- Ardèche : une femme de 72 ans, portée disparue depuis le mardi 17 mars 2026 en Sud-Ardèche, a été retrouvée vivante le mercredi 18 mars en fin d’après-midi, après deux jours de recherches. Lors de son dernier contact téléphonique, elle indiquait se trouver à proximité de l’ancienne biscuiterie de Saint-Privat, sur la commune d’Aubenas. Un appel à témoins avait été lancé dans le cadre d’une disparition jugée inquiétante. Les premières recherches, menées par la gendarmerie d’Aubenas, n’avaient pas permis de localiser la disparue. Le dispositif a été renforcé le lendemain avec la mobilisation d’une quinzaine de militaires, de civils bénévoles, de deux équipes cynophiles, d’un télépilote de drone, de la brigade fluviale de Valence et du Groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux (Grimp). La retraitée, atteinte de la maladie d’Alzheimer, a finalement été retrouvée vers 16 h 50 par un chasseur, dans une zone boisée difficile d’accès, à environ un kilomètre du point de départ. Déshydratée et désorientée, elle a été prise en charge par les secours puis transportée à l’hôpital.
- Ardennes : dans la nuit du 20 au 21 mars, un élevage de Chatel-Chéhéry a été touché par une attaque meurtrière. Quatorze brebis ont été retrouvées mortes au petit matin, disséminées sur un parc de huit hectares. « C’est mon fils qui m’a alerté », confie l’éleveur, encore sous le choc face à l’ampleur des pertes. Si l’origine de l’attaque reste, à ce stade, indéterminée, la piste du loup est fortement privilégiée. « On a peu de doutes », affirme l’exploitant, rappelant qu’aucun chien dangereux n’est signalé dans le secteur et qu’un loup avait déjà été aperçu dans la commune en septembre dernier. Des prélèvements ont été réalisés par un vétérinaire mandaté par les services de l’État ainsi que par l’OFB. Les analyses en cours doivent permettre de confirmer l’identité du prédateur.
- Gard : une fillette a été attaquée par un sanglier vendredi à Nîmes, dans le quartier de L’Eau-Bouillie, alors qu’elle se trouvait sur une balançoire dans la propriété de ses parents. L’animal, déjà repéré depuis plusieurs années dans ce secteur, s’est introduit dans le jardin et s’en est pris à l’enfant. Le chien de la famille est intervenu pour défendre la fillette. Selon les premiers éléments rapportés, l’animal sauvage l’a alors violemment attaqué et grièvement blessé. Le chien aurait été éventré lors de l’affrontement. L’enfant a pu être mise à l’abri, tandis que le chien a été pris en charge après l’attaque. L’incident relance la question de la cohabitation entre habitants et faune sauvage dans certaines zones urbaines ou périurbaines. Les autorités et les services compétents pourraient être amenés à intervenir pour évaluer la situation et prévenir de nouveaux incidents dans ce secteur.
- Haute-Garonne : la FDC mène depuis plusieurs années des actions de restauration des milieux naturels. Ces initiatives s’inscrivent notamment dans le programme Trame verte et bleue, développé à l’échelle de la région Occitanie, afin de préserver la biodiversité et de maintenir des continuités écologiques entre les habitats. En 2025, environ 700 hectares d’espaces naturels ont été aménagés ou contractualisés dans le département dans le cadre de ce programme. Ces actions sont réalisées en partenariat avec des agriculteurs et concernent plusieurs secteurs, notamment le corridor écologique entre Villemur-sur-Tarn et Laréole, les zones de Revel et Cintegabelle, ainsi que l’axe Sainte-Foy-de-Peyrolières – Francon.
