel de malveillance… ou d’un récit largement amplifié par l’émotion.

 

- Côte d’Or : à Dijon, le procès d’un responsable agricole met en lumière les tensions persistantes entre agriculteurs et OFB. Mardi dernier, le président de la FDSEA du canton de Baigneux-les-Juifs, comparaissait pour avoir tagué sur la façade de l’OFB les prénoms de deux agents, associés au mot « mutation », lors d’une manifestation rassemblant 300 agriculteurs en janvier 2024. Selon lui, ces agents montaient des « dossiers à charge » contre des exploitants, et il voulait dénoncer ce qu’il percevait comme de l’acharnement. Devant le tribunal, il a insisté : il ne s’en serait jamais pris personnellement aux agents et dénonçait un excès de zèle. Son avocate a rappelé que certains dossiers avaient dû être classés après des « batailles » avec l’Office. Pour la procureure, ce ressenti est infondé : « Les agents ne sont pas des empêcheurs de tourner en rond », a-t-elle souligné, et la justice décide en cas d’erreur. Les parties civiles ont insisté sur la mission de l’OFB pour protéger la santé et l’environnement. Mis en délibéré, le jugement sera rendu le 5 février.

 

- Dordogne : pour souhaiter la nouvelle année 2026, la FDC a opté pour une initiative originale et respectueuse de l’environnement. Exit la traditionnelle carte en carton : place à une carte de vœux en papier biodégradable, conçue pour être plantée et laisser pousser des fleurs. De couleur blanc cassé et légèrement texturée, cette carte renferme des graines de fleurs sauvages, insérées entre deux couches de papier. Une fois humidifiée, enterrée et arrosée, elle se transforme en parterre fleuri au printemps. « L’idée est d’éviter que la carte finisse oubliée sur un coin de table ou à la poubelle », explique Marie Auclère, chargée de communication de la fédération. La carte comme son enveloppe sont entièrement plantables, mais seuls 300 exemplaires ont été envoyés cette année, dans une volonté de limiter l’impact environnemental. « Nous cherchons à produire différemment, sans renoncer à cette tradition », précise la fédération. À noter que ce choix écologique ne coûte pas plus cher qu’une carte classique, prouvant qu’innovation et sobriété peuvent aller de pair...

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Grands prédateurs : et si la solution passait par les Parcs Nationaux ?

Peut-on faire coexister les activités d’élevage avec les grands prédateurs ? Aujourd’hui encore, les autorités insistent sur la possibilité d’une cohabitation « apaisée » entre l’élevage et les grands prédateurs, malgré une accumulation d’exemples démontrant la fragilité de ce modèle. Les dispositifs publics d’aide à la protection des troupeaux illustrent à la fois cette volonté politique et ses limites. Gardiennage renforcé, chiens de protection, clôtures électrifiées, accompagnement technique : tout est mis en œuvre pour tenter de contenir la prédation, au prix de profondes modifications des pratiques pastorales et d’un alourdissement considérable des charges humaines et financières pour les éleveurs. L’appel à projets national 2026, publié fin décembre, s’inscrit dans cette continuité, avec l’ouverture du téléservice SAFRAN, et la reconduction des aides existantes. L’introduction d’un « cercle 0 ours », calqué sur le modèle déjà appliqué au loup, reconnaît implicitement que certaines zones subissent une pression de prédation telle que les moyens classiques ne suffisent plus. Déplafonnement des aides, prise en charge accrue des salaires de bergers, extension du « cercle 3 loup » à presque tous les départements : autant de mesures qui traduisent un aveu silencieux d’échec. Si la cohabitation fonctionnait réellement, pourquoi faudrait-il sans cesse renforcer, étendre et complexifier ces dispositifs ? Derrière le discours officiel se dessine une réalité plus brutale : l’élevage, pilier de nombreux territoires ruraux, se retrouve contraint de s’adapter en permanence à la présence de prédateurs protégés, sans jamais pouvoir retrouver une stabilité durable...

 

Et si la solution passait par les Parcs Nationaux ? 

Face à ce constat, une question dérangeante, mais pragmatique, mérite d’être posée : et si la véritable cohabitation passait par une séparation claire des espaces ? La France compte aujourd’hui onze parcs nationaux, créés avec l’accord de la majorité des populations locales et dont la vocation première est la protection de la biodiversité. Ces territoires, vastes, réglementés et dotés de personnels formés, pourraient constituer le cadre naturel et cohérent d’accueil des grands prédateurs. La place du loup et de l’ours serait alors clairement définie : à l’intérieur de ces zones protégées, sous la responsabilité directe des agents des parcs nationaux, chargés de leur suivi, de leur régulation et de la gestion des éventuels conflits. En dehors de ces espaces, en revanche, la présence de grands prédateurs ne serait plus tolérée. Leur élimination ou leur reconduite vers les parcs relèverait des chasseurs, acteurs historiques de la gestion de la faune sauvage et déjà impliqués dans l’équilibre des populations animales. Une telle approche aurait le mérite de la clarté : elle mettrait fin à l’hypocrisie d’une cohabitation imposée à des territoires qui n’en veulent pas, ou ne peuvent pas la supporter. Elle permettrait également de recentrer les moyens publics sur des zones précisément identifiées, plutôt que de disperser les aides sur l’ensemble du territoire. Certes, cette proposition heurte certains dogmes et devra composer avec les règlements européens de protection des espèces. Mais elle offre une piste de réflexion concrète, fondée sur la réalité du terrain et sur le respect des activités humaines. Parquer les grands prédateurs n’est pas les nier : c’est reconnaître que la coexistence généralisée a montré ses limites, et qu’une gestion territorialisée, assumée et lisible pourrait enfin apaiser un conflit vieux de plusieurs siècles.


