A vendre
En Haute-Marne, région Doulaincourt : copropriété d'un parc de chasse de 100 ha. Clôture en bon état (non soumise à la loi Sologne). Contact par courriel : claude.menigot@gmail.com
La chasse... demain !
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En Haute-Marne, région Doulaincourt : copropriété d'un parc de chasse de 100 ha. Clôture en bon état (non soumise à la loi Sologne). Contact par courriel : claude.menigot@gmail.com
Alors que la France connaît un épisode de chaleur particulièrement intense, une question mérite d'être posée : ces températures extrêmes peuvent-elles influencer le déroulement du rut du chevreuil ? Si aucune étude n'apporte aujourd'hui de réponse directe chez cette espèce, plusieurs travaux menés sur les mammifères permettent d'envisager des mécanismes biologiques qui pourraient, au moins théoriquement, affecter la reproduction des brocards. Des scientifiques ont étudié les effets du stress thermique sur la fertilité masculine et ont mis en évidence le rôle central de la chaleur dans le fonctionnement des testicules.
Chez les mammifères, la production des spermatozoïdes repose sur un équilibre thermique particulièrement sensible. Les testicules fonctionnent naturellement à une température inférieure à celle du reste du corps, condition indispensable au bon déroulement de la spermatogenèse. Lorsque cet équilibre est rompu par une exposition prolongée à de fortes chaleurs, différents mécanismes cellulaires peuvent être activés. Les chercheurs décrivent notamment une augmentation de la production d'espèces réactives de l'oxygène (ROS), communément appelées radicaux libres. En quantité modérée, ces molécules jouent un rôle normal dans le fonctionnement cellulaire. En revanche, lorsqu'elles deviennent trop abondantes, elles peuvent provoquer un stress oxydatif susceptible d'endommager les membranes cellulaires, les mitochondries et l'ADN des cellules germinales. Les cellules les plus sensibles pourraient alors entrer dans des processus de mort cellulaire programmée, réduisant potentiellement la qualité de la spermatogenèse. Si ces mécanismes sont aujourd'hui bien documentés chez plusieurs espèces domestiques, comme le taureau, le bélier, le verrat ou le bouc, ainsi que chez l'homme, les connaissances demeurent, en revanche, très limitées chez les cervidés sauvages et, à notre connaissance, aucune étude n'a démontré un effet comparable chez le chevreuil...
L'Office français de la biodiversité (OFB) a publié son bilan annuel de l'accidentologie liée à la chasse pour la saison 2025-2026. Les chiffres confirment une tendance positive avec un nombre d'accidents mortels en baisse, même si les autorités rappellent que l'objectif demeure le « zéro accident ». Quatre décès accidentels ont été enregistrés au cours de la saison, soit le niveau le plus faible depuis le début des statistiques.
Deux sont survenus lors de chasses au grand gibier et deux lors de chasses au petit gibier. Trois de ces accidents étaient des auto-accidents, soulignant que les principales causes de mortalité concernent désormais les chasseurs eux-mêmes, notamment lors de la manipulation ou du transport des armes. Au total, 92 accidents corporels ont été recensés, un chiffre stable depuis plusieurs saisons, la France enregistrant désormais entre 80 et 100 accidents par an. Cette stabilité s'inscrit dans une tendance de fond marquée par une diminution de près de 50 % des accidents en vingt ans par rapport à la saison 2006. Les non-chasseurs sont également moins touchés. Dix personnes extérieures à la chasse ont été victimes d'un accident cette saison, contre seize l'année précédente. Parmi elles, quatre ont été grièvement blessées et six plus légèrement. L'analyse des causes met en évidence deux axes majeurs de prévention. Les auto-accidents représentent désormais 39 % de l'ensemble des accidents. Par ailleurs, lors des chasses au grand gibier, qui concentrent 66 % de l'accidentologie, le non-respect de l'angle de tir de 30° reste la première cause des accidents impliquant un tiers, dans un cas sur trois. Les incidents matériels demeurent également sous surveillance. L'OFB a recensé 122 tirs ayant provoqué des dégâts sur des habitations, véhicules ou animaux domestiques sans faire de victime. Ce chiffre est en baisse par rapport aux 135 incidents enregistrés la saison précédente, mais reste supérieur à la moyenne observée au cours des quinze dernières années. Pour poursuivre cette amélioration, l'État, l'OFB et les FDC mettent en avant plusieurs leviers : l’examen du permis de chasser centré sur la sécurité, les formations décennales obligatoires, le développement de formations spécifiques pour les responsables de battues. Au cours de la saison 2025-2026, 39 permis de chasser ont ainsi été suspendus à titre conservatoire dans l'attente de décisions judiciaires.
