- Charente : à 69 ans, Bruno Meunier dirige depuis treize ans la Fédération départementale des chasseurs de Charente avec calme et discrétion. Ancien instituteur, passionné de littérature et de rugby, cet amoureux de la bécasse cultive une vision réfléchie et apaisée de la chasse, loin des caricatures souvent véhiculées autour du monde cynégétique. Dans sa bibliothèque consacrée en grande partie à la chasse de la bécasse, les ouvrages spécialisés témoignent d’une passion devenue presque une quête personnelle. Mais au-delà de cette affection pour le petit gibier migrateur, Bruno Meunier souhaite surtout défendre une pratique responsable, tournée vers la connaissance de la nature et la gestion des territoires. À la tête d’une fédération qui rassemble encore près de 9 000 chasseurs malgré une baisse progressive des effectifs, il milite pour une chasse mieux comprise par le grand public. Sécurité, pédagogie, biodiversité et dialogue avec les autres usagers de la nature figurent parmi ses priorités. Une approche moderne et mesurée qui tranche avec certains clichés et contribue à redonner une image plus sereine de la chasse rurale française.

 

- Corse du Sud : un particulier a été victime d’un important vol d’armes à son domicile. Selon les premières informations communiquées par les autorités, un coffre-fort contenant quatorze armes à feu ainsi qu’une arme longue de type AK-47 a été dérobé lors d’un cambriolage survenu pendant l’absence du propriétaire. Le vol a été découvert par le particulier à son retour de week-end. Outre les armes, environ 4 000 euros en liquide auraient également été emportés. Une enquête pour « vol aggravé » a été ouverte par le parquet d’Ajaccio et confiée à la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de la police nationale de Corse-du-Sud. Selon une source policière, les armes retrouvées dans le coffre n’étaient pas déclarées, un point qui restait toutefois en cours de vérification par les enquêteurs. La Corse présente l’un des plus forts taux de détention d’armes en France, avec environ 350 armes pour 1 000 habitants. Cette situation s’explique notamment par l’importance de la pratique de la chasse sur l’île, mais aussi par un contexte de criminalité organisée particulièrement surveillé par les autorités.

 

- Côte d’Or : en fait de sauvetage, cette scène illustre, au contraire, ce qu’il ne faut surtout pas faire lorsqu’on découvre un faon seul dans une prairie, un jardin… ou en bordure de forêt. Contrairement à une idée largement répandue, un chevrillard immobile n’est pas abandonné. Sa mère se tient généralement dissimulée à proximité et n’attend qu’une chose : que les humains quittent les lieux pour revenir allaiter et récupérer son petit. En intervenant inutilement, les promeneurs, même animés de bonnes intentions, condamnent souvent irrémédiablement l’animal. Manipulé, déplacé puis emmené loin de son milieu, le jeune chevreuil perd toute chance de retrouver sa mère. Le contact humain, le stress et la rupture du lien naturel compromettent gravement sa survie future. Beaucoup de ces prétendus sauvetages finissent par déboucher sur des placements en centre de soins, voire sur des mortalités différées liées au stress ou à une alimentation inadaptée. Le plus sidérant dans cette affaire reste que cette initiative a été menée… par un vétérinaire, censé précisément connaître le comportement de la grande faune sauvage. Ce type d’intervention spectaculaire, largement relayé sur les réseaux sociaux sous un angle attendrissant, participe malheureusement à diffuser de très mauvaises pratiques auprès du grand public. Face à un faon seul, la bonne réaction est presque toujours la même : ne pas le toucher, ne pas le déplacer et s’éloigner rapidement afin de laisser la nature reprendre son cours.

