Le Petit Journal de deux indissociables : la chasse et l'environnement

 

Conçue pour l’apprentissage progressif de la trompe en ré, cette méthode s’adresse aux débutants, aux musiciens de niveau moyen et aux enseignants. S’appuyant sur leur expérience, les auteurs proposent une synthèse de leur approche, complétée par trois recueils d’études, d’exercices et de fanfares traditionnelles déjà publiés chez « Tempo Music Club ». L’ouvrage gagne en efficacité lorsqu’il est accompagné des conseils personnalisés d’un professeur.

 

L’apprentissage est structuré en quatre chapitres suivant la progression pédagogique : 1) gestion de l’air, 2) diction et ornementation, 3) expression, 4) pupitres. Les auteurs précisent avoir privilégié une rédaction simple et claire, sans planches techniques ni schémas anatomiques, en renvoyant plutôt à des vidéos en 3D dont les liens figurent en fin de recueil. Ce support moderne, explicite et ludique, complète les explications.

 

Des exercices annexes visent à développer le « ressenti » de l’élève et peuvent être enrichis sur recommandation des enseignants. Enfin, la méthode doit être adaptée par le professeur ou l’apprenant lui-même, selon la morphologie, les capacités et le niveau de chacun.

 

Pour se procurer ce Traité de technique usuelle et Exercices pratiques : c'est ICI 

Loups : avec la période des naissances, vient aussi la dispersion des meutes…

Chaque printemps marque une étape clé dans le cycle de vie du loup gris : la période des naissances. Après une gestation d’environ 62 à 65 jours, les femelles dominantes donnent naissance à une portée comptant généralement entre 3 et 6 louveteaux, même si ce nombre peut varier selon les conditions environnementales et la disponibilité alimentaire. Les petits naissent aveugles et totalement dépendants de leur mère, qui reste plusieurs semaines à proximité de la tanière pour les protéger et les allaiter. Durant cette phase, la louve adopte un comportement particulièrement vigilant et territorial. Les autres membres de la meute participent à l’alimentation de la mère et, plus tard, des jeunes, en régurgitant de la nourriture. Ce moment charnière entraîne aussi une réorganisation interne. Les jeunes de l’année précédente, devenus subadultes, sont progressivement mis à l’écart. Certains quittent alors le groupe : c’est le début de la dispersion. Livrés à eux-mêmes, ces jeunes loups entament une phase d’errance pouvant durer plusieurs mois, voire davantage. Ils parcourent parfois des centaines de kilomètres à la recherche d’un territoire et d’un partenaire. Mais derrière cette mécanique bien connue du monde sauvage se cache une réalité beaucoup moins théorique pour ceux qui vivent et travaillent sur le terrain. Car ces jeunes loups, inexpérimentés, opportunistes, et poussés par la nécessité de se nourrir, ne choisissent pas la difficulté. Moins performants dans la chasse des animaux sauvages, ils se tournent vers des proies plus accessibles : les troupeaux domestiques. Et c’est là que commence, pour les éleveurs, une période de tension extrême. Chaque année, le même scénario se répète. Alors que certains observent cette expansion du loup avec distance, confortablement installés loin des zones concernées, d’autres la subissent de plein fouet. Ceux qui commentent, théorisent ou idéalisent la présence du prédateur ne sont jamais ceux qui ramassent les brebis égorgées au petit matin. Il est toujours plus facile de défendre une cause quand on n’en paie jamais le prix.