Ardèche : le projet de réintroduction du chamois dans le massif du Tanargue franchit une nouvelle étape. Deux techniciens de la FDC ont participé, en juin, à une formation organisée dans la Réserve naturelle nationale de la Vallée de Chaudefour, dans le Puy-de-Dôme. Encadrés par leurs homologues locaux, ils ont été formés aux techniques de capture, de contention, de manipulation, de suivi sanitaire et de relâcher des animaux. Cette montée en compétence prépare les futures opérations de transfert des premiers chamois vers les montagnes ardéchoises.
Les captures réalisées en Auvergne serviront à constituer le noyau fondateur d'une population destinée à s'implanter durablement dans le massif du Tanargue. Les animaux transférés feront ensuite l'objet d'un suivi scientifique afin d'évaluer leur adaptation au milieu, leurs déplacements et leur reproduction. Ce programme, porté par les acteurs cynégétiques avec leurs partenaires scientifiques, vise à restaurer une population viable dans un territoire où le chamois était présent à l'état naturel il y a plusieurs millénaires.
- Ariège : un ours décrit comme étant particulièrement gros aurait été aperçu le 30 juin près de l'étang de Labant, en Ariège, à proximité d'un chemin de randonnée très fréquenté. Selon plusieurs témoignages relayés localement, l'animal aurait surpris une randonneuse, qui aurait été légèrement blessée. Le lendemain, l'Association pour la sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées (Aspap) a indiqué que deux brebis avaient été retrouvées tuées sur le secteur du GR du Trapech, attribuant ces attaques à l'ours. L'association estime que ces événements relancent les inquiétudes des éleveurs et des usagers de la montagne quant à la présence du plantigrade à proximité des zones fréquentées. À ce stade, les services de l'État n'ont toutefois pas confirmé officiellement ni l'observation de l'ours, ni l'origine des blessures de la randonneuse, ni la responsabilité de l'animal dans la mort des deux brebis. Des investigations sont menées afin de déterminer précisément les circonstances de ces différents événements.
- Charente-Maritime :
c'est aujourd'hui que s'ouvre la première Fête de la ruralité au château de La Gataudière, à Marennes-Hiers-Brouage. Durant deux jours, lundi 13 et mardi 14 juillet, les visiteurs pourront profiter d'un marché de producteurs, d'une mini-ferme, de démonstrations de chiens de travail, de spectacles équestres, de fauconnerie et de nombreuses animations mettant en valeur les traditions et les métiers de la campagne. Avant même son ouverture, l'événement a suscité l'opposition de quelques manifestants hostiles à la chasse, qui contestent la tenue de la traditionnelle messe de Saint-Hubert, célébration emblématique du monde rural, des chasseurs, des forestiers et de tous ceux qui vivent au contact de la nature, une polémique que les organisateurs regrettent, rappelant que cette fête se veut avant tout un moment de convivialité, de partage et de découverte des savoir-faire ruraux, ouvert à tous les publics, quelles que soient leurs convictions. Les organisateurs espèrent donc que le public répondra présent pour faire de cette première édition une réussite et démontrer que le dialogue, le respect des traditions et la célébration du patrimoine rural valent mieux que les critiques entretenues par une poignée d'opposants...
Le ministère chargé de la chasse soumet à consultation le projet d'arrêté fixant, pour la période 2026-2029, la liste des espèces susceptibles d'occasionner des dégâts (ESOD) du groupe 2, ainsi que leurs périodes et modalités de destruction. Prévu par l'article R. 427-6 du code de l'environnement, ce dispositif répond à un objectif précis : prévenir les atteintes importantes à la biodiversité, aux activités agricoles, forestières et aquacoles, aux biens, ainsi qu'à la santé et à la sécurité publiques. Contrairement à une idée parfois véhiculée, le classement d'une espèce en ESOD ne vise pas son éradication. Il permet uniquement de mettre en œuvre des moyens de régulation ciblés lorsque des populations localement abondantes provoquent des dommages significatifs.
