Les Ecussons marnais

Les ECUSSONS MARNAIS

 

Vos trophées méritent d’être mis en valeur…

 Support en chêne pour : massacre, cœur, pied d’honneur, écusson cape, socle rond et ovale…

 

 

 

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Trophée : nouveau record de monde pour un wapiti de Roosevelt

Le service des archives du « Boone and Crockett Club » a convoqué, en avril dernier, un jury spécial pour vérifier le score d'entrée d'un wapiti de Roosevelt dans leur livre des records. Il s’agit de l’une des trois sous-espèces de wapitis d'Amérique du Nord, nommée ainsi en l'honneur du fondateur du club, Theodore Roosevelt. Ces animaux se trouvent exclusivement dans le nord-ouest du Pacifique, du nord de la Californie jusqu'à l’Alaska, en passant par la Colombie-Britannique. Il s’agit de la plus grande sous-espèce de wapitis d’Amérique du Nord, dont les mâles peuvent peser jusqu’à 500 kilos. L’animal a été tué par Timothy Carpenter, le 21 septembre 2023, dans le comté de Humboldt, en Californie. Après les mesures effectuées par un jury spécial, la cotation de ce trophée issu d’un mâle dont l’âge est estimé à 11 ou 12 ans, est arrêtée à 455-2/8 points, battant le précédent record du monde détenu par Rick Bailey depuis 2015 avec un trophée de 419-6/8. Avant que l'inscription de Carpenter soit officialisée, les procédures du Boone et du Crockett Club exigent que le score final d'un record du monde potentiel soit vérifié, soit par un jury du programme de récompenses, soit par un jury spécial. Dans ce cas, le Club a convoqué un jury spécial à Verdi, dans le Nevada. Et pour la petite histoire, précisons que Timothy Carpenter cumule les succès, puisque, en 2011, il mit à son palmarès un wapiti de Roosevelt dont la cotation s’élève à 398-1/8… et qui est encore aujourd’hui le record du monde actuel en tir à l'arc…

Trophées : la sélection de mai 2024

- Côte d’Or : un trophée hors du commun 

Ce cerf au trophée ravalant a été victime d’une collision routière, sur le territoire de la commune de Sainte-Marie sur Ouche, le 9 octobre 2023. A l’examen de la mâchoire, son âge n’atteint toutefois pas les 10 ans. Compte tenu de ses jeunes années, l’aspect singulier de son trophée est probablement la conséquence d’une déficience passagère...

 

- Belgique, Saint-Hubert : un exceptionnel yearling

Ce cerf, comme le confirme sa mandibule, est en réalité un daguet, ce qui est assez exceptionnel, sachant que c’est la première fois que l’on rencontre un tel spécimen dans le massif de Saint-Hubert. Ce développement extraordinaire est parfois remarqué chez les animaux vivant en enclos, où ils bénéficient d’une alimentation artificielle poussée. Chaque année, les expositions de trophées en révèlent aussi quelques-uns qui proviennent de milieux ouverts à la potentialité nourricière forte, et où la croissance des animaux est réputée rapide.

 

- Indre : un curieux daguet

Ce cerf d’un an, a été obtenu sur le massif de la Romagère, au sud du département. Le bois de droite est constitué d’un très haute dague. En revanche celui de gauche, sans doute victime d’un choc en période de refait, a produit une dague très courte aux multiples pointes, ce qui fait de ce daguet une tête vraiment atypique.

 

- Moselle : grand cerf du massif du Sanon

Tiré lors de la dernière saison de chasse sur le massif du Sanon, au sud-est du département, ce grand cerf est estimé à 12 ans. Bien perlé, de coloration presque noire, le trophée compte 7 andouillers à droite, dont 4 longs épois répartis en deux fourches décalées, et 6 andouillers à gauche incluant une empaumure composée d’une trochure, surmontée d’une fourche. Avec une cotation arrêtée à 190,26 points ce beau cerf est l’un des plus beaux trophées du tableau de chasse de l’an dernier.

 

- Bas-Rhin : daguet en velours

Nous ne savons pas si cet animal prélevé en velours correspond à un daguet fourchu haut, tiré comme tel en fin d’été, ou bien à un daguet victime d’une lésion testiculaire qui aurait empêché la chute du velours. Toujours est-il que son trophée est original, et n’a pas manqué d’attirer l’œil des curieux, lors de l’exposition des trophées de Wangenbourg, en mars dernier.

 

- Aisne : beau brocard de Picardie

Ce beau six pointes aux bois massifs, noirs et bien perlés, a été tiré en 2022, dans les plaines de Picardie, à l’ouest de Saint-Quentin. Sa cotation est arrêtée à  137,18 points CIC.

 

- Marne : à l’initiative des cotateurs locaux de l’AFMT (Association Française pour la Mensuration des Trophées), une journée de cotation était proposée au Centre de la chasse et de la Nature de Mont Joly. Bruno Dufour, Alain Jobert, Jean-Claude Houssard et Georges Schopphoven ont effectué la cotation de 2 chamois, d’une douzaine de brocards et de quelques cerfs. En marge de l’aspect très convivial de cette journée, et du recensement des trophées dépassant les seuils d’homologation, ce travail de groupe a permis de confronter les appréciations, de s’informer mutuellement, d’harmoniser les procédures et d’avoir une idée objective de la qualité des trophées selon les massifs. Plusieurs dates consacrées à des journées de cotation comme celle-ci seront régulièrement proposées, selon un calendrier porté à la connaissance du monde de la chasse. Un bon exemple à suivre !