 

- Gard : face à la présence croissante de sangliers aux abords de plusieurs quartiers de Nîmes, la préfecture et la municipalité ont décidé de lancer prochainement des opérations de piégeage par cages dans différentes zones périurbaines. L’objectif : limiter les risques pour les habitants tout en régulant une population devenue de plus en plus visible aux portes de la ville. La décision a été prise à l’issue d’une réunion réunissant les services de l’État, les lieutenants de louveterie, la société communale de chasse et les forces de l’ordre. Plusieurs secteurs sensibles sont concernés, notamment les abords du futur parc Jacques-Chirac, les quartiers des Jonquilles et de Stella ainsi que les jardins ouvriers proches de la route d’Arles. Dans ces zones très urbanisées, les battues traditionnelles et l’utilisation d’armes à feu ont été exclues pour des raisons évidentes de sécurité. Les autorités ont donc privilégié le recours à des cages de capture, considérées comme la méthode la plus adaptée pour intervenir à proximité immédiate des habitations. Classé ESOD, le sanglier peut faire l’objet d’opérations spécifiques de régulation en dehors des périodes classiques de chasse.

 

- Loir et Cher : le château de Chambord traverse une période délicate. Le Domaine national doit engager en urgence près de 27 millions d’euros de travaux pour sauver l’aile François-Ier, fragilisée depuis plusieurs années et aujourd’hui fermée au public. À cette somme s’ajoutent 10 millions d’euros destinés à un futur centre intellectuel consacré à la Renaissance, porté par Pierre Dubreuil, directeur du domaine depuis 2023. Pour l’instant, seuls 12 millions d’euros ont été réunis, dont la moitié apportée par l’État. Face à cette situation, le Puy du Fou a proposé son aide de manière informelle. Nicolas de Villiers, président du célèbre parc vendéen, souhaitait mettre à disposition son savoir-faire en matière de spectacles historiques et de valorisation du patrimoine, tout en participant à la recherche de financements privés. Le dirigeant affirmait pouvoir mobiliser jusqu’à une centaine de millions d’euros autour d’un projet ambitieux pour Chambord. Selon plusieurs sources, les premiers échanges auraient été plutôt favorables avant que le ministère de la Culture ne prenne finalement ses distances avec cette proposition. La direction de Chambord insiste notamment sur la nécessité de préserver la neutralité du service public et d’éviter toute récupération idéologique autour du monument. Classé au patrimoine mondial de l’Unesco, Chambord demeure l’un des plus grands symboles de la Renaissance française. Le refus de cette collaboration interroge désormais sur la capacité de l’État à mobiliser rapidement des financements et des partenaires privés pour sauver un patrimoine aussi emblématique.

 

- Marne : la FDC 51 vient de lancer une opération originale baptisée « Sem’au vol », destinée à renforcer la biodiversité dans les plaines agricoles de Champagne crayeuse. Le principe repose sur le semis à la volée de couverts végétaux juste avant les moissons, afin de créer rapidement des zones refuges favorables à la petite faune sauvage. L’objectif affiché est ambitieux : implanter plus de 300 hectares de couverts précoces sur le département. Ces surfaces permettront d’offrir nourriture, abri et présence d’insectes à des espèces comme la perdrix grise, le faisan, le lièvre ou de nombreux passereaux durant la période estivale. Pour encourager les agriculteurs à participer, la fédération prend en charge 40 % du coût des semences, avec l’appui des coopératives Vivescia et Cérèsia. Le dispositif est limité à 5 hectares par exploitation et fonctionne selon le principe du « premier inscrit, premier servi ». À travers cette initiative, les chasseurs marnais souhaitent démontrer qu’agriculture, gestion cynégétique et préservation de la biodiversité peuvent avancer ensemble sur le terrain.

 

- Meuse : à Consenvoye, les chasseurs ont découvert qu’un mirador pouvait avoir une seconde vie, sur... Leboncoin. Installé en grande pompe le 2 mai dernier dans la plaine communale par l’ACCA locale, l’imposant poste d’observation n’aura finalement pas eu le temps de voir passer beaucoup de sangliers. Une semaine plus tard, volatilisé ! Entre-temps, un mystérieux internaute avait eu la délicate attention de proposer gratuitement l’ouvrage sur le célèbre site de petites annonces. Une offre généreuse, certes, mais visiblement sans l’accord des propriétaires. Le président de l’association, Nicolas Fasse, peine encore à avaler l’histoire. « On connaissait le braconnage, mais là, c’est du libre-service cynégétique », plaisante un adhérent, un peu jaune tout de même. Car déplacer un mirador n’a rien d’une promenade dominicale : il faut quelques bras solides, une remorque et sans doute un certain sens de l’organisation. Une plainte a été déposée et l’enquête suit son cours. Dans un climat déjà tendu entre chasseurs du secteur, cette affaire de « mirador en cavale » fait beaucoup parler. Reste à savoir si le fugitif sera retrouvé avant l’ouverture de la chasse… ou avant d’apparaître dans la rubrique « mobilier de jardin ».