Les aménagements consistent principalement au maintien de jachères, à la plantation de haies et à la mise en place de bandes végétalisées. Ces habitats sont favorables à différentes espèces de la faune de plaine, comme la perdrix, le faisan, le lièvre, ainsi qu’à de nombreux passereaux et insectes pollinisateurs. Parallèlement, la FDC mène un programme consacré à la restauration des mares, petites zones humides souvent dégradées ou abandonnées. Les actions comprennent l’identification, la cartographie et la remise en état de ces milieux. Les travaux sont pris en charge par la fédération, tandis que les propriétaires assurent l’entretien des sites restaurés. Au total, 147 mares ont été restaurées en Haute-Garonne en quinze ans, dont la mare communale de Poucharramet, près de Muret. Ces milieux jouent un rôle important pour la biodiversité locale, notamment pour les amphibiens et les chauves-souris. La fédération prévoit la restauration d’une cinquantaine de mares supplémentaires d’ici 2028.
- Gironde : une association défend la chasse traditionnelle de la palombe au filet, une pratique ancienne du Sud-Ouest. Réunis autour des coprésidents Hervé Cazaudumec et Yann Lasserre, les membres du bureau appellent à la mobilisation pour préserver cette activité qu’ils considèrent comme un élément du patrimoine culturel local. Cette prise de position intervient dans un contexte d’inquiétude croissante parmi les chasseurs. La chasse traditionnelle à la palombe pourrait être remise en cause à la suite d’une procédure engagée au niveau européen. Au printemps 2025, la Commission européenne a décidé de saisir la Cour de justice de l’Union européenne contre la France pour non-respect de la directive « oiseaux » du 30 novembre 2009. Selon la Commission, les informations fournies par la France au cours de la procédure d’infraction n’ont pas permis d’établir que les conditions de dérogation prévues par la directive étaient respectées. Les autorités européennes évoquent notamment des doutes sur la sélectivité de la méthode de capture et sur l’absence de solutions alternatives. Face à cette situation, les paloumayres du Sud-Ouest expriment leur inquiétude et alertent sur les conséquences possibles pour la poursuite de cette chasse traditionnelle.
- Loire : la commune de Saint-Médard-en-Forez, au cœur des Monts du Lyonnais, accueillera les 28 et 29 mars 2026 une nouvelle édition de la Fête de la Chasse et de la Nature. Cet événement annuel, devenu incontournable dans la Loire, rassemble chaque année entre 2 000 et 3 000 visiteurs dans une ambiance conviviale et rurale. Le samedi 28 mars sera consacré aux démonstrations de meutes sur renard, lièvre et chevreuil. Un repas sera proposé à midi, uniquement sur réservation.
Le dimanche 29 mars, les festivités débuteront dès 7h30 avec la traditionnelle soupe aux choux, servie à 1 000 portions. La journée se poursuivra avec la messe de la Saint-Hubert, des spectacles de vénerie, une démonstration de chasse à courre au lièvre et une exposition de chiens de chasse. Plus de 160 mètres de chapiteaux accueilleront de nombreux exposants : coutellerie, vêtements, produits du terroir, décoration, taxidermie ou encore matériel motorisé. Un marché de producteurs locaux, des jeux pour enfants et une mini-ferme compléteront le programme. Informations aux : 06 81 76 28 83 ou 06 22 10 46 25.
- Haute-Marne : l’AFACCC 52-88 organise une journée cynégétique le samedi 28 mars à Reynel. Cette rencontre, ouverte aux passionnés de chasse et de chiens courants, se déroulera au moulin de Reynel et proposera plusieurs animations autour du travail des chiens de chasse. La matinée sera consacrée à une démonstration de vénerie du lièvre, présentée par le Rallye Barrois Champenois sous la conduite de Fernand Masson. Les spectateurs pourront observer le travail de la meute et les différentes étapes de cette chasse traditionnelle, qui met en valeur l’odorat, la persévérance et la coordination des chiens courants dans la recherche et la poursuite du lièvre. L’après-midi sera dédié à un concours de chiens de pied organisé selon les règles de l’AFACCC.
