Armurerie Richard

Comment bien nettoyer les fonds de rayures du canon

Le plomb, le cuivre, l’eau et le temps conspirent pour saboter la précision d’une arme. Pour la préserver, il convient donc de prendre quelques précautions et d’effectuer, au moins une fois par an, un décalaminage des fonds de rayures du, ou des canons. Premier point, si vous utilisez un dissolvant cuivre, n’utilisez pas de brosses à brins de cuivre qui seraient attaqués par le produit. Servez-vous plutôt de brosses en nylon. Deuxième point, avant de passer le premier écouvillon, ou brosse, dans le canon, assurez-vous que la canne est suffisamment longue pour le(la) pousser hors de la bouche. Les écouvillons ne sont pas faits pour s’inverser à l’intérieur. Une tige monobloc à rotation libre, en acier nu ou recouverte de polymère, est préférable aux tiges en aluminium en trois parties, qui ne s'accouplent pas toujours parfaitement, et peuvent causer des dommages. Troisième point : jetez les brosses dont les poils sont en lambeaux, car ils permettent au noyau en acier de gratter les rayures. Cela étant fait, il faut savoir que les balles en cuivre massif et les balles en plomb avec des gaines en cuivre pur, laissent des dépôts plus tenaces. Les taches vertes ou bleues sur les patchs témoignent d'un encrassement. S'il résiste au brossage, les solvants sans ammoniaque pourront l’éliminer après trempage. En revanche, si le solvant est riche en ammoniaque, il ne devra pas rester plus de deux ou trois minutes dans le canon. Cette opération terminée, vous pourrez passer à la finition, avec un chiffon doux et sec qui récupérera les infimes particules résiduelles dans le canon, et surtout sans aucun produit gras... sauf si l'arme est destinée à être remisée pendant un long temps.

Les balles immobilisantes

Par définition, elles stoppent net l'animal lors de l'impact. Mais, en dehors de la balle d'encéphale, à la fois immobilisante et mortelle, aucune d'entre elles ne provoquent simultanément la mort. Le seul moyen d'arrêter un animal ayant acquis, au fil des années, une aptitude à la course sur quatre membres, est donc d'interrompre la conduction nerveuse (cerveau-membres). La seule balle réellement immobilisante est donc celle qui sectionne la moelle épinière en position haute, cervicale ou thoracique, dont la conséquence immédiate est la suppression de la mobilité et de la douleur en aval. Bien qu’elle ne soit pas mortelle, cette balle fait chuter instantanément l'animal d'un bloc, le privant de toute action motrice. Plus elle sera située haute dans le canal rachidien, plus le coma sera profond, mais la victime devra être achevée, n'ayant plus aucun moyen physique de se rebeller ou de fuir. Cette balle est assez fréquente, puisque la zone à atteindre sur un gibier de profil est assez étendue en longueur, allant de la tête jusqu'au bassin. Faut-il la rechercher ? Pas spécialement, car si la zone est longue, elle est aussi étroite. La balle idéalement placée reste donc la balle qui touche derrière l’épaule, immobilisante si elle est haute, mortelle car de cœur si elle est plus basse.

Combien de temps met le fût du canon pour refroidir ? La question est toujours d’actualité…

Ce qui intéresse les chasseurs, c’est de savoir si les variations de température des canons ont un impact significatif sur la précision du tir. Partons donc de ce constat : la température du canon d'une arme à feu augmente nécessairement pendant une séance d’entraînement ou de réglage au stand, et, accessoirement, en situation intense de chasse. D'où la question : la chaleur dégagée par le canon est-elle suffisamment importante pour être la cause indirecte d'une mauvaise visée ? Sur le terrain, en situation de chasse, il n'y a pas de tir automatique. En régime de feu, avec une carabine à réarmement manuel, le nombre de tirs consécutifs est au maximum égal à 5 (4+1), avec une arme semi-automatique, il sera égal à 3 (2+1), et pour les carabines express, il sera de 2 coups. Ces tirs de chasse, relativement espacés dans le temps, nécessitent rarement de refroidir l'arme, sauf en cas de fonctionnement anormal. Cependant, au stand de tir, lors du réglage de l'arme ou à l'entraînement, le phénomène d'échauffement du canon et de ses organes annexes est possible…

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Une chevrotine anti-ricochets ?