Jean-Marc Thiernesse

C'est officiel : le nouveau record mondial de bœuf musqué est homologué

Le service des mesures du « Boone and Crockett Club Big Game Records » a convoqué, début avril, un jury spécial pour vérifier le score d'un bœuf musqué reçu en début d’année. Deux équipes distinctes de juges ont mesuré, puis remesuré, l’imposant trophée de 20,860 kg (46 livres USA), et confirmé sa note de 131 4/8 points. L’animal a été récolté le 1er août 2023, près du lac Contwoyto, dans le territoire canadien du Nunavut, par Aron Wark (à droite sur la photo) et son guide Sam Kapolak qui a déclaré : « Beaucoup de gens pensent que c'est une chasse facile, mais ce n'est pas le cas. Nous avons parcouru 20 miles en une journée, et pas sur un terrain facile… ». Le trophée récolté détrône donc celui d’Alex Therrien (130 4/8 points) obtenu en 2020. Le « Boone and Crockett Club », qui mesure le gros gibier nord-américain depuis 1895 afin de suivre les efforts de conservation, a publié le premier livre des records en 1932. Pour que ce nouveau record du monde puisse être homologué, les procédures exigeaient que le score final soit vérifié par un jury spécial, dont le président du comité Kyle Lehr qui a précisé : « Tenir un registre des plus grandes représentations de gros gibier n'est pas une compétition. C’est un outil pour les chasseurs et les gestionnaires qui les aide à comprendre comment la gestion de la faune fonctionne… ou ne fonctionne pas, dans un domaine donné ».

Nouveau record pour un bighorn mexicain

« Lorsque nous avons atterri au Mexique, mon père et moi, il nous fallait rejoindre le ranch La Palmosa, à Coahuila, grand de 156 miles carrés de désert spectaculaire. Nous y sommes parvenus au terme d’un vol en hélico de 45 minutes, à couper le souffle... Au quatrième jour de notre safari, après une bonne nuit de repos, petit déjeuner pris et Jeep chargées, nous nous sommes dirigés vers la zone fréquentée par un très discret et grand bélier, que nous n’avions pas pu apercevoir les jours précédents. Assis à l’ombre, l’un des guides observait dans sa longue-vue la montagne voisine… Calmement, il appela son chef, Emilio, et lui indiqua un petit point, quasiment en crête. Emilio prit ses jumelles, et quelques secondes plus tard se tourna vers nous avec un grand sourire. Un grand bélier était tranquillement couché et dominait une harde d’une dizaine d’animaux, des femelles et des jeunes. Derrière nos guides, nous sommes descendus dans la vallée et avons entrepris l’ascension qui devait, en principe nous mener vers le grand mâle. Deux heures plus tard, exténués et assommés par la chaleur, nous étions quasiment sur la ligne de crête… à 368 mètres de la harde, mais… sans bélier en vue. Emilio nous rassura : puisque la harde était là, le mâle ne devait pas être loin, sans doute encore couché et masqué par un buisson. L’observation reprit, et nos quatre paires de jumelles fouillèrent le moindre recoin du plateau… désespérément vide. Une petite heure plus tard, l’adjoint d’Emilio nous fit signe de le rejoindre discrètement. Le bélier était devant nous, couché à 415 mètres précisait le télémètre. Vingt minutes après que nous nous soyons installés, l’animal s’est levé, s’est étiré et a commencé à s’éloigner. Le guide me fit comprendre que c’était le moment. Bien en appui sur mon sac à dos, j’ai pointé mon arme, revérifié la distance et donné dix clics de hausse. Au coup de feu qui a résonné sur le flanc de la montagne, le bélier n’était plus là. En proie au doute, je l’ai cherché dans ma lunette, sans succès, mais Emilio et l’autre guide arboraient des sourires rassurants et m’indiquèrent l’endroit où il était tombé. Seules ses cornes dépassaient d’un cactus. En m’agenouillant près de mon bélier, j’ai fait une prière, remerciant le bon Dieu de m’avoir donné une telle occasion, qui met en exergue les efforts de conservation du mouflon d’Amérique. Avec sa cotation de 191 3/8 SC, ce trophée devrait rentrer dans le top 5 du Mexique, Emilio nous rappelant que, sans la chasse, son pays n’aurait pas été en mesure de financer ces efforts de réintroduction » a relaté l’auteure, Madeline Demaske, avocate dans le groupe de travail juridique du SCI (Safari Club International).