Les chiens engagés évolueront sur une piste artificielle de sanglier d’environ un kilomètre, comportant quatre coudes destinés à tester leur capacité de recherche, de concentration et de suivi d’odeur. Tout au long du parcours, les chiens seront tenus en longe par leur conducteur, ce qui permet aux juges d’évaluer précisément la qualité du travail et la précision de la quête. Cette épreuve technique vise à mettre en avant les aptitudes des chiens de pied dans la recherche et la localisation du gibier avant la chasse. Les participants et visiteurs seront accueillis dès le matin au moulin de Reynel. Un buffet et une buvette seront proposés sur place tout au long de la journée afin de permettre au public de partager un moment convivial autour de la chasse et des chiens courants.
- Nord : une battue exceptionnelle aux sangliers a été organisée le 14 mars autour du hameau de Caudescure, entre Merville, Vieux-Berquin et Neuf-Berquin, en lisière de la forêt de Nieppe. Coordonnée par la FDC 59, l’opération visait à limiter la prolifération des sangliers et à réduire les dégâts agricoles signalés dans le secteur. L’intervention a mobilisé près de 100 chasseurs, répartis entre traqueurs et tireurs, ainsi qu’environ 70 chiens courants. Des archers de chasse ont également participé à cette opération de régulation. Les sangliers avaient trouvé refuge dans de vastes champs de miscanthus, une culture dense proche du roseau qui constitue un abri particulièrement favorable pour l’espèce. Selon les observations réalisées avant l’opération, une centaine d’animaux pouvait être présente dans ces parcelles situées en périphérie de la forêt. Au terme de la battue, 18 sangliers ont été prélevés, dont 11 femelles, un résultat jugé significatif pour contenir la progression du groupe. L’opération s’est déroulée sans incident et sous encadrement strict afin de garantir la sécurité des participants et des riverains.
- Pyrénées-Atlantiques : le loup semble avoir de nouveau frappé dans la plaine de Nay. Dans la nuit de vendredi à samedi, quatre brebis ont été tuées sur la commune de Coarraze, portant à quatre le nombre d’attaques recensées en une dizaine de jours dans ce secteur. Après Arthez-d’Asson, Arros-de-Nay et Bœil-Bezing, cette nouvelle prédation inquiète fortement les éleveurs. Le secteur n’est pas inconnu du prédateur : il y a près de deux ans, un loup y avait déjà été filmé par un agriculteur. Depuis, sa présence semble s’être installée durablement. Cette recrudescence d’attaques intervient à une période sensible, alors que les troupeaux sont remis à l’herbe et donc plus exposés. Face à cette situation, l’Association des éleveurs et transhumants des vallées béarnaises tire la sonnette d’alarme et a demandé un rendez-vous en urgence auprès du préfet, afin d’obtenir des mesures rapides pour protéger les exploitations.
- Hautes-Pyrénées : par arrêté en date du 17 mars 2026, le préfet des Hautes-Pyrénées, Jean Salomon, a décidé de retirer définitivement la commission de lieutenant de louveterie à un louvetier nommé le 13 février 2025, pour la 19? circonscription du département. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code de l’environnement et sur la réglementation encadrant la fonction. La procédure a été engagée à la suite d’un renseignement administratif transmis le 23 février 2026 par le groupement de gendarmerie, sollicitant la suspension de l’agrément de l’intéressé. Selon l’arrêté préfectoral, les faits reprochés, sans être détaillés, ont été jugés incompatibles avec l’exercice de cette mission de service public, qui exige exemplarité et respect de l’autorité publique. Ils ont été considérés comme constituant une cause grave. L’arrêté prévoit le retrait définitif de la commission, l’abrogation de la nomination et l’obligation pour l’intéressé de restituer sa carte officielle et son matériel. Cette décision peut faire l’objet d’un recours devant le tribunal administratif dans un délai de deux mois.
- Savoie : dans le massif des Bauges, une opération de terrain a été menée afin de renforcer la protection du tétras-lyre durant la période hivernale. Au total, huit panneaux de sensibilisation ont été installés sur le secteur d’École-en-Bauges, au sein de zones identifiées comme sensibles pour cette espèce. L’objectif de cette action est d’informer les pratiquants, en particulier les skieurs de randonnée, de la présence de zones de tranquillité à respecter.
