Réunis le 2 juin au Parlement européen à Bruxelles à l’initiative de la Fédération des associations de chasse et de conservation de l’Union européenne (FACE), députés européens, représentants de la Commission européenne, scientifiques et acteurs de la conservation ont débattu de l’avenir de la directive Oiseaux, l’un des principaux textes encadrant la protection de l’avifaune en Europe. Cette rencontre visait à identifier les moyens d’améliorer la mise en œuvre de la directive tout en conciliant conservation de la biodiversité, activités humaines et réalités de terrain. Les échanges se sont déroulés dans un contexte particulier, marqué par l’évaluation de la robustesse des directives européennes relatives à la nature et par les débats sur leur simplification éventuelle.
Tous les intervenants ont souligné l’importance de s’appuyer sur des données scientifiques solides, un suivi rigoureux des populations et une coopération renforcée entre institutions, associations et acteurs locaux. L’eurodéputé français Eric Sargiacomo a notamment insisté sur la nécessité de prendre en compte les traditions rurales et les pratiques locales dans les politiques de conservation. Il a cité l’exemple de la chasse traditionnelle à la palombe dans le Sud-Ouest de la France, estimant que la protection de la biodiversité passe aussi par la reconnaissance du rôle des communautés rurales. Un message partagé par plusieurs représentants du monde cynégétique, qui ont rappelé l’implication croissante des chasseurs dans le suivi des espèces et la gestion des habitats. La Commission européenne, représentée par Andrea Vettori, a réaffirmé l’efficacité de la directive Oiseaux, qu’elle considère comme un cadre fondé sur la science, permettant à la fois la conservation des espèces et une chasse durable. Bruxelles souhaite toutefois recueillir les avis des parties prenantes afin d’identifier les éventuelles simplifications susceptibles d’améliorer son application sur le terrain. Du côté des organisations de protection de la nature, BirdLife Europe a rappelé les succès obtenus grâce à cette directive, citant le spectaculaire retour d’espèces naguère menacées comme l’aigle impérial ibérique, le faucon pèlerin ou la grande aigrette. L’association a appelé à concentrer les efforts sur la restauration des habitats et la mise en œuvre de la récente législation européenne sur la restauration de la nature. Les participants ont enfin souligné l’importance de la coopération internationale pour la préservation des oiseaux migrateurs. Tous se sont accordés sur un point : la réussite de la conservation passera par des actions concrètes sur les habitats, des investissements de long terme et un dialogue permanent entre scientifiques, gestionnaires, chasseurs et décideurs publics.
Chasse et Environnement : Game Fair à Lamotte-Beuvron

Habitués à la présence humaine, les animaux urbains s’approchent davantage des personnes, explorent plus volontiers leur environnement et réagissent moins fortement aux perturbations. Pour les scientifiques, cette évolution s’explique par un mécanisme de sélection naturelle. Le bruit, l’éclairage artificiel, la densité humaine et la fragmentation des habitats favorisent les individus les plus tolérants au stress. En quelques générations seulement, ces traits comportementaux peuvent devenir dominants au sein d’une population. Les chercheurs soulignent également que l’urbanisation ne modifie pas seulement les comportements individuels. Elle influence aussi l’organisation sociale des espèces. Les signaux d’alerte, les déplacements, les interactions entre individus et même certains comportements de reproduction peuvent être perturbés par les conditions propres aux villes. Ces adaptations ont été observées sur plusieurs continents, démontrant que les environnements urbains exercent des pressions similaires sur la faune, quelle que soit la région du globe. Cette évolution n’est toutefois pas sans conséquences. Des animaux moins craintifs entrent plus fréquemment en contact avec les humains, ce qui peut accroître les risques de transmission de maladies zoonotiques et multiplier les conflits avec la faune sauvage. Les auteurs de l’étude estiment donc nécessaire d’intégrer davantage la biodiversité dans l’aménagement urbain. Ils recommandent notamment de préserver et de connecter les espaces verts afin de maintenir les échanges génétiques entre populations et de limiter les effets de l’isolement. Selon eux, la faune urbaine évolue aujourd’hui à un rythme particulièrement rapide, dessinant déjà les contours des écosystèmes qui cohabiteront demain avec les sociétés humaines.
