Le rapport annuel 2025 du réseau Ours brun, publié par l’OFB en mars 2026, dresse un constat sans surprise : la population d’ours dans les Pyrénées continue de croître. Derrière les chiffres soigneusement présentés, 108 individus minimum, jusqu’à 143 estimés, une aire de répartition portée à 7 000 km² et une croissance annuelle moyenne de +11,53 %, se dessine une réalité bien plus politique que scientifique. Car cette progression, loin d’être neutre, sert désormais d’argument aux partisans du renforcement artificiel de la population par de nouveaux lâchers, en dépit de l’opposition persistante du monde pastoral. La mise en avant de la consanguinité, aujourd’hui brandie comme une menace, s’inscrit dans cette stratégie.
Elle prépare le terrain à l’introduction de nouveaux individus, présentée comme une nécessité biologique. Pourtant, la génétique des populations sauvages ne se résume pas à une logique simpliste d’addition d’individus. Elle repose sur des équilibres complexes entre diversité, sélection naturelle et dynamique des territoires. Chez les grands ongulés européens (cervidés, chevreuils, sangliers ou chamois) la diversité génétique est le fruit d’une longue histoire évolutive. Elle garantit la robustesse des populations, leur capacité d’adaptation et leur résilience face aux maladies ou aux changements environnementaux. Mais cette diversité ne se décrète pas par des introductions répétées : elle se construit dans des populations fonctionnelles, connectées et soumises à une sélection naturelle réelle. À l’inverse, les interventions humaines mal calibrées peuvent perturber ces équilibres. Fragmentation des habitats, pressions anthropiques, gestion déséquilibrée : autant de facteurs qui limitent les flux génétiques et favorisent des dérives locales. Introduire artificiellement des individus sans traiter ces causes profondes revient à masquer les symptômes sans corriger le problème. Plus encore, la complexité génétique n’est pas sans risques. Dans des populations contraintes, l’augmentation des croisements et des recombinaisons peut accroître la fréquence d’anomalies, affecter la viabilité des jeunes et fragiliser l’ensemble du système. La nature n’a pas attendu les plans de réintroduction pour organiser ces équilibres. La réalité est donc claire : la question de l’ours dans les Pyrénées dépasse largement le cadre biologique. Elle engage des choix de société, opposant une vision idéalisée de la nature sauvage à la réalité vécue par les éleveurs et les territoires de montagne. Instrumentaliser la génétique pour justifier de nouveaux lâchers revient à ignorer cette complexité. Une gestion responsable de la faune sauvage ne peut se construire contre les hommes. Elle doit s’appuyer sur la science, certes, mais aussi sur l’expérience du terrain et le respect des équilibres humains autant qu’écologiques.
Le Petit Journal de deux indissociables : la chasse et l'environnement

Parmi eux, un indice souvent négligé mais révélateur demeure : le poids. Avant tout achat, l’observation attentive du produit s’impose. En magasin comme en ligne (via photos détaillées), il convient d’examiner la qualité des finitions. Un matériel sérieux ne présente ni bavures de moulage, ni défauts de surface, ni irrégularités de teinte. Les fabricants haut de gamme consacrent jusqu’à 30 % du coût de production à la qualité d’assemblage et aux traitements de surface.
Côté optique, l’aspect des lentilles est déterminant : en inclinant celles-ci à environ 45°, on doit percevoir des reflets colorés (verts, violets ou bleutés), signes de traitements multicouches antireflets. Ces traitements peuvent augmenter la transmission lumineuse jusqu’à 90–95 %, contre parfois moins de 75 % pour des modèles basiques. La deuxième étape est celle de la manipulation. Un bon instrument doit offrir des réglages fluides et précis : molette de mise au point sans jeu, bague de grossissement régulière, articulation ferme pour les jumelles. Ces éléments traduisent la qualité mécanique globale. Selon certaines études de fabricants, plus de 40 % des retours produits sont liés à des défauts mécaniques plutôt qu’optique. L’essai en conditions réelles est indispensable. Adapter l’appareil à sa vue grâce à la correction dioptrique est crucial : un réticule flou ou une image mal fusionnée entre les deux yeux entraîne fatigue et perte de précision.