C’est ce qu’affirme son inventeur, Aurèle Mannarini, qui a déposé un brevet pour des chevrotines de chasse anti-ricochets. Il témoigne : « Depuis plusieurs années, on observe de plus en plus d’accidents mortels causés par la chevrotine et à 90% à cause des ricochets. C’est pourquoi j’ai cherché un moyen de limiter et supprimer l’effet létal des ricochets des chevrotines actuelles… Mes prototypes, de par leur structure, limitent ces ricochets et leur dangerosité en se fragmentant soit sur un obstacle, soit dans le corp d'un sanglier. Il faut savoir que la chevrotine actuelle en calibre 12, 9 graines, peut atteindre la distance de 800 m selon un angle favorable et tuer à 300 m après un ricochet. On connait malheureusement des cas. L’effet létal sur le sanglier est considérable car le projectile éclate à l’intérieur de son corps. Des chasseurs ont favorablement expérimenté mon invention et certains ont constaté qu’une seule graine peut mettre à mal un sanglier de 80 kg, au point que ce dernier reste sur place et n’est pas perdu… ». Tant d’enthousiasme de la part de l’inventeur est bien légitime, mais quand il nous dit que : « Les tests de la chevrotine normale sur le terrain de chasse, comme sur le banc d’essais de Saint-Étienne, démontrent la dangerosité de cette dernière... et que comparativement, la chevrotine prototype ne présente pas les mêmes dangers concernant les ricochets, et se révèle plus efficace sur le sanglier. Elle protège les chasseurs, les chiens et les promeneurs, contrairement à la chevrotine normale qui peut tuer, et a déjà tué à 300 et 400 m, et à la balle qui peut tuer, et a déjà tué à 2 et 3 km. La chevrotine prototype représente bien une alternative indispensable à la balle et à la chevrotine actuelle… » on reste dubitatif. Un peu de scepticisme ne nuira donc pas au débat que cette munition ne manquera pas de créer puisqu’elle remet en cause les notions d'énergie cinétique (Wilhelm von Leibniz et Johann Bernoulli), et la quantité de mouvement (Descartes et Newton). Hormis l’aveu de la dangerosité des chevrotines « normales », que nous ne cessons de dénoncer, et l’incapacité de ces plombs, compte tenu de leur masse et de leur vitesse à l’impact, de causer la mort par inhibition, mais seulement par blessures multiples pour ceux qui touchent la cible, attendons de voir, sur le terrain, les résultats, puisque cette nouvelle munition devrait être prochainement commercialisée par la Société SAS Shoot Hunting Outdoor (Jocker).

​​​​​​​Les blessures par balles de chasse

Elles sont souvent la conséquence de tirs de longueur, notamment en plaine et dans les découverts, où les distances sont plus difficilement appréciées qu’en sous-bois. Les balles lourdes, utilisées en battues, plongent rapidement vers le sol au-delà de la DRO, augmentant ainsi le risque de blessures basses. Les tireurs placés en lisière du bois et qui peuvent tirer en plaine, ont souvent un temps de retard sur les animaux débuchant. Dans ces conditions, la visée ne devient effective qu'après un parcours conséquent de ces derniers à découvert. Les blessures hautes des membres, fractures de l'omoplate, de l'épiphyse proximale de l'humérus au membre antérieur, du fémur au membre postérieur, ralentissent, voire immobilisent très vite l'animal, d'autant que ces blessures s'incrustent la plupart du temps en profondeur, dans l'entrée de la poitrine ou dans le bassin. Un grand cerf ou un lourd sanglier est pratiquement condamné à l'immobilité par une telle blessure, dès lors qu'une épaule ou une cuisse est très fracturée. Quant aux balles basses qui touchent les extrémités des membres (onglons), elles sont très douloureuses et arrêtent rapidement un gibier de grand poids. L'animal, non poursuivi, cherchera rapidement une reposée. Comme chez les humains, l'innervation sensitive des extrémités des membres est particulièrement conséquente, d'où cette sensibilité exacerbée à la douleur, lors d’une atteinte. Néanmoins, la blessure étant peu invalidante, le blessé pourra prendre un grand parti dès le moindre soupçon de poursuite, pour n'être, la plupart du temps, jamais retrouvé. De nombreux sangliers tués sont porteurs de lésions bien cicatrisées des extrémités des membres, et malgré ce handicap, se comportaient normalement dans les compagnies, posant au sol sorte de tampon de peau élastique et dur.

