Canon-Fronsac Château du Gazin

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En Haute-Marne, région Doulaincourt : copropriété d'un parc de chasse de 100 ha. Clôture en bon état (non soumise à la loi Sologne). Contact par courriel : claude.menigot@gmail.com


Mission Nature 2026 : les 28 nouveaux projets pour restaurer la biodiversité

Après trois éditions ayant permis de financer de nombreux chantiers en faveur de la biodiversité, Mission Nature revient en 2026 avec une quatrième édition. Lancée en 2023 par FDJ UNITED, en partenariat avec l'Office français de la biodiversité (OFB), cette initiative repose sur un principe simple : une partie des mises des jeux de loterie Mission Nature (jeux de grattage et tirages spéciaux) est reversée à l'OFB afin de financer des projets de restauration écologique sur l'ensemble du territoire. Depuis sa création, le dispositif a mobilisé plus de 21 millions d'euros, permettant de soutenir des opérations de restauration des milieux naturels, de protection d'espèces menacées et de renforcement de la résilience des territoires face au changement climatique. Avec les 28 nouveaux projets retenus en 2026, Mission Nature portera à 92 le nombre total d'initiatives financées depuis son lancement. Les projets de cette quatrième édition ont été sélectionnés à l'issue d'un appel à projets organisé du 11 mars au 7 mai 2026. Au total, 128 dossiers ont été déposés, un record qui illustre la forte mobilisation des collectivités, associations, gestionnaires d'espaces naturels et autres acteurs locaux engagés dans la préservation du patrimoine naturel. Les 28 lauréats reflètent la diversité des enjeux écologiques français. Ils concernent notamment la restauration de zones humides, de tourbières et de cours d'eau, la renaturation de forêts, de dunes et de prairies, la préservation des milieux littoraux et marins, ainsi que la sauvegarde d'espèces menacées telles que les chauves-souris, le Vison d'Europe ou les oiseaux des zones humides. Plusieurs projets sont également conduits en Outre-mer, notamment en Guadeloupe, à La Réunion, en Nouvelle-Calédonie et à Saint-Martin. Le financement de ces opérations est assuré grâce aux tirages spéciaux du Loto Mission Nature organisés à l'occasion de la Fête de la Nature, les 18, 20, 23 et 25 mai 2026. Ces tirages ont permis de récolter plus de 9 millions d'euros, intégralement destinés au financement des projets retenus.

 

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L'assolement hydrologique : vers l'intégration de cultures à fort potentiel de régulation hydrique dans les systèmes agricoles

Le changement climatique modifie profondément le fonctionnement hydrologique des territoires agricoles. Dans la plupart des régions tempérées, les précipitations annuelles demeurent relativement stables, mais leur répartition évolue rapidement. Les épisodes pluvieux deviennent plus intenses, concentrés sur des périodes courtes, tandis que les sécheresses estivales s'allongent et s'accompagnent d'une augmentation des températures et de l'évapotranspiration. Cette dynamique se traduit par une diminution de l'efficacité des pluies pour les cultures : une part importante des eaux de précipitation est évacuée par ruissellement ou par drainage avant d'avoir pu reconstituer les réserves utiles du sol. Depuis plusieurs décennies, les réponses apportées à cette évolution reposent principalement sur deux leviers : l'amélioration des systèmes d'irrigation et la création de capacités de stockage artificiel de l'eau. Si ces solutions demeurent indispensables dans de nombreux contextes, elles ne répondent que partiellement à la question fondamentale de la gestion de l'eau à l'échelle du paysage agricole. Une stratégie complémentaire consiste à augmenter la capacité intrinsèque des sols : l'assolement hydrologique qui consiste à intégrer, au sein des rotations culturales, des espèces végétales choisies autant pour leur contribution à la production agricole que pour leur capacité à renforcer durablement les fonctions hydrologiques. Les écosystèmes naturels offrent de nombreux exemples de cette fonction. Les tourbières dominées par les sphaignes, les prairies humides, les ripisylves ou les forêts anciennes jouent un rôle majeur dans le stockage temporaire des précipitations, la réduction des crues et le soutien des débits des cours d'eau pendant les périodes sèches. Leur efficacité ne résulte pas uniquement de la capacité d'absorption des végétaux eux-mêmes, mais également de l'action combinée de leurs systèmes racinaires, de la matière organique accumulée, de la porosité des sols et de l'activité biologique qu'ils entretiennent. L’agriculture moderne exploite déjà certaines de ces propriétés sans toujours les considérer sous un angle hydrologique. Les cultures intermédiaires (pièges à nitrates, prairies temporaires, légumineuses pérennes, haies, bandes enherbées) sont principalement mises en œuvre pour leurs bénéfices agronomiques, environnementaux ou réglementaires. Pourtant, elles contribuent également à améliorer l'infiltration de l'eau, à limiter le ruissellement, à accroître la stabilité structurale des sols et à renforcer leur capacité de régulation hydrique. Cette observation conduit à envisager une évolution du raisonnement agronomique. Au-delà de leurs fonctions de production, certaines espèces pourraient être sélectionnées et intégrées dans les rotations pour leur aptitude à améliorer durablement le fonctionnement hydrologique des parcelles...

