Canon-Fronsac Château du Gazin

Quand la France brûle, certains n'ont qu'une seule obsession : interdire la chasse

Pendant que des milliers d'hectares partaient en fumée, que des pompiers, des agriculteurs, des chasseurs, des élus locaux et des bénévoles luttaient jour et nuit contre les flammes, une étrange agitation régnait loin du front de feu. À peine les incendies étaient-ils maîtrisés que certains mouvements écologistes retrouvaient leur cheval de bataille : réclamer, une fois encore, l'interdiction de la chasse. Le contraste est saisissant. D'un côté, ceux qui ouvrent leurs pistes, mettent leurs citernes à disposition, connaissent chaque chemin forestier et prêtent main-forte aux services de secours. De l'autre, ceux qui, derrière leurs communiqués, leurs pétitions et leurs réseaux sociaux, semblent voir dans chaque catastrophe une occasion supplémentaire de poursuivre une croisade idéologique. Les premiers éteignent les feux ; les seconds soufflent sur les braises de la polémique. Où étaient donc ces grands donneurs de leçons lorsque les flammes ravageaient les massifs ? Beaucoup auront surtout retenu les appels de certaines associations à faire des dons. Une initiative qui peut avoir son utilité, certes, mais qui paraît bien dérisoire face à l'ampleur des moyens humains mobilisés pour sauver des vies, des habitations et des milliers d'hectares de forêt. Le plus étonnant reste cette propension à désigner systématiquement les mêmes coupables : les chasseurs, les forestiers, les agriculteurs. Pourtant, lorsqu'il faut débroussailler, entretenir les espaces naturels, limiter les risques ou participer concrètement à la vie des territoires ruraux, ce sont toujours ces acteurs qui répondent présents. À force de faire de la chasse l'ennemi absolu, certains mouvements écologistes donnent le sentiment d'avoir perdu de vue l'essentiel : protéger la nature suppose d'abord de bien la connaître, de dialoguer avec ceux qui y vivent et d'accepter que la gestion de la biodiversité ne se résume pas à des interdictions. Une question finit alors par s'imposer : que deviendraient ces associations si la chasse disparaissait ? Sans cette cible idéale, il leur faudrait convaincre autrement, par des actions visibles, des résultats mesurables et une présence sur le terrain. Ce serait sans doute un exercice plus exigeant que la dénonciation permanente. Certains découvriraient alors qu'ils ont perdu bien davantage qu'un adversaire : ils auraient perdu le moteur même de leur mobilisation. Une drôle de victoire, en somme. Après tout, un ennemi utile est parfois plus précieux qu'une victoire définitive. Voilà pourquoi ils continuent à tirer sur les chasseurs… mais sans jamais vraiment souhaiter leur disparition. À force d'en faire leur adversaire indispensable, les chasseurs sont devenus, bien malgré eux, la meilleure raison d'être du mouvement anti-chasse.