Ces secteurs, clairement indiqués sur les panneaux, doivent être évités afin de limiter le dérangement de l’oiseau, particulièrement vulnérable en hiver. L’opération a été coordonnée par le Parc naturel régional du massif des Bauges, avec l’appui d’Olivier Treille, chargé de l’entretien des sentiers. Elle a mobilisé des bénévoles issus des clubs alpins français de Chambéry, Albertville, Annecy et Meythet. Avant l’intervention, les participants ont été réunis à École-en-Bauges pour un briefing. Ils ont ensuite acheminé et installé les panneaux en montagne, dans des zones parfois difficiles d’accès. Cette action vise à concilier activités de pleine nature et préservation de la faune.
- Haute-Savoie : un projet d’arrêté préfectoral prévoit, pour l’année 2026, la mise en œuvre de nouvelles mesures de gestion des populations de bouquetins dans le massif du Bargy, en Haute-Savoie. Ce dispositif vise à lutter contre la brucellose, une maladie transmissible pouvant affecter les élevages et présenter un risque pour la santé publique. Le projet autorise, sur l’ensemble du massif, la capture d’individus non marqués, la recapture de bouquetins déjà suivis ainsi que la réalisation de tirs sélectifs et limités.
L’objectif est de constituer progressivement une population indemne de brucellose, tout en limitant la propagation de la maladie vers les troupeaux domestiques et les filières agricoles de montagne. Une consultation du public est ouverte du 17 mars au 6 avril 2026 inclus. Les contributions peuvent être adressées par voie électronique à la Direction départementale des territoires de la Haute-Savoie ou par courrier. À l’issue de cette phase, une synthèse des avis recueillis, la décision préfectorale et les suites données seront rendues publiques pour une durée de trois mois.
- Var : un chasseur a été reconnu coupable par le tribunal correctionnel de Draguignan à la suite d’une opération de contrôle menée le 14 novembre 2025 sur un terrain situé à Vérignon, dans le haut-Var. L’intervention, conduite par la gendarmerie, l’OFB et la direction départementale des territoires et de la mer, faisait suite à un signalement. Sur place, les agents ont découvert des postes de chasse à la glu, pratique interdite, installés en zone naturelle. Environ 60 oiseaux vivants détenus illégalement ainsi que près de 600 grives congelées ont été saisis. Les contrôles ont également mis en évidence l’utilisation de dispositifs sonores diffusant des chants d’oiseaux afin d’attirer les migrateurs. Le tribunal a ordonné la remise en état du site et la suppression des installations. Le prononcé de la peine a été renvoyé au 18 juin 2026, afin de vérifier l’exécution de ces mesures. Le prévenu a également été condamné à verser 10 000 euros de dommages, dont une partie au titre du préjudice écologique.
- Vosges : un agriculteur de 60 ans a été condamné à un an de prison avec sursis par le Tribunal correctionnel d’Épinal pour des faits survenus le 7 novembre 2025 à Aouze. Il avait volontairement percuté avec son tracteur trois véhicules de chasseurs stationnés sur un chemin proche de sa parcelle, puis brisé des vitres à l’aide d’un marteau. Les faits, filmés par les victimes et diffusés sur les réseaux sociaux, ont suscité de nombreuses réactions. Le prévenu, qui n’avait pas d’antécédent judiciaire, a reconnu les faits. Le tribunal a également prononcé une interdiction d’entrer en contact avec les victimes pendant trois ans et une interdiction de détenir une arme pendant cinq ans. Un fusil et un marteau ont été confisqués. Les dégradations sont estimées à environ 10 000 euros par véhicule. Une passagère, présente dans l’un des véhicules, a été choquée et fait l’objet d’un suivi psychologique. Une expertise médicale a été ordonnée pour évaluer son préjudice. Plusieurs parties civiles ont obtenu des provisions comprises entre 600 et 1 000 euros au titre du préjudice moral.
