- Bouches-du-Rhône : le 27 avril 2026, le tribunal judiciaire de Marseille a examiné une affaire de perturbation d’une espèce protégée au sein du parc national des Calanques. Les faits remontent à septembre 2025, lorsqu’une équipe de tournage s’est introduite dans une zone strictement réglementée afin de filmer une meute de loups accompagnée de louveteaux. Pour obtenir ces images, les prévenus auraient installé du matériel de captation et recherché activement les animaux, malgré l’interdiction formelle de toute prise de vue ou de son, concernant cette espèce dans ce secteur sensible. Selon l’enquête, cette intrusion aurait entraîné des conséquences directes sur la faune locale : la meute aurait abandonné le site peu après les faits. À l’audience, la question de la perturbation volontaire a été débattue. Le tribunal n’a finalement pas retenu cette qualification, estimant l’intention insuffisamment caractérisée. En revanche, les juges ont sanctionné la captation d’images sans autorisation. Le parquet a requis des sanctions financières : « 3 000 euros d’amende avec sursis contre le caméraman, 4 000 euros contre la réalisatrice, et 8 000 euros contre la société de production ». Le délibéré sera rendu le 19 mai prochain.
- Calvados : un incident aérien sans gravité s’est produit le lundi 27 avril 2026 en fin d’après-midi, lorsqu’un avion de chasse Dassault Mirage 2000 a été contraint d’effectuer un atterrissage d’urgence à l’aéroport de Deauville-Normandie. L’appareil, en provenance de la base aérienne de Nancy, participait à une mission d’entraînement lorsqu’il a percuté un oiseau peu avant 17 heures. Ce type d’incident, appelé « bird strike » dans le jargon aéronautique, est relativement fréquent et peut présenter des risques sérieux, notamment en cas d’impact sur le moteur ou le cockpit.
Par mesure de sécurité, le pilote a immédiatement décidé de dérouter l’appareil vers l’aéroport le plus proche, conformément aux procédures en vigueur. L’atterrissage s’est déroulé sans difficulté particulière, et les deux membres d’équipage sont sortis indemnes. Les équipes de sécurité de l’aéroport ont été mobilisées pour sécuriser la zone et procéder aux premières vérifications de l’appareil.
- Charente : une opération de piégeage du ragondin a été menée pendant un mois sur les bassins du Né et de la Seugne, en sud-Charente, par les bénévoles du GDON. Cette campagne s’est révélée particulièrement efficace, avec 731 individus capturés, soit une augmentation de 74 % par rapport à l’année précédente sur la même période. Au total, 47 piégeurs issus de 31 communes ont participé à cette mobilisation coordonnée, visant à limiter la prolifération de cette espèce invasive. Sur une période plus large, allant de mars 2025 à avril 2026, ce sont 1 053 ragondins qui ont été capturés sur le secteur. Cette pression de piégeage répond à des enjeux environnementaux importants. Le ragondin est connu pour dégrader les berges, fragiliser les ouvrages hydrauliques et perturber les écosystèmes aquatiques. Les actions menées permettent ainsi de préserver la qualité des milieux et de réduire les risques associés. Cette campagne record illustre la montée en puissance des dispositifs locaux de régulation, reposant en grande partie sur l’engagement des acteurs de terrain.
- Cher : à Vierzon, la soirée du 25 avril a pris une tournure insolite lorsqu’une dizaine de daims se sont échappés de leur enclos du parc de la Noue. Profitant d’un défaut dans la clôture, les animaux ont investi les rues voisines vers 19 heures, surprenant riverains et automobilistes.
Rapidement alertés, les effectifs de la Police nationale se sont mobilisés, épaulés par un lieutenant de louveterie, pour sécuriser le périmètre et éviter tout accident. Pendant près de quatre heures, les agents ont tenté de canaliser les daims, dont certains, désorientés par l’environnement urbain, se montraient particulièrement nerveux. La circulation a été temporairement perturbée dans plusieurs secteurs, le temps de maîtriser la situation. L’un des animaux, jugé trop agité, a dû être endormi afin de garantir la sécurité de tous. L’incident, heureusement sans blessé, relance la question de la sécurisation des enclos animaliers en zone périurbaine. Une défaillance, même minime, peut rapidement entraîner des situations à risque, tant pour les habitants que pour les animaux eux-mêmes. Les daims ont finalement été récupérés et remis à leur propriétaire. Une vérification des installations devrait désormais être engagée pour éviter toute nouvelle escapade...
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