De nouvelles spécialités vétérinaires officiellement reconnues

La profession vétérinaire poursuit son évolution. Un arrêté du 17 juillet 2026, publié au Journal officiel du 29 juillet, actualise la liste des spécialités vétérinaires ouvrant droit au titre officiel de « vétérinaire spécialiste ». Ce texte remplace l'annexe de l'arrêté du 26 janvier 2022 afin de tenir compte des évolutions de la profession, des formations et des besoins de la médecine vétérinaire moderne. En France, le titre de vétérinaire spécialiste est strictement encadré. Il ne peut être porté que par des praticiens ayant suivi une formation complémentaire de haut niveau et inscrits sur la liste tenue par le Conseil national de l'Ordre des vétérinaires. Cette reconnaissance constitue un gage de compétence dans des domaines nécessitant une expertise approfondie. La nouvelle liste couvre un large éventail de disciplines. Elle comprend notamment l'anatomie pathologique, l'anesthésie et l'analgésie, la biologie médicale vétérinaire, la chirurgie des animaux de compagnie et des équidés, la dermatologie, l'imagerie médicale, la neurologie, l'ophtalmologie, la nutrition clinique ou encore la reproduction animale. Des spécialités consacrées aux productions animales figurent également au catalogue, comme la gestion de la santé des bovins, des porcs ou des élevages avicoles, ainsi que la santé publique vétérinaire et la médecine des populations. Cette actualisation s'inscrit dans une démarche d'adaptation permanente de la profession. Les attentes des propriétaires d'animaux, les progrès des techniques diagnostiques et thérapeutiques, ainsi que les enjeux sanitaires liés aux élevages et à la faune sauvage nécessitent des compétences toujours plus pointues. Pour les éleveurs, les chasseurs et les gestionnaires de la faune, cette reconnaissance officielle est également une garantie de pouvoir s'appuyer sur des praticiens hautement qualifiés pour répondre à des problématiques spécifiques, qu'il s'agisse de maladies émergentes, de reproduction, de surveillance sanitaire ou de médecine des populations animales. En modernisant la liste des spécialités reconnues, le ministère de l'Agriculture accompagne ainsi l'évolution d'une profession dont le rôle dépasse désormais largement le seul soin des animaux domestiques, en contribuant pleinement à la santé animale, à la sécurité sanitaire et à la préservation de la biodiversité.


Chasse : bien choisir ses chaussures de marche pour protéger ses pieds… et tout son corps

Pour un chasseur, les chaussures sont bien plus qu'un simple équipement. Elles conditionnent le confort, la sécurité et l'endurance tout au long d'une journée passée à parcourir les bois, les plaines ou les marais. Pourtant, des chaussures mal adaptées peuvent rapidement transformer une sortie en véritable épreuve physique. Les podologues rappellent que les pieds constituent les fondations du corps. À chaque pas, ils absorbent les chocs, assurent l'équilibre et transmettent les efforts aux chevilles, aux genoux, aux hanches et au dos. Une chaussure de chasse trop étroite, trop large ou insuffisamment soutenue perturbe cette mécanique naturelle. Le corps compense alors ces déséquilibres, ce qui favorise l'apparition de douleurs musculaires et articulaires, parfois persistantes. Lors d'une journée de chasse, les kilomètres s'enchaînent souvent sur des terrains accidentés. Dévers, ornières, sous-bois, pierres ou sols humides sollicitent fortement les appuis. Une chaussure qui manque de maintien ou dont la semelle est usée augmente la fatigue et accroît le risque d'entorses ou de chutes. À l'inverse, un modèle offrant un bon maintien de la cheville, une semelle suffisamment rigide et un amorti efficace limite les contraintes sur l'ensemble du corps. Les spécialistes conseillent également d'observer régulièrement l'usure des semelles. Une usure plus marquée d'un côté peut révéler un mauvais appui ou une pronation excessive, souvent responsable de douleurs aux pieds, aux genoux ou au bas du dos. En cas de gêne récurrente, une consultation chez un podologue et une analyse de la marche permettent d'identifier l'origine du problème. Des semelles orthopédiques réalisées sur mesure peuvent alors corriger efficacement ces déséquilibres. Avant d'investir dans une nouvelle paire de chaussures de chasse, quelques recommandations méritent d'être suivies :

- essayer les chaussures en magasin plutôt que de les commander sans les avoir portées ;

- effectuer l'essayage en fin de journée, lorsque les pieds sont légèrement gonflés ;

- porter les chaussettes habituellement utilisées à la chasse ;

- vérifier que les orteils disposent d'un espace suffisant sans que le pied ne glisse dans la chaussure ;

- choisir un modèle adapté au terrain pratiqué : souple pour les longues marches, plus rigide pour les reliefs accidentés.

Enfin, même les meilleures chaussures ne sont pas éternelles. Dès que la semelle perd son adhérence, que l'amorti s'écrase ou que le maintien devient insuffisant, il est temps de les remplacer. Une bonne chaussure de chasse ne se résume pas à son imperméabilité ou à sa robustesse : elle doit avant tout respecter la biomécanique naturelle du pied. C'est souvent la meilleure garantie pour terminer une longue journée de chasse avec encore suffisamment d'énergie… et sans douleurs au dos ou aux articulations.