 

- Nièvre : à l’occasion de la Journée mondiale du blaireau, des militants de la LPO Bourgogne–Franche-Comté et du Collectif nivernais pour l’agriculture durable se sont rassemblés devant la préfecture de Nevers pour dénoncer la période complémentaire de vénerie sous terre autorisée dans la Nièvre, du 15 mai au 14 septembre. Si les opposants jugent cette pratique inutile et réclament un retour à la seule période générale de chasse, les défenseurs de la vénerie sous terre rappellent toutefois que cette pratique, très encadrée, ne relève pas d’une chasse de loisir ordinaire. Elle constitue souvent le seul moyen réellement efficace de réguler localement des populations de blaireaux devenues problématiques, notamment dans les secteurs agricoles ou à proximité d’infrastructures fragilisées par les terriers. Les dégâts aux cultures, les effondrements de talus ou les risques sanitaires liés à certaines pathologies sont régulièrement mis en avant pour justifier ces interventions. Pour eux, supprimer cette possibilité reviendrait à priver les territoires ruraux d’un outil indispensable de gestion de ces animaux. Cette position vient d’être confortée sur le plan juridique. Le tribunal administratif de Dijon a en effet rejeté les recours déposés par plusieurs associations contre quatre arrêtés préfectoraux pris en 2024 et 2025. Ces textes autorisaient précisément cette période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau au-delà de la mi-mai. Dans deux jugements rendus le 24 avril, les magistrats ont écarté les arguments avancés par l’Association pour la protection des animaux sauvages et du patrimoine naturel, Aves France, One Voice ainsi que la LPO Bourgogne–Franche-Comté. Cette décision judiciaire conforte donc, pour l’heure, la position de la préfecture de la Nièvre et des défenseurs de la vénerie sous terre, dans un débat qui reste particulièrement sensible entre protection animale, gestion de la faune sauvage et réalités du monde rural. 

 

- Orne : à Domfront-en-Poiraie, le théâtre municipal a accueilli, mardi dernier, une soirée originale autour d’un sujet rarement porté sur scène : la chasse. En résidence depuis l’automne 2025, la comédienne et autrice Albane Danflous travaille actuellement sur « Artémis 61 – Pourquoi j’ai passé mon permis de chasse », une création mêlant humour, provocation et réflexion sur la prédation, la ruralité et la cohabitation entre usagers de la nature. Pour nourrir son écriture, l’artiste de la compagnie Mycélium Théâtre de rue et de chemin a multiplié les rencontres avec les habitants. Réunions publiques, échanges avec des chasseurs, promeneurs, lycéens ou riverains ont permis de recueillir une grande diversité de témoignages et de points de vue. Une démarche participative qui a donné au projet une dimension profondément locale. Le 19 mai, Albane Danflous a présenté au public un premier jet de son spectacle. Dans une ambiance à la fois attentive et conviviale, les spectateurs ont découvert une ébauche de récit initiatique oscillant entre autodérision, questionnements personnels et observations du monde cynégétique. À l’issue de la représentation, les échanges se sont prolongés avec la salle, plusieurs chasseurs saluant une approche sincère et sans caricature du sujet. Une expérience culturelle singulière, preuve que le dialogue entre univers parfois opposés reste possible lorsque la parole circule librement.

