Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, a réuni les membres du Comité d’anticipation et de suivi hydrologique (CASH), ainsi que les préfectures de région, pour évoquer les enjeux de sécheresse, ce mercredi 12 août à 14h00, à l'Hôtel de Roquelaure.
Alors que la France traverse une sécheresse particulièrement intense, les effets du changement climatique continuent d’accentuer les tensions sur la ressource en eau. Au 9 août, l’ensemble du territoire métropolitain était, a minima, en seuil de vigilance. Parmi eux, 67 départements sont placés en situation de crise, soit une large majorité des départements français, et 21 départements en alerte renforcée. Ainsi, près de 70% du territoire français fait l'objet de restrictions d'usage de l'eau. Dans ce contexte, cette réunion sécheresse, réunissant les préfectures de régions et les opérateurs de l’Etat dédiés, a permis de dresser un état des lieux actualisé de la situation hydrologique sur l’ensemble du territoire. Les échanges s’appuyaient sur les dernières analyses de Météo-France, du Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) et des services de l’État afin de faire le point sur l’évolution des nappes phréatiques, des cours d’eau et de l’humidité des sols, ainsi que sur les conséquences de cette situation pour les différents usages de l’eau et les territoires. Un focus a également été fait concernant l’impact de la sécheresse sur la faune et la flore. Les membres du comité ont partagé leurs retours d’expérience sur la gestion de cet épisode de sécheresse et échangé sur les mesures permettant de renforcer durablement l’anticipation, la prévention et la résilience des territoires face à la multiplication et à l’intensification des épisodes de tension sur la ressource en eau...
Vernoil le Fourrier

Le chevreuil trouve habituellement une partie de l’eau dont il a besoin dans son alimentation et souvent dans la rosée du matin, mais lorsque la végétation est sèche et que les sources disparaissent, un apport complémentaire peut lui être particulièrement utile. C’est là que les chasseurs et les gestionnaires de territoires peuvent jouer un rôle concret. L’une des solutions les plus faciles à mettre en place consiste à installer un abreuvoir à palette horizontale, alimenté par un petit réservoir. Le principe est simple : l’animal pousse la palette avec son museau, ce qui permet à l’eau d’arriver dans la coupelle. Lorsqu’il cesse d’appuyer, l’arrivée d’eau se ferme. Le système fonctionne sans électricité, sans pompe et sans batterie. Il limite également le gaspillage et permet de conserver une réserve d’eau disponible en permanence. Pour réaliser l’installation, un bidon propre de 25 litres, de qualité alimentaire, peut être solidement fixé à un arbre, à environ 1,20 m du sol. Un tuyau relie ensuite le réservoir à l’abreuvoir installé au pied de l’arbre. Le dispositif doit être parfaitement stable, sans partie coupante ni élément susceptible de blesser un animal. L’emplacement est essentiel. Privilégiez un endroit calme, ombragé, fréquenté naturellement par les animaux et facilement accessible pour l’entretien, le nettoyage et le remplissage du réservoir. Avant toute installation, vérifiez également les éventuelles règles locales applicables et veillez à ne pas créer de situation favorisant la concentration excessive d’animaux au même endroit. Le coût du matériel reste modeste. Quelques installations bien réparties peuvent ainsi apporter une aide précieuse à la faune durant les épisodes les plus secs. Chasseurs responsables, soyons aussi des acteurs de terrain : aidons la faune sauvage à passer le cap de la sécheresse !