La vente aux enchères d'été du CIC est ouverte...

Jusqu’au 14 août 2026, le Conseil international pour la conservation du gibier et de la faune sauvage (CIC) ouvre les portes de sa traditionnelle vente aux enchères d'été, un rendez-vous attendu par les passionnés de chasse, les collectionneurs et tous ceux qui souhaitent soutenir une conservation fondée sur la gestion durable des ressources naturelles. Accessible à tous, qu'ils soient membres du CIC ou simples sympathisants, cette vente propose une sélection exceptionnelle d'expériences cynégétiques, de séjours de chasse, d'objets d'art, d'artisanat traditionnel et d'accessoires de grande qualité. Chaque lot a été soigneusement retenu afin d'offrir aux enchérisseurs des opportunités uniques tout en valorisant le patrimoine cynégétique international. Mais cette vente va bien au-delà du simple plaisir d'acquérir une pièce rare ou une chasse d'exception. Les fonds récoltés contribueront directement au financement des actions menées par le CIC à travers le monde en faveur de la conservation de la faune sauvage. L'organisation œuvre notamment au développement d'une gestion scientifique des populations animales, au dialogue avec les institutions internationales, à la promotion de l'utilisation durable des ressources naturelles ainsi qu'à la défense des communautés rurales qui vivent au contact de la grande faune. En participant à cette vente, chaque enchérisseur devient ainsi un acteur de la conservation. Son engagement contribue au maintien de territoires riches en biodiversité, à la préservation des traditions cynégétiques responsables et au soutien de projets qui démontrent qu'une faune sauvage valorisée constitue souvent le meilleur gage de sa protection à long terme. Que vous soyez à la recherche d'un séjour de chasse prestigieux, d'un objet de collection ou d'un cadeau original, cette édition 2026 offre de nombreuses occasions de concilier passion et engagement. Les enchères sont ouvertes jusqu'au 14 août. Les amateurs sont invités à découvrir l'ensemble des lots proposés et à participer à cette vente solidaire dont chaque enchère constitue un soutien concret aux missions internationales du CIC. Une belle occasion de faire plaisir… tout en contribuant activement à la conservation de la faune sauvage et à la promotion d'une chasse durable à travers le monde.

 

Pour enchérir, c’est ICI


La semaine en bref...

- Ain : la sécurité demeure la priorité absolue de la chasse moderne. Formation, rappel des consignes, signalisation des battues et développement des postes de tir surélevés contribuent à réduire toujours davantage les risques. En offrant une meilleure visibilité et en favorisant les tirs fichants, les miradors limitent notamment les risques de ricochets et améliorent la sécurité de l'ensemble des usagers de la nature. Le 22 juillet, à Pont-d'Ain, la Fédération départementale des chasseurs (FDC 01) a distribué plus de 500 nouveaux miradors à 270 territoires de chasse. Cette opération, conduite depuis près de dix ans grâce au soutien de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et du Département de l'Ain, porte à plus de 3 000 le nombre de postes de tir installés dans le département. Présent lors de cette remise, Philippe Meunier, vice-président de la Région, a rappelé que plus de 10 000 miradors avaient déjà été financés à l'échelle régionale. Pour Gontran Bénier, président de la FDC 01, cet investissement illustre l'engagement constant des chasseurs en faveur d'une chasse toujours plus responsable et plus sûre.

 