Indre : 960 trophées au « Rendez-vous des cerfs » à Châteauroux

C’était le 22ème « Rendez-vous des cerfs » au Parc des Expositions de Châteauroux, et, en même temps, le 14ème salon départemental de la chasse. Organisée par la FDC de l’Indre, en partenariat avec l’Association départementale des chasseurs de grand gibier, la manifestation était centrée sur l’exposition annuelle des trophées de cerf. Sa conception, que l’on doit à Xavier Legendre, président de l’ADCGG 36, met en avant l’ensemble du tableau de chasse des cerfs coiffés, des daguets aux cerfs les plus âgés. Rassemblés par massifs, classés par tranches d’âge, les trophées étaient présentés d’une manière très esthétique sur des planches verticales de bois brut, fixées sur des panneaux blancs. En revanche, les grands trophées, comme les têtes remarquables, étaient présentées sur des potences en bois, en hauteur, ce qui a nui un peu à leur mise en valeur. Dans l’Indre, la gestion de l’espèce cerf fait l’objet de toutes les attentions. On y analyse, entre-autre, la totalité des prélèvements en faons, biches et bichettes, car une gestion aboutie de l’espèce impose un prélèvement raisonné des femelles et des jeunes. A ce sujet, Xavier Legendre affirme que : « On assiste à une croissance régulière et constante des effectifs, caractérisée par l’augmentation linéaire des réalisations, et une proportion constante de 20 à 25 % de sujets d’un an (daguets et bichettes) généralisée à tout le territoire. A quoi s’ajoute une dispersion de plus en plus large en dehors des grands massifs. En résumé, plus la densité de biches augmente, plus les mâles s’éloignent des massifs d’origine. Malgré tout l’amour que l’on peut porter aux grands cervidés, la lucidité exigerait une réduction, ou pour le moins, une stabilisation des effectifs, sous peine de subir des lendemains qui déchantent ». Gratuite et ouverte à tout public, la manifestation était ponctuée par les animations musicales des sonneurs de trompe du Cercle Saint-Hubert du Bas-Berry, renforcées, au fil des heures, par des prestations spontanées de chants, témoignant de l’attachement des Berrichons au terroir, aux cerfs et… aux traditions de sa chasse. 

J-M.T.

 

Trophées : la sélection d’avril 2024

Meuse : un beau cerf du massif de Montfaucon

Ce cerf, de type 14 cors régulier, a été tué le 21 octobre 2023 par Bernard Migeot, sur le territoire de Montfaucon, dans le massif de l’Argonne, au nord-ouest de Verdun. Le trophée pèse net 6,430 kg, les merrains mesurent respectivement 94,6 et 99 centimètres, et leurs circonférences varient entre 12,5 et 15,5 cm. Quant à celles des meules, elles sont de 24,6 et 24,5 cm. Les andouillers d’œil atteignent 34 et 35,5 cm, les chevillures 37 et 40 cm. Gratifiée de 11,5 points de beauté, la cotation finale est arrêtée à 188,72 points.

 

 

Haut-Rhin : un beau chamois du massif vosgien

Ce beau chamois, dont l’âge est évalué à 12 ans, a été obtenu lors de la saison 2022/2023. Les cornes mesurent, en longueur, 23,8 et 23,4 cm et leur hauteur atteint 17,5 cm. La circonférence de l’étui le plus épais mesure 7,2 cm, et l’écartement des cornes est de 12,4 cm. Enrichie de 2 points d’âge, la cotation est arrêtée à 96,10 points.

 

 

 

Haute-Marne : un grand huit cors

Ce magnifique cerf porteur de 8 cors, aux bois longs et massifs, en forme de lyre, provient du massif de Blinfey/Cirey sur Blaise, où il a été tiré lors de la saison 2022/2023, par Mathieu Duniez. Estimé à 6 d’âge, ce cerf portait ce trophée de structure « huit perpétuel ». Sa cotation finale a été arrêtée à 186,05 points CIC.

 

 

 

Moselle : un trophée atypique

Ce cerf estimé à seulement deux ans d’âge, présente une structure de 6 cors, sauf que le bois de droite est quasi inexistant. En effet, le pivot est surmonté d’une amorce de merrain, quelque peu nécrosée, sans doute occasionnée par un arrachement du pivot lors de la chute du bois de la saison précédente… Ce trophée devait être récompensé d’une médaille offerte par la Fédération des chasseurs de la Moselle, au titre de trophée particulièrement original, à l’occasion de l’exposition de Dabo en mars dernier.

 

 

Ardennes : un beau brocard de la plaine de Champagne

Ce beau brocard 6 pointes, aux andouillers longs et bien semés, a été tué le 2 août 2023, sur la commune de La Neuville-en-Tourne-à-Fuy, par Jean-Baptiste Avril. C’est un brocard caractéristique de la plaine céréalière de Champagne. Le trophée pèse net 450 grammes, pour un volume de 165 ml. Les merrains mesurent 23,5 cm de hauteur pour une envergure de 13,2 cm. Enrichie de 9,5 points pour la beauté, la cotation atteint 119,75 points.

 

 

Bas-Rhin : un cerf à perruque

Ce cerf en velours, exposé à l’occasion de l’exposition des trophées qui s’est tenue en mars dernier à Wangenbourg, est qualifié de « perruque » en raison du fait qu’il n’est pas dépouillé, et que sa structure massive, à bois très court, est quelque peu difforme… Ce phénomène est très rare, et tous les cerfs de ce type présentent invariablement une atrophie testiculaire bilatérale, entraînant une déficience de la production d’hormones mâles. L’origine de ce phénomène peut être infectieuse, virale ou encore bactérienne, mais jamais traumatique, selon le Docteur Alain François qui traite de ces particularités dans son livre sur les têtes bizarres du cerf. L’animal, estimé à 7 ou 8 ans, a été prélevé dans le massif de Saverne.

