L'info en bref et... les dossiers chauds

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le petit journal de la chasse et de l'environnement

Les brèves du jour 

 

 

4e au classement des pays les plus verts

D’après le classement « Green Future Index », publié par le magazine américain « MIT Technology Review », sur 76 nations listées, les six premières sont européennes et la France se situe à la 4e place mondiale des pays les plus verts, avec une note de 5,98/10. Pour obtenir ces données, le classement s’est appuyé sur cinq critères principaux : les émissions de carbone, la transition énergétique, la société verte, l'innovation propre et la politique climatique. Mais, pour plusieurs spécialistes du climat, le calcul des émissions de CO² de ce classement est loin de révéler la réalité de la situation. Ces émissions de CO² sont ici « rapportées au PIB » alors que les climatologues privilégient un calcul « rapporté à la population ». Autre donnée oubliée pour réaliser ce classement : la délocalisation des émissions de gaz à effet de serre puisque plus de 60% de notre empreinte carbone est liée aux produits importés. Donc en conclusion, c’est mieux que sī c’était plus mal, mais il y a encore beaucoup à faire…

 

La PPA pourrait accélérer la disparition de porcins sauvages

D’autres sujets d’actualité ont occulté la PPA, mais quelques virologues rappellent à la réalité. Endiguée pour le moment, grâce aux mesures énergiques prises en Belgique et le long de la frontière, franco-belge et luxembourgeoise, les spécialistes sont formels, la PPA peut refaire son apparition. D’où la demande de maintenir une vigilance accrue. Depuis 2014 en Europe et 2018 en Asie, cette maladie des porcins, sauvages et domestiques, a un taux de létalité de presque 100% selon la FAO (Organisation mondiale pour l’Alimentation et l’Agriculture). Tout comme les sangliers européens, les autres espèces pourraient être également victimes du mal : sangliers à barbe, sangliers des Visayas, des Philippines, sangliers nains, sous-espèces de babiroussas présents en Asie insulaire, sur Bornéo, Sumatra, Java, les Célèbes, l’archipel des Philippines. En tout, 11 espèces seraient menacées par la PPA d’après l’étude scientifique publiée par « Mongabay ». Le premier signataire de l’étude, Matthew Luskin, explique que l’épizootie actuelle révèle au grand jour le manque d’informations écologiques sur les suidés sauvages, et pense que les tiques pourraient être le ou l’un des vecteurs de transmission. « Si les suidés, dont certaines espèces ne comptent que peu d’individus, venaient à être balayés par la PPA, leur disparition déstabiliserait les écosystèmes, mais aussi les communautés humaines à proximité, vivant de chasse occasionnelle » a-t-il ajouté.

 

Projets de conservation de la sauvagine dans l’UE

La nouvelle stratégie de l'UE, pour la biodiversité à l'horizon 2030, appelle à davantage d'actions pour conserver et restaurer la nature. La FACE, qui représente les chasseurs européens, mène donc des projets de conservation pour améliorer le succès de la reproduction de nombreuses espèces de sauvagine. Actuellement, plus d’un tiers des projets concernent la réhabilitation des zones humides et leur restauration. Les projets concernent généralement la création et l'entretien de sites en eau libre pour les canards, les oies et les échassiers. Un moyen efficace d'améliorer le succès de la reproduction, tout en protégeant les oiseaux d'eau des prédateurs, consiste à construire des nids artificiels (paniers de nidification). Cette approche a été très fructueuse en Pologne. Un autre projet de conservation concerne les espèces migratrices, dont les sites de reproduction sont à des milliers de kilomètres de leurs aires d'hivernage. Pour améliorer notre compréhension de la dynamique des populations d'oies, plus de 1 300 oiseaux ont été bagués en 8 ans. Ils ont donc pu être identifiés, surveillés et suivis. Ces travaux ont facilité la recherche sur la migration, la mortalité et la reproduction, qui sont les principaux paramètres d'une gestion efficace de la population. Mais ajoute la FACE, « étant donné que les oiseaux migrateurs ne reconnaissent pas les frontières, la gestion de leur population est également menée sur une base internationale, coopérative et alignée… ».

 

Perdrix : n’attrapez pas le bourdon !

Dans les plaines céréalières, la perdrix a bien du mal à survivre et refaire des effectifs. Avril est le mois de la ponte et le début de la couvaison. Quelle que soit la densité naturelle, on constate souvent un excès de coqs au moment de la formation des couples. Ces « célibataires » nuisent à la tranquillité pendant la couvaison et l’élevage des jeunes. Jadis, les gardes particuliers pratiquaient la reprise des coqs surnuméraires à l’aide de cages et de  « chanterelles » ou même l’écoquetage par le tir sélectif. Aujourd’hui, ces pratiques n’ont plus lieu et pour multiplier les couples, le mieux est de lâcher une poule perdrix adulte en provenance d’élevage, dans le secteur où a été localisé un « bourdon ». Généralement, le couple se forme rapidement. La ponte se fait sur deux, voire trois jours, puis les œufs sont couvés pendant 23 jours. Les oisillons, nidifuges, pèsent environ 20 grammes au moment de l'éclosion de leur œuf, et quittent rapidement le nid. Pour l’observation, la matinée est donc la plus favorable, puisque dans la journée, les oiseaux sont immobiles, couchés dans la plaine ou cachés dans un couvert. Si la perdrix adulte est avant tout végétarienne, les jeunes se nourrissent exclusivement d'une nourriture animale, recherchant au cours des deux premières semaines des larves ou des insectes à carapace molle, très digestibles. A partir de la troisième semaine, la quantité d'insectes consommés diminuera, laissant plus de place aux végétaux riches en verdure de toutes sortes. Puis, dés la 4e semaine, l’alimentation devient presque exclusivement végétale (95% environ), le reste n’étant plus qu’une infime proportion de charançons, de sauterelles ou d'araignées.