Les espèces concernées continuent de jouer un rôle écologique, mais leur gestion devient nécessaire lorsque leur présence entraîne des déséquilibres ou des pertes économiques importantes. Le projet s'appuie sur une procédure particulièrement encadrée. Les propositions sont élaborées par les préfets, après consultation des commissions départementales de la chasse et de la faune sauvage, puis examinées au niveau national. Pour être classée ESOD, une espèce doit répondre à des critères stricts rappelés par le Conseil d'État : les dégâts doivent être significatifs, généralement supérieurs à 10 000 euros sur trois ans, et l'espèce doit être suffisamment abondante sur le territoire concerné, avec un seuil d'environ 500 prélèvements annuels servant de référence. L'arrêté prend également en compte l'état de conservation des espèces et les dernières connaissances scientifiques. Ainsi, le putois demeure exclu de la liste à la suite de décisions du Conseil d'État. La martre des pins, retirée en 2025, ne retrouve un classement que dans 14 départements où son état de conservation favorable est compatible avec une régulation locale justifiée par des dégâts avérés. La situation du corbeau freux fait également l'objet d'une analyse au regard de l'évolution de ses populations. Le texte précise enfin les modalités d'intervention. Les espèces classées pourront être régulées par tir ou piégeage, et le renard pourra également être déterré conformément à la réglementation. Des restrictions particulières pourront être décidées localement par les préfets, tandis que tout animal non classé ESOD capturé accidentellement devra être immédiatement relâché. Cette réglementation illustre la volonté des pouvoirs publics de concilier conservation de la faune sauvage et protection des activités humaines. La régulation des ESOD constitue ainsi un outil de gestion indispensable pour limiter les dégâts lorsqu'ils sont objectivement établis, tout en respectant les exigences scientifiques, juridiques et environnementales qui encadrent désormais ces décisions. Ne manquez pas de laisser un avis favorable....
Pour participer à la consultation publique, c'est ICI
L'Office français de la biodiversité (OFB) a publié le bilan de son activité de police environnementale pour l'année 2025. L'établissement fait état d'une hausse de son activité avec 154 344 contrôles administratifs, soit une progression de 13,7 % par rapport à 2024. Cette augmentation s'accompagne d'une intensification des suites judiciaires, avec 11 733 procédures ouvertes (+14,3 %) et une progression de 29 % des rapports transmis aux autorités compétentes. Les contrôles se sont concentrés sur trois grandes priorités. La première concerne la protection de la ressource en eau, avec une augmentation de 56 % des contrôles liés à la gestion quantitative de l'eau dans un contexte de sécheresse.
L'OFB souligne également une importante opération nationale contre la détention et l'utilisation de pesticides interdits, ayant conduit à la saisie de 3 000 litres de produits phytosanitaires. La seconde priorité porte sur les usages de la nature. Plus de 17 000 personnes ont été contrôlées ou sensibilisées dans les espaces naturels. La police de la chasse représente 50 % des procès-verbaux dressés par les agents, tandis que la police de la pêche en constitue 20 %, illustrant le poids de ces missions dans l'activité de terrain de l'établissement. L'OFB indique que 62 % des personnes mises en cause dans les procédures judiciaires sont des particuliers, devant les agriculteurs (15 %) et les entreprises (11 %). Près de la moitié des procédures judiciaires ont donné lieu à une amende forfaitaire, principalement pour des infractions liées à la chasse, à la pêche ou à la réglementation des espaces naturels. Les dossiers les plus complexes ont fait l'objet d'enquêtes spécialisées, notamment sur les atteintes aux espèces protégées, les produits phytopharmaceutiques ou les milieux aquatiques. Enfin, l'établissement met en avant un climat d'intervention jugé apaisé. Sur plus de 154 000 contrôles réalisés, seuls 132 incidents ont été recensés, impliquant 225 personnes, soit 0,15 % des usagers contrôlés. Dans près de la moitié des situations, les tensions ont été résolues par le dialogue et les agents n'ont jamais eu à faire usage de leur arme de service au cours de l'année 2025.
Après trois éditions ayant permis de financer de nombreux chantiers en faveur de la biodiversité, Mission Nature revient en 2026 avec une quatrième édition. Lancée en 2023 par FDJ UNITED, en partenariat avec l'Office français de la biodiversité (OFB), cette initiative repose sur un principe simple : une partie des mises des jeux de loterie Mission Nature (jeux de grattage et tirages spéciaux) est reversée à l'OFB afin de financer des projets de restauration écologique sur l'ensemble du territoire.
