Canon-Fronsac Château du Gazin

Des inspecteurs de l'OFB sont-ils allés trop loin ? Une plateforme ouverte pour signaler les comportements inappropriés...

Des inspecteurs de l'OFB auraient-ils parfois dépassé les limites de leurs missions ? La question, régulièrement soulevée par certains agriculteurs, chasseurs ou autres usagers de la nature, à la suite de contrôles jugés excessifs, semble désormais prise en compte par les pouvoirs publics. Depuis le 30 juin 2026, l'OFB met à disposition une plateforme nationale permettant de signaler les comportements inappropriés de ses agents. Accessible directement depuis le site internet de l'établissement, ce nouvel outil permet à toute personne estimant avoir été confrontée à un comportement contraire aux règles de déontologie de déposer un signalement, que ce soit pour elle-même ou pour un tiers. L'objectif affiché est d'améliorer les relations entre les agents de terrain et les usagers tout en renforçant la transparence. Inspirée des dispositifs déjà mis en place par les inspections générales de la Police nationale (IGPN) et de la Gendarmerie nationale (IGGN), cette plateforme impose un signalement nominatif. Les déclarants doivent renseigner leur identité, le lieu, la date et les circonstances des faits reprochés, avec la possibilité de joindre des documents ou des photographies à l'appui de leur dossier. L'OFB assure que les données restent strictement confidentielles et ne sont pas diffusées en dehors de l'outil. L'inspection générale de l'établissement s'engage à examiner chaque dossier dans un délai maximal de trois mois. À l'issue de cette analyse, plusieurs scénarios sont possibles : le dossier peut être réorienté si les faits concernent un autre organisme comme l'Office national des forêts ou le Conservatoire du littoral, être classé sans suite si aucun manquement n'est constaté, ou donner lieu à une enquête interne pouvant déboucher sur une procédure disciplinaire. Si les faits sont susceptibles de constituer une infraction pénale, ils sont transmis à la justice. Cette initiative s'inscrit dans le plan gouvernemental présenté au printemps 2025 pour apaiser les tensions entre l'OFB et le monde agricole. Depuis plusieurs années, les relations se sont fortement dégradées, certains contrôles étant dénoncés comme trop intrusifs, tandis que les agents de l'établissement ont eux-mêmes été victimes d'insultes, de menaces et parfois de violences. L'un d'eux avait même échappé à un drame après le sabotage de son véhicule. Créé en 2020, l'OFB emploie près de 1 700 inspecteurs chargés de missions de police administrative et judiciaire. Ils interviennent notamment dans la lutte contre le braconnage, les pollutions, le respect des arrêtés sécheresse et la protection des espaces naturels. Avec cette nouvelle plateforme, l'établissement entend instaurer un cadre de dialogue plus serein, tout en rappelant que les signalements devront être étayés et porter exclusivement sur des comportements susceptibles de contrevenir aux obligations déontologiques des agents publics.


Pourquoi la FNC s'allie à la Garde nationale : une simple charte ou une évolution stratégique ?