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La dématérialisation des carnets de prélèvement désormais autorisée

Un nouvel arrêté publié au Journal officiel marque une étape supplémentaire dans la modernisation administrative de la chasse en France. Signé le 25 juin 2026 par le ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, ce texte autorise officiellement les chasseurs concernés à utiliser une application mobile en remplacement de certains carnets de prélèvement papier. Cette mesure s'inscrit dans le cadre des dispositions du code de l'environnement, notamment de l'article R. 425-20-3, qui prévoit la mise en place d'un outil numérique destiné à l'enregistrement des prélèvements de gibier. L'objectif est de simplifier les démarches administratives tout en facilitant la collecte et le traitement des données cynégétiques. L'arrêté modifie deux textes réglementaires existants. Le premier est l'arrêté du 7 mai 1998, qui institue un carnet de prélèvement obligatoire pour certains gibiers de montagne. Désormais, un nouvel article 6-1 précise que le chasseur pourra enregistrer ses prélèvements directement via l'application mobile prévue par le code de l'environnement, en lieu et place du carnet papier. Le second concerne l'arrêté du 21 janvier 2004 relatif au carnet de prélèvements pour la chasse de nuit au gibier d'eau. Là encore, un nouvel article 2-1 offre la possibilité d'utiliser cette même application mobile afin de remplacer le carnet traditionnel. Il est important de souligner que cette évolution ne modifie pas les obligations déclaratives des chasseurs. Les prélèvements devront toujours être enregistrés conformément à la réglementation en vigueur. Seul le support évolue, laissant le choix entre le carnet papier et la solution numérique lorsque celle-ci est disponible. L'arrêté a reçu un avis favorable du Conseil national de la chasse et de la faune sauvage le 23 juin 2026 avant sa publication officielle. Il est entré en vigueur à compter de sa publication au Journal officiel.

 

Article R. 425-20-3 : ChassAdapt au cœur de la déclaration numérique

Créé par le décret du 27 août 2020, l'article R. 425-20-3 du code de l'environnement constitue la base juridique de ChassAdapt, l'application mobile développée et gérée par la Fédération nationale des chasseurs (FNC). Initialement conçue pour assurer le suivi des espèces soumises à gestion adaptative, elle permet aux chasseurs d'enregistrer immédiatement leurs prélèvements, dès qu'ils sont en possession de l'animal. Gratuite et accessible à tous les titulaires d'un permis de chasser valide, ChassAdapt recueille les informations nécessaires au suivi cynégétique : identité du chasseur, date et heure du prélèvement, coordonnées géographiques, espèce concernée, nombre d'animaux prélevés, mode de chasse et département. Une fois la déclaration validée, l'application délivre un accusé d'enregistrement horodaté sous la forme d'un code-barres. L'arrêté du 25 juin 2026 élargit désormais l'utilisation de ChassAdapt. L'application pourra également remplacer les carnets de prélèvement papier obligatoires pour certains gibiers de montagne ainsi que pour la chasse de nuit au gibier d'eau, offrant ainsi un outil unique de déclaration. Le dispositif prévoit toutefois une solution pour les chasseurs ne disposant pas d'un smartphone : ils continuent d'utiliser un carnet de prélèvement accompagné d'un dispositif de prémarquage, avant de faire enregistrer leurs données auprès de leur fédération départementale dans un délai de vingt-quatre heures. Enfin, ChassAdapt joue un rôle essentiel dans la gestion des quotas. Lorsque le plafond national ou individuel de prélèvements est atteint, l'application bloque automatiquement toute nouvelle déclaration et informe immédiatement les chasseurs concernés, permettant un suivi en temps réel des prélèvements et une gestion adaptative des espèces.