Il faut rappeler que près de 70 % des utilisateurs présentent une légère différence de correction entre les deux yeux. Enfin, le poids constitue un indicateur clé. Le verre optique de qualité (type BK7 ou BaK-4) est dense : une paire de jumelles performantes de 42 mm pèse généralement entre 600 et 900 g. À l’inverse, un modèle trop léger utilise souvent des plastiques optiques, moins coûteux mais aussi moins performants en transmission et en netteté. Bien sûr, l’équilibre reste important : un appareil trop lourd devient inconfortable à l’usage prolongé. En définitive, au-delà des chiffres et du marketing, un bon instrument optique se juge avec les yeux, les mains… et un peu de bon sens.
Présenté lors du Game Fair 2025 sur l’espace commun de l’ANCGG et de l’AFMT, ce trophée de vieux cerf ravalant ne laisse indifférent, bien qu’il échappe aux critères esthétiques habituels. Il se caractérise par une masse osseuse compacte, irrégulière et difforme, témoignage visible des dernières années de vie de l’animal. Ce type de trophée, souvent qualifié de « ravalant », traduit un affaiblissement physiologique lié à l’âge avancé, où la repousse des bois perd en structure et en harmonie. Pourtant, loin d’être déprécié, il constitue pour de nombreux passionnés un véritable graal cynégétique. Il incarne l’aboutissement d’une vie sauvage, marquée par les combats, la reproduction et la survie. Ce trophée raconte une histoire, celle d’un vieux roi de la forêt ayant atteint un stade ultime de maturité.
Avec un volume de 155 ml pour un poids net de 398 g, ce brocard présente des mensurations particulièrement intéressantes. Ses perches, mesurant respectivement 23,2 cm et 22 cm, s’accompagnent d’une envergure bien ouverte de 10,6 cm, révélant une structure harmonieuse et équilibrée. L’animal arbore une architecture classique à 6 pointes, mais se distingue par une belle régularité d’ensemble. Les perlures, bien marquées sans excès, ainsi que la coloration des bois, dans une teinte naturelle et homogène, témoignent d’une bonne qualité trophée. Les andouillers, bien développés, apportent à eux seuls 9,5 points supplémentaires, contribuant à une cotation finale de 111,10 points. Ce brocard a été prélevé le 28 juillet 2025 par Thomas Bourgoin, sur la commune d’Avy, au sud de Saintes.
Prélevé le 15 décembre 2023 sur la commune forestière de Louppy-sur-Chée, au nord de Bar-le-Duc, ce cerf 14 cors se distingue avant tout par l’extraordinaire symétrie de sa ramure. Avec une cotation finale de 196,73 points, il s’impose comme un trophée de très grande qualité. Chaque bois reflète presque parfaitement l’autre, tant dans la disposition des andouillers que dans leur développement. Cette régularité se retrouve également au niveau des empaumures, chacune formée d’une double fourche légèrement décalée, ajoutant à l’élégance générale du trophée. Une telle harmonie est relativement rare et témoigne d’un développement physiologique optimal, probablement favorisé par un milieu riche et une gestion attentive du territoire. Ce cerf incarne l’idéal recherché par de nombreux chasseurs et gestionnaires : un animal mature, bien conformé, révélateur d’un équilibre entre génétique et environnement.
Ce cerf 12 cors régulier constitue un exemple typique de ce que l’on attend d’un cerf de récolte dans une gestion raisonnée. S’il ne se distingue pas par une esthétique exceptionnelle, il présente surtout un intérêt majeur par son âge avancé, estimé à 11 ans. À ce stade, l’animal a pleinement contribué à la reproduction de l’espèce, justifiant pleinement son prélèvement. Ses mensurations sont très honorables : merrain de 93,2 cm, andouillers d’œil de 29,3 cm et 28,2 cm, chevillures de 25,5 cm et 26 cm. Les circonférences des meules atteignent 23,5 cm et 25,3 cm, tandis que celles des merrains varient entre 17 et 15,7 cm en partie basse, et 13,5 à 14 cm en partie haute. L’envergure atteint 73 cm pour un poids net de 5 kg. Avec 10 points de beauté, la cotation finale s’élève à 178,82 points.
Prélevé par M. Geneste au cours de la saison 2024-2025, ce brocard se distingue par une singularité morphologique qui attire immédiatement l’attention. Bien que globalement bien perlé et présentant une architecture classique à 6 pointes sur le bois gauche, le bois droit révèle une anomalie notable. Le merrain y apparaît étiré, aplati et ossifié de manière atypique, rompant avec la symétrie attendue chez ce type d’animal. Cette déformation est très probablement la conséquence d’un traumatisme survenu durant la période de refait, moment crucial de la croissance des bois. Malgré cette irrégularité, le trophée conserve un intérêt certain, tant sur le plan scientifique que cynégétique. Il témoigne de la capacité de l’animal à survivre et à se développer malgré une blessure.