Un calibre qui promet : le 6,5 mm PRC

Introduit en 2018, le 6,5 PRC (Precision Rifle Cartridge) a acquis en quelques années une excellente réputation. Avec une puissance supérieure au 6,5 Creedmor, il séduit les chasseurs de grand gibier par sa précision et sa vélocité. Ce calibre a été développé par George Gardner, fondateur et propriétaire de GA Precision, en collaboration avec Hornady. Le but était de disposer d’une cartouche spécialement conçue pour les tireurs de compétition et les chasseurs, pour les tirs à longues distances. Ce 6,5 PRC est donc basé sur l'étui du .300 Ruger Compact Magnum à col, formé pour des balles de 6,5 mm. Cela lui permet d’accueillir, par rapport au 6,5 Creedmor, 28% de poudre en plus, c’est-à-dire un gain de vitesse initiale, pour des projectiles de même poids, de 91,44 m/s. Ses performances l’amènent au niveau de la 6,5×284, tout en brûlant moins de poudre, afin d’assurer au canon une durée de vie correcte. Le recul produit lors du tir est tout à fait acceptable, ce qui supprime chez certains chasseurs la crainte du coup de doigt. En sortie de bouche de canon, la vitesse initiale d’une balle de 143 grains est de 902 m/s pour une énergie de 3772 Joules, et à trois cents mètres, la vitesse est encore de 755 m/s pour une énergie d'impact de 2644 Joules.

Polyvalent, le calibre 7 mm a encore de beaux jours devant lui…

Si son passé l’a hissé sur le podium des calibres les plus utilisés, il faut reconnaitre que la famille des 7 mm s’est considérablement agrandie, et l’arrivée du PRC 7 mm de Hornady a généré plus d’enthousiasme que n'importe quelle autre cartouche pour la chasse du grand gibier européen, depuis les débuts du .264 Winchester Magnum en 1959. Le 7 mm PRC de Hornady est une cartouche de chasse (et de compétition longue portée), qui se glisse parfaitement dans l'espace qui existe entre la 6,5 PRC et la 300 PRC. Pour simplifier, on peut quasiment considérer que c’est la version mise à jour du vénérable 7 mm Remington Magnum. Le 7 PRC de Hornady est chargé avec trois balles différentes. En partant du plus léger on trouve :

- la balle CX de 160 grains (10,3678 grammes) : c’est un projectile sans plomb, en alliage de cuivre expansif. C’est donc une balle de chasse monolithique, la plus avancée du marché, dont la conception optimisée offre des performances de portée étendue, une plus grande précision, une rétention de poids élevée (95%) et une pénétration profonde. L'alliage de cuivre monobloc ne se sépare pas et offre des performances terminales dévastatrices, par pénétration profonde. La pointe « Heat Shield® » est faite d'un polymère résistant à la chaleur, qui fournit un coefficient balistique constamment élevé pour toute la trajectoire de vol de la balle. La pointe « Heat Shield® » donne également à la balle un méplat parfait. Les rainures de la balle CX™ maximisent les performances aérodynamiques tout en réduisant efficacement la surface d'appui et l'encrassement. Une excellente option pour le gibier de taille moyenne…