Il présida également le Club de la Chasse et de la Nature à Paris, et apporta durant de nombreuses années son concours à la Fondation François Sommer, notamment en qualité de trésorier. Au sein du CIC, il participa également au jury littéraire à partir de 2008, avant d’être élu en 2011 au comité de pilotage, instance consultative auprès du président. Mais au-delà des fonctions et des responsabilités, c’est surtout l’homme, le chasseur et l’ami que beaucoup garderont en mémoire. Passionné de chasse, chaleureux, généreux et doté d’un esprit particulièrement vif, Louis, affectueusement surnommé « Loulou » par ses proches, était apprécié pour son élégance, sa bonne humeur et sa fidélité en toutes circonstances. Ceux qui eurent la chance de chasser à ses côtés se souviendront d’un compagnon attentif et enthousiaste. Au cours de ses dernières années, confronté à la maladie, il conserva cette discrétion et cette dignité qui avaient toujours marqué son caractère. Il ne renonça jamais pour autant à son attachement au CIC, à ses amis ni à son amour de la nature et de la chasse. Avec sa disparition, le monde international de la conservation et de la chasse perd une personnalité engagée et profondément attachante. Son parcours témoigne d’une conviction forte : la connaissance de la faune, sa conservation et l’utilisation durable de ses ressources peuvent et doivent aller de pair. Louis de Rohan-Chabot laisse derrière lui bien plus qu’un parcours et des responsabilités : le souvenir d’un homme dont l’élégance, l’amitié et l’engagement continueront de vivre dans la mémoire de ceux qui l’ont connu. Nous nous associons à la peine de sa famille et de ses proches et leur adressons nos plus sincères condoléances.
Haies, jachères, bandes enherbées, zones humides ou encore agroforesterie constituent autant d'aménagements favorables à la petite faune de plaine, aux oiseaux et aux pollinisateurs. Pour les chasseurs, ces mesures représentent une opportunité de restaurer des habitats qui ont fortement régressé au cours des dernières décennies. Mais les inquiétudes demeurent. Les débats portent également sur les financements. Plusieurs fédérations souhaitent que les projets portés par les associations de chasse puissent bénéficier plus facilement des fonds européens lorsqu'ils contribuent à la restauration des habitats, à la préservation des zones humides ou à la lutte contre les espèces exotiques envahissantes, en partenariat avec les agriculteurs et les collectivités. L'avenir de la PAC se jouera aussi sur sa capacité à concilier production agricole, souveraineté alimentaire et gestion durable des espaces ruraux. Dans cette équation, la chasse ne peut être réduite à une simple activité de loisir. Elle constitue, dans de nombreux territoires, un acteur de terrain impliqué dans la conservation de la biodiversité, le suivi des espèces et la prévention des conflits entre faune sauvage et activités humaines. Les négociations européennes s'annoncent longues et complexes. Pour le monde de la chasse, l'enjeu sera de faire reconnaître sa contribution à la gestion de la nature afin que la future PAC ne soit pas seulement une politique agricole, mais aussi un véritable outil au service de l'équilibre des territoires.
Les premiers à payer le prix du manque d’eau sont probablement les plus jeunes. Chevrillards, levrauts et lapereaux sont particulièrement vulnérables aux conditions extrêmes. Leur organisme supporte moins bien les fortes chaleurs et la déshydratation que celui des adultes. Mais le problème ne se limite pas à l’accès direct à l’eau. Lorsque les sols s’assèchent, que les végétaux perdent leur fraîcheur et que la ressource alimentaire se raréfie ou se dégrade, les jeunes animaux doivent faire face à un environnement beaucoup plus difficile au moment même où leurs besoins sont les plus importants. Et cette mortalité risque de rester largement invisible. Un jeune chevreuil ou un lapereau qui disparaît dans les premiers jours ou les premières semaines de sa vie ne sera généralement jamais retrouvé. Il n'y aura ni carcasse, ni constat, ni statistique. Pourtant, quelques mois plus tard, cette disparition se traduira mécaniquement par moins de jeunes animaux dans les populations. La même logique concerne les oiseaux de plaine. Pour les faisandeaux et les perdreaux, l’eau n’est pas seulement une ressource directement nécessaire à leur survie. Elle conditionne également la présence d’une multitude d’insectes et d’invertébrés indispensables à leur alimentation durant les premières semaines...