Trophées : la sélection de mars 2024

- Moselle : 14 cors des Vosges du Nord

Ce cerf qui porte 14 cors, a été obtenu lors de la saison 2022/2023. Il provient du massif des Vosges du Nord et son âge est estimé à 9 ans. Exception faite des trochures assez bien marquées, Il se caractérise par une empaumure aux épois très courts. A l’inverse, les andouillers d’œil, les surandouillers et les chevillures sont bien développés, ce qui lui confère un profil assez original.

 

- Vosges : andouiller d’œil en accroche-cœur

Ce brocard à l’architecture de 6 pointes, a été tiré le 15 octobre 2022, dans le sud du département des Vosges. Le bois de droite, assez haut, est tout à fait normal avec des andouillers bien semés, tout comme le bois de droite d’ailleurs, sauf qu’à la base de celui-ci, émane un andouiller surnuméraire, lequel s’est développé en formant une sorte de crochet, très marqué, ce qui fait du trophée une tête atypique assez peu commune.

 

- Haut-Rhin : un beau daim de l’Illwald

Voilà un des rares daims du massif de l’Illwald, présenté lors de l’exposition des trophées du printemps dernier. Estimé à plus de 10 ans, ce qui est de plus en plus rare, il compte quelques 20 pointes en palmature. Originaire d'Asie mineure, le daim a une variété génétique proche de zéro, ce qui aurait tendance à prouver que l'espèce, qui a bien failli disparaitre, s’est reconstruite sur quelques individus seulement

 

- Aisne : une tête atypique

Ce cerf à tête bizarre a été trouvé mort dans le massif de Saint Gobain, lors de la saison 2022/2023. Le merrain gauche présente une structure de 10 cors à empaumure, tandis que celui de droite est constitué d’une simple dague. On peut encore remarquer que la base de chaque merrain présente une meule peu marquée qui se confond presque avec le pivot, et qui pourrait faire penser à un vieux cerf. Cependant, en l’absence de mandibule, on s’abstiendra de poser un diagnostic certain de l’âge de cet animal…

 

- Meurthe et Moselle : un brocard à trois pivots

Prélevé sur le territoire de la commune de Leménil-Mitry, au sud de Nancy, durant la saison 2022/2023, ce brocard compte 3 pivots à partir desquels se sont développés trois perches. Celles positionnées en symétrie normale sont de type quatre cors, l’une avec une simple fourche l’autre avec un andouiller antérieur. Quant à la perche qui se situe juste au-dessus de la cavité orbitale, c’est une simple dague. Un trophée à trois merrains, vraiment remarquable !

 

- Haute-Marne : grand jeune cerf

Estimé à seulement 4 ans, ce cerf est coté malgré tout à quelques 180,71 points… ce qui en dit long sur la potentialité de cet animal, retrouvé mort malheureusement, le 30 décembre 2022, dans le massif de Liffol. De structure 16 cors, ce trophée, de couleur presque noire, présente une symétrie quasi parfaite dans la forme et la distribution des andouillers comme des épois d’empaumure. Les chevillures, bien courbées, sont d’un développement remarquable. Cet animal avait tout pour faire un très grand trophée à l’âge adulte…

Trophées : la sélection de février 2024

Côtes d’Armor : un grand cerf breton

Ce grand cerf, qui dépasse largement le seuil du niveau or, a été obtenu dans le massif de Quénecan, et c’est le nouveau « meilleur trophée de cerf de Bretagne ». Sa structure est celle d’un 16 cors irrégulier. Son poids net est de 9,160 kg, et la longueur moyenne des merrains atteint 1,029 m. Sa cotation est arrêtée à 215,60 points.

 

Ardennes : un beau solitaire du massif de Rocroi

Des défenses de 17,3 et 18,3 cm pour une largeur de 26,1 et 27 mm, des grés dont la circonférence atteint en moyenne 7,55 cm, et une cotation finale qui atteint 113,55 points. Voilà un solitaire qui aurait sans doute mérité de vivre 2 ou 3 années de plus, pour faire un très beau trophée. L’animal, qui était en plein rut, a été tiré à l’affût le 18 juillet 2023 par Rémi Jonval, dans le massif de Rocroi. L’animal pesait, non vidé, 155 kg !

 

Vosges : un beau cerf de montagne

Ce beau 16 cors irrégulier, dont l’âge a été estimé à 6 ans, tout juste adulte donc, a été tiré par Robert Thomas, le 22 septembre 2022, dans le massif de Xefosse au nord-est de Gérardmer. D’un poids net de 5,100 kg pour une envergure de 67,5 cm, le trophée présente des merrains de 86 et 85,9 cm. Les andouillers d’œil mesurent 32 et 32,3 cm, les chevillures 36,5 et 35,5 cm, et les circonférences de merrains varient entre 14,5 et 16 cm.. La cotation finale est arrêtée à 184.51 points.

 

Marne : grand brocard de la Brie des Etangs

Ce beau brocard, à la structure de 6 pointes régulier, a été tiré par Benoit Mathieu, sur le territoire de la commune d’Igny-Comblizy, dans la région de la Brie des Etangs. Les perches mesurent 22,6 et 23,9 cm, pour une envergure de 12 cm. Le trophée pèse net 426 g, et son volume est évalué à 190 ml. Enrichie de 11,5 points de beauté, la cotation de ce trophée atteint 126,72 points.