Ce cerf de 9 ans, issu du massif du Donon, présente des caractéristiques morphologiques qui peuvent surprendre au regard de son âge. Ses bois, relativement frêles, montrent des fourches hautes mais peu structurées, avec des meules peu marquées. Les andouillers d’œil et surandouillers sont remplacés par de petites pointes discrètes, tandis que les chevillures restent faiblement développées. L’ensemble donne une impression de trophée modeste, loin des standards observés dans d’autres massifs plus productifs. Toutefois, ce cerf reflète fidèlement les conditions écologiques du massif du Donon, qui s’étend sur la Moselle, les Vosges et le Bas-Rhin. Les contraintes environnementales, notamment la qualité des sols et la pression forestière, influencent directement le développement des animaux. Ce type de trophée illustre donc davantage une réalité territoriale qu’une faiblesse individuelle.
Ces espèces doivent pouvoir circuler librement entre leurs zones de reproduction, d’alimentation et d’hivernage, ce qui nécessite des continuités écologiques fonctionnelles et une réduction des pressions humaines, notamment liées aux captures illégales et/ou excessives, précise l’Office. La première initiative soutenue est le Partenariat mondial pour la connectivité écologique (GPEC). Son objectif est de mieux protéger, restaurer et relier les habitats essentiels aux espèces migratrices à l’échelle internationale. Cette plateforme collaborative rassemble divers acteurs de la conservation afin de coordonner les actions, partager les connaissances et définir des priorités communes. Encore en phase de structuration, le partenariat a tenu une première réunion à Abu Dhabi en octobre 2025 pour établir ses bases de fonctionnement. Le soutien de l’OFB permettra notamment de financer la coordination du dispositif et la mise en œuvre d’un programme d’actions sur trois ans. La seconde initiative vise à lutter contre les captures illégales ou excessives d’animaux sauvages, qui constituent une menace majeure pour de nombreuses espèces migratrices. Ce programme cherche à mieux organiser la réponse collective en identifiant les priorités, en coordonnant les efforts existants et en favorisant des approches communes entre les acteurs concernés. Il prévoit également de renforcer la coopération internationale, le partage d’expériences et les actions de sensibilisation. La contribution de l’OFB, représentant environ 15 % du budget total de ces deux initiatives, joue un rôle clé pour structurer ces projets et accompagner leur déploiement, avec l’objectif d’améliorer durablement la conservation des espèces migratrices à l’échelle mondiale.
Non seulement elle entraîne la destruction d’arbres sains, mais elle génère également des coûts économiques élevés liés à la perte de production forestière. De plus, son efficacité reste relative dans les massifs homogènes de pins, où elle n’a pas permis d’éradiquer durablement la maladie. À l’inverse, la coupe sélective apparaît comme une alternative plus performante. Elle consiste à abattre uniquement les arbres présentant des symptômes d’infestation. Cette stratégie permet de préserver les arbres sains et de réduire considérablement les pertes économiques. Selon les simulations, dans des conditions optimales, elle pourrait diviser jusqu’à 200 fois les coûts liés à la gestion de la crise par rapport à une coupe rase. Toutefois, l’efficacité de la coupe sélective dépend étroitement de la capacité à détecter rapidement et précisément les arbres infestés. Une surveillance performante est donc indispensable pour garantir le succès de cette méthode. Lorsque la détection est optimale — notamment grâce à des observations fréquentes et efficaces — l’éradication du nématode devient envisageable. En revanche, lorsque les conditions de surveillance sont insuffisantes, aucune des deux méthodes ne permet une éradication complète. Dans ce cas, l’objectif évolue vers une stratégie de limitation de la propagation. Même dans ce contexte, la coupe sélective reste la solution la plus pertinente en termes de rapport coût/efficacité. Ainsi, les travaux montrent que l’amélioration des capacités de détection constitue un levier essentiel pour optimiser les stratégies d’éradication. La réussite de la lutte contre le nématode du pin ne dépend pas uniquement du choix de la méthode de coupe, mais aussi de la qualité du suivi sanitaire des peuplements forestiers.