 

Un monument… musical !

Les sonneurs de trompe… de chasse, ceux qui sont restés fidèles aux traditions de la vénerie, vont être heureux d’apprendre la sortie de ce coffret de 6 CD qui couvrent tout l’art de la musique de chasse : Cd 1 : « Au Panthéon de la vénerie » (45 fanfares). Cd 2 : « Protocole et déontologie de la vénerie d’hier et d’aujourd’hui » (84 fanfares). Cd 3 : « Hommages, honneurs et dédicaces » (64 fanfares). Cd 4 : « Fanfares d’animaux et de circonstances » (72 fanfares). Cd 5 : « La chasse à tir en fanfares » (54 fanfares). Cd 6 : « Histoire et modernité à l’épreuve des exigences de la musique » (30 fanfares). Dans le livret qui accompagne cette collection magistrale, Philippe Dulac souhaite la « Bienvenue dans ce panthéon sonore », et Pierre de Rouälle « félicite Hubert Heinrich pour l’originalité de son initiative, contribuant avec faste à l’élargissement d’un patrimoine commun à la trompe des sonneurs et à l’activité des équipages ». Ce magnifique coffret, d’une richesse musicale incomparable, est disponible au prix de 64 €, frais d’envoi compris auprès de : Institut Hubert Heinrich, 8 rue du Bout dessous, 25250 Gémonval. Internet : www.ihh.gemon@yahoo.fr

(Et en rubrique "INFOS" les brèves des jours précédents...)

 

 

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Trophées : 5 nouveaux trophées

Chien : Comment faire un chien de pied

Tir de chasse : Energie cinétique : que se passe-t-il lorsqu'une balle heurte le corps d'un animal ?

 Aménagements : Petit gibier : comment aménager plaines et coteaux cultivés ? 

Equipement : la lunette d'approche 1,5-12x56 avec bande de visée 3D de Bernard-Optic

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Reportage : 16 ans, première saison et... premier voyage de chasse 

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 Loisirs-livre : à lire : "La main à la patte", un régal de Thierry Delefosse 

Loisirs-littérature : Paul Vialar

Loisirs-gastronomie : Chablis ; Saumur-Champigny ; Rivesaltes ; Champagne ; Gaillac ; Cahors... 

Loisirs-vidéos : Quelques nouvelles images vidéo

Dossier chaud : Loup : grands mensonges et opération anti-chasse !

Avec un taux de croissance de 20% par an, les populations de loups se développent désormais de façon exponentielle. Officiellement, leur nombre est évalué à 580, moyenne de l’intervalle d’incertitude compris entre 528 et 633. Quant aux éleveurs, ils n’hésitent pas à dire que leur nombre est trop largement sous-évalué, compte tenu des témoignages recueillis sur le terrain, des observations, et des attaques perpétrées maintenant dans presque tous les départements. La faune sauvage paie elle aussi un lourd tribut aux prédateurs, dont ne se soucient pas assez les chasseurs, pourtant concernés au premier chef par cette campagne orchestrée depuis trente ans maintenant, et qui s’avère être une vaste entreprise anti-chasse sur la base de ce raisonnement : moins de gibier = moins de chasseurs. Il est vrai qu’avec l’arrivée de la première demi-douzaine de loups, les attaques passaient inaperçues, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Si nous ouvrons ce dossier en ce début d’année 2021, c’est surtout pour alerter que la situation est au bord du débordement, et qu’avec l’arrivée, tous les ans de plusieurs centaines de loups, les dérapages vont se produire… Quel rôle auront à jouer les chasseurs avec cette espèce protégée, donc non chassable ? Vos avis enrichiront le débat et seront publiés ici, dans ce dossier… 

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Dossier chaud : Référendum d'initiative partagée

Lancé le 2 juillet 2020, ce référendum a pour but de faire légiférer sur ces six propositions  :

• Interdiction de l'élevage en cage,

• Fin de l’élevage intensif

• Interdiction de l'élevage d'animaux pour leur fourrure,

• Interdiction des chasses dites traditionnelles dont la chasse à courre

• Interdiction des spectacles qui mettent en scène des animaux sauvages,

• Fin de l'expérimentation animale s'il existe une alternative.

 

 

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