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Carabine à culasse linéaire Beretta BRX1

Beretta a signé, en 2021, sa première carabine à culasse linéaire. Trois ans après sa mise en service, le bilan est plus que satisfaisant, d’autant plus que cette carabine de chasse est d’un excellent rapport qualité/prix pour sa catégorie, accessible aux environ de 1 500 €, selon le revendeur. C'est donc une carabine ambidextre, dont le levier de culasse peut très facilement être changé de droite à gauche. Son bloc détente est réglable, et son canon interchangeable, ce qui permet de passer, selon les saisons, de la chasse à l’affût à la battue. Disponible en calibre 308 Win, 30-06 Sprg, 300 Win Mag et 6,5 Creedmoor, cette Beretta BRX1 pèse, nue, un peu moins de 3,5 kg selon la longueur du canon, disponible en 51, 57 ou 62 cm. Ils sont en acier bruni opaque noir, flottant librement, entièrement créés par martelage à froid et perçage profond, qui créent à la fois les rayures et la chambre de combustion en une seule étape. La BRX1 dispose d'une sécurité à trois positions à tension manuelle, qui arme le marteau lorsqu’on le pousse en position « tir », et quand on le remet en position de sureté, le marteau est désarmé de sorte qu'il n'y a aucun moyen que le percuteur puisse frapper l'amorce avec une quelconque force, même en cas de chute. Le mécanisme se verrouille en douceur dans la batterie et en sort avec peu d'effort, et sa conception fait que la BRX1 ne s'arme pas lorsque vous effectuez le chambrage d’une cartouche, ce qui facilite également un rechambrage fluide et rapide. L’arme convient parfaitement pour toutes les chasses au grand gibier européen, et en battue, dévoilera sa puissance dans les tirs en battue, sa gâchette étant réglable de 950 à 1 500 grammes. Il s'agit d'un processus simple qui consiste à retirer le porte-boulon, à libérer le groupe de déclenchement en soulevant la petite languette métallique avec un tournevis à tête plate et à déplacer un interrupteur sur le côté du groupe de déclenchement jusqu'au poids souhaité. La crosse est en composite, et on peut modifier sa longueur en ajoutant, ou en supprimant, des entretoises au niveau du support de crosse, qui sont les mêmes que celles des fusils Beretta.

Arme : avec le « Lock Plate », étanchéité garantie du verrouillage des fusils Benelli

Initialement utilisée sur les « 828 U Silver » et « 828 U Black », la plaque Lock est l'innovation mécanique qui caractérise le plus les superposés Benelli. Le 828 U est entré dans l'histoire de l'évolution des armes à feu basculantes, puisqu'un ensemble de nouveautés et de brevets sont tous fusionnés dans un type d'arme traditionnel, et le « Lock Plate » en fait partie. Ce système de verrouillage simple mais génial, annule les contraintes mécaniques sur le récepteur et maintient la résistance inchangée dans le temps. La fermeture à plaque Lock est constituée d'une plaque d'acier qui porte un ergot horizontal en forme de berceau, et comporte deux bossages, un de chaque côté. Lorsque l'arme est fermée, la plaque engage le bas de l'ensemble avec l'ergot horizontal, tandis que sa partie supérieure coulisse dans une fente située sous les deux suspentes supérieures de l'ensemble canon. Ce faisant, le corps de la culasse est littéralement scellée, et l’ensemble plaque-canon forme une unité distincte qui, sous le recul, charge l’avant du récepteur. La pression de tir reste contenue dans l'ensemble réduisant les contraintes sur les axes pivotants. En intégrant ce système dans un récepteur en aluminium ou en acier, il a été possible de créer un superposé extrêmement solide et parfaitement équilibré.