- Hautes-Alpes : une enquête menée conjointement par les inspecteurs de l'OFB et les gendarmes a conduit au renvoi devant le tribunal correctionnel de Gap de trois personnes soupçonnées d'avoir participé à l'abattage illégal de neuf loups. Leur procès est prévu en janvier 2027. Elles sont poursuivies pour destruction et complicité de destruction illégale d'une espèce protégée. L'enquête débute en avril 2025 à la suite d'un signalement faisant état d'atteintes à la faune sauvage dans le nord du département. Les investigations conduites par les agents de l'OFB mettent en évidence des dispositifs de captation d'images installés à proximité d'une habitation, laissant supposer une activité de braconnage. Le 28 mars 2026, les enquêteurs constatent des éléments laissant présumer l'abattage récent d'un loup en dehors du cadre légal. Des perquisitions réalisées le lendemain permettent la découverte d'un charnier d'animaux susceptible d'avoir servi d'appât, de plusieurs armes à feu ainsi que de la dépouille d'un loup. L'analyse des téléphones et des éléments saisis révèle de nombreuses photographies d'animaux morts, dont des loups, permettant d'établir l'implication présumée de plusieurs personnes. Trois suspects ont été placés en garde à vue puis remis en liberté sous contrôle judiciaire. Six autres personnes ont été entendues en audition libre et pourraient faire l'objet de poursuites distinctes.

 

- Aube : une rivalité entre deux sociétés de chasse a fini devant le tribunal judiciaire de Troyes. Au cœur de l'affaire, un homme poursuivi pour avoir, selon l'accusation, délibérément foncé avec son véhicule en direction de plusieurs chasseurs appartenant à une société voisine, avec laquelle les relations étaient particulièrement tendues. Les faits se seraient déroulés dans un contexte de conflit ancien entre les deux associations, alimenté par des désaccords sur les territoires de chasse. À l'audience, toute la question était de savoir si le prévenu avait volontairement cherché à percuter les chasseurs ou s'il s'agissait d'une manœuvre mal maîtrisée. Les témoignages, parfois contradictoires, n'ont pas permis d'établir avec certitude les intentions du conducteur, tandis que la défense contestait toute volonté de blesser les victimes. Cette affaire illustre combien les tensions entre sociétés de chasse voisines peuvent parfois dépasser le simple désaccord. L'audience de Troyes rappelle ainsi que ces différends devraient plutôt être réglés par le dialogue et dans le respect des règles...

 

- Gironde : face à l'ampleur exceptionnelle des incendies qui frappent la France cet été, Engie a annoncé le versement de 25 millions d'euros destinés à soutenir la reconstruction et la régénération durable des forêts sinistrées. Le groupe énergétique entend ainsi participer à l'effort national de restauration des espaces naturels détruits par les flammes. Dans un communiqué, l'entreprise souligne que cette contribution doit permettre d'accompagner les opérations de reboisement et de financer des initiatives visant à renforcer la résilience des écosystèmes forestiers face aux effets du changement climatique. Engie évoque également le « choc humain, environnemental et économique » provoqué par les incendies qui ont touché plusieurs régions, notamment la Gironde et le massif de Fontainebleau. Depuis le début de l'année, les feux de forêt ont parcouru plus de 116 000 hectares en France, un niveau inédit qui laisse présager un chantier colossal de restauration. Selon le ministère de la Transition écologique, le coût de reconstitution d'un hectare de forêt varie entre 5 000 et 10 000 euros, en fonction des travaux nécessaires et des essences à replanter. Ce soutien financier d'Engie vient compléter les efforts annoncés par les pouvoirs publics. L'État a en effet prévu d'augmenter de 20 millions d'euros les crédits alloués à l'Office national des forêts (ONF) en 2026 afin d'accompagner la remise en état des massifs les plus durement touchés et de préparer des forêts plus résistantes aux aléas climatiques...

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Trophées : la sélection d’août 2026

Aisne

6 pointes… mono-bois 

Prélevé le 7 août 2025 par Thomas Bétems, ce brocard présente une anomalie particulièrement rare : il ne porte qu'un seul bois parfaitement développé. Le bois gauche affiche une conformation de six pointes, dominée par un andouiller antérieur très puissant, qui contribue largement à l'équilibre esthétique de l'ensemble. Malgré l'absence du bois opposé, la perche conservée s'est développée normalement, signe que l'animal bénéficiait d'un excellent état physiologique. À la place du bois droit, on distingue un petit bourrelet cicatriciel nécrosé, très caractéristique d'un arrachement ancien du pivot. Ce type de traumatisme peut résulter d'un choc violent, d'un accrochage lors du velours ou d'un combat entre mâles.