Des gouttières installées à environ deux mètres du sol interceptent près de 30 % des précipitations avant qu'elles n'atteignent le sol. Les arbres évoluent ainsi dans des conditions de stress hydrique artificiellement accentuées, comparables à celles qui pourraient devenir la norme dans le bassin méditerranéen. Les scientifiques concentrent leurs observations sur deux essences emblématiques de ces milieux : le pin d'Alep et le chêne vert. Régulièrement, des campagnes de mesures sont réalisées afin d'évaluer leur état hydrique et leur capacité d'adaptation au déficit en eau. Les prélèvements doivent être effectués dans un laps de temps très court afin de garantir la fiabilité des résultats. Sur une surface de 0,6 hectare, plusieurs milliers de données sont enregistrées en continu grâce à un important réseau de capteurs. Le sol est équipé d'électrodes, de sondes d'humidité et de nombreux instruments permettant de suivre l'évolution des réserves en eau, de la croissance des arbres et de leur fonctionnement physiologique au fil des saisons. Ces recherches visent à mieux comprendre les mécanismes qui conduisent au dépérissement des peuplements forestiers lors des épisodes de sécheresse prolongée. Elles doivent également permettre d'améliorer les modèles de prévision de l'évolution des forêts méditerranéennes et d'identifier les essences ou les modes de gestion les plus aptes à faire face au réchauffement climatique. Les données recueillies contribuent enfin à mieux appréhender le lien entre déficit hydrique, affaiblissement des arbres et augmentation du risque d'incendie dans les massifs forestiers du sud de la France.
Pourtant, l'opération a suscité l'indignation de plusieurs associations de protection animale, certaines dénonçant une décision « incompréhensible » ou « choquante ». Une réaction qui interroge sur la manière dont certains défenseurs de la faune envisagent désormais la nature sauvage, car protéger un animal ne signifie pas nécessairement chercher à le maintenir en vie à tout prix. Un cerf gravement brûlé n'est pas un animal domestique que l'on peut transporter chez un vétérinaire, installer sur une table de soins, perfuser, panser et surveiller pendant plusieurs semaines. La faune sauvage ne dispose ni d'une infrastructure vétérinaire adaptée à chaque situation, ni des conditions permettant une longue convalescence. Un animal sauvage très gravement atteint peut être incapable de se nourrir, de se déplacer normalement ou d'échapper aux prédateurs. Ses blessures peuvent également provoquer des douleurs considérables et irréversibles.
Mais au nom d'une vision idéologique de la restauration des cours d'eau, nombre de ces ouvrages ont été arasés ou supprimés avec l'aval de l'administration et sous la pression de certaines associations. Aujourd'hui, où sont les responsables ? Où sont ceux qui expliquaient que supprimer ces retenues ne produirait que des bénéfices ? Où sont les grandes leçons de morale environnementale ? En mars dernier encore, les spécialistes annonçaient des nappes phréatiques globalement bien rechargées après l'hiver. Trois mois plus tard, les restrictions d'eau se multiplient, les cours d'eau disparaissent par endroits et les milieux aquatiques souffrent comme rarement auparavant. Cette évolution résulte évidemment de multiples facteurs, au premier rang desquels les épisodes de chaleur et le déficit de précipitations.
Mais comment ne pas s'interroger sur les choix d'aménagement qui ont conduit, dans certains territoires, à accélérer l'évacuation de l'eau plutôt qu'à la retenir lorsqu'elle était disponible ? Poser cette question n'est pas un crime. Refuser d'y répondre serait une faute. Les premiers à payer le prix de ces politiques sont précisément les espèces que l'on prétendait protéger. Les amphibiens, les poissons et toute la petite faune aquatique ne vivent pas de slogans. Ils ont besoin d'eau. Lorsque les ruisseaux disparaissent dès le début de l'été, ce sont des écosystèmes entiers qui s'effondrent. L'écologie ne peut plus être une religion qui interdit toute autocritique. Une politique publique se juge à ses résultats, pas à ses intentions. Si certaines décisions ont aggravé la vulnérabilité de nos territoires face aux sécheresses, il faut avoir le courage de les réévaluer. Gouverner, ce n'est pas persister dans l'erreur ; c'est savoir reconnaître ses responsabilités. Les Français méritent mieux que le silence. Ils méritent un véritable débat sur la gestion de l'eau, fondé sur les faits, l'expérience de terrain et le bon sens, plutôt que sur des certitudes idéologiques. Car face à des rivières qui meurent, continuer à chercher des coupables partout sauf dans ses propres choix serait, cette fois, la plus grave des sécheresses : celle de la responsabilité.