 

Haut-Rhin : un beau chamois du massif vosgien

Hautes de 16 cm, les cornes de ce beau chamois mâle du massif vosgien mesurent 24,5 et 24,8 cm de longueur. Leur écartement est de 12,5 cm, et à l’endroit le plus épais, la circonférence des étuis atteint 8,8 cm. L’âge de l’animal est estimé à 5 ans seulement, et sa cotation ne bénéficie donc d’aucun point d’âge. Elle est arrêtée à 100,68 points.

 

Haute-Marne : un 14 cors à la symétrie remarquable

Si l’on excepte l’orientation un peu décalée de l’andouiller d’œil gauche, la structure de ce beau trophée de cerf se caractérise par une symétrie remarquable dans la distribution des surandouillers, des chevillures, mais encore des épois d’empaumure, ce qui en fait un trophée d’une régularité peu commune. Ce cerf, estimé à 5 ans, et dont la cotation s’élève à 186 points, a été tiré par Marc Champion lors de la saison 2022/2023 dans le massif de Cirey sur Blaise, réputé par la croissance rapide de ses grands cervidés.

Trophées : la sélection de janvier 2024

Ardennes : un brocard qui flirte avec les 30 cm  

Ce brocard, qui a été tué le 23 octobre dernier en battue, sur le territoire de Vrigne-Meuse, par Kylian Gaudet, est exceptionnellement haut. En effet, ses merrains mesurent respectivement 28,5 et 28,9 cm, pour une envergure de 8,5 cm seulement. Son poids brut est de 526 grammes, et son volume atteint 165 millilitres. De couleur brun assez foncé, mais peu perlé, ce trophée bénéficie de 9,5 points pour la beauté, et sa cotation a été validée à 116,45 points.

 

Haut-Rhin : un cerf d’une régularité quasi parfaite

Estimé à 9 ans par la commission fédérale chargée d’apprécier les trophées, ce cerf obtenu l’an dernier, est un dix cors, d’une régularité quasi parfaite… La distribution des différents andouillers sur les merrains est d’une symétrie vraiment remarquable, comme les épois d’empaumure d’ailleurs, qui semblent se regarder… Un beau trophée de haute qualité.

 

Corrèze : un brocard tout en masse

Tiré le 3 août dernier par Bernard Migeot sur la commune de Mercoeur, ce brocard est d’une esthétique toute relative en raison du fait que ses andouillers sont très peu développés. Mais il pèse net 422 grammes… pour un volume de 160 ml. Tout en masse et volume, le trophée est malgré tout enrichi par de jolies meules, une assez belle couleur, et des perlures bien marquées. Sa cotation s’élève à 109,72 points.

 

Aisne : un petit, mais singulier cerf

Ce jeune cerf de seconde tête a été tué lors de la saison 2022/2023, par David Mennecart. Sa structure de base est celle d’un huit cors, dont le développement des andouillers est comme inversé, d’un bois à l’autre… Andouiller d’œil gauche court, mais un peu plus long à droite, surandouiller gauche relativement court, et mieux développé à droite, petite fourche sommitale à gauche et au contraire longue et bien marquée pour le côté droit. Ce qui confère à l’ensemble du trophée une physionomie peu commune. Un petit cerf finalement assez original !

 

Charente un beau brocard du chef-lieu

Ce brocard aux andouillers antérieurs bien développés, pèse net 415 g pour un volume de 155 ml. Il a été tiré sur la commune d’Angoulême, le 20 juillet 2023, par Damien Ros, un chasseur venu de Belgique. Les perches mesurent 24,7 et 25,6 cm, et leur envergure est de 11,6 cm. Enrichi de 7 points pour la beauté, la cotation de ce trophée de brocard péri-urbain atteint 111,58 points.

 

Haute-Marne : surandouillers et chevillures d’une longueur peu commune

Ce cerf exposé lors de la présentation du tableau de chasse départemental du printemps dernier, provient du massif de Cirey sur Blaise, réputé pour la qualité des trophées portés par ses cerfs… Ce trophée est celui d’un 12 cors, dont l’âge est estimé à seulement 3 ans ! En plus de son développement général, exceptionnel pour un individu de cet âge, on remarquera que les chevillures et les surandouillers sont d’une longueur vraiment peu commune. Ce cerf a été obtenu par Philippe Doyet, sur le territoire de Blumerey, dont l’adjudicataire est David Leboeuf.

Trophées : la sélection de décembre 2023

Dordogne : un beau brocard du Périgord

De longues perches de 29 et 28,6 cm, pour une envergure un peu étroite de 6,3 cm. Le volume atteint 170 ml pour un poids net de 400 grammes. Voilà un beau brocard, tiré sur le territoire de Sainte-Nathalène, à quelques kilomètres de Sarlat la Canedas, dans le Périgord, le 27 juillet dernier, par Bernard Migeot, un chasseur des Ardennes. La cotation finale, qui inclut 10,5 points de beauté, est arrêtée à 115,90 points.