 

Bas-Rhin

Jeune beau cerf

Tiré le 18 septembre 2025 dans le massif forestier de Saverne, ce superbe cerf de seulement quatre ans présente déjà une ramure de douze cors d'une qualité remarquable. Les empaumures sont constituées de doubles fourches décalées, une architecture élégante qui traduit un fort potentiel génétique. L'ensemble se distingue également par une coloration très sombre, presque noire, contrastant avec des extrémités ivoire parfaitement polies. La symétrie des merrains et la régularité des différents andouillers témoignent d'une croissance harmonieuse et d'excellentes conditions alimentaires. La Commission fédérale chargée de l'examen des trophées lui a attribué un double point rouge, signalant un prélèvement considéré comme prématuré.

 

Meuse

Un beau 6 pointes de l'Argonne

C'est le 13 août 2025, sur le territoire de Cunel, aux portes de l'Argonne, que Peter de Schutter a prélevé ce remarquable brocard. Son trophée présente une architecture classique de six pointes, parfaitement équilibrée. Les merrains, longs et réguliers, sont bien perlés et d'une coloration homogène qui témoignent d'une bonne maturité. Les mensurations confirment cette qualité : volume de 145 ml, poids net de 387 g et des longueurs de perches de 24,2 et 24,8 cm. Les andouillers sont bien implantés et présentent une symétrie sans anomalie notable. La cotation finale est arrêtée à 109,95 points.

 

Ardennes

Le plus grand cerf de la saison 2025-2026

Avec une cotation officielle de 212,96 points CIC, ce cerf constitue le plus grand trophée enregistré dans les Ardennes au cours de la saison 2025-2026. Prélevé le 28 septembre 2025 par Philippe Moes, sur le domaine privé de Thyrissart, il porte une impressionnante ramure de 19 cors dont les dimensions le placent immédiatement parmi les grands trophées français. Les merrains atteignent respectivement 91,8 et 92,9 cm, avec une envergure de 59,3 cm et un poids net de 7,9 kg. Les circonférences particulièrement importantes des meules et des merrains traduisent une masse osseuse exceptionnelle, tandis que les longues chevillures renforcent encore le volume général de la tête. Les 16,5 points de beauté récompensent l'harmonie de l'ensemble.

 

Haute-Marne

Une merveille de perlures

Présenté lors de l'exposition des trophées de Joinville, ce brocard attire immédiatement le regard par la qualité exceptionnelle de ses perlures. Les bois, massifs et presque noirs, présentent une véritable dentelle couvrant une grande partie des merrains. La structure générale demeure celle d'un six pointes classique, avec des andouillers relativement courts et peu marqués. La richesse de l'ornementation osseuse est conséquente, signe d’une forte activité de vascularisation au cours de la croissance des bois, ce qui confère à ce trophée une des plus belle tête récoltée dabs le département.

 

Moselle

Victime d'une collision routière

Ce cerf de type douze cors irrégulier provient du massif des Vosges du Nord, où il a trouvé la mort à la suite d'une collision avec un véhicule. Son âge est estimé entre huit et neuf ans, soit celui d'un animal mature. Sa ramure se caractérise par des merrains largement ouverts, relativement clairs, et une structure générale puissante malgré quelques irrégularités. L'élément le plus remarquable demeure l'orientation inhabituelle du surandouiller gauche, qui s'écarte nettement de l'axe classique de développement. Cette forme peut résulter d'une prédisposition génétique, mais également d'un traumatisme subi pendant la croissance des bois ou d'une lésion du velours. Malgré cette particularité, l'ensemble conserve un bon équilibre et témoigne de la qualité des cervidés du massif vosgien.