L’objectif est de mettre en lumière des initiatives concrètes, innovantes et reproductibles, capables de répondre aux enjeux environnementaux actuels. Porté par l’Association fédérative des acteurs de l’ingénierie et du génie écologique (A-IGÉco), avec le soutien du Ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité, des Négociations internationales sur le climat et la nature, ainsi que de l’Office français de la biodiversité (OFB), ce prix distingue des projets collectifs qui illustrent l’excellence et le savoir-faire des professionnels du secteur.
Formé à la prestigieuse École d’armurerie de Liège, Adrien Aubriot s’est rapidement orienté vers une spécialisation exigeante et rare : le travail du bois appliqué aux armes. En tant que maître crossier, il maîtrise l’art délicat de concevoir, ajuster et restaurer les crosses, élément essentiel à la fois pour le confort, la précision et l’esthétique d’une arme. Cette expertise, aujourd’hui peu répandue, constitue le cœur de son activité et fait toute la singularité de son installation à Chaumont. Dans son atelier, il proposera un large éventail de prestations : réparation, entretien, montage d’optiques, mais surtout fabrication de crosses sur mesure, parfaitement adaptées à la morphologie et aux attentes de chaque utilisateur. Le montage à bois, la mise à conformité des armes ou encore la réalisation de buscs fixes ou amovibles font également partie de ses spécialités.
Un savoir-faire technique qui s’adresse aussi bien aux chasseurs qu’aux tireurs sportifs et de loisirs, tous à la recherche de précision et de confort. Mais l’approche d’Adrien Aubriot ne s’arrête pas là. Les amateurs d’armes anciennes trouveront en lui un interlocuteur précieux, capable de redonner vie à des pièces parfois centenaires, dans le respect des techniques traditionnelles.
Cette dimension patrimoniale, indissociable du métier d’armurier, témoigne d’une volonté de préserver et transmettre un héritage. Son parcours renforce encore la crédibilité de son projet. Après une expérience formatrice en Angleterre, chez Watson Bros, maison reconnue pour ses armes de luxe, il a poursuivi son perfectionnement en France, à l’armurerie Cavagnac à Vesoul, où il a exercé pendant cinq ans. Une trajectoire qui mêle exigence, précision et passion. Avec cette ouverture, Chaumont accueille bien plus qu’un commerce : un artisan hautement qualifié, porteur d’un savoir-faire rare, qui vient renforcer l’ancrage local d’un métier d’excellence, entre tradition et modernité. (Armurerie Adrien Aubriot, 4 bis rue des Forces Françaises Libres, 52000 Chaumont. Téléphone : 06 08 72 42 60. Courriel : contact@armurerieaubriot.com)
Chassexam se distingue par un contenu complet et officiel. Elle est aujourd’hui la seule application à proposer l’intégralité des 400 questions réglementaires sous forme de QCM, accompagnées de supports vidéo pour faciliter l’apprentissage. L’approche pédagogique repose sur une progression structurée, avec des quiz thématiques permettant de travailler par blocs de connaissances : sécurité, réglementation, reconnaissance des espèces ou encore manipulation des armes. Chaque question est enrichie d’explications détaillées, afin d’aller au-delà de la simple mémorisation et de favoriser une réelle compréhension des règles. Cette méthode permet aux candidats d’identifier précisément leurs points forts et leurs lacunes. L’application intègre également un module « examen blanc », reproduisant fidèlement les conditions réelles de l’épreuve, avec tirage aléatoire des questions et chronométrage. Un outil particulièrement utile pour appréhender le stress et gérer le temps, deux facteurs clés de réussite. Avec un taux moyen de réussite d’environ 70 %, le permis de chasser reste en effet un examen exigeant, où la rigueur est essentielle. Pour renforcer l’engagement des utilisateurs, Chassexam mise sur la gamification. Les candidats peuvent suivre leur progression en temps réel, débloquer des badges et obtenir des médailles en fonction de leurs performances. Ce système motive l’apprentissage et encourage une pratique régulière. L’application propose aussi une révision ciblée, en permettant de retravailler spécifiquement les questions mal maîtrisées, garantissant ainsi une acquisition durable des connaissances. Avec Chassexam, la FNC affirme une ambition forte : adapter la formation aux outils d’aujourd’hui tout en garantissant un haut niveau d’exigence. Une initiative qui illustre la volonté de la chasse française d’évoluer, en plaçant la sécurité, la pédagogie et la responsabilité au cœur de sa transmission.