 

- Paris : l’hippodrome d’Auteuil accueillera les 30 et 31 mai, la 15e édition d’Animal Art Paris, devenue au fil des années la plus importante exposition européenne consacrée à l’art animalier contemporain. Près de cinquante artistes, peintres, sculpteurs, photographes et artisans d’art, présenteront leurs œuvres dans les espaces de réception des tribunes, transformés pour l’occasion en vaste galerie dédiée au monde animal et à la nature. Créé en 2011 par Jean-Christophe Barbou des Places, collectionneur passionné d’art animalier, le salon s’est progressivement imposé comme une référence du genre, mêlant créations naturalistes, univers cynégétique, vénerie ou encore scènes taurines. Chaque année, plus de 4 000 visiteurs et collectionneurs fréquentent ce rendez-vous devenu incontournable. Le jury sera présidé cette année par Gérard Mestrallet, ancien président du groupe Engie, avec Alexandre Millon, commissaire-priseur, à la vice-présidence. Une quinzaine de prix et médailles seront décernés aux artistes sélectionnés. Grande nouveauté de cette édition : le salon quitte sa traditionnelle programmation automnale pour s’installer désormais au printemps. Un choix voulu par les organisateurs et France Galop afin d’offrir au public un cadre plus lumineux et verdoyant. L’entrée reste gratuite, sur inscription préalable obligatoire via le site d’Animal Art Paris.

 

- Pyrénées-Atlantiques : c’est une naissance qui marque les passionnés de la faune pyrénéenne. Plus de vingt ans après la venue au monde de Cannellito, la vallée d’Aspe, en Béarn, enregistre à nouveau la présence d’un ourson. Le jeune plantigrade a été photographié mi-avril aux côtés de sa mère, Arriu, une femelle née en 2023 de l’ourse Sorita. Cette découverte exceptionnelle a été réalisée par deux chasseurs et photographes naturalistes béarnais, Hervé et Guillaume, qui suivent depuis des années les déplacements des ours pyrénéens grâce à un réseau d’observations et à plusieurs pièges photographiques installés avec autorisation. Guillaume explique avoir été alerté par des traces observées dans la neige près d’un de ses appareils. En vérifiant les images, il a eu la surprise de découvrir Arriu accompagnée de son petit. Les deux passionnés ont également réussi ces derniers mois à photographier Sorita, le mâle Rodri ainsi qu’une jeune femelle devenue indépendante depuis l’automne 2025. Pour Hervé, passionné d’ours depuis l’enfance, cette naissance symbolise aussi le retour progressif du plantigrade dans une vallée autrefois emblématique de la présence de l’ours dans les Pyrénées béarnaises. (Photo HL-GO : Arriu a été observé le 19 avril 2026 en vallée d’Aspe accompagnée d’un ourson, nouveau-né)

 

Pyrénées-Atlantiques encore : à Ustaritz, le témoignage d’une éleveuse affirmant que sa jument a été attaquée par plusieurs centaines de vautours après un poulinage difficile relance la polémique sur le comportement de ces rapaces nécrophages. Selon son récit publié sur les réseaux sociaux, la jument venait de perdre son poulain après une mise bas compliquée et restait très affaiblie malgré l’intervention d’un vétérinaire. L’éleveuse explique s’être absentée quelques minutes avant de découvrir, à son retour, son animal entouré d’une importante concentration de vautours. La scène, très relayée en ligne, a suscité de nombreuses réactions. Au Pays basque, la présence des vautours est aujourd’hui beaucoup plus visible qu’il y a plusieurs décennies, conséquence du retour progressif de l’espèce après l’effondrement des populations dans les années 1980. L’Office français de la biodiversité s’est rendu sur place afin d’effectuer des constatations.

 

- Bas-Rhin : le tribunal correctionnel de Strasbourg a condamné, mercredi 20 mai, une femme de 62 ans à trois mois de prison avec sursis et 30 000 euros d’amende, après la mort d’un jeune lynx, à l’automne 2024. La sexagénaire devra également verser 25 000 euros au titre du préjudice écologique à une association engagée dans la protection du lynx dans l’est de la France. Les faits s’étaient déroulés à Niederbronn-les-Bains. Une jeune femelle lynx, affamée et visiblement affaiblie, s’était introduite dans un enclos où vivaient plusieurs poules. Après avoir tenté de faire fuir le félin, la propriétaire des lieux avait fini par le frapper à plusieurs reprises avec un bâton, causant sa mort. Elle avait ensuite alerté la police municipale, qui a fait suivre à l’OFB. Espèce strictement protégée, le lynx bénéficie d’un statut juridique particulièrement encadré. Les associations de protection animale, parties civiles dans ce dossier, ont salué une décision reconnaissant l’atteinte portée à la biodiversité, même si certaines jugent la peine insuffisante au regard de la gravité des faits. Reste qu’en Alsace, la poule qui n’a pas été croquée risque désormais de devenir l’une des plus coûteuses de l’histoire rurale française : si le silence est d’or, la franchise, elle, peut coûter très cher… en espèces sonnantes et trébuchantes.