El Niño se renforce : les experts redoutent une recrudescence des phénomènes météorologiques extrêmes

Le phénomène climatique El Niño est désormais bien installé dans le Pacifique tropical et devrait rapidement gagner en intensité au cours des prochains mois. Selon les dernières prévisions de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), l'épisode pourrait atteindre une forte intensité entre juillet et septembre 2026, avec des anomalies de température de surface de la mer dépassant localement 2 °C dans le Pacifique équatorial. Les principaux modèles climatiques convergent vers ce scénario, ce qui confère un niveau de confiance élevé aux prévisions. El Niño apparaît généralement tous les deux à sept ans et dure entre neuf et douze mois. Il résulte d'un réchauffement anormal des eaux du centre et de l'est du Pacifique, perturbant les régimes de vents, les précipitations et les températures à l'échelle planétaire. Ses effets se manifestent souvent avec encore plus d'intensité l'année suivant son apparition. Les climatologues redoutent une multiplication des événements extrêmes. De vastes régions pourraient être confrontées à des vagues de chaleur plus fréquentes, à des sécheresses prolongées, mais aussi à des pluies diluviennes et des inondations. L'OMM rappelle que le puissant épisode de 2023-2024 avait contribué à faire de 2024 l'année la plus chaude jamais observée au niveau mondial. Les prévisions saisonnières montrent une probabilité très élevée de températures supérieures aux normales sur la quasi-totalité des zones habitées du globe. Les précipitations devraient augmenter sur le centre et l'est du Pacifique équatorial, tandis qu'elles pourraient être déficitaires sur une grande partie de l'Australie, du sous-continent indien, de certaines régions d'Amérique centrale, des Caraïbes et de la Corne de l'Afrique. À l'inverse, des pluies plus abondantes sont attendues sur le nord du golfe de Guinée, une partie du sud-ouest des États-Unis et certaines régions d'Amérique du Sud. En Europe, les modèles suggèrent un contraste entre un sud plus humide et un nord plus sec, même si ces projections restent plus incertaines que dans d'autres régions. Face à cette évolution, l'OMM appelle les gouvernements à renforcer les systèmes d'alerte précoce afin de limiter les conséquences sur les populations, l'agriculture, les ressources en eau et les infrastructures. Plusieurs organismes scientifiques, dont le Centre commun de recherche de la Commission européenne, estiment qu'un épisode très intense pourrait également accentuer les tensions sur la sécurité alimentaire, provoquer des déplacements de populations et accroître les risques humanitaires dans les régions déjà fragilisées. Les prochains mois seront donc déterminants pour mesurer l'ampleur réelle de ce nouvel épisode El Niño.


Éoliennes : des pales rayées pour améliorer la visibilité des rotors et réduire le risque de collision aviaire

