L’un des animaux les plus emblématiques d’Afrique est en péril. Selon les dernières données collectées en Afrique, et publiées dans la revue « Global Change Biology », les populations de girafes ont dramatiquement fondu au cours des trente dernières années. Il ne resterait plus, si l’on en croit les chiffres publiés, que 70 000 adultes vivant encore à l’état sauvage dans le monde. Cinq grandes raisons expliquent ce déclin, selon l’étude : la détérioration de leur habitat, l’expansion des activités humaines pour l’agriculture, le braconnage, la déforestation et les épisodes de grande sécheresse dus au changement climatique. Ces animaux, qui ont besoin de vastes zones de savane avec de nombreux buissons et arbres indigènes pour se nourrir, sont victimes de leur arrachement pour laisser la place à une agriculture de survie, plus destructrice que bénéfique. « La plupart des personnes qui vivent aujourd’hui dans des zones abritant des girafes sont sédentaires. À mesure que les populations d’agriculteurs et de citadins augmentent, les girafes sont contraintes de s’installer sur des parcelles de terre plus petites et plus isolées. Cela réduit leur accès à la nourriture et à l’eau et augmente leur vulnérabilité… Seuls, les Massaï de Tanzanie tentent de cohabiter harmonieusement avec les mammifères au long cou, mais eux aussi sont victimes de la poussée démographique… » explique ainsi Derek E.Lee, auteur de l’étude.