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Sur un système Blaser R8, des armes d’exception habillées en peau d’alligator

C’est une collection unique au monde, en édition limitée, composée pour les connaisseurs qui ne veulent que du bon, et… du beau. Cet incroyable chef-d'œuvre est entièrement fabriqué à partir de véritables peaux d'alligators américains. Il a fallu plus de deux ans pour réaliser minutieusement, et entièrement à la main, cette collection ultra-exclusive par le Custom Shop de Blaser en Allemagne. Chaque peau d'alligator a été récoltée de manière durable et sélectionnée après bronzage par le capitaine Bligh, le grand imaginateur de Southern Trapper. Avec ces armes, le « Blaser's Custom Shop », maison aux artisans sur mesure les plus talentueux au monde, a transformé le concept en œuvre d'art fonctionnelle la plus somptueuse de l'histoire de l'armement. Chaque détail a été soigneusement planifié et tout a été optimisé pour que les propriétaires de ces armes fassent partie de cette élite de passionnés qui font monter l’artisanat à son plus haut niveau. Sur une base Blaser R8, cette carabine modulaire à verrou est disponible en calibres mini, standard et Magnum, jusqu’au très puissant .500 Jeffery. Chaque arme est une fusion magistrale de savoir-faire traditionnel et d'élégance contemporaine. La somptueuse peau d'alligator vert, provenant des peaux les plus belles, enveloppe l'arme, créant une symphonie visuelle de sophistication. Avec son mécanisme de déclenchement desmodromique, même en cas de glace ou de fort encrassement, le système est contrôlé par force, et faire fonctionner le récepteur réinitialise automatiquement le déclencheur. Mais sous son extérieur absolument remarquable, se cache une ingénierie de pointe qui garantit des performances inégalées : détente Blaser Précision, canon et chambre forgés, système d'armement manuel, démontage rapide, verrouillage du magasin, répétition en ligne, coupe courte, équilibre parfait, et une garantie… à vie ! Elles sont commercialisées par Armes-Concept, 2 avenue de Verdun, 73100 Aix les Bains.

 

 

 

 

Balistique : au diable les calculs…

Certes, le succès du tir résulte bien de cette science, mais point trop n’en faut… Le mouvement des projectiles, quels qu’ils soient, a posé des problèmes dès l’apparition des premiers canons, au 14e siècle. Nicolo Tartaglia, un mathématicien italien, fut notamment le premier à soutenir que la trajectoire d’un projectile lancé était courbe, et que sa valeur maximale était atteinte lorsque son angle de départ était de 45°. Il publia, en 1537, un ouvrage relatif à la chute des corps, et tenta de caractériser leur trajectoire. Mais, la difficulté majeure fut de vérifier si les calculs correspondaient bien aux phénomènes réels. D’autres savants, tels Galilée (1564-1642) et Isaac Newton (1642-1727), apportèrent leur pierre à l’édifice, mais ce fut l’inventeur du pendule balistique, Benjamin Robins qui, en 1742, permit la mesure de la vitesse des projectiles, et, un siècle plus tard, la fée électricité, associée au génie de l’anglais Wheatstone (1802-1875) en améliora encore les moyens. Mais la balistique « explosa » réellement avec l’avènement de la poudre sans fumée. Les performances des machines à tirer furent améliorées dans d’incroyables proportions, et notamment pour les distances de tir. Il était donc logique que l’on creuse le sujet, pour exploiter au mieux ces nouvelles performances. En France, la commission dite « de Gâvre », conduite par les militaires, établit des tables de tir qui sont toujours d’actualité de nos jours, et la transposition aux cartouches et projectiles de chasse ne pose absolument aucun problème, compte tenu de leur forme et de leurs performances, proches des munitions militaires…

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L'arme de l'année consacrée à l'archipel des Galapagos