- Yonne : un chevreuil a été capturé dans le centre-ville d’Auxerre, le mercredi 18 mars 2026, après plusieurs signalements d’habitants et de la FDC 89. Alertés en milieu de journée, la police municipale et les sapeurs-pompiers sont intervenus pour localiser l’animal.
Repéré par six personnes, le chevreuil a été encerclé puis capturé dans le secteur de la rue Pasteur. Les pompiers l’ont ensuite transporté à proximité d’une zone boisée, où il a été relâché. Lors de l’intervention, un policier a été blessé au niveau du thorax. Il a été hospitalisé et pourrait souffrir de côtes cassées. Ce type d’incident n’est pas inédit dans la commune. Un chevreuil avait déjà été observé dans le centre-ville d’Auxerre en avril 2024.
- A l’étranger
- Autriche : selon les observateurs autrichiens, presque tous les glaciers du pays ont reculé au cours des deux dernières années, signe préoccupant de l’accélération du changement climatique. D’après le dernier rapport du Club alpin autrichien couvrant la période 2024-2025, seuls deux glaciers ont échappé à cette tendance. Les pertes les plus importantes concernent l’Alpeiner Ferner, dans le Tyrol occidental, et le Stubacher Sonnblickkees, dans le Land de Salzbourg, chacun ayant reculé de plus de 100 mètres. En moyenne, les glaciers autrichiens ont perdu plus de 20 mètres. Le rapport souligne également la désintégration progressive de la langue glaciaire du Pasterze, le plus grand glacier d’Autriche, phénomène qui illustre clairement les effets du réchauffement climatique.
Sur le long terme, les glaciers du pays continuent de diminuer fortement en longueur, en superficie et en volume. Cette évolution a des conséquences importantes en Europe, notamment pour l’approvisionnement en eau, l’énergie hydroélectrique, l’agriculture ou encore les infrastructures et le tourisme. La Suisse voisine observe une tendance similaire : depuis 2015, ses glaciers ont perdu environ un quart de leur volume et plus de 1 000 petits glaciers ont déjà disparu. Les scientifiques attribuent ce recul à des conditions météorologiques défavorables, marquées par peu de neige et des températures élevées. Les responsables du club parlent désormais d’un véritable signal d’alarme.
- Espagne : les autorités de Catalogne ont annoncé la découverte d’un nouveau cas de peste porcine africaine (PPA) près de Barcelone, confirmant la progression de cette maladie dans la région. L’information a été communiquée mercredi par le responsable de l’Agriculture du gouvernement catalan, Òscar Ordeig, qui a indiqué qu’un sanglier porteur du virus avait été détecté en milieu naturel dans la capitale catalane. À la suite de cette découverte, les autorités ont étendu le périmètre de la zone à risque, incluant désormais certaines zones boisées de Barcelone. Le parc naturel de Collserola a notamment été fermé au public afin de limiter les déplacements et réduire les risques de propagation. La peste porcine africaine est inoffensive pour l’être humain, mais elle est extrêmement mortelle pour les porcs domestiques et les sangliers, avec un taux de mortalité proche de 100 %. Depuis plusieurs semaines, la maladie s’étend dans les zones forestières autour du premier foyer détecté en novembre, le premier cas recensé en Espagne depuis 1994. Des dizaines de sangliers infectés ont déjà été retrouvés morts dans la région. Aucun cas n’a pour l’instant été signalé dans les élevages porcins, mais les autorités restent très vigilantes et poursuivent leurs investigations pour déterminer l’origine de la contamination, encore inconnue.