 

- Rhône : longtemps cantonné au rôle d’accompagnateur de chasse, le guide cynégétique moderne est aujourd’hui un véritable technicien de terrain. Formés au sein de l’ACP, les aspirants guides apprennent à assurer la sécurité des chasseurs, la gestion durable des territoires et la préservation de la grande faune sauvage. Naturalistes, observateurs et gestionnaires, ils participent aussi au suivi des populations, à la surveillance sanitaire et parfois à la lutte contre le braconnage. Leur mission dépasse largement la simple conduite de chasse : ils doivent connaître les espèces, les milieux naturels, les réglementations et les équilibres écologiques afin de promouvoir une pratique responsable et durable. Dans de nombreux pays, ces professionnels jouent un rôle clé dans la conservation des grands mammifères et la protection des espaces naturels. C’est dans cet esprit que l’ACP a organisé, du 11 au 13 mai 2026 à Villefranche-sur-Saône, une session de formation soutenue par la Fédération des chasseurs du Rhône et de la Métropole de Lyon. Durant trois jours intensifs, cinq candidats ont suivi des enseignements variés : sécurité, balistique, survie, biodiversité, réglementation ou lutte anti-braconnage. Tous ont obtenu leur diplôme ACP. Frédéric Siebert termine major de promotion devant Guillaume Alazay, Stéphane Delhorbe, Pierre Becel et Charles de Wouters.

 

- Haute-Saône : l’Armurerie des 1 000 Étangs a ouvert officiellement ses nouveaux locaux, le lundi 18 mai, à Melisey. Après plusieurs mois de travaux et d’aménagements, l’enseigne spécialisée accueille désormais sa clientèle au 1, route de Ronchamp. Ce déménagement marque une nouvelle étape pour l’armurerie, bien connue des chasseurs, tireurs sportifs et passionnés d’activités de plein air du secteur des Mille Étangs. Les nouveaux locaux doivent permettre d’offrir un espace plus vaste et plus fonctionnel, aussi bien pour la présentation des armes, équipements et accessoires que pour l’accueil des clients. L’équipe de l’armurerie était présente lors de cette ouverture afin de faire découvrir les nouveaux aménagements et les différents services proposés. Ce nouvel espace vise également à renforcer la proximité avec les chasseurs et amateurs de nature de la région. Située au cœur d’un territoire fortement marqué par la pratique cynégétique, l’Armurerie des 1 000 Étangs espère ainsi poursuivre son développement dans un cadre modernisé et plus accessible.

 

- Seine-et-Marne : les 30 et 31 mai prochains, le Grand Parquet de Fontainebleau accueillera une nouvelle édition de « Chasse, Pêche, Nature et Vénerie », grand rendez-vous des passionnés de traditions rurales et de nature. Pendant deux jours, au cœur de la mythique forêt de Fontainebleau, le public pourra découvrir l’univers de la vénerie à travers les présentations d’équipages, les meutes de chiens, les démonstrations équestres, l’artisanat et les animations musicales autour de la trompe de chasse. Parmi les temps forts de cette édition figure le très attendu Championnat de France du Cheval de Chasse et du cavalier-veneur, réunissant près d’une centaine de couples cheval-cavalier dans des épreuves spectaculaires inspirées de la chasse à courre. Le samedi soir, un grand dîner de la vénerie sera suivi d’un spectacle du célèbre dresseur Santi Serra. Concours de trompes, rencontres avec les acteurs du monde rural, pêche, chasse et nombreuses animations familiales compléteront ce week-end placé sous le signe de la convivialité et des traditions françaises.

