L’ouverture de la chasse au petit gibier dans le sud de la France aura confirmé une impression désormais familière : les territoires restent riches de promesses, mais les populations ne sont pas toujours au rendez-vous. Dans les plaines, les chasseurs ont retrouvé leurs habitudes, leurs chiens et leurs chemins, avec des observations qui appellent autant à la satisfaction qu’à la vigilance.
Le lièvre demeure bien présent, mais ses densités varient considérablement d’un territoire à l’autre. Le constat le plus préoccupant concerne les jeunes, levrauts et lièvres de l’année, qui semblent rares. Les effets de la sécheresse et des fortes chaleurs, le manque de couvert, la prédation et les pertes liées à la circulation routière pourraient expliquer cette situation. Les adultes sont là, mais leur renouvellement pose question. Pour le lapin de garenne, le tableau est plus sombre encore.
Quelques îlots résistent mieux aux maladies, mais l’arrivée des insectes piqueurs en août, vecteurs de nouvelles contaminations, a ravivé les inquiétudes. Myxomatose et maladie hémorragique virale ont lourdement affecté les populations. Elles ne sont toutefois pas les seules responsables. La disparition de nombreux habitats favorables a aussi réduit les capacités d’accueil des territoires. La perdrix rouge, mieux représentée dans certains secteurs du Sud-Ouest, reste plus souvent en difficulté qu’en bonne santé. Les tableaux d’ouverture ont été faibles, parfois parce que les oiseaux manquaient, mais aussi parce que les chasseurs ont choisi la prudence. Une décision qui mérite d’être saluée : préserver le potentiel reproducteur plutôt que rechercher à tout prix quelques oiseaux supplémentaires. La perdrix grise partage ces difficultés dans les grandes plaines céréalières. Les milieux simplifiés, le manque de couverts et la fragilité des populations naturelles rendent sa présence incertaine. Là encore, la retenue des chasseurs apparaît comme un choix de raison...
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La chasse... demain !

Pourquoi pas ? Mais à quel moment l’expérimentation devient-elle une politique publique irréversible ? Une forêt n’est pas un laboratoire dont on pourrait remettre les compteurs à zéro. Un choix sylvicole malheureux engage plusieurs générations, parfois un siècle. Ce sont des milliers d’hectares qui se trouvent ainsi condamnés à subir des orientations dont personne ne peut garantir la pertinence à long terme. Le plus grave n’est pas de se tromper : c’est de prétendre savoir quand on ne sait pas. Les incendies, les sécheresses, les dépérissements et les parasites ont déjà démenti bien des certitudes. La prospective forestière devrait être une discipline de l’humilité, de la pluralité des scénarios et de la réversibilité. Elle semble trop souvent se réduire à une succession de tentatives grandeur nature, habillées de vocabulaire scientifique et de promesses de résilience. Et s’il y avait, derrière cette fuite en avant, quelques bonnes raisons cachées ? Des impératifs économiques, des filières industrielles à alimenter, des aides publiques à justifier, des marchés du carbone à conquérir ? Il ne s’agit pas d’accuser sans preuve, mais de poser la question. Quand les intérêts à court terme rencontrent l’urgence climatique, qui garantit que l’avenir de la forêt ne sert pas de variable d’ajustement ? La forêt française mérite mieux qu’une politique de tâtonnement. Elle exige une prospective indépendante, contradictoire, transparente, capable de reconnaître ses incertitudes et de préserver ce qui peut encore l’être. Sinon, nous ne préparerons pas la forêt de demain : nous organiserons son appauvrissement, en espérant que les générations futures nous pardonnent nos certitudes d’aujourd’hui.
Pas nécessairement. L’attirance pour une oreille de sanglier ou un morceau de viande ne se confond pas avec la poursuite d’un gibier. La quête, le mouvement, la piste et le travail olfactif jouent un rôle bien plus direct dans l’expression des comportements de chasse. Cependant, ces récompenses aident dans l’éducation et l’épanouissement du chiot et bien après. Utilisées après un rappel réussi, une marche au pied, un arrêt ou un moment de calme, les friandises naturelles deviennent des récompenses associées à un comportement attendu. Elles peuvent ainsi renforcer la motivation du chien, favoriser son attention et consolider la confiance avec son maître. Le plaisir de mâcher constitue également une activité d’occupation intéressante, à condition de choisir un produit adapté à la taille, à l’âge et aux habitudes de l’animal. La prudence reste toutefois indispensable. Certains bois de cerf ou os très durs peuvent provoquer des fractures dentaires. Les morceaux trop petits présentent un risque d’étouffement ou d’ingestion. Les produits crus doivent provenir d’une filière sûre et être manipulés avec une hygiène rigoureuse. Enfin, certains chiens peuvent défendre leur friandise, surtout lorsqu’elle est très appétente. Bien choisies, surveillées et utilisées avec mesure, ces récompenses ne transforment donc pas automatiquement un chien en chasseur. Elles peuvent surtout contribuer à son équilibre et à une relation harmonieuse avec son maître. Pour découvrir ces produits, rendez-vous chez Kat animal’rie : des produits sains pour des chiens heureux. Sur Facebook ou au 06 21 97 31 51.