Sur le terrain, la réalité est brutale : nuits écourtées, stress permanent, surveillance accrue, investissements lourds en matériel et en chiens de protection… pour une efficacité jamais garantie. Les mesures de protection, souvent présentées comme des solutions miracles, montrent vite leurs limites face à des animaux intelligents, adaptables et persistants. Et pendant que les débats se poursuivent, les attaques continuent. Ce qui domine aujourd’hui chez beaucoup d’éleveurs, ce n’est même plus la colère, mais une forme de résignation. Celle de devoir continuer malgré tout, de subir sans réelle perspective d’amélioration, de voir leur métier progressivement vidé de son sens. Car élever, ce n’est pas simplement produire : c’est soigner, protéger, accompagner. Or comment continuer à exercer dignement quand une partie du troupeau est vouée, chaque année, à servir de proie ? Les semaines qui viennent vont être de nouveau un calvaire pour les éleveurs, condamnés à faire euthanasier les blessés et ensuite compter les cadavres. Le métier d’éleveur doit être autre chose que de nourrir, avec des animaux devenus du « fourrage », des prédateurs inutiles et qui n’ont plus leur place dans nos campagnes hyper anthropisées. Les cent générations qui nous ont précédés n’ont eu d’autre choix que d’éradiquer les loups. De toutes façons et quoi que l’on fasse, cette affaire de loups finira de la même façon : en invitant ces prédateurs qui ne servent à rien à regagner les grands espaces d’où ils n’auraient jamais dû être extraits.

 

Voilà un aperçu de ce que va être la saison pour de nombreux éleveurs...

 


Identification des animaux non domestiques : le rôle du fichier i-fap

En France, la détention d’animaux d’espèces non domestiques est strictement encadrée. Toute personne possédant des espèces protégées ou inscrites à la convention CITES doit obligatoirement les identifier (puce, bague, marquage) et les enregistrer dans le fichier national i-fap. Ce registre centralise les données des animaux sauvages détenus en captivité afin d’assurer leur traçabilité, de prévenir les trafics et de garantir le respect des réglementations. Il est géré pour le compte de l’État par la société Scop’it, dans le cadre du code de l’environnement. Les espèces concernées sont nombreuses et variées. Il s’agit principalement d’oiseaux (perroquets, aras, rapaces), de reptiles (tortues terrestres et aquatiques, serpents, lézards), ainsi que de mammifères comme certains primates, carnivores ou ongulés exotiques. De nombreuses tortues protégées, comme la tortue d’Hermann, comptent parmi les animaux les plus fréquemment enregistrés. Au total, plusieurs centaines de milliers d’animaux seraient recensés dans la base i-fap à l’échelle nationale. Les détenteurs présentent des profils divers. Il peut s’agir de particuliers passionnés (éleveurs amateurs, terrariophiles), mais aussi de professionnels : parcs zoologiques, refuges, établissements d’élevage ou encore structures pédagogiques. Tous sont soumis aux mêmes obligations de déclaration et de suivi. L’enregistrement s’effectue en ligne ou par courrier, moyennant un coût modéré. Le fichier permet ensuite de déclarer tout événement concernant l’animal (vente, don, décès, changement de détenteur). Le dispositif i-fap constitue ainsi un outil clé pour encadrer la détention d’animaux sauvages en France, en conciliant protection de la biodiversité, contrôle des pratiques et responsabilisation des détenteurs.


Vers un super El Niño ?

Les modèles climatiques indiquent une probabilité croissante de voir apparaître un épisode El Niño dans les prochains mois, avec des conséquences potentielles sur les températures mondiales. Selon la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), il existe environ 62 % de chances que ce phénomène se développe d’ici l’été. Bien que les prévisions restent incertaines à cette période, plusieurs indicateurs, notamment l’accumulation de chaleur dans les profondeurs du Pacifique et l’affaiblissement des alizés, renforcent cette hypothèse. El Niño et La Niña sont deux phases opposées d’un même cycle océan-atmosphère. La Niña refroidit les eaux de surface du Pacifique oriental, tandis qu’El Niño provoque leur réchauffement en affaiblissant les vents dominants. Ce basculement entraîne souvent une hausse des températures globales et accentue les phénomènes météorologiques extrêmes, comme les pluies intenses, les inondations ou les vagues de chaleur. Certains évoquent la possibilité d’un « super El Niño », terme non scientifique utilisé pour désigner un épisode particulièrement intense. L’intensité d’El Niño est en réalité mesurée par l’indice océanique Niño (ONI), qui classe les événements de faibles à forts selon l’ampleur du réchauffement des eaux. À ce stade, les experts restent prudents : la NOAA estime à une chance sur trois la possibilité d’un épisode fort d’ici fin 2026. Le précédent El Niño, entre 2023 et 2024, avait déjà contribué à des records de chaleur à l’échelle mondiale. En moyenne, ce phénomène peut augmenter temporairement la température globale de 0,1 à 0,2 °C. Toutefois, cette hausse s’ajoute à celle, plus durable, liée au changement climatique d’origine humaine, qui a déjà élevé la température mondiale de plus d’1 °C. Enfin, certains chercheurs suggèrent que le réchauffement climatique pourrait accélérer les cycles d’El Niño en favorisant une accumulation plus rapide de chaleur dans les océans. Mais au-delà de l’intensité du phénomène, c’est surtout l’élévation continue de la température des océans qui inquiète les scientifiques.