 

Haut-Rhin : fracture de corne

Voilà un trophée de chamois vosgien qui présente une corne… qui s’est reconstruite à la suite d’une fracture probablement accidentelle, soit lors d’une chute, soit lors du rut, donnant ainsi un trophée qui sort vraiment de l’ordinaire. Dans ces cas, on entend par fracture la rupture de continuité dans une partie osseuse, tendineuse ou ligamenteuse, à l’opposé des déchirures qui ne concernent que les parties molles. Les cornes sont composées de deux éléments principaux : l’étui corné et la cheville osseuse qui fait partie de l’os frontal. C’est elle qui est responsable de la croissance des cornes grâce à un tissu chorio-épidermique. L’étui corné ou gaine quant à lui est composé de cellules épidermiques mortes et kératinisées (substance riche en soufre et fondamentale des poils, ongles, plumes, et cornes). Ce n’est pas très courant de voir un tel trophée…

 

Haute-Marne : affrontement fatal

On parle fréquemment des combats de cerfs en période de brame, mais bien moins souvent des affrontements acharnés et brutaux, certes plus discrets, que se livrent les brocards pour défendre leur territoire. Les bois coincés l’un dans l’autre par la force des poussées, ces deux brocards n’ont pas pu se libérer de leur duel. Epuisés, ils ont fini par mourir, l’un dans l’autre, et c’est ainsi qu’ils ont été retrouvés, le 26 décembre 2021, sur le territoire de la commune de Bay sur Aube. On remarquera la belle présentation de l’évènement, qui conserve ainsi toute son authenticité.

 

Bas-Rhin : un beau daim de la plaine d’Alsace

Tiré le 15 octobre 2022, voilà un des rares trophées de daim du Bas-Rhin présenté à l’exposition annuelle des trophées. Estimé à 7 ou 8 ans, le tir de cet animal est considéré comme justifié par la Commission fédérale chargé d’apprécier les tirs. Les merrains mesurent respectivement 65 et 67 cm de longueur, et leurs circonférences varie entre 12 et 14 cm. La circonférence des meules s’élève, elle, à 22 et 19 cm. L’ensemble du trophée est d’une élégante symétrie.

 

Ardennes : un beau brocard de la campagne de Jandun 

Petit village situé au sud-ouest de Charleville-Mézières, Jandun abrite une source à l’eau non gazeuse et peu minéralisée, laquelle est exploitée par la marque Cristalline, le site étant d’ailleurs le plus important de la marque. C’est sur le territoire de cette commune, constitué de plaines cultivées et de forêts, qu’Adrien Demauljean, secrétaire-trésorier de l’AACGG, a tiré l’été dernier ce beau six pointes aux andouillers bien marqués. Le poids net du trophée s’élève à 468 grammes, et son volume est évaluée à 140 ml. Les merrains mesurent 24,8 et 22,8 cm, pour une envergure de 13,6 cm. La cotation finale atteint 108,20 points.

 

De la Pologne à la Haute-Saône : un cerf record tiré au brame

C’est sur un territoire des Mazuries, région située au nord-est de la Pologne, qu’Eric Jacques, un chasseur de Haute-Saône, a pu tirer ce très grand cerf, 20 cors irrégulier, à l’occasion du brame, en septembre dernier. Particulièrement discret, l’animal se tenait un peu à l’écart des places de brame habituels, mais, après une approche prudente, se tenant prêt à tirer après le passage d’une biche dans une éclaircie, Eric n’a eu qu’une fraction de seconde pour donner suite à l’accord de son guide. Le cerf, à l’impact bondit en avant, et partait avec une balle parfaitement placée, pour s’écrouler à une centaine de mètres de là. On imagine bien l’émotion du guide et du chasseur, lorsqu’ils sont arrivés auprès de ce grand cerf. Dans les instants qui ont suivi, les portables ont chauffé, annonçant la nouvelle dans les milieux cynégétiques locaux. Entre chevillures et empaumures, Eric ne faisait pas le tour des merrains avec ses mains, de cette masse impressionnante ! De retour en France, la cotation était effectuée après le mois de séchage réglementaire par un CCM (Certified CIC Mesurer), et arrêtée à 241,39 points, ce qui classe ce trophée 7ème meilleur cerf de Pologne. Ses mensurations : poids net : 11,940 kg ; longueur des merrains : 102,4 et 102,5 cm ; andouillers d’œil : 34,2 et 40,1 cm ; chevillures : 43,1 et 46,1 cm ; circonférences des meules : 32,8 et 32,5 cm ; circonférences des merrains variant de 19,3 à 19,8 cm. A cela il faut ajouter 17 points de beauté (sur 18 pouvant être attribués) pour la couleur, le grain, les pointes des surandouillers et empaumures. Un trophée exceptionnel ! 

Trophées : la sélection de novembre 2023

Ardennes : grand cerf du massif de l’Argonne 

Avec un poids brut de 7,8 kg et des merrains de 98,5 et 102,8, ce trophée est celui du meilleur cerf récolté en 2022/2023 dans le département. Il a été tué le 4 novembre 2022 sur le territoire de la commune d’Apremont sur Aire, par Christophe Delossedas. Les circonférences de meules sont de 28,8 et 28,4 cm, celles des merrains varient entre 14 et 15,7 cm, les andouillers d’œil mesurent 24,5 et 29,6 cm, et les chevillures 32,3 et 39,5 cm. L’ensemble du trophée compte 17 andouillers, incluant, pour les empaumures, quelques 11 épois dont 8 dépassent les 15 cm ! La cotation finale, établie à 204,16 points, place donc ce cerf à la 7ème place dans le répertoire des trophées de cerf du département, de plus de 200 points.

 

Aisne : magnifique tête bizarre

Ce brocard, présenté à l’exposition de Soissons au printemps 2023, présente un arrachement très net du pivot de droite, occasionné par un choc, à n’en pas douter, violent. S’agissant d’une fracture à la base de l’implantation crânienne, le bois a poussé d’une manière anarchique, produisant plusieurs perches, ainsi qu’un andouiller en crochet qui a poussé sur la face externe du pivot… Une magnifique tête, particulièrement atypique.

