En France, la détention d’animaux d’espèces non domestiques est strictement encadrée. Toute personne possédant des espèces protégées ou inscrites à la convention CITES doit obligatoirement les identifier (puce, bague, marquage) et les enregistrer dans le fichier national i-fap. Ce registre centralise les données des animaux sauvages détenus en captivité afin d’assurer leur traçabilité, de prévenir les trafics et de garantir le respect des réglementations. Il est géré pour le compte de l’État par la société Scop’it, dans le cadre du code de l’environnement. Les espèces concernées sont nombreuses et variées. Il s’agit principalement d’oiseaux (perroquets, aras, rapaces), de reptiles (tortues terrestres et aquatiques, serpents, lézards), ainsi que de mammifères comme certains primates, carnivores ou ongulés exotiques. De nombreuses tortues protégées, comme la tortue d’Hermann, comptent parmi les animaux les plus fréquemment enregistrés. Au total, plusieurs centaines de milliers d’animaux seraient recensés dans la base i-fap à l’échelle nationale. Les détenteurs présentent des profils divers. Il peut s’agir de particuliers passionnés (éleveurs amateurs, terrariophiles), mais aussi de professionnels : parcs zoologiques, refuges, établissements d’élevage ou encore structures pédagogiques. Tous sont soumis aux mêmes obligations de déclaration et de suivi. L’enregistrement s’effectue en ligne ou par courrier, moyennant un coût modéré. Le fichier permet ensuite de déclarer tout événement concernant l’animal (vente, don, décès, changement de détenteur). Le dispositif i-fap constitue ainsi un outil clé pour encadrer la détention d’animaux sauvages en France, en conciliant protection de la biodiversité, contrôle des pratiques et responsabilisation des détenteurs.