Le rut du renard : cycle reproducteur et comportements sexuels

En France métropolitaine, la période de reproduction du renard roux (Vulpes vulpes), débute généralement à la mi-janvier et s’étend jusqu’à la mi-février, avec de légères variations selon la latitude, l’altitude et les conditions climatiques. Plus on monte vers le nord ou en zone montagneuse, plus le rut tend à être légèrement retardé. Cette synchronisation saisonnière garantit que les naissances auront lieu au printemps, période la plus favorable à la survie des jeunes. Chez le mâle, le rut s’accompagne de profondes modifications physiologiques et comportementales. Les testicules augmentent fortement de volume, parfois jusqu’à cinq ou six fois leur taille hors période de reproduction, signe d’une activité hormonale intense dominée par la testostérone. Les mâles deviennent plus actifs, parcourent de longues distances, marquent abondamment leur territoire par l’urine et les fèces, et se livrent à des poursuites parfois violentes avec leurs congénères rivaux. Les combats restent généralement ritualisés mais peuvent occasionner morsures et blessures, surtout dans les zones à forte densité. La femelle, de son côté, n’est réceptive que sur une période très courte. L’œstrus dure environ trois semaines, mais la fenêtre de fécondation effective ne dépasse pas deux à trois jours. Durant cette phase, la vulve devient tuméfiée, rosée et humide, et le comportement de la renarde change nettement : elle multiplie les déplacements nocturnes et émet des vocalisations caractéristiques, sortes d’aboiements rauques et plaintifs, audibles à grande distance. Ces cris servent à signaler sa réceptivité aux mâles environnants. L’accouplement, souvent précédé de longues parades et de poursuites, est marqué par le phénomène bien connu de « verrouillage » copulatoire. Comme chez de nombreux canidés, le pénis du mâle se bloque dans le vagin de la femelle par gonflement du bulbe pénien, maintenant les partenaires solidaires pendant plusieurs dizaines de minutes, parfois jusqu’à 90 minutes. Ce mécanisme augmente les chances de fécondation et limite l’intervention de concurrents. Contrairement à certaines idées reçues, le renard est plutôt monogame saisonnier : un couple se forme pour la durée du cycle reproducteur, même si des accouplements opportunistes peuvent survenir, notamment en milieu urbain ou très densément peuplé...

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Un rythme sans précédent : 16 000 nouvelles espèces découvertes chaque année

La découverte de nouvelles espèces vivantes connaît aujourd’hui un rythme inédit. Selon une étude menée par des chercheurs de l’Université d’Arizona et publiée dans Science Advances, environ 16 000 nouvelles espèces sont décrites chaque année, un chiffre nettement supérieur aux estimations des extinctions annuelles. Contrairement à une idée largement répandue, la biodiversité terrestre est donc loin d’être entièrement cataloguée. Depuis la naissance de la taxonomie moderne au 18e siècle, les scientifiques s’efforcent de recenser et de classer le vivant. En 1758, le naturaliste suédois Carl von Linné jette les bases de cette discipline en introduisant la nomenclature binomiale, un système permettant de désigner chaque espèce par deux noms. À lui seul, il décrit plus de 10 000 espèces de plantes et d’animaux. Près de trois siècles plus tard, plus de deux millions d’espèces ont été officiellement identifiées, fruit du travail de générations de biologistes. Loin de ralentir, ce travail s’accélère. En analysant l’historique taxonomique d’environ deux millions d’espèces, couvrant l’ensemble des grands groupes du vivant, les chercheurs ont montré que le rythme de description atteint aujourd’hui un niveau record. Entre 2015 et 2020, plus de 16 000 nouvelles espèces ont été décrites chaque année, dont environ 10 000 animaux, majoritairement des arthropodes et des insectes, mais aussi 2 500 plantes et 2 000 champignons. Chaque année, plus d’une centaine de nouveaux reptiles sont également identifiés. Pour John Wiens, professeur d’écologie et de biologie évolutive à l’Université d’Arizona et co-auteur de l’étude, ces découvertes ne concernent pas seulement des organismes microscopiques : « Il s’agit aussi d’insectes, de plantes, de champignons et même de centaines de nouveaux vertébrés ». Autre constat marquant : le rythme de découverte dépasse largement celui des extinctions. Le taux d’extinction est estimé entre 0,01 % et 0,1 % des espèces connues par an, soit entre 200 et 2 000 espèces disparues. Cela signifie que, paradoxalement, la biodiversité n’a jamais été aussi bien décrite qu’aujourd’hui. Cette dynamique ne reflète toutefois pas une apparition accélérée de nouvelles espèces : la spéciation reste un processus lent, étalé sur des milliers voire des millions d’années. Cette explosion des découvertes s’explique par des avancées technologiques majeures. Les outils modernes (GPS, drones, satellites, capteurs acoustiques, pièges photographiques...) permettent d’explorer des milieux longtemps inaccessibles comme les canopées, les grottes ou les fonds marins. En parallèle, l’essor de l’analyse génétique a révolutionné la taxonomie : il est désormais possible d’identifier des espèces à partir de simples fragments biologiques et de distinguer des organismes visuellement similaires mais génétiquement distincts. Au-delà de l’inventaire scientifique, ces découvertes ont une importance cruciale pour la conservation. Une espèce ne peut être protégée tant qu’elle n’a pas été décrite. Documenter le vivant constitue donc la première étape de toute politique de préservation. Ces connaissances alimentent aussi l’innovation, de la médecine à l’ingénierie, en s’inspirant des solutions développées par la nature. Comme le résume John Wiens, « il reste tant à découvrir, et chaque nouvelle espèce identifiée nous rapproche d’une meilleure compréhension et protection de la biodiversité de notre planète ».