La réduction de l'impact des parcs éoliens sur l'avifaune constitue aujourd'hui un axe majeur de recherche dans les études environnementales. Alors que les objectifs de transition énergétique conduisent à une augmentation du nombre d'éoliennes terrestres et offshore, les collisions entre oiseaux et pales en rotation demeurent l'une des principales préoccupations des écologues et des bureaux d'études spécialisés. Une récente étude apporte de nouveaux éléments sur une solution de conception particulièrement simple : modifier l'apparence visuelle des pales afin d'améliorer leur détection par les oiseaux. Jusqu'à présent, les mesures de réduction du risque reposent principalement sur des dispositifs de détection automatisée capables d'identifier l'approche d'un oiseau et de déclencher un ralentissement, voire un arrêt temporaire des turbines. Bien que performants dans certaines situations, ces systèmes présentent plusieurs limites : coûts d'installation élevés, maintenance complexe, perte de production électrique lors des arrêts et efficacité encore variable selon les espèces et les conditions météorologiques. Les chercheurs ont donc exploré une approche passive consistant à accroître la visibilité des rotors grâce à des marquages contrastés. Les expérimentations ont été réalisées en laboratoire à l'aide de mini-éoliennes reproduisant différentes configurations de pales. Deux espèces aux capacités visuelles distinctes ont été retenues : le milan noir (Milvus migrans), rapace migrateur fréquemment concerné par les collisions, et le pigeon voyageur (Columba livia), dont les performances visuelles sont bien documentées. Quatre configurations ont été comparées : pales entièrement blanches, une pale noire, pales rayées et pales à motif en damier. Les essais ont également pris en compte plusieurs paramètres susceptibles d'influencer la perception du mouvement : vitesse de rotation des pales, contraste avec l'arrière-plan et type de marquage. Les résultats montrent que la vitesse de rotation constitue un facteur déterminant. Plus de la moitié des oiseaux testés n'ont pas été capables de différencier une turbine immobile d'une turbine tournant à moins de cinq tours par minute, une vitesse pourtant fréquemment observée lors des procédures de ralentissement destinées à protéger l'avifaune. Les marquages rayés se distinguent par une amélioration significative de la perception du mouvement chez les milans noirs. À l'inverse, les motifs en damier produisent des effets variables selon les espèces et semblent même réduire la détection du mouvement chez les pigeons. Ces différences confirment que les capacités de traitement visuel diffèrent fortement d'un groupe d'oiseaux à l'autre, ce qui complique la définition d'un dispositif universel. Les auteurs concluent que les pales rayées représentent actuellement l'option la plus prometteuse pour renforcer la visibilité des éoliennes sans modifier leur fonctionnement mécanique ni leurs performances énergétiques. Toutefois, les résultats obtenus en environnement contrôlé devront être validés sur des installations en exploitation. Des essais de terrain, intégrant la diversité des espèces, des paysages et des conditions météorologiques, seront indispensables avant toute intégration de ces marquages dans les recommandations techniques applicables aux futurs projets éoliens.


La Bécassine des marais : au bord de l’extinction en France...

La Bécassine des marais connaît un effondrement spectaculaire de ses populations en France. Alors qu’environ 1 000 couples nicheurs étaient recensés au début des années 1970, l’espèce a perdu près de 90 % de ses effectifs en quatre décennies. Son aire de répartition s’est également fortement contractée, avec une diminution de plus de 50 % depuis 2009. Cette situation a conduit à son classement en danger critique d’extinction (CR) sur la Liste rouge des oiseaux nicheurs de France. Aujourd’hui, la vallée du Drugeon, dans le Haut-Doubs, abrite la dernière population reproductrice française, estimée à une dizaine de couples seulement. Là aussi, les effectifs poursuivent leur chute, avec une baisse de plus de 70 % depuis 2006. Les scientifiques soulignent toutefois que les hivers moins rigoureux liés au changement climatique limitent les épisodes de gel et pourraient favoriser le maintien de cette ultime population dans cette région, la plus froide de France. Les travaux de suivi par balises GPS apportent de nouvelles informations sur la biologie de l’espèce. Ils montrent qu’un couple a besoin d’environ 40 à 45 hectares de prairies humides restaurées pour se reproduire. La Bécassine des marais dépend en effet des prairies permanentes et des zones humides, des habitats devenus rares sous l’effet du drainage, de l’intensification agricole et de l’évolution des pratiques d’aménagement. Ces suivis révèlent également que les jeunes restent plusieurs semaines autour de leur site de naissance avant d’entamer leur migration, généralement entre la mi-août et la mi-septembre, tandis que les adultes migrent plus tard, principalement entre la fin septembre et la mi-octobre. Une fois adultes, les oiseaux reviennent nicher à proximité de leur lieu de naissance. Ce recrutement essentiellement local signifie que la survie des jeunes est indispensable au maintien de chaque population...