- Etats-Unis : une étude publiée dans la revue Science montre que le déclin des populations d’oiseaux en Amérique du Nord s’accélère. Les chercheurs ont analysé 261 espèces et constaté que près de la moitié présentent des pertes suffisamment importantes pour être statistiquement significatives. Pour plus de la moitié d’entre elles, le rythme de diminution s’est intensifié depuis 1987. L’étude examine non seulement l’évolution du nombre d’oiseaux, mais aussi les tendances du déclin, les régions les plus touchées et les facteurs associés. Selon les auteurs, deux éléments principaux sont liés à cette évolution : la hausse des températures liée au changement climatique et certaines pratiques agricoles. L’accélération la plus marquée du déclin est observée dans les régions du Mid-Atlantic, du Midwest et en Californie. Les pertes d’effectifs les plus fortes, indépendamment de leur accélération, se concentrent davantage dans le sud des États-Unis, notamment en Floride et au Texas, où les températures augmentent rapidement. Les chercheurs ont également établi des corrélations entre l’accélération du déclin et l’utilisation intensive d’engrais, de pesticides et l’extension des terres cultivées. Les espèces étudiées comprennent notamment l’étourneau sansonnet, la corneille d’Amérique, le quiscale et le moineau domestique.
- Indonésie : les autorités indonésiennes ont annoncé la saisie de 1260 zostérops flavescents, une espèce d’oiseau protégée et menacée d’extinction. Les animaux étaient transportés illégalement par un individu toujours recherché. Les oiseaux étaient répartis dans huit cages et devaient être acheminés par ferry vers Surabaya, sur l’île de Java. Lors du transport, 140 individus ont été retrouvés morts.
Le zostérops flavescents est un petit oiseau jaune et vert, caractérisé par un cercle blanc autour des yeux. Il est classé comme espèce en danger par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et bénéficie d’une protection nationale en Indonésie. Les oiseaux survivants ont été relâchés dans leur milieu naturel par les autorités. Cette opération vise à favoriser la reconstitution des populations. Le commerce illégal d’espèces sauvages est passible de peines pouvant aller jusqu’à 15 ans de prison en Indonésie.
- Kirghizstan : une variété rare de yaks blancs a été sélectionnée au Kirghizstan. Elle symbolise le renouveau de l’élevage de yaks dans ce pays d’Asie centrale confronté au surpâturage et à la dégradation des sols. Le troupeau, composé d’environ 300 têtes, vit sur des pâturages isolés situés à 3 000 mètres d’altitude, où les températures peuvent descendre jusqu’à -40 °C. Les yaks supportent ces conditions extrêmes et peuvent paître librement, contrairement aux vaches.
Les éleveurs souhaitent faire reconnaître officiellement cette race par le ministère de l’Agriculture et envisagent de l’exporter. Au Kirghizstan, le cheptel de yaks dépasse aujourd’hui 60 000 têtes, après avoir fortement chuté à la fin de l’URSS. Les autorités considèrent cet élevage comme adapté au changement climatique et aux pâturages pauvres.
- Royaume-Uni : visiblement lassé du brouillard britannique, un renard roux particulièrement aventureux a décidé de tenter sa chance de l’autre côté de l’Atlantique. Son plan d’évasion ? Monter discrètement à bord d’un cargo transporteur de voitures à Southampton, dans le sud de l’Angleterre… et profiter d’une croisière gratuite jusqu’à New York. Entre le 4 et le 18 février, ce passager clandestin à quatre pattes a parcouru environ 5 472 kilomètres sans billet, sans cabine et sans buffet à volonté. Une traversée plutôt sportive pour ce goupil d’environ deux ans et cinq kilos, qui n’a été découvert qu’à l’arrivée par les agents des douanes américaines.
Le fugitif a depuis été confié aux soigneurs du zoo du Bronx, qui l’hébergent temporairement le temps de lui trouver un foyer définitif. Selon Keith Lovett, responsable des programmes animaliers, l’animal semble en bonne santé malgré ce périple improbable. Au menu désormais : fruits, légumes, aliments protéinés et quelques friandises bien méritées. Après plusieurs semaines à jouer les marins clandestins, le renard semble s’acclimater à la vie new-yorkaise. Reste à savoir si ce touriste britannique improvisé cherchait vraiment le rêve américain… ou simplement un coin tranquille pour sa prochaine sieste.