 

- Nouvelle-Calédonie : à La Foa, une première formation consacrée à l’éviscération du cerf sauvage s’est tenue le 20 mai, afin d’encadrer la future commercialisation de cette viande issue de la chasse. Organisée par le gouvernement, la province Sud et la Fédération de la faune et de la chasse, cette session visait à présenter les règles sanitaires et les procédures nécessaires à la mise en place d’une filière structurée. Les chasseurs ont été formés aux différentes étapes du traitement de l’animal : contrôle sanitaire visuel, saignée, éviscération, transport et conservation des carcasses avant inspection vétérinaire. Des délais précis doivent être respectés selon les températures extérieures. Chaque carcasse reçoit également un badge de traçabilité permettant d’identifier le lieu et la date de prélèvement. Certains chasseurs se sont déjà équipés d’ateliers de traitement pour assurer la découpe et la transformation de la viande. Ce nouveau cadre réglementaire doit permettre à terme la vente du cerf sauvage auprès des bouchers, restaurateurs, centres de transformation et consommateurs, avec un système d’agrément délivré par les autorités provinciales.

 

- Guadeloupe : la Fédération départementale des chasseurs de Guadeloupe traverse une période de fortes tensions après la présentation de comptes affichant près de 850 000 euros de pertes. Lors de l’assemblée générale du 9 mai, les adhérents présents ont rejeté à la fois le compte de résultat et le budget prévisionnel proposé par la direction. Plusieurs membres dénoncent une gestion financière qu’ils jugent préoccupante. Parmi les points soulevés figurent notamment d’importantes dépenses de rénovation immobilière estimées à environ 600 000 euros ainsi que des placements financiers réalisés dans des sociétés étrangères, pour un montant proche de 800 000 euros. Selon certains adhérents, une partie de ces investissements aurait été perdue à la suite de la faillite d’une entreprise concernée. Le budget prévisionnel présenté pour la prochaine saison afficherait également un déficit d’environ 66 000 euros. Cette situation alimente les inquiétudes des chasseurs à l’approche de l’ouverture de la saison cynégétique. Plusieurs adhérents regrettent également l’absence de communication de la direction depuis l’assemblée générale. Contacté, le président de la Fédération n’a pas souhaité répondre aux questions concernant cette situation financière.

 

A l’étranger

 

- Afrique du Sud : la lutte contre le braconnage des rhinocéros a une nouvelle fois tourné au drame en Afrique du Sud. Cinq présumés braconniers ont été abattus lors d’un échange de tirs avec les forces de l’ordre dans la province du KwaZulu-Natal, située au sud-est du pays. Selon les autorités policières locales, les suspects se dirigeaient vers une réserve animalière connue pour abriter une importante population de rhinocéros. Alertée par des renseignements signalant des mouvements suspects, la police a mis en place un barrage routier afin d’intercepter le véhicule. D’après le porte-parole de la police provinciale, le colonel Robert Netshiunda, la situation a rapidement dégénéré à l’approche du contrôle. Une fusillade a alors éclaté entre les occupants du véhicule et les forces de sécurité. Les cinq suspects ont été tués lors de l’échange de tirs. L’Afrique du Sud reste l’un des pays les plus touchés par le braconnage des rhinocéros, dont les cornes alimentent un trafic international très lucratif. Les autorités multiplient les opérations de surveillance et les interventions armées autour des réserves naturelles les plus sensibles.

 

- Allemagne : devant la progression de la peste porcine africaine, l’Allemagne renforce fortement ses mesures de régulation des sangliers. Depuis juin 2025, le gouvernement régional de Rhénanie-du-Nord-Westphalie a mis en place un système de primes destiné à encourager les prélèvements dans les secteurs les plus touchés par l’épizootie. Selon les zones concernées, les chasseurs peuvent désormais recevoir jusqu’à 200 euros par sanglier prélevé. Cette prime maximale concerne les foyers les plus sensibles, notamment dans les districts d’Olpe, de Siegen-Wittgenstein et du Hochsauerlandkreis. Dans les zones réglementées de niveau inférieur, les primes ont également été revalorisées et peuvent atteindre 150 euros par animal. Les autorités régionales justifient cette mesure par l’important travail demandé aux chasseurs, chargés non seulement des opérations de régulation, mais aussi des prélèvements biologiques destinés au suivi sanitaire. Depuis le début de la crise, plus de 13 500 sangliers ont été abattus dans les zones contaminées et près de 45 000 animaux ont été testés. Environ 580 cas positifs de peste porcine africaine ont toutefois été recensés dans la région.