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Brevet Grand Gibier de l’ANCGG : une formation d’excellence qui prépare les chasseurs de demain

Référence dans le monde cynégétique, le Brevet Grand Gibier de l’Association nationale des chasseurs de grand gibier (ANCGG) demeure l’une des formations les plus complètes et les plus exigeantes proposées aux chasseurs français. Malgré une légère baisse du nombre de candidats en 2025, l’association confirme la vitalité de ce cursus, qui continue d’attirer un public motivé, notamment parmi les jeunes générations, avec un taux de réussite national de 73 %. En 2025, 963 candidats se sont inscrits au Brevet Grand Gibier, contre 1 059 en 2024. Les femmes représentent désormais 11 % des effectifs, tandis que la formation est dispensée dans 62 départements. Si cette diminution des inscriptions s'inscrit dans la tendance générale de l'évolution du nombre de chasseurs en France, elle ne remet pas en cause l'intérêt porté à une formation reconnue pour son sérieux. Le Brevet Grand Gibier va bien au-delà d'un simple examen. Il constitue un véritable parcours de perfectionnement où les candidats acquièrent des connaissances approfondies sur la biologie et la reconnaissance des espèces, la gestion durable des populations, la réglementation, la sécurité, ainsi que les différentes techniques de chasse. Les épreuves théoriques sont complétées par une importante partie pratique : tir à 25 mètres, tir d'approche et d'affût entre 100 et 200 mètres, ou encore tir en battue sur cible mobile. À chaque étape, la priorité reste la maîtrise du geste et le respect absolu des règles de sécurité. Sous l'impulsion de son président, Matthieu Cousty, l'ANCGG poursuit également le développement de son offre de formation. En 2025, un nouveau module consacré à la chasse individuelle du chevreuil, du cerf et du sanglier est venu enrichir le programme. Cette nouveauté rencontre déjà un vif succès auprès des participants, en particulier des jeunes chasseurs désireux de diversifier leurs pratiques. Cette transmission des savoirs trouve une illustration particulièrement marquante en Moselle. Lors de la dernière session organisée par l'Association départementale des chasseurs de grand gibier (ADCGG57), Nolann, âgé de seulement 12 ans, a obtenu la prestigieuse médaille d'or. Après plusieurs semaines de préparation, le jeune passionné a démontré des connaissances naturalistes et cynégétiques comparables à celles de candidats adultes expérimentés. Sa performance témoigne autant de son investissement personnel que de la qualité de l'encadrement assuré par les formateurs bénévoles. La promotion mosellane s'est d'ailleurs distinguée par d'excellents résultats, avec neuf médailles d'or et quatre d'argent décernées sur quinze candidats. Plus qu'un diplôme, le Brevet Grand Gibier constitue aujourd'hui un véritable label de compétence. En plaçant la sécurité, la connaissance de la faune et la gestion responsable du grand gibier au cœur de son enseignement, l'ANCGG contribue à former des chasseurs toujours mieux préparés. Le succès rencontré auprès des plus jeunes démontre que l'avenir de la chasse passe aussi par une transmission exigeante des connaissances et des bonnes pratiques, garante d'une pratique moderne, responsable et durable.


Assemblée générale de la LPO : le temps des constats… et après ?