Depuis sa création, le dispositif a mobilisé plus de 21 millions d'euros, permettant de soutenir des opérations de restauration des milieux naturels, de protection d'espèces menacées et de renforcement de la résilience des territoires face au changement climatique. Avec les 28 nouveaux projets retenus en 2026, Mission Nature portera à 92 le nombre total d'initiatives financées depuis son lancement. Les projets de cette quatrième édition ont été sélectionnés à l'issue d'un appel à projets organisé du 11 mars au 7 mai 2026. Au total, 128 dossiers ont été déposés, un record qui illustre la forte mobilisation des collectivités, associations, gestionnaires d'espaces naturels et autres acteurs locaux engagés dans la préservation du patrimoine naturel. Les 28 lauréats reflètent la diversité des enjeux écologiques français. Ils concernent notamment la restauration de zones humides, de tourbières et de cours d'eau, la renaturation de forêts, de dunes et de prairies, la préservation des milieux littoraux et marins, ainsi que la sauvegarde d'espèces menacées telles que les chauves-souris, le Vison d'Europe ou les oiseaux des zones humides. Plusieurs projets sont également conduits en Outre-mer, notamment en Guadeloupe, à La Réunion, en Nouvelle-Calédonie et à Saint-Martin. Le financement de ces opérations est assuré grâce aux tirages spéciaux du Loto Mission Nature organisés à l'occasion de la Fête de la Nature, les 18, 20, 23 et 25 mai 2026. Ces tirages ont permis de récolter plus de 9 millions d'euros, intégralement destinés au financement des projets retenus.
Pour prendre connaissance du dossier complet, c’est ICI
Le changement climatique modifie profondément le fonctionnement hydrologique des territoires agricoles. Si les précipitations annuelles restent globalement stables dans de nombreuses régions tempérées, leur répartition évolue rapidement. Les pluies deviennent plus intenses mais plus brèves, tandis que les sécheresses estivales s'allongent sous l'effet de la hausse des températures et de l'évapotranspiration. Une part croissante des précipitations est ainsi évacuée par ruissellement ou drainage avant d'avoir pu reconstituer les réserves en eau des sols. Jusq
u'à présent, les réponses à cette évolution reposent principalement sur l'amélioration des systèmes d'irrigation et le développement de capacités de stockage artificiel de l'eau. Bien que nécessaires dans de nombreux contextes, ces solutions ne répondent qu'en partie à la gestion de l'eau à l'échelle des paysages agricoles. Une approche complémentaire consiste à renforcer la capacité naturelle des sols et des couverts végétaux à ralentir, infiltrer et redistribuer les eaux de pluie. Les écosystèmes naturels en fournissent de nombreux exemples. Tourbières, prairies humides, ripisylves et forêts anciennes stockent temporairement les précipitations, limitent les crues et soutiennent les débits des cours d'eau pendant les périodes sèches. Cette efficacité repose sur l'action combinée des systèmes racinaires, de la matière organique, de la porosité des sols et de l'activité biologique. L'assolement hydrologique s'inscrit dans cette logique.
Il consiste à intégrer, au sein des rotations culturales, des espèces végétales choisies non seulement pour leur intérêt agronomique, mais aussi pour leur capacité à améliorer durablement les fonctions hydrologiques des sols et des paysages. L'agriculture mobilise déjà certaines de ces propriétés à travers les cultures intermédiaires, les prairies temporaires, les légumineuses pérennes, les haies ou les bandes enherbées. Généralement mises en place pour leurs bénéfices agronomiques, environnementaux ou réglementaires, elles favorisent également l'infiltration de l'eau, limitent le ruissellement, améliorent la structure des sols et renforcent leur capacité de stockage hydrique. Cette approche conduit à élargir le raisonnement agronomique. Au-delà de leur production ou de leur valeur fourragère, certaines espèces pourraient être intégrées aux rotations pour leur aptitude à restructurer les sols, enrichir la matière organique, stimuler l'activité biologique et accroître les réserves en eau disponibles pour les cultures suivantes, contribuant ainsi à une agriculture plus résiliente face au changement climatique...