 

- Argentine : dans le sud de l’Argentine, la perception du puma évolue progressivement grâce au développement du Parque Patagonia, créé par Tompkins Conservation. Longtemps considéré comme un nuisible par les éleveurs de moutons, le grand félin est aujourd’hui devenu une ressource économique importante pour plusieurs habitants de la région grâce à l’écotourisme. Autrefois, les pumas étaient régulièrement abattus par les fermiers ou par des chasseurs spécialisés appelés « leoneros », qui parcouraient les estancias à cheval avec des meutes de chiens. Dans certaines exploitations, plusieurs dizaines de félins pouvaient être tués chaque année afin de protéger les troupeaux. Aujourd’hui, la situation change progressivement. Des guides locaux emmènent désormais les visiteurs observer les pumas dans leur milieu naturel, transformant l’animal autrefois persécuté en source de revenus pour les communautés rurales. Certains anciens chasseurs se sont même reconvertis dans la protection et le suivi de l’espèce. Le parc Patagonia suit actuellement plusieurs dizaines de pumas équipés de colliers GPS afin de mieux comprendre leurs déplacements et favoriser leur conservation à long terme.

 

- Bulgarie : un homme a perdu la vie dans le massif du Vitosha, près de Sofia, lors d’une attaque attribuée à une ourse accompagnée de son petit. Les autorités bulgares ont confirmé l’origine animale des blessures après les conclusions du médecin légiste et des experts de la faune sauvage. Le corps de la victime a été découvert samedi après-midi à proximité d’une route reliant deux chalets dans la partie nord-ouest du massif montagneux. Selon plusieurs médias locaux, il s’agirait d’un homme d’une trentaine d’années. La police n’a toutefois pas communiqué officiellement son identité. Situé à une trentaine de minutes de la capitale bulgare et culminant à plus de 2 200 mètres d’altitude, le massif du Vitosha constitue l’un des principaux lieux de promenade des habitants de Sofia. La zone abrite une importante faune sauvage, notamment des cerfs, chevreuils, sangliers, loups et plusieurs ours. La population d’ours du Vitosha est estimée entre dix et quinze individus. Le dernier décès causé par un ours en Bulgarie remontait à 2010 dans la région des Rhodopes.

 

 - Chine : dans la province chinoise du Jilin, les importantes opérations de restauration écologique menées ces dernières années favorisent le retour spectaculaire des oiseaux migrateurs. Située sur le corridor migratoire Asie de l’Est-Australasie, cette région du nord-est de la Chine accueille désormais plus d’un million d’oiseaux appartenant à 385 espèces différentes. Les vastes zones humides restaurées jouent un rôle essentiel comme sites de repos et d’alimentation pour de nombreuses espèces migratrices. Les autorités locales ont réhabilité plus de 40 000 hectares de lacs, marais et rivières grâce à des mesures de protection strictes : restauration des zones humides, limitation du pâturage et gestion scientifique des ressources en eau. Certaines espèces rares, comme le fuligule de Baer ou la cigogne orientale, commencent désormais à se reproduire durablement dans ces réserves.

 

 - Espagne : une famille espagnole réclame 70 000 euros d’indemnisation après l’attaque d’un sanglier survenue en août 2022 sur une plage de Catalogne. Selon la presse locale, la victime, une fillette âgée de 10 ans au moment des faits, aurait conservé d’importantes séquelles physiques et psychologiques. L’incident s’est produit alors que l’enfant se trouvait avec sa famille et d’autres enfants à proximité de la plage. D’après les témoignages rapportés par les médias espagnols, la jeune fille aurait tenté de fuir l’animal et de protéger un enfant plus jeune avant de tomber au sol. Le sanglier l’aurait alors violemment percutée, provoquant une grave blessure à la jambe. Les secours étaient rapidement intervenus pour la prendre en charge. Selon l’avocat de la famille, l’enfant souffrirait toujours d’un stress post-traumatique et suivrait un traitement depuis près de deux ans. La famille reproche également à la municipalité son absence de réponse face aux demandes d’indemnisation et envisage désormais d’engager une procédure judiciaire si aucun accord n’est trouvé dans les prochains mois.