« Attention, on marche sur des œufs... »

Lancée le 2 avril 2026, l’opération nationale « Attention, on marche sur des œufs ! » revient pour une 7e édition sur l’ensemble du littoral français, en métropole comme en outre-mer. Portée notamment par le Conservatoire du littoral, l’Office français de la biodiversité et l’Office national des forêts, cette campagne vise à protéger les espèces qui se reproduisent sur les plages, dunes et hauts de rivage. Chaque printemps, ces milieux accueillent la nidification de nombreuses espèces sensibles : 19 espèces d’oiseaux et une tortue marine en métropole, auxquelles s’ajoutent 14 espèces d’oiseaux et 4 tortues en outre-mer. Invisibles ou presque, leurs œufs et leurs poussins sont particulièrement vulnérables aux dérangements humains. L’opération repose sur trois axes : protection des nids, mobilisation des acteurs locaux et sensibilisation du public. Sur le terrain, bénévoles et gestionnaires identifient les zones de ponte, installent des balisages ou des enclos et échangent avec les usagers. En 2025, plusieurs centaines de nids ont ainsi été protégés, permettant des succès de reproduction encourageants, notamment pour le gravelot à collier interrompu. Mais les menaces persistent : piétinement, chiens non tenus en laisse, véhicules ou nettoyage inadapté des plages. L’enjeu est donc de rappeler que le littoral est un écosystème vivant. Un geste simple, rester sur les sentiers, éviter certaines zones, peut suffire à préserver une génération entière d’espèces protégées.


837 millions d’€ pour le fonds vert 2026

Le Fonds vert est reconduit en 2026 avec une enveloppe de 837 millions d’euros, confirmant son rôle majeur dans le financement de la transition écologique des territoires. Destiné à accompagner les collectivités locales, notamment après les élections municipales, il vise à soutenir les élus et leurs partenaires dans la conception et la mise en œuvre de projets concrets en faveur de l’environnement. Les demandes d’aide peuvent désormais être déposées via la plateforme « Aides-territoires », simplifiant ainsi l’accès aux financements. Depuis sa création il y a trois ans, ce dispositif a déjà permis de financer plus de 25 000 projets portés par plus de 13 000 acteurs locaux, dont une large majorité de communes en métropole et en outre-mer. Au total, 4,5 milliards d’euros de subventions ont été engagés par l’État, illustrant l’ampleur de ce soutien. Le Fonds vert s’impose ainsi comme un levier essentiel pour répondre aux grands enjeux environnementaux et d’aménagement durable. Trois axes principaux structurent son action : l’adaptation au changement climatique (prévention des inondations, feux de forêt, renaturation), l’électrification des usages (rénovation énergétique des bâtiments publics, développement des mobilités durables) et l’amélioration du cadre de vie (qualité de l’air, recyclage foncier, mobilités rurales). Pour 2026, une priorité forte est donnée à l’adaptation au changement climatique, en particulier à la prévention des inondations. Les moyens alloués à cet objectif sont fortement renforcés. Une nouvelle mesure est également introduite pour soutenir la biodiversité, en finançant notamment des atlas communaux et des actions de restauration de la nature. Par ailleurs, certaines mesures sont réorientées, notamment celles liées à la qualité de l’air et aux mobilités durables dans les zones rurales. Le Fonds vert reste aussi un outil privilégié pour financer les projets inscrits dans les stratégies locales de planification écologique. Sa gestion déconcentrée, confiée aux préfets de région, permet d’adapter les financements aux besoins spécifiques de chaque territoire, tout en offrant un dispositif simple et accessible, sans appel à projets formel.


La semaine en bref...