Depuis les années 1990, Krieghoff révèle son « arme de l’année ». Chacune est unique, et celle qui a été décorée par Chantal Schaschl, formée aux techniques de Ferlach, le modèle K-80/S, se caractérise par une gravure profonde et une quantité abondante d'or qui dirige le regard autour de l'œuvre d'art. Le récepteur est entièrement couvert de son interprétation des oiseaux, des mammifères, des reptiles et de la vie marine des Galapagos. Sur la plaque latérale gauche, elle a choisi de mettre les reptiles uniques de l'île, comme les iguanes marins et la célèbre tortue géante des Galapagos, alors que du côté droit du récepteur se concentre sur les créatures côtières de l'archipel, notamment le manchot des Galapagos, le fou à pieds bleus et la grande frégate, ainsi que les otaries sentinelles sur la plage. Quant à la base du récepteur, elle regorge de créatures sous-marines, telles que des raies aigles tachetées et une tortue luth glissant sur le récif de corail. La décision de Chantal Schaschl de sculpter un serpent coureur des Galapagos, l'un des trois serpents trouvés sur les îles, est également très intéressante. Il commence au-dessus du récepteur, devant le levier supérieur et la queue continue jusqu'au levier lui-même. Ainsi, lorsque le levier est actionné pour ouvrir le canon, le serpent bouge également, comme s'il se tortillait sur les roches chaudes des îles équatoriales. L'embellissement de cette arme d’exception célèbre donc la biodiversité, que le jeune Charles Darwin inscrivait sur la carte en 1835. C'est ici, aux Galapagos, à 600 milles au large de l'Équateur, que l'étudiant en médecine anglais a étayé sa théorie de la sélection naturelle et in fine, son célèbre livre « L'origine des espèces ».

Chasse du sanglier : retrouvez le réflexe « recherche du gibier blessé »

La recherche du grand gibier blessé est aussi ancienne que la chasse elle-même. L’essor des armes à feu a laissé croire que l’on pouvait s’en passer, mais il n’en fut rien. Ce sont les Allemands qui se sont orientés les premiers vers la recherche au sang, et ont sélectionné des chiens d’arrêt et broussailleurs (tous d’ailleurs d’origines françaises), ainsi que leurs chiens de terrier, vers une polyvalence qui intégrera la recherche du grand gibier blessé. Statistiquement parlant, on admet aujourd’hui qu’une balle sur quatre blesse, et qu’une sur sept, tue. Voilà qui mérite quelques explications : supposons qu’au cours d’une battue, 40 balles soient tirées. Elles feront, d’après les statistiques, 10 animaux blessés (40/4), dont 6 morts (40/7). Il y aura donc potentiellement 4 animaux (10-6) susceptibles d’avoir été touchés plus ou moins gravement, donc devant faire l’objet d’un contrôle de tir, et ensuite d’une recherche, s’il y a lieu. Si vous êtes responsable de chasse, enregistrez sur votre portable les numéros des conducteurs auxquels vous pourrez faire appel, et veillez à ce que tous vos chasseurs soient munis d’éléments non polluants pour marquer l’endroit du tir et/ou des premiers indices. Un moyen pour marquer l'anschuss, qui ne coûte pas cher à fabriquer, consiste à couper un rouleau de papier toilette en deux ou en trois. Les bandes de papier déposées pour indiquer au conducteur de chien de sang le lieu du tir et éventuellement la direction de fuite du gibier, tiendront jusqu’au lendemain, et se dégraderont ensuite rapidement, ce qui n’est le cas des morceaux de tissus, de ficelle ou autre matière plastifiée.

Pour éviter les « ratés »...

Pourquoi on rate ? Pour tenter de cerner le problème, commençons par déterminer les causes les plus fréquentes des tirs manqués à la chasse en battue. En premier, vient le « coup de doigt », suivi par l’appréhension du recul, l’émotion (dite aussi buck fever), un réglage décalé de la visée, la distance, l’angle de tir et les conditions météorologiques. Cela étant établi, voyons comment on peut y remédier…

- une détente trop légère : chacun à son avis sur le sujet, mais sachez qu'en détente directe, un poids de 1 kilogramme est le minimum. Il est conseillé au moins 1,2 kilo, plus sécurisant. Réglé trop bas, ce poids peut être un danger pour le chasseur et son environnement. Un simple choc, un petit accroc contre une branche ou un vêtement et le coup peut partir...   

 

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