Sa mise en place a nécessité une modification de la réglementation européenne dans le cadre du « paquet vin », négociée durant plusieurs mois entre les États membres, le Parlement européen et la Commission. L’approbation officielle obtenue le 1er juin permet désormais à la France de lancer rapidement le dispositif. Après validation des modalités par le Conseil spécialisé « vin et cidre » de FranceAgriMer, une téléprocédure sera ouverte afin de confirmer les déclarations d’intention déjà déposées par les viticulteurs. L’aide envisagée s’élève à 4 000 euros par hectare arraché. Pour les pouvoirs publics, cette mesure doit contribuer à rééquilibrer durablement l’offre face à une demande en forte évolution, tout en apportant une réponse immédiate aux difficultés économiques rencontrées dans plusieurs bassins viticoles. Elle s’inscrit dans un plan plus large de sortie de crise destiné à accompagner les exploitations confrontées à la baisse des ventes, à la concurrence internationale et aux changements des habitudes de consommation. Le gouvernement présente ce dispositif comme un outil de restructuration indispensable pour certains territoires viticoles particulièrement fragilisés. Si l’arrachage définitif constitue une décision difficile pour de nombreux producteurs, il est considéré par une partie de la profession comme un levier nécessaire pour limiter les excédents, soutenir les cours et préparer l’avenir de la filière. Les prochains mois permettront de mesurer l’ampleur de l’adhésion des viticulteurs à ce nouveau programme et son impact sur l’équilibre économique du vignoble français.
Chaque année, le succès de l’événement ne se dément pas. Plus de cent mille visiteurs sont attendus pour découvrir les nouveautés présentées par plus de 650 exposants et quelque 5 000 marques couvrant tous les univers liés à la chasse, au tir sportif, aux armes, à l’optique, aux véhicules tout-terrain, à la pêche, aux chiens, à l’outdoor et à l’art de vivre rural. Durant trois jours, la Sologne devient ainsi la capitale française de la nature et des loisirs de plein air.
Le Game Fair est aujourd’hui bien plus qu’un salon commercial. C’est un lieu de rencontres, d’échanges et de découvertes où se côtoient chasseurs, pêcheurs, forestiers, éleveurs, artisans, professionnels et simples amoureux de la nature. Les visiteurs pourront parcourir les différents villages thématiques : Village Premium, Village Chiens, Village Chasse à l’Arc, Village Pêche, Village des Artisans Couteliers ou encore les espaces dédiés aux voyages de chasse et aux destinations nature. Les animations promettent une nouvelle fois d’être spectaculaires. Démonstrations de ball-trap, essais d’armes et d’optiques, présentations de véhicules 4x4, démonstrations canines, initiations aux différentes pratiques cynégétiques, expositions artistiques, ventes aux enchères et rencontres avec les plus grandes marques rythmeront le week-end. Les amateurs de chiens de chasse pourront assister à de nombreuses démonstrations de travail mettant en valeur les qualités de races venues de toute la France et de l’étranger. Le salon ouvrira ses portes le vendredi 12 juin de 10 h 30 à 20 h, le samedi 13 juin de 9 h à 20 h et le dimanche 14 juin de 9 h à 18 h. Pour tous ceux qui vivent leur passion de la nature au quotidien, le Game Fair 2026 s’annonce une nouvelle fois comme un rendez-vous incontournable à ne manquer sous aucun prétexte.
Afin de garantir une parfaite connaissance des sites, une visite préalable des vergers est obligatoire. Elle devra être réalisée en présence des gestionnaires de terrain, qui délivreront une attestation indispensable au dépôt d’une offre. Les candidats, qu’ils soient français ou étrangers, devront également fournir plusieurs documents administratifs attestant de leur identité, de leur capacité professionnelle et de leur couverture en responsabilité civile. Les dossiers de consultation précisent notamment la localisation des différents vergers, les volumes moyens produits au cours des dix dernières années ainsi que les règles de partage des récoltes entre l’ONF et les entreprises retenues. Ces vergers à graines constituent un maillon essentiel de la politique forestière nationale. Ils permettent la production de semences sélectionnées pour leurs qualités génétiques, leur résistance aux maladies et leur capacité d’adaptation aux évolutions climatiques. Dans un contexte marqué par le dépérissement de certaines essences et la nécessité de préparer les forêts aux conditions futures, ces ressources génétiques représentent un enjeu stratégique majeur. Les offres seront formulées sur la base d’un prix unitaire par produit et par lot. L’ONF prévoit de communiquer les résultats de la consultation au début du mois de juillet. Cette opération illustre l’importance croissante accordée à la production de matériel forestier de qualité, indispensable aux vastes programmes de reboisement et de renouvellement des peuplements engagés partout en France.
Le gouvernement défend un texte destiné à sécuriser durablement la production agricole tout en préservant les équilibres environnementaux. Parmi les mesures phares figure la simplification de certaines procédures administratives liées aux projets de stockage de l’eau destinés à l’irrigation. Les défenseurs du texte considèrent que ces ouvrages constituent un levier essentiel pour garantir la souveraineté alimentaire nationale et sécuriser les productions agricoles face à la multiplication des aléas climatiques. Le texte clarifie également plusieurs dispositions relatives aux zones humides, dont le rôle dans la régulation des cycles de l’eau et la préservation de la biodiversité est largement reconnu. La protection des captages d’eau potable figure aussi parmi les priorités du projet. Les députés ont cherché à concilier la nécessité de préserver la qualité de l’eau avec le maintien d’une activité agricole économiquement viable dans les territoires concernés. Cette adoption illustre les tensions persistantes entre impératifs de production, préservation de l’environnement et adaptation climatique. Le texte doit désormais poursuivre son parcours législatif, mais il confirme déjà que la question de l’eau est devenue l’un des principaux enjeux stratégiques de l’agriculture française pour les décennies à venir.