Dans une atmosphère décrite comme cordiale et constructive, les représentants des deux organisations ont confirmé leur volonté de poursuivre leur collaboration et de développer des initiatives communes sur les sujets présentant un intérêt partagé. Plusieurs domaines de travail ont été identifiés. CIC et FACE souhaitent notamment contribuer à la formulation de recommandations concernant les nouvelles réglementations de la chasse dans les États et régions européens. La conservation du petit gibier figure parmi les priorités évoquées. La communication constitue un autre axe majeur du rapprochement. Les deux organisations souhaitent renforcer leur coordination et s’informer mutuellement de manière proactive sur les sujets susceptibles de faire l’objet d’une communication publique. Lorsque cela sera pertinent, elles pourront ainsi renforcer leurs messages et leurs actions de sensibilisation. Cette coopération sera également renforcée à Bruxelles, dans le cadre du mémorandum de coopération existant entre le CIC et la FACE. Un bureau du CIC sera créé au sein du bureau bruxellois de la FACE. Ce dispositif doit faciliter les échanges quotidiens et permettre une meilleure coordination sur les dossiers et débats liés aux politiques européennes. La réunion de Madrid constitue ainsi une étape supplémentaire dans le rapprochement des deux organisations, qui entendent mieux coordonner leurs expertises, leurs positions et leurs actions, tout en défendant une approche fondée sur une chasse durable et la gestion responsable de la faune sauvage.
Les visiteurs pourront découvrir les salons de l’hôtel particulier, son jardin de 5 500 m², ainsi que les jardins de l’Hôtel du Play. Parmi les temps forts, une exposition immersive réalisée avec l’Office national des forêts invite à explorer la biodiversité de la forêt de Fontainebleau, tout en rappelant sa fragilité après les incendies de l’été. Une autre exposition retracera cinquante ans d’aménagement du territoire en Île-de-France, notamment à travers le logement et les transports. Le ministère des Transports consacrera également un espace aux cinquante ans de Bison futé, avec des images d’archives et des témoignages d’anciens agents. Le jeune public ne sera pas oublié : ateliers sur la biodiversité marine, activités ludiques dans l’espace « Génération mer » et rencontre avec l’équipe du film d’animation La fille dans les nuages sont au programme. Le week-end marquera aussi le lancement de l’aire éducative du jardin de Roquelaure, le 18 septembre. Informations pratiques : rendez-vous les samedi 19 et dimanche 20 septembre, de 14 h à 18 h, au 244 boulevard Saint-Germain, Paris 7e. Entrée gratuite, sur inscription obligatoire et présentation d’une pièce d’identité. Les places étant limitées, il est recommandé de s’inscrire dès maintenant sur le site dédié.
Le paradoxe est de taille : la France dispose d’un gibier sauvage abondant, mais plus de la moitié des volumes commercialisés proviennent de l’étranger. Selon le dossier de la FNC, 17 500 tonnes de viande sans os de grand gibier français seraient disponibles chaque année, alors que seulement 7,2 % rejoindraient le marché. L’essentiel est autoconsommé ou distribué dans un cadre privé, faute de circuits de collecte, de transformation et de commercialisation suffisamment structurés. La difficulté est d’abord économique. Le prix d’achat de la venaison reste bas, alors que sa valorisation exige des investissements importants : chambres froides, véhicules réfrigérés, ateliers de découpe et établissements de traitement. Pour les collecteurs et les professionnels, l’équation est délicate. Comment financer ces équipements et rémunérer les différents maillons de la chaîne avec une matière première dont la valeur marchande demeure limitée ? Le risque est de voir les initiatives se multiplier sans parvenir à atteindre une rentabilité durable. La FNC entend pourtant faire évoluer cette situation. L’expérimentation de découpe en circuits courts, engagée à la suite de l’arrêté du 26 juin 2024, permet à des chasseurs autorisés de vendre directement des morceaux de gibier à des professionnels dans un rayon de 80 kilomètres. En Normandie, six chambres froides ont été inaugurées dans la Manche pour faciliter la collecte et l’approvisionnement des bouchers et restaurateurs. L’enjeu est d’autant plus important que la venaison possède des qualités nutritionnelles remarquables. Naturellement maigre, riche en protéines, en fer et en zinc, elle provient d’animaux vivant en milieu naturel, sans intervention humaine ni antibiotiques. Le dossier de la FNC indique une moyenne de 2,3 % de matières grasses et 22 % de protéines. Reste à convaincre les consommateurs et à rendre cette viande accessible. La marque « Gibiers de France », lancée en octobre 2025, entend garantir son origine et sa traçabilité. Le défi sera désormais de transformer cette qualité en valeur économique, pour que la venaison française trouve durablement sa place dans les assiettes.