Incendies : préparer enfin les forêts plutôt que courir derrière les flammes

Les mégafeux qui frappent une nouvelle fois la Gironde et les Landes rappellent brutalement que le changement climatique est désormais une réalité avec laquelle les territoires forestiers doivent composer. Les canicules répétées, les sécheresses prolongées et des vents parfois violents créent des conditions favorables à des incendies d'une ampleur inédite. L'enquête devra établir l'origine précise du sinistre actuel, mais une question dépasse largement celle du point de départ : pourquoi les flammes trouvent-elles encore un terrain aussi favorable à leur propagation ? Depuis les incendies catastrophiques de 2022, chacun s'accordait pourtant à dire qu'un changement de doctrine s'imposait. Il était question d'adapter les massifs au nouveau contexte climatique, de renforcer les infrastructures de défense des forêts contre l'incendie, de créer de véritables coupures de combustible et d'anticiper les interventions des secours. Quatre ans plus tard, force est de constater que nombre de ces aménagements sont encore réalisés dans l'urgence, au moment où les flammes menacent déjà les peuplements. Voir revenir en catastrophe les abatteuses et les bulldozers pour ouvrir de larges coupe-feux interroge forcément : ces travaux n'auraient-ils pas dû être planifiés bien en amont ? La conception même de certains massifs mérite également d'être examinée. Les grandes plantations homogènes de pins maritimes constituent un atout économique majeur, mais leur continuité végétale facilite la progression du feu lorsqu'un incendie éclate. Les travaux de l'INRAE invitent d'ailleurs à réfléchir à une diversification progressive des essences, à une meilleure préservation des zones humides et à une mosaïque d'âges plus favorable à la résilience des forêts. Dans le même temps, certaines pratiques sylvicoles, notamment la multiplication des cloisonnements destinés à la mécanisation, soulèvent des interrogations quant à leurs effets sur le microclimat forestier. Sans être à l'origine des incendies, ces ouvertures peuvent favoriser l'assèchement des peuplements et l'accumulation de rémanents, autant de facteurs susceptibles d'accroître la vulnérabilité des massifs...

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Grippe aviaire : un vaccin ouvre de nouvelles perspectives pour protéger la faune sauvage

Le virus de l’Influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), et plus particulièrement la souche H5N1, ne représente plus seulement une menace pour les élevages de volailles. Depuis plusieurs années, il frappe durement la faune sauvage à travers le monde, décimant des milliers d’oiseaux marins, de rapaces et même certains mammifères. Cette propagation sans précédent inquiète également les gestionnaires de la faune, les scientifiques et les acteurs du monde de la chasse, qui observent avec attention ses conséquences sur les populations d’oiseaux migrateurs et d’espèces patrimoniales. Une étude publiée dans la revue « Nature Communications » apporte toutefois une lueur d’espoir. Des chercheurs français du Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive (CEFE), de l’Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien (IPHC) et du laboratoire national de référence de l’Anses ont testé avec succès un vaccin contre l’IAHP sur des poussins de manchots royaux vivant en liberté dans l’archipel subantarctique de Crozet. Le vaccin, développé à l’origine pour protéger les volailles domestiques, cible la protéine H5 du virus. Les jeunes manchots ont reçu une première injection à l’âge de 45 jours, puis un rappel un peu plus d’un mois plus tard. Les résultats sont particulièrement encourageants : aucune conséquence négative n’a été observée sur leur développement, tandis que leur système immunitaire a produit une réponse forte, durable et capable de neutraliser efficacement le virus. Au-delà du cas des manchots royaux, cette expérimentation ouvre des perspectives inédites pour la conservation de nombreuses espèces sauvages. Depuis 2021, la panzootie de H5N1 est considérée comme la plus importante jamais enregistrée. Elle a provoqué des mortalités massives chez les oiseaux marins, les albatros, les fous de Bassan, les sternes, les pélicans ou encore des rapaces emblématiques. Des espèces déjà fragiles, comme le condor de Californie, ont également été touchées. Pour les gestionnaires de la faune et le monde cynégétique, cette avancée scientifique présente un intérêt particulier. Les oiseaux sauvages, notamment les migrateurs, jouent un rôle majeur dans la circulation naturelle des virus influenza. Comprendre leur immunité et disposer, dans certains cas exceptionnels, d'un outil vaccinal pourrait contribuer à préserver des populations menacées sans perturber leur fonctionnement naturel. Il n'est évidemment pas question de vacciner l'ensemble de la faune sauvage. Une telle stratégie serait irréaliste à grande échelle. En revanche, elle pourrait être envisagée pour des espèces rares, insulaires ou en danger critique d'extinction, lorsque la survie d'une population entière est en jeu. L'arrivée du H5N1 dans le sud de l'océan Indien à l'automne 2024 confirme que cette maladie continue de gagner de nouveaux territoires.