- Ardèche : le président du département, Olivier Amrane (LR), a récemment appelé à la suppression de l’OFB, dénonçant des contrôles qu’il juge excessifs et déconnectés des réalités locales. Dans un communiqué offensif, il estime que « la situation devient intenable » pour les élus, les agents territoriaux et les agriculteurs. Il s’appuie notamment sur plusieurs exemples récents : un maire mis en cause pour avoir salé des routes afin d’assurer la sécurité de ses administrés, ou encore des agents départementaux inquiétés après des opérations de débroussaillement pourtant jugées nécessaires. Pour Olivier Amrane, ces situations illustrent un « excès de zèle administratif » et même une forme de « harcèlement » institutionnel à l’encontre d’acteurs de terrain. Selon lui, des réglementations trop rigides finissent par décourager ceux qui œuvrent au quotidien pour l’entretien et la sécurité des territoires. Il dénonce une pression croissante, vécue parfois comme une humiliation, et appelle à revoir en profondeur le rôle de l’OFB, voire à le supprimer. Si cette position reste clivante, elle commence néanmoins à trouver un écho chez certains élus locaux et acteurs ruraux. L’idée, encore marginale il y a peu, semble désormais faire son chemin dans le débat public.

 

- Corse : pour sa quatrième édition, Caccia d’Oru innove en quittant L’Île-Rousse pour s’installer à Corte, au cœur de la Corse, à l’Espace Chabrières, facilement accessible avec un parking gratuit pour les visiteurs. Devenu un rendez-vous incontournable, l’événement séduit autant les passionnés de chasse que les curieux et les familles, grâce à une ambiance conviviale et des échanges riches autour des pratiques cynégétiques insulaires. Le programme 2026 s’annonce dense, avec près de 50 exposants, des démonstrations de chiens d’arrêt et des recherches de gibier blessé encadrées par l’UNUCR (Union Nationale des Utilisateurs de Chiens de Rouge). Le salon mettra également à l’honneur la gastronomie, avec des démonstrations culinaires réalisées par des chefs. Sont aussi annoncées la présence de l’École d’armurerie de Liège et une exposition de véhicules spécialisés (quads, 4x4). Côté animations, les visiteurs pourront s’initier au tir à l’arc, au ball-trap laser ou encore au tir sportif. Une démarche écoresponsable sera mise en place avec le ramassage des douilles. Un espace restauration, des animations pour enfants et un concert live le samedi soir complètent l’événement.

 

- Côte d’Or : à Fain-lès-Montbard, sept daims ont été tués le jeudi 9 avril 2026 sur une propriété privée. Le propriétaire des animaux a alerté les autorités après avoir découvert plusieurs carcasses autour d’un plan d’eau situé près de son habitation. Sur place, les gendarmes, accompagnés d’un agent de l’OFB et d’un lieutenant de louveterie, ont identifié l’animal en cause. Il s’agissait en réalité d’un grand chien en divagation, décrit comme un croisement entre un husky et un chien-loup tchèque. L’animal, retrouvé à proximité des daims morts, a été capturé sans difficulté. Les constatations ont permis d’établir qu’il était responsable de la mort de plusieurs bêtes, majoritairement égorgées. Un appel à témoins diffusé par la commune a permis de retrouver rapidement son propriétaire. Aucun élément ne confirme la présence d’un loup dans ce secteur. Les faits relèvent d’un cas de divagation animale ayant entraîné des pertes importantes pour le propriétaire concerné.

 

- Côtes d’Armor : la Cour d’appel de Rennes a confirmé la condamnation d’un propriétaire forestier des Côtes-d’Armor, pour avoir exploité un élevage clandestin de sangliers. L’homme écope d’une amende de 25 000 euros, dont 10 000 euros ferme, pour des faits remontant à plusieurs années. L’installation avait été découverte en mars 2022 par des agents de l’OFB, au cœur d’une propriété de 225 hectares. Un enclos de 3,6 hectares, grillagé et électrifié, abritait une trentaine de sangliers sans marquage ni traçabilité. Aucun dossier administratif ni autorisation n’avait été déposé. Lors de l’audience du 13 février 2026, le prévenu a maintenu sa défense, affirmant avoir conservé un dispositif existant avant l’achat du terrain, remontant selon lui à 1975. Il a également soutenu relâcher des animaux en compensation de ceux prélevés à la chasse. Ces arguments ont été rejetés par la cour, qui a confirmé la culpabilité pour détention illégale d’animaux sauvages, tout en prononçant une peine légèrement inférieure à celle infligée en première instance.

