Aménagez, aménagez… il en restera toujours quelque chose !

C’est bien connu mais pas assez souvent rappelé : les chasseurs gèrent, depuis longtemps, les espaces naturels et la faune sauvage, petite et grande. En montagne, sur les littoraux, en plaine, dans les massifs forestiers, les contraintes sont différentes, mais tous les aménagements réalisés par les chasseurs bénéficient, in fine, à l’environnement et aux espèces. Aux côtés des agriculteurs, les chasseurs ont un rôle à jouer évident, dans la sauvegarde de l’environnement et la préservation de la biodiversité. Le printemps étant la période la plus propice aux aménagements, le moment est donc venu de réaliser quelques travaux salutaires pour la faune et la flore sauvages…

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Pour créer des salines, c’est le moment…

Indispensable à l’équilibre de la faune sauvage, la mise à disposition de pierres à sel est relativement facile à mettre en place, à la condition cependant de bien les positionner. Les meilleurs emplacements sont toujours le long d'une transition qui mène à un site de nourriture, mais jamais sur le site de nourriture lui-même. Les pierres à sel ne seront pas posées à même le sol, ce qui ferait perdre tous les écoulements de fonte, mais seront soit suspendues, soit posées sur un pied de baliveau