Sanglier : derniers conseils avant l'ouverture...

Dans plusieurs départements, la chasse du sanglier débute dès les premiers jours d'août. C'est une période particulière où les animaux ont déjà largement adopté leur rythme estival, tandis que les chasseurs peaufinent les derniers préparatifs. Mieux comprendre le comportement du sanglier permet d'aborder cette ouverture dans les meilleures conditions. Sous l'effet des fortes chaleurs, le sanglier est devenu essentiellement nocturne. Durant la journée, il reste à couvert dans les remises les plus fraîches, les taillis épais, les roselières ou les parcelles de maïs, où il trouve à la fois ombre, tranquillité et nourriture. Il fréquente régulièrement les souilles et les points d'eau pour réguler sa température et éliminer les parasites qui colonisent son pelage. Les cultures de maïs constituent aujourd'hui l'un de ses refuges favoris. Les animaux y trouvent une alimentation abondante, mais aussi une protection efficace contre les dérangements. Les dégâts agricoles atteignent souvent leur maximum à cette période, ce qui explique l'intérêt des ouvertures anticipées dans de nombreux départements. Avant les premières battues ou les premières approches, quelques reconnaissances de terrain s'imposent. Les coulées empruntées entre les remises et les zones d'alimentation sont désormais bien marquées. Les souilles récentes, les arbres de frottis, les empreintes dans les chemins humides ou encore les parcelles fraîchement retournées permettent de localiser les secteurs les plus fréquentés. L'ouverture est également le moment de vérifier que tout le matériel est opérationnel. Miradors, postes de tir, équipements de sécurité, optiques, radios, vêtements et chaussures de marche méritent un contrôle attentif. Les chiens doivent retrouver progressivement leur condition physique afin d'être prêts à fournir un effort prolongé lors des premières journées de chasse. La sécurité demeure la priorité absolue. Les cultures hautes limitent fortement la visibilité et imposent une parfaite identification de l'animal avant tout tir. Les consignes doivent être rappelées à l'ensemble des participants, notamment lors des premières battues où chacun retrouve progressivement ses automatismes. Enfin, les chasseurs jouent un rôle essentiel dans la limitation des dégâts agricoles. Une bonne connaissance des habitudes estivales du sanglier, associée à une préparation sérieuse de l'ouverture, permet d'améliorer l'efficacité des prélèvements tout en garantissant une pratique responsable et respectueuse de la sécurité de tous. Une ouverture bien préparée commence toujours par une observation attentive du terrain : c'est souvent avant le premier coup de feu que se construit le succès de la saison.


Commerce des espèces sauvages : les chasseurs européens suivent de près les travaux de la CITES