 

- Creuse : la Région Nouvelle-Aquitaine a confié à l’ONF la gestion de la forêt de l’île de Vassivière, en Limousin, avec l’objectif de concilier production forestière, préservation paysagère et valorisation artistique. Un plan d’aménagement sur quatorze ans (2026-2040) a ainsi été adopté, illustrant la logique de temps long propre à la gestion forestière. L’île, propriété régionale, abrite une forêt de 34 hectares façonnée par l’homme. Issue de plantations mêlant feuillus et résineux, elle a évolué au fil des décennies, notamment après la tempête de 1999, qui a conduit à renforcer la part des feuillus pour améliorer la résilience des peuplements face aux aléas climatiques. Mais la singularité du site tient aussi à sa dimension culturelle. L’île de Vassivière est un véritable musée à ciel ouvert, où plus de soixante œuvres de land art jalonnent les chemins. L’ONF doit donc intégrer cette contrainte dans sa gestion : préserver les perspectives, garantir l’accessibilité et éviter toute intervention qui nuirait à la mise en valeur des œuvres. Ce projet incarne une approche multifonctionnelle de la forêt, conciliant écologie, création artistique et accueil du public, dans un contexte de changement climatique qui impose d’adapter durablement les modes de gestion.

 

- Doubs : un jeune lynx a été découvert piégé dans les filets d’une pisciculture, à Cusance. Le gérant, d’abord surpris, pensait avoir affaire à un simple chat avant d’identifier l’animal sauvage. Par prudence, il a rapidement contacté un agent de l’Office français de la biodiversité pour signaler la situation. Des pompiers spécialisés, accompagnés d’un vétérinaire, sont intervenus rapidement. L’opération de dégagement a été menée en quelques minutes seulement. Toutefois, la jeune femelle lynx, estimée à une dizaine de kilos, était blessée. Lors de l’intervention, un pompier a également été légèrement touché, sans gravité, et pris en charge selon le protocole habituel. Les secours ont précisé que les blessures de l’animal n’étaient pas liées à l’intervention. Après sa capture, le lynx a été confié à un centre de soins, avec l’objectif, si son état le permet, d’être réintroduit dans son milieu naturel...

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Offre de stage : Politique agricole et biodiversité (Bruxelles)

La FACE (Fédération des Associations des Chasseurs Européens), basée à Bruxelles, recrute un stagiaire en politique agricole pour renforcer son équipe. Ce stage rémunéré s’inscrit dans une priorité stratégique : améliorer la biodiversité des terres agricoles et les conditions de vie du petit gibier en Europe. Dans un contexte de réforme de la politique agricole commune (PAC), la FACE souhaite développer des solutions concrètes et fondées sur des données scientifiques pour enrayer le déclin de la faune sauvage en milieu agricole. Le stagiaire participera activement à ce travail en contribuant au suivi des politiques européennes et à la préparation d’outils de plaidoyer. Ses missions incluront la collecte et l’analyse d’informations, la rédaction de notes et rapports, ainsi que l’appui aux échanges avec les membres et partenaires à travers l’Europe. Le poste s’adresse à un candidat intéressé par les politiques agricoles et environnementales, doté de solides capacités d’analyse et de rédaction. Une excellente maîtrise de l’anglais est requise. Le stage, d’une durée de six mois, renouvelable, est basé à Bruxelles avec possibilité de télétravail. Les candidatures sont attendues avant le 4 mai 2026. Principales responsabilités :

- soutenir le travail de la FACE sur la réforme de la politique agricole commune (PAC),

- collecte et analyse des informations pertinentes en matière de politiques, de sciences et de techniques,

- préparation de notes d'information, de rapports et de documents de plaidoyer,

- soutenir l'engagement des membres de la FACE et des principales parties prenantes à travers l'Europe