 

Bas-Rhin : un chamois de 13 ans

Ce chamois, obtenu lors de la saison 2022/2023, est un bouc âgé de 13 ans. Les cornes mesurent en moyenne 23,1 cm et leur hauteur atteint 15,3 cm. La circonférence de l’étui le plus épais est établie à 8,5 cm, et l’écartement des cornes est de 14 cm. Gratifié de 3 points pour son âge estimé à 13 ans, ce trophée cote 101,3 points.

 

Gironde : brocard aux bois serrés

Ce brocard, assez bien perlé, a été tiré par Pol Fangier, sur le territoire de la commune d’Escaudes, le 8 août 2022. On peut remarquer qu’il présente encore quelques lambeaux de velours séchés, ce qui lui donne un aspect assez singulier au niveau de la coloration. Les merrains mesurent 24,2 et 26,5 cm, pour une envergure, très serrée, de 6,4 cm. Le volume du trophée atteint 160 millilitres, pour un poids net de 401 grammes. La cotation finale est arrêtée à 108,78 points.

 

Vosges : un bon cerf, tout juste adulte

Estimé à 7 ans, ce cerf, tout juste adulte donc, a été tué à Darney le 21 janvier 2023, par Denis Toussaint. Ses bois sont longs et fins comme en témoignent leurs mensurations : 93,3 et 97,2 cm de longueur, pour des circonférences qui varient entre 11,7 et 13,9 cm. Celles des meules étant de 23,5 et 23,9 cm. Les andouillers sont fort développés : 28,1 et 28,8 cm pour les andouillers d’œil, 32,8 et 40,2 cm pour les chevillures, et sur les 7 épois d’empaumure, 6 sont de plus de 15 cm. L’ensemble du trophée pèse net 5,260 kg, et présente de face une élégante symétrie. La cotation de ce beau cerf des forêts de plaine du département des Vosges s’élève à 175,58 points.

 

Gers : un grand brocard du bas Armagnac

Ce brocard aux bois massifs a été tiré l’été dernier par Kévin Poulfort, sur la commune de Saint-Martin d’Armagnac. Le trophée pèse net 511 grammes, pour un volume de 165 millilitres. Le merrain de droite s’inscrit dans une conformation de 6 pointes. Il mesure 23,3 cm et présente un andouiller surnuméraire postérieur qui émane de la perche entre la meule et l’andouiller antérieur. Le bois de gauche mesure 24,2 cm, mais ne comporte pas de fourche, et sa structure est celle d’un 4 cors. Les meules sont fortes, mais leur forme en toit, estompent quelque peu leur caractère massif. La cotation de ce beau brocard du Gers, atteint 121,47 points.

Trophées : la sélection de septembre 2023

Indre : grand 12 cors régulier

Merrains massifs et très fortement perlés, andouillers aux pointes recourbées et blanchies faisant un beau contraste avec le brun presque noir de l’ensemble de la ramure, voilà un très beau cerf, dont la cotation atteint 190,39 points. C’est l’un des meilleurs trophées de l’exposition de Châteauroux de l’année 2022. On remarquera encore la symétrie quasi parfaite de la distribution des différents andouillers…

 

Haut-Rhin : un beau chamois des sommets vosgiens

Estimé à 12 ans, ce beau bouc a été tiré dans le massif vosgien, lors de la précédente saison de chasse. Il est porteur de cornes de 26,6 et 26,2 cm de longueur, pour une hauteur de 16,8 cm. La circonférence de l’étui le plus épais atteint 8,2 cm, et l’écartement des cornes est de 15 cm. La cotation finale, établie par Pascal Briswalter et Bruno Michel, est arrêtée à 106,20 points.

 

Bas-Rhin : belle tête atypique

Ce cerf adulte, estimé à 8 ou 9 ans, a été obtenu lors de la saison de chasse 2022/2023. Le bois de droite, dont la longueur atteint 64 cm, présente la structure d’un 10 cors à surandouiller. Quant à celui de gauche, il est constitué d’une dague recourbée qui mesure 45 cm, et d’un andouiller d’œil, très court de 18 cm, ce qui en fait une tête bizarre assez remarquable. Malgré l’âge, le trophée reste très fin, la circonférence des merrains évoluant entre 9 et 13 cm, et celle des meules de 18 à 22 cm.

 

Ardennes : un magnifique solitaire du massif de Rocroi

Ce beau sanglier a été tiré le 30 juillet 2022 dans le massif de Rocroi, par Rémy Jonval. Les défenses mesurent, en longueur, 18 et 18,1 cm, et en largeur 24,8 et 24,9 mm. La circonférence des grès est de 7 cm, identique de chaque côté. Enrichie de 2 points pour la beauté des grès, la cotation finale est établie à 108,60 points.

 

Meurthe et Moselle : grand cerf du massif de Parroy

Ce beau cerf, obtenu en forêt domaniale de Parroy lors de la saison 2021/2022 a été tiré par Jean-Pierre Callais. Estimé à 6 ans, tout juste adulte, il présente une structure de 14 cors régulier. Cependant, de la meule droite émerge un mini-bois surnuméraire, fourchu, dont l’origine provient sans doute d’un traumatisme ayant affecté la meule… ce qui en fait un trophée peu commun.