Quelle est l'influence de l’altitude sur la trajectoire des projectiles ?

Tous les chasseurs qui pratiquent en zone de montagne, et qui sont amenés à faire des tirs lointains, se sont posés cette question. Rassurons-les, car entre le niveau de la mer et celui de la moyenne montagne (jusqu’à 1000 mètres environ), l’influence de l’altitude ne se fait guère sentir. En revanche, en haute montagne, les écarts seront d’autant plus perceptibles que le calibre sera fort et le coefficient balistique de la balle, faible. Avec les calibres moyens, comme les 7 mm par exemple, ces écarts peuvent être réduits, surtout si l’on choisit des projectiles bien profilés, au coefficient balistique élevé. Prenons l’exemple d’une balle de 150 grains (9,72 g), CB : 0,536 ; VO 920 m/s ; V 100 : 874 m/s ; V 200 : 822 m/s ; DRO : 190 m, et voyons sa chute à 300 mètres :

- Au niveau de la mer  : DRO 190 mètres, chute à 300 mètres : - 21,8 cm

- Altitude 700 mètres  : DRO 191 mètres, chute à 300 mètres : - 20,5 cm

- Altitude 1500 mètres : DRO 194 mètres, chute à 300 mètres : - 19,3 cm

- Altitude 2500 mètres : DRO 196 mètres, chute à 300 mètres : - 18,1 cm

- Altitude 3500 mètres : DRO 198 mètres, chute à 300 mètres : - 17,1 cm

Attention donc si vous êtes amenés à faire une correction, les quelques centimètres d'écart pouvant jouer un mauvais rôle et ne pas placer exactement la balle où vous l'auriez souhaité...


Contrat d’objectifs et de performance de l’OFB : bilan et perspectives

Une mission conjointe de l’IGEDD et du CGAAER a été chargée d’évaluer globalement le premier contrat d’objectifs et de performance (COP 2020-2025) de l’OFB, et de proposer des orientations pour le futur COP 2026-2030. Cette analyse intervient dans un contexte marqué par des crises successives, notamment liées au monde agricole, et vise à situer l’établissement dans son écosystème administratif et partenarial, tant au niveau local que vis-à-vis de ses tutelles. La mission avait pour objectifs d’apprécier l’atteinte du COP 2020-2025, de présenter les effectifs et le budget consacrés aux grandes missions de l’OFB, et de proposer des évolutions pour le futur COP, notamment en termes d’objectifs opérationnels et d’indicateurs de performance. Pour cela, la mission a procédé à des auditions des tutelles, des administrateurs de l’OFB, de tous les services internes, ainsi que de partenaires et parties prenantes, incluant collectivités, associations, entreprises et chasseurs. Trois régions ont été visitées afin de rencontrer de nombreux acteurs de terrain. L’OFB a produit un bilan détaillé de ses activités, montrant que les objectifs internes du COP ont été largement respectés. Toutefois, la contribution de l’OFB aux politiques publiques n’a pas pu être précisément mesurée, faute d’indicateurs de résultats et de performance adaptés. L’établissement s’est affirmé dans son écosystème local, participant activement à toutes les missions interservices liées à l’environnement. Sa visibilité auprès des collectivités et entreprises reste cependant inégale, tout comme sa capacité à mobiliser ces acteurs. Malgré un contexte difficile, l’OFB a fait preuve d’un engagement proactif pour fusionner les cultures de l’AFB et de l’ONCFS, et s’investir dans sa mission nouvelle de mobilisation des parties prenantes...

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