Candidature : envoyer votre CV et une lettre de motivation à la FACE


Le lapin de garenne face à la myxomatose : chronique d’une résilience évolutive

Le lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus) est un mammifère lagomorphe originaire de la péninsule Ibérique, aujourd’hui largement répandu en Europe occidentale. Espèce sociale, il vit en colonies structurées au sein de terriers complexes appelés « garennes ». Son régime alimentaire est strictement herbivore, composé principalement de graminées, de jeunes pousses et de cultures agricoles, ce qui explique son impact potentiel sur les activités humaines. Dans les milieux méditerranéens comme ceux de l’est de Montpellier, le lapin de garenne trouve des conditions particulièrement favorables : sols meubles propices au creusement, climat doux et végétation abondante. Il constitue par ailleurs une espèce clé des écosystèmes, servant de proie à de nombreux prédateurs (renards, rapaces). Toutefois, en l’absence de régulation efficace, sa forte capacité de reproduction peut entraîner des phénomènes de prolifération rapide, comme observé actuellement dans plusieurs communes de l’Hérault. Ce fut précisément pour répondre à ce type de déséquilibre qu’intervenait, en 1952, une décision radicale : l’introduction volontaire de la myxomatose, dans un objectif de régulation biologique des populations de lapins, alors considérées comme nuisibles pour l’agriculture. Le virus, naturellement présent en Amérique du Sud, provoqua chez le lapin européen une maladie extrêmement virulente, caractérisée par des lésions cutanées, un affaiblissement général et une mortalité massive. L’impact fut immédiat : en quelques années, les populations de lapins s’effondrèrent sur l’ensemble du territoire. Cette chute spectaculaire modifia profondément les équilibres écologiques, affectant notamment les chaînes alimentaires. Cependant, dès les décennies suivantes, une reprise progressive des populations fut observée, suggérant une adaptation du système hôte-pathogène. Face au déclin du lapin, devenu également une espèce d’intérêt écologique et cynégétique, plusieurs stratégies de restauration ont été envisagées. Parmi elles, des tentatives innovantes de vaccination ont été menées dans les années 1980-1990. L’une des plus originales reposait sur l’utilisation de la puce du lapin comme vecteur de vaccination. Ces puces étaient mises en contact avec des souches atténuées du virus de la myxomatose, puis relâchées dans les terriers afin d’immuniser indirectement les populations sauvages. Cette méthode visait à reproduire un processus naturel de contamination, mais avec un agent pathogène affaibli. Malgré son caractère novateur, cette approche s’est révélée difficile à maîtriser en conditions naturelles. Les résultats sont restés limités et localisés, sans impact démontré à grande échelle. Ces expérimentations n’ont donc pas profondément modifié la dynamique globale des populations de lapins...

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Éduquer un chien de pied : poser les bases dès le plus jeune âge

Former un chien de pied, ou limier, est une entreprise exigeante qui repose avant tout sur une éducation fine et progressive. Si de nombreux chasseurs préfèrent utiliser un chien déjà expérimenté, d’autres font le choix ambitieux de former un chiot dès ses premières semaines. Ce pari peut s’avérer extrêmement gratifiant : un jeune chien bien formé deviendra un partenaire fidèle, durable et passionné, capable de procurer autant de plaisir à son maître qu’il en éprouve lui-même à travailler. Tout commence très tôt, dès l’arrivée du chiot au foyer, généralement autour de la huitième semaine, au moment du sevrage. À cet âge, il a déjà acquis auprès de sa mère les premiers codes sociaux, qu’il convient de renforcer avec cohérence et bienveillance. Cette période est déterminante pour son équilibre futur : un sevrage mal conduit peut engendrer des troubles comportementaux persistants. L’apprentissage doit donc se faire dans un cadre rassurant, où le jeu tient une place centrale. En effet, le chiot apprend bien mieux dans un contexte ludique, sans contrainte apparente. De courtes séances quotidiennes, de quelques minutes seulement, suffisent pour poser les bases. L’objectif est d’intégrer les premiers ordres, comme le rappel ou le « au pied », sans rigidité, en s’appuyant sur la motivation naturelle du chiot. L’utilisation d’une friandise ou d’un jouet permet de créer une association positive : le chiot vient spontanément, reçoit sa récompense, et associe l’ordre à une expérience agréable. Progressivement, les récompenses deviennent moins systématiques, mais toujours valorisantes. Ce travail en douceur permet d’ancrer des réflexes durables. En quelques semaines, le chiot devient un jeune chien attentif, capable de suivre son maître et prêt à franchir une nouvelle étape : celle de la découverte du terrain et de l’apprentissage spécifique au travail de limier...