 

Haute-Marne : brocard bizarre du sud haut-marnais

Ce brocard, aux bois clairs, massifs et assez perlés, a été obtenu sur le territoire de Courcelles Val d’Esnom, par Sébastien Collignon. Sans doute victime d’un choc, en début de refait, l’animal a développé un trophée atypique, caractérisé par une amorce de dédoublement de la base du bois de droite… La texture du grain de la zone affectée, porte à penser que la blessure a été suivie d’une actinophytose.

 

Aisne : daguet à meules

Comme en atteste sa mâchoire inférieure, avec la 3ème prémolaire trilobée, l’animal qui portait ce trophée est bien un daguet de première tête. Pourtant, les dagues présentent une meule, certes peu marquée, ainsi que l’amorce d’un andouiller d’œil. Ce daguet remarquable a été obtenu sur le territoire de chasse de Bourneville, en limite de l’Oise, le 15 décembre 2022.

La sélection des trophées d’août 2023

Gironde : un bon brocard de la forêt landaise

Ce brocard aux perlures bien marquées et aux merrains de 26,5 et 24,2 cm, a été tiré le 8 août 2022, sur le territoire d’Escaudes, dans le département de la Gironde, par Pol Fangier, un chasseur de la région parisienne. Le poids brut du trophée s’élève à 491 grammes, et son volume est évalué à 160 millilitres. Les andouillers sont peu développés et l’ensemble des points octroyés pour la beauté atteint seulement 8 points. La cotation finale s’élève à 108,78 points.

 

Meuse : solitaire bien armé du sud de Verdun

Ce beau sanglier a été tué par Martin Kosowski, le jour de la Toussaint 2022, sur le territoire de la commune de Sommedieue, au sud de Verdun. Les défenses mesurent en longueur 19,2 et 17,8 cm, et en largeur 24,4 et 24,3 mm. La circonférence de chacun des grès atteint 7,4 cm. Ces grès, massifs et particulièrement bien courbés, ainsi que la table d’usure brun-foncé lui valent d’ailleurs 3 points de beauté. La cotation est arrêtée à 110,85 points.

 

Indre : exceptionnel daguet à empaumure

Ce cerf, première tête, sans meule, présente un développement exceptionnel de la partie sommitale des bois, laquelle a déjà développé une empaumure. Présenté lors de l’exposition annuelle des cerfs de Châteauroux en 2022, ce daguet remarquable provient du massif de Luzeraise au sud du département.

 

Marne : grand vieux sanglier

Voilà vraiment un grand vieux sanglier ! Il a été obtenu par Sébastien Roginski, le 3 janvier 2021, au nord de Châlons en Champagne. Les grès ont une circonférence de 7,6 cm pour chacun d’entre eux. Les défenses mesurent respectivement 25,6 et 24,4 cm de longueur, et les grés 26,7 et 26,8 mm de largeur. Enrichie de 3 points de beauté (1 pour les défenses et 2 pour les grès), la cotation finale s’élève à 123,45 points, ce qui place ce vieux solitaire dans le peloton de tête des meilleurs trophées de sanglier du département.

 

Aisne : 4 cors pendulaire

Ce brocard, de structure 4 cors, obtenu par M. de Lauriston et présenté à l’exposition des trophées 2023 de Soissons, présente une fracture très nette du pivot de droite. Il en résulte un bois pendulaire, qui fait de ce brocard, un trophée remarquable.

 

Haute-Marne : une belle présentation

Voilà une très belle présentation de la vie d’un cerf du massif d’Auberive. L’animal, tué par collision avec un camion sur le territoire du village d’Aujeurres, et trouvé par Antonin Monier, venait tout juste de se dépouiller de son velours. C’est ce qui explique la coloration fade et blanchâtre de sa dernière tête. La collecte de ses mues des années précédentes a permis cette originale présentation. Ce cerf est estimé à 7 ou 8 ans, pour une cotation qui s’élève à 197,32 points.

Trophées : les points de beauté

En plus des points de mensurations, sont attribués aux trophées ce qu’il est coutume d’appeler des « points de beauté ». La couleur, le grain, les meules, les pointes et la régularité du trophée composent cette rubrique qui, bien qu’elle soit encadrée par un barème précis, reste relativement subjective. En effet, entre un grain moyennement perlé et un grain fortement perlé, ou entre des meules fortes et des meules très fortes, il y a des nuances que seuls les cotateurs expérimentés peuvent apprécier. Et encore, il peut exister des différences parfois notoires entre eux. C’est pour cette raison que la cotation définitive n’est retenue que si elle a été effectuée conjointement par deux cotateurs. Ce principe est tout à fait justifié, puisque les points de beauté peuvent atteindre un total de 19, soit une proportion qui varie entre 10 à 15% du total final. Devant les deux meilleurs trophées français de brocards, bien des observateurs préfèrent le second du classement car, pour eux, il est plus « beau et plus agréable à l’œil ». Cependant, en examinant leur feuille de cotation respective, il apparaît clairement que la belle géométrie et les merrains plus longs ne peuvent compenser le poids et le volume nettement supérieurs du premier. En matière de trophée, le plaisir des yeux a ses limites… que la masse et le poids surpassent, mais quoi qu’il en soit, la cotation reste un outil qui permet d’apprécier l’état et l’évolution temporelle d’une population.