Réunie à Marseille, le  samedi 20 juin, à l'occasion de son assemblée générale et des 50 ans de la loi de 1976 sur la protection de la nature, la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) a dressé un bilan inquiet de l'état de la biodiversité en France. Conférences, tables rondes, remises de distinctions et interventions de scientifiques se sont succédé pour rappeler les combats historiques de l'association, et dénoncer les reculs qu'elle estime constater en matière de protection de la nature. Depuis plus d'un siècle, la LPO s'est imposée comme l'une des principales associations environnementales françaises. Protection des oiseaux, création de refuges, sensibilisation du public, recours juridiques, inventaires scientifiques, participation aux politiques de conservation ou encore mobilisation de dizaines de milliers de bénévoles : son engagement est incontestable. L'association revendique aujourd'hui des millions de données naturalistes collectées chaque année et un rôle de premier plan dans la défense des espèces et des habitats naturels. Mais au-delà de ce rappel de ses réussites, ce congrès a surtout laissé l'impression d'une organisation sur la défensive. Face aux évolutions politiques, aux arbitrages économiques et aux débats de société, les dirigeants de la LPO semblent davantage constater les difficultés qu'esquisser une véritable stratégie pour les surmonter. La déclaration finale de son président, Allain Bougrain-Dubourg, en est l'illustration. « La protection de la biodiversité se décompose, elle s'émiette, elle se ronge », a-t-il affirmé avant de s'interroger : « Que reste-t-il de ce mot protection ? » Un discours alarmiste qui dresse un inventaire des échecs, des menaces et des renoncements, sans proposer de nouvelles perspectives capables de fédérer au-delà du cercle des convaincus. À force de dénoncer les reculs, la LPO donne parfois le sentiment de subir les événements plus que de les influencer. Son plaidoyer repose sur un constat largement partagé de l'érosion de la biodiversité, mais peine à dessiner un projet mobilisateur conciliant protection de la nature, activités humaines et réalités des territoires. Au terme de ce congrès anniversaire, une question demeure : comment une association qui fut longtemps une force de proposition entend-elle retrouver un rôle moteur dans le débat public ? Car si le diagnostic est sévère, l'absence de vision pour l'avenir laisse planer un doute. À écouter son président, la LPO semble aujourd'hui avoir, elle aussi, quelques plombs mal placés...


Peste porcine africaine en Europe : la menace ne faiblit pas...

La peste porcine africaine (PPA) demeure l'une des principales préoccupations sanitaires pour la faune sauvage en Europe. Cette maladie virale, mortelle pour les sangliers et les porcs domestiques, ne présente aucun danger pour l'homme, mais elle entraîne des conséquences économiques et écologiques considérables. En l'absence de vaccin largement déployé dans les populations sauvages, la prévention et la surveillance restent les meilleures armes pour freiner sa progression. Dans ce contexte, les chasseurs jouent un rôle déterminant. Présents quotidiennement sur le terrain, ils constituent un maillon essentiel du dispositif de surveillance mis en place par les autorités sanitaires. Leur mission ne se limite plus au prélèvement du gibier : ils participent activement à la détection des animaux malades ou retrouvés morts, signalent rapidement les carcasses suspectes et collaborent avec les services vétérinaires pour réaliser les analyses nécessaires. La découverte rapide d'un sanglier infecté permet en effet de mettre en œuvre des mesures de biosécurité afin de limiter la propagation du virus. Les chasseurs doivent également respecter des protocoles stricts lors des opérations de chasse : désinfection du matériel, limitation des déplacements des carcasses, gestion des déchets de venaison et contrôle des véhicules ayant circulé dans les zones réglementées. La présence de la PPA entraîne aussi de nombreuses contraintes pour les territoires concernés. Des restrictions de circulation peuvent être instaurées, certaines chasses suspendues et des plans de régulation renforcés afin de réduire les densités de sangliers lorsque les autorités le jugent nécessaire...

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I-Cad : l'identification des chiens marque le pas en 2025