La signature d'une charte de partenariat entre la Fédération nationale des chasseurs (FNC) et le Secrétariat général de la Garde nationale n'est pas passée inaperçue. Si le document, conclu pour une durée de cinq ans, ne modifie en rien le statut des chasseurs ni celui des réservistes, il soulève pourtant de nombreuses interrogations. Pourquoi la FNC s'engage-t-elle dans cette voie ? Quel intérêt pour les chasseurs ? Et surtout, est-ce réellement le rôle d'une fédération cynégétique ? À première vue, les effets concrets de cette convention restent limités. Aucun avantage particulier n'est prévu pour les chasseurs qui souhaiteraient intégrer la réserve opérationnelle. Aucun objectif chiffré de recrutement n'a été annoncé, pas davantage qu'un budget ou des actions précises à mettre en œuvre. La FNC s'engage essentiellement à diffuser l'information auprès de son réseau, à désigner un référent national et à faciliter les contacts avec les représentants locaux des armées, de la Gendarmerie ou de la Police. Alors pourquoi cette démarche ? La réponse est sans doute moins opérationnelle que symbolique. Depuis plusieurs années, la chasse cherche à démontrer qu'elle constitue un acteur à part entière de la société civile, capable d'assumer des missions d'intérêt général. Gestion de la faune sauvage, participation aux plans de prévention sanitaire, surveillance des territoires, mobilisation lors de catastrophes naturelles ou de recherches de personnes disparues : les exemples ne manquent pas pour illustrer cet engagement. En se rapprochant de la Garde nationale, la FNC entend probablement renforcer cette image d'une communauté de citoyens investis au service du pays. Les qualités traditionnellement attribuées aux chasseurs, connaissance du terrain, sens des responsabilités, disponibilité, discipline et engagement bénévole, correspondent en partie aux profils recherchés pour la réserve opérationnelle. Ce partenariat s'inscrit également dans un contexte géopolitique particulier. Face aux tensions internationales et aux nouveaux enjeux de sécurité, les pouvoirs publics cherchent à renforcer les effectifs de la réserve. Avec près de 945 000 détenteurs du permis de chasser, un maillage de 94 fédérations départementales et plusieurs dizaines de milliers d'associations communales, le monde cynégétique représente un réseau exceptionnellement dense dans les territoires ruraux...

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Salon des Migrateurs 2026 : le grand rendez-vous des passionnés à Cayeux-sur-Mer

Les 11 et 12 juillet 2026, le Salon des Migrateurs fera son grand retour à Cayeux-sur-Mer (Somme), sur la route de Brighton. Au fil des années, cette manifestation est devenue l'un des rendez-vous incontournables pour tous les passionnés de chasse au gibier migrateur, attirant plusieurs milliers de visiteurs venus de toute la France et des pays voisins. Convivial, festif et résolument familial, le salon réunit durant deux jours l'ensemble des acteurs de cet univers si particulier. Les visiteurs pourront découvrir une impressionnante foire aux appelants, avec des milliers d'oiseaux de toutes espèces et de tous chants, véritable vitrine du savoir-faire des éleveurs spécialisés. Les exposants présenteront également les dernières nouveautés en matière d'équipements, d'accessoires, de vêtements, de matériel et d'armes spécialement destinés à la chasse des migrateurs. De nombreuses démonstrations permettront aux visiteurs de tester les innovations du moment et de bénéficier des conseils des fabricants. Comme chaque année, les animations rythmeront le week-end. Les célèbres concours de la meilleure chanteuse et du meilleur siffleux attireront les connaisseurs, tandis que le désormais incontournable championnat du monde de lancer de blettes promettra, une nouvelle fois, son lot de bonne humeur. Le ball-trap spécial migrateurs offrira également aux amateurs l'occasion de mesurer leur adresse dans une ambiance conviviale. Les chiens de chasse seront eux aussi à l'honneur avec des démonstrations de retrievers, de broussailleurs et de chiens d'arrêt. Les visiteurs pourront également assister à la Régionale d'Élevage des Retrievers ainsi qu'à la Nationale d'Élevage des Épagneuls de Picardie et de Pont-Audemer, deux rendez-vous très attendus des amateurs de chiens de travail. Au-delà des animations, le Salon des Migrateurs demeure avant tout un lieu d'échanges, de transmission et de partage autour des traditions de la chasse aux oiseaux migrateurs. Huttiers confirmés, chasseurs occasionnels, éleveurs, exposants et simples curieux s'y retrouveront pour célébrer une passion commune dans une ambiance chaleureuse. Les organisateurs donnent donc rendez-vous à tous les amoureux de la chasse des migrateurs les 11 et 12 juillet 2026 à Cayeux-sur-Mer, pour un week-end placé sous le signe de la convivialité, de la découverte et de la passion.