Ils doivent également être titulaires du permis de chasser depuis au moins cinq ans et justifier d’une bonne connaissance de la faune sauvage ainsi que de la réglementation en vigueur. Cette fonction exige disponibilité, expérience du terrain et sens du service public au bénéfice de la gestion de la faune et de l’équilibre entre activités humaines et biodiversité. Les candidatures doivent transmises avant le 20 juin à : ddt@alpes-de-haute-provence.gouv.fr
À l’issue des auditions, l’un des agents a été présenté à la justice puis mis en examen le 4 juin pour « destruction involontaire par incendie aggravée ». Selon le parquet de Montpellier, il est soupçonné d’avoir provoqué involontairement le départ du feu en jetant un mégot de cigarette depuis la fenêtre d’un véhicule de patrouille. Il a été placé sous contrôle judiciaire.
Les signataires dénoncent une accumulation de projets d’aménagement (ligne THT, pipelines d’hydrogène, infrastructures routières et parcs éoliens offshore) dont les impacts cumulés pourraient fragiliser durablement les habitats naturels, les continuités écologiques et les activités traditionnelles locales. Ils soulignent également qu’une alternative enterrée, soutenue par de nombreux élus et acteurs du territoire, avait émergé lors du débat public organisé en 2025. Malgré cette opposition locale, l’État a engagé en mai 2026 la procédure de déclaration d’utilité publique de la ligne aérienne. Les associations demandent désormais que la vocation environnementale de la Camargue soit réaffirmée et que toute transition énergétique s’inscrive dans le respect des espaces naturels protégés et de la biodiversité...
Si l’artificialisation recule sous l’effet du ralentissement économique et des politiques liées au zéro artificialisation nette (ZAN), les Safer redoutent que cette baisse ne masque une pression foncière toujours importante. Après une progression marquée entre 2015 et 2021, la consommation masquée repartirait à la hausse depuis 2025. Les territoires les plus touchés sont ceux où le foncier est particulièrement convoité : pourtour méditerranéen, vallée du Rhône, façade atlantique, zones de montagne ou de bocage. Dans 80 % des cas, les parcelles concernées font moins d’un hectare. Ces changements d’usage réduisent progressivement les surfaces disponibles pour l’agriculture, compliquent l’installation des jeunes exploitants et favorisent une hausse des prix du foncier. Certains acquéreurs sont en effet prêts à payer plusieurs fois la valeur agricole réelle d’un terrain. La FN Safer rappelle l’exemple emblématique d’Arbonne, au Pays basque, où une propriété comprenant quinze hectares de prairies avait trouvé preneur pour 3,2 millions d’euros, soit quatre fois son estimation agricole. Cette affaire avait relancé le débat sur le renforcement du droit de préemption des Safer, notamment lorsqu’un bien agricole est vendu avec une habitation. Face à ces dérives, la fédération appelle les collectivités à agir davantage par la veille foncière, les outils d’urbanisme et le recours au droit de préemption. Elle se félicite également des dispositions prévues dans le projet de loi d’urgence agricole, qui renforcent les moyens d’intervention des Safer. Pour son président, Thierry Bussy, l’enjeu est majeur : alors que près de la moitié des exploitations agricoles devront être transmises dans les prochaines années, préserver l’accès au foncier constitue une condition essentielle au renouvellement des générations et à la souveraineté alimentaire française.
Sur le papier, le principe séduit : davantage de souplesse, moins de contraintes administratives et une liberté accrue laissée aux chasseurs. En pratique pourtant, la suppression des catégories différenciées transforme immédiatement les plus beaux mâles en animaux prioritaires au tir. Tant que les densités demeurent importantes, le système peut donner l’illusion d’une parfaite efficacité. Les tableaux restent satisfaisants et les prélèvements semblent conformes aux objectifs. Mais la dynamique réelle d’une population de cerfs se lit sur le temps long. Un grand cervidé mature n’apparaît jamais spontanément ; il est le résultat de plusieurs années de croissance, dans les meilleures conditions environnementales. C’est pourquoi les biologistes comme les gestionnaires expérimentés accordent autant d’importance à la pyramide des âges. Une population riche en vieux mâles dominants traduit généralement un équilibre durable. À l’inverse, lorsque ces classes supérieures commencent à disparaître, l’appauvrissement qualitatif devient inévitable, même si les effectifs globaux restent élevés. Toute la question est donc là : le bracelet unique permet-il réellement de préserver cette construction progressive des grands cerfs, ou accélère-t-il au contraire leur disparition prématurée ? Le débat n’est pas idéologique. Il touche directement au fonctionnement biologique de l’espèce et à la conception même d’une gestion cynégétique durable...