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Le choc des visions écologistes : laisser faire ou intervenir ?

L’écologie contemporaine est traversée par une fracture profonde, souvent invisible mais déterminante : celle qui oppose une vision protectionniste du vivant à une approche gestionnaire. La première repose sur un principe simple en apparence : la nature possède ses propres équilibres, et l’intervention humaine, historiquement destructrice, doit désormais se faire la plus discrète possible. Dans cette logique, protéger revient à sanctuariser, à laisser les écosystèmes évoluer librement, quitte à accepter des déséquilibres temporaires. Les tenants de cette approche considèrent que toute action humaine, y compris la chasse, prolonge une domination sur le vivant devenue incompatible avec les enjeux contemporains de biodiversité. La disparition de certaines espèces, le retour des prédateurs ou encore les fluctuations naturelles des populations sont perçus comme des dynamiques à accepter plutôt qu’à corriger. À l’inverse, l’écologie gestionnaire part d’un constat radicalement différent : les milieux naturels européens sont profondément anthropisés, façonnés depuis des siècles par l’agriculture, la sylviculture et l’aménagement du territoire. Dans ce contexte, prétendre « laisser faire la nature » serait une illusion, car les équilibres d’origine ont déjà été bouleversés. Pour ses défenseurs, l’intervention humaine devient non seulement légitime, mais nécessaire pour maintenir des équilibres fonctionnels. La chasse s’inscrit alors comme un outil parmi d’autres, au même titre que la restauration des habitats ou la gestion des espèces. Ce clivage dépasse la simple question cynégétique : il interroge notre rapport fondamental au vivant. Sommes-nous des observateurs extérieurs, appelés à nous effacer, ou des acteurs responsables, contraints d’assumer les conséquences de notre empreinte ? C’est derrière cette opposition que se joue, en réalité, une divergence philosophique majeure sur la place de l’humain dans la nature...

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Plomb dans les munitions : derniers développements

Le comité REACH (Registration, Evaluation, Authorisation and Restriction of Chemicals) de l’Union européenne, rattaché au règlement européen sur l’enregistrement, l’évaluation, l’autorisation et la restriction des substances chimiques, doit se réunir à nouveau dans les prochaines semaines afin d’examiner l’évolution de la proposition visant à limiter l’usage du plomb dans les munitions. Lors de la précédente réunion, un point important a été acté : les balles ont été retirées du champ d’application du projet. Ainsi, la proposition actuelle se concentre désormais uniquement sur les munitions au plomb, en particulier celles utilisées pour la chasse et le tir sportif. Cette évolution marque une inflexion notable du texte initial, qui était plus large. Le compte rendu des discussions montre toutefois que plusieurs États membres de l’Union européenne continuent d’exprimer des réserves, notamment concernant le calendrier de mise en œuvre de cette restriction. Les débats ont également porté sur la durée de la période transitoire, jugée cruciale pour permettre aux acteurs concernés de s’adapter. Une prolongation de cette période, actuellement envisagée à trois ans, pourrait être étendue à cinq ans pour certaines cartouches utilisées à la chasse. Cette demande reflète des préoccupations concrètes liées aux impacts économiques, aux capacités industrielles de substitution et aux contraintes logistiques. Dans ce contexte, la Commission européenne devrait intégrer les remarques formulées par les États membres et pourrait soumettre une version révisée du texte dans les mois à venir, avant un éventuel vote. De son côté, la Fédération des associations pour la chasse et la conservation de la faune sauvage de l’Union européenne (FACE) suit de près ce dossier stratégique. Celui-ci revêt une importance majeure pour environ 7 millions de chasseurs européens ainsi que pour l’ensemble des filières liées à la chasse et au tir, directement concernées par ces évolutions réglementaires.