À l'occasion de la 8e Semaine nationale de l'identification des chiens et des chats, organisée du 15 au 21 juin 2026, Ingenium Animalis, gestionnaire du Fichier National I-Cad, a dévoilé le bilan de l'identification des animaux de compagnie pour l'année 2025. Les chiffres confirment un léger recul des identifications, tout en rappelant l'importance de cette démarche, essentielle pour lutter contre les abandons, retrouver les animaux perdus et assurer leur traçabilité. Créé à la demande des pouvoirs publics, I-Cad est le Fichier National d'Identification des carnivores domestiques. Il centralise les informations concernant les chiens, les chats et les furets identifiés en France. L'identification, obligatoire pour les chiens et pour les chats avant toute cession, est réalisée par puce électronique ou tatouage. Elle constitue la véritable carte d'identité de l'animal et permet, en cas de perte, de retrouver rapidement son propriétaire grâce aux données enregistrées dans la base nationale. En 2025, I-Cad a enregistré 1 584 965 animaux, soit une baisse de 3,3 % par rapport à 2024. Sur ce total, 1 534 474 correspondent à des premières identifications réalisées en France, tandis que 50 491 animaux importés ont été enregistrés, représentant près de 3 % des identifications, un chiffre en progression de 2,1 %. Dans le détail, 894 610 chats et 637 855 chiens ont été identifiés pour la première fois. Les deux espèces enregistrent un recul d'environ 3 %, mais la baisse est particulièrement marquée chez les chiens, reflet d'un ralentissement des acquisitions observé depuis plusieurs années. Chez les félins, le nombre d'identifications atteint son niveau le plus faible depuis cinq ans. La puce électronique s'impose désormais très largement comme le mode d'identification de référence, le tatouage ne représentant plus qu'une part marginale des enregistrements. Les données d'I-Cad mettent également en évidence des disparités régionales, certaines régions restant particulièrement dynamiques en matière d'identification et d'adoption. Au-delà des statistiques, Ingenium Animalis rappelle que l'identification demeure un acte de responsabilité. Chaque année, des dizaines de milliers de chiens et de chats retrouvés errants peuvent être restitués à leur famille grâce au fichier national. Un geste simple, mais indispensable, qui contribue également au suivi sanitaire, à la lutte contre les trafics d'animaux et à une meilleure connaissance de la population des animaux de compagnie en France.


Les louvards passent à l’attaque : une sinistre plaisanterie qui n’en finit plus de faire pleurer...

Ces jeunes loups de l’année précédente, que l’on appelle louvards, ont bien grandi. Ils quittent ou vont bientôt s’éloigner de leur meute d’origine pour partir à la conquête de nouveaux territoires. Cette phase de dispersion est bien connue des spécialistes. Elle l’est tout autant des éleveurs, qui savent qu’elle s’accompagne souvent d’une recrudescence des attaques sur les troupeaux. Chaque été, le même scénario se répète. Les prédations augmentent, les nuits deviennent plus longues, les inquiétudes plus fortes et les pertes plus lourdes. Pendant ce temps, les discours officiels continuent de vanter une coexistence présentée comme possible, voire exemplaire. Pour beaucoup d'agriculteurs, cette promesse ressemble désormais à une plaisanterie qui n'en finit pas de faire pleurer. Les Chambres d'Agriculture, à l'initiative de la Coordination Rurale, viennent d'adopter une motion demandant à l'État de revoir sa politique de gestion du loup. Les revendications sont concrètes : faciliter les tirs de défense, autoriser les lunettes thermiques, améliorer la transparence du comptage des loups grâce aux analyses génétiques, financer intégralement les moyens de protection, indemniser tous les préjudices, y compris indirects, et reconnaître enfin les conséquences psychologiques des attaques sur les éleveurs et leurs familles. Ces demandes ne traduisent pas une opposition de principe à la présence du loup. Elles expriment surtout l'exaspération de professionnels qui ont le sentiment de supporter seuls le coût d'une politique décidée loin des pâturages. Derrière chaque attaque se cachent des animaux perdus, des investissements réduits à néant, des nuits sans sommeil et parfois la remise en question de toute une exploitation. Certes, le retour du loup constitue un enjeu de biodiversité (quoique...), mais la sauvegarde d'une espèce protégée ne peut ignorer ceux qui entretiennent les paysages, produisent notre alimentation et font vivre les territoires ruraux. Une politique crédible ne peut se limiter à compter les loups. Elle doit aussi mesurer les conséquences de leur présence sur celles et ceux qui en subissent quotidiennement les effets. Faute d'un véritable changement de cap, la fracture entre le monde rural et les décideurs ne pourra que s'aggraver.