La Fédération des associations de chasse et de conservation de l'Union européenne (FACE) a participé, à Genève, à la 34e réunion du Comité des animaux de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES). Ce rendez-vous technique, qui réunit les experts des États membres et les organisations observatrices, joue un rôle essentiel dans la préparation des futures décisions de la Convention. Cette réunion était la première organisée depuis la 20e Conférence des Parties (CoP20) et avait pour objectif de définir les priorités scientifiques qui guideront les travaux de la CITES au cours des prochaines années. Les experts ont notamment examiné plusieurs dossiers concernant le suivi des espèces faisant l'objet d'un commerce international, l'évaluation de la durabilité des prélèvements dans les pays exportateurs et les procédures permettant de garantir que ce commerce ne menace pas la survie des populations sauvages. Parmi les sujets majeurs figuraient l'Examen du commerce important (ECI), qui permet d'identifier les espèces ou les pays nécessitant un contrôle renforcé lorsque des inquiétudes apparaissent sur les niveaux d'exportation, ainsi que les Constatations de non-préjudice (NDF). Ces évaluations scientifiques sont indispensables avant toute autorisation d'exportation d'espèces inscrites à la CITES. Elles doivent démontrer que les prélèvements restent compatibles avec le maintien des populations à l'état sauvage. FACE a pris part aux discussions aux côtés de plusieurs partenaires internationaux, dont le Conseil international de la chasse et de la conservation du gibier (CIC), Safari Club International (SCI) et la Safari Club International Foundation (SCIF). Ensemble, ces organisations défendent une approche de la conservation fondée sur les connaissances scientifiques, la gestion durable des ressources naturelles et le rôle que peut jouer la chasse réglementée dans la préservation de certaines espèces et de leurs habitats. Pour les chasseurs européens, les travaux de la CITES revêtent une importance particulière. La Convention fixe en effet les règles encadrant les importations et les exportations de trophées de chasse, mais son influence dépasse largement cette seule question. Les orientations adoptées à Genève contribuent à façonner les politiques internationales de conservation de la biodiversité, à définir les critères de gestion durable des espèces sauvages et à harmoniser les pratiques entre les différents États. À l'issue de cette réunion, les comités Animaux et Plantes ont tenu une session commune consacrée aux priorités transversales de la Convention. Les conclusions de ces travaux alimenteront les prochaines décisions de la CITES et les futures négociations internationales sur la conservation de la faune sauvage. FACE a d'ores et déjà annoncé qu'elle poursuivrait son implication afin de défendre une gestion des espèces reposant sur des données scientifiques robustes, une coopération internationale renforcée et le principe d'une utilisation durable de la biodiversité.


L'OFB lance une étude nationale sur l'image des parcs nationaux auprès des Français

L'Office français de la biodiversité (OFB) a lancé un appel d'offres afin de réaliser une nouvelle étude d'image et de notoriété des onze parcs nationaux français ainsi que de la marque collective « Esprit parc national ». Les candidats ont jusqu'au 26 août à 12 heures pour remettre leur offre. Cette étude s'inscrit dans la continuité des enquêtes menées en 2008, 2011, 2016 et 2020. Son objectif est d'évaluer la perception des parcs nationaux par le grand public et de mesurer l'évolution de leur notoriété, pour promouvoir les produits et services issus des territoires des parcs. L'OFB souhaite disposer d'indicateurs fiables afin d'adapter les stratégies de communication des établissements publics des parcs nationaux. L'étude devra notamment mesurer la connaissance des onze parcs, leur rôle dans la protection de la biodiversité, l'opinion des Français sur les espaces protégés ainsi que les moyens par lesquels le public découvre ces territoires. Une attention particulière sera également portée à l'image, à la crédibilité et au niveau de confiance accordés à la marque Esprit parc national, avec des comparaisons aux résultats de l'enquête réalisée en 2020. Pour mener cette mission, le prestataire devra réaliser une enquête en ligne auprès d'un échantillon représentatif de plus de 2 000 personnes âgées de 18 à 70 ans, résidant en métropole et en outre-mer et ayant effectué un séjour touristique en France au cours des trois dernières années. Les habitants des territoires ultramarins devront être suffisamment représentés afin de prendre en compte les trois parcs nationaux d'outre-mer. Le marché, conclu pour une durée maximale de douze mois, prévoit la remise de nombreux livrables : questionnaire définitif, analyses statistiques détaillées, rapport complet, notes de synthèse et supports de présentation destinés au comité de pilotage composé de représentants de l'OFB et des parcs nationaux. Les candidats devront présenter une équipe pluridisciplinaire, détailler leur méthodologie, leur calendrier d'exécution ainsi que leurs références. L'OFB privilégiera les offres démontrant une solide expertise en évaluation, sociologie, communication, sciences de gestion ou écologie. Le choix final reposera sur l'offre économiquement la plus avantageuse, avec la possibilité d'une phase de négociation entre les meilleurs candidats avant l'attribution définitive du marché.