Dans l’Aude : l’original projet de l’AICA Saint-Victor et ACCA de Coustouge

L'AICA Saint-Victor et l’ACCA de Coustouge ont décidé, depuis plusieurs années, de mener une opération d’envergure de gestion des espaces, afin de développer la souche naturelle de perdrix rouges. D’importants travaux ont donc été menés depuis 2018 : ouverture des milieux, préparation et ensemencement de parcelles faunistiques, afin de restituer à l’espèce le biotope indispensable à sa survie et à son développement. Le territoire a intégré le réseau perdrix rouge de l’OFB, et les comptages, par magnétophone, ont montré une bonne reproduction, signe de la bonne santé de l’espèce dans ces milieux. Les viticulteurs de Coustouge, sensibilisés à l’action des chasseurs, ont participé à l’effort et débroussaillé une vingtaine de parcelles dans les zones de plaines, dès 2017. Ces travaux, réalisés à leurs frais, continuent depuis. De son côté, la municipalité de Coustouge aide également financièrement l’ACCA, pour lui permettre de pérenniser l’aménagement de son territoire. Parallèlement, les ACCA de Jonquières et de Saint laurent de la Cabrerisse (membres de l’AICA Saint Victor) ont entrepris également des travaux d’ouverture du milieu, afin de créer des conditions favorables au développement de la perdrix rouge, avec l’aide de leurs municipalités. L’objectif, à terme, est de créer une cohérence entre des territoires contigus, et connus comme très favorables à l’espèce, en permettant un échange entre les populations existantes. Les plus-values des aménagements, outre la perdrix rouge, symbole du milieu méditerranéen, consistent également à participer à la prévention des incendies, et à une bonne maîtrise des populations de sangliers. Le territoire aménagé pourrait donc servir de territoire pilote, à l’attention des gestionnaires actuels et des jeunes chasseurs, futurs décideurs associatifs. Un film a été réalisé, notamment à l’aide d’un drone sur les deux années 2020 et 2021. Il retrace toutes les étapes des aménagements réalisés, avec les difficultés et les impératifs nécessaires à la réussite des aménagements faunistiques.

 

Petit gibier : comment aménager plaines et coteaux cultivés ?

Les régions de plaine et de coteaux cultivés se caractérisent souvent, notamment après un remembrement, par l’uniformité des cultures, des parcelles de grandes surfaces et l’absence de zones non exploitées. Parfois, il n’y a pas assez de céréales d’hiver, en particulier pour les perdrix. Dans de telles conditions, la faune sauvage, et en particulier le petit gibier, peut souffrir, suivant les cas, d’un manque de couverts, en automne et en hiver principalement, et d’abris permanents le reste de l’année pour se protéger des prédateurs et des intempéries. Le petit gibier à plumes peut également manquer de sites de nidification, là où les céréales à paille font défaut, ou d’insectes,  indispensables à l’alimentation des poussins. Dans ces régions, comme il est de plus en plus difficile de trouver des terres disponibles à aménager, le moindre recoin peut présenter un intérêt majeur…

Le milieu se referme et complique la chasse : ouvrez des sentes de vision et de tir

Créations et entretien des lignes de tir

La fin de saison approche et, comme tous les ans, les adjudicataires et responsables de chasse vont lister les travaux qu’il sera nécessaire de réaliser au cours de l’intersaison. Deux critères sont à prendre en compte : la sécurité dans l’environnement des chasseurs postés d’une part et l’aménagement du poste de tir d’autre part. Combien de chasseurs ont été surpris par le déboulé d’un fort sanglier qu’ils n’avaient pas entendu arriver ? Et ces balles, lâchées à la hâte, à la limite de la zone de sécurité ? Il y a des moyens d’y remédier, selon la consistance du biotope. La réalisation de petites sentes de tir, appelées « moustaches », permet de voir et souvent d’identifier, avant qu’il n’arrive dans la zone de tir, l’animal chassé ou celui qui se dérobe. Pour cela nous avons choisi de vous présenter ce matériel, fabriqué par les Etablissements Bugnot (un chasseur au service des chasseurs), qui vous facilitera la tâche.

 

Série BV

Le premier est un broyeur de branches et de végétaux monté sur un chassis-remorque tractable par un véhicule équipé d’une boule de traction de 50 mm de diamètre. Il absorbera sans faiblir les branches jusqu’à 15 centimètres de diamètre, qui seront instantanément broyées par le rotor équipé de 24 fléaux mobiles, ou de 6 outils coupants fixes (option). La largeur d’entrée sur le rotor est de 23 cm, et trois motorisations sont disponibles : 25 ou 30 cv essence et 27 cv diesel. La base est une remorque routière < 750 kg, non freinée, permis B. La trémie est équipée d'un rouleau ameneur et d'un tapis inférieur, avec entrée déportée. L’accès au rotor est rapide par simple basculement de l'éjection.

 

Broyeur BV en action (1)                     Broyeur BV en action (2) 

 

 

Broyeurs forestiers

Ce broyeur est destiné aux tracteurs de moyenne puissance, entre 70 et 130 cv. Il est décliné en 2 versions : simple entraînement pour les tracteurs de puissance jusqu’à 110 cv, et double entraînement pour les tracteurs de puissance maxi de 130 cv. La largeur du rotor varie selon les modèles, de 1,35 m à 1,97 m, avec un rotor muni de marteaux fixes à changement rapide. Les contre-marteaux sont équipés d’éclateurs, afin d’effectuer un broyage très fin. Le poids varie de 1140 à 1500 kg, selon la largeur des broyeurs. Idéal pour des percements, les « moustaches » réalisées permettront aux chasseurs postés de voir le gibier arriver vers la zone de tir, évitant ainsi l’effet de surprise.

 

Visiter les Etablissements BUGNOT     

Aménager des couverts pour le grand gibier

 

En cas d’insuffisance de couverts, les chasseurs peuvent y remédier afin d’augmenter la capacité d’accueil. Le choix des plants est vaste, et devra tenir compte de la nature des terres, du climat local, de la superficie, du matériel employé, de la main d’œuvre et… des finances de la société de chasse...

 

 

L'équilibre forêt / gibier

 

L’équilibre forêt/gibier, c’est possible ! Tel est le postulat sur lequel repose la conception d’un guide pratique, résultat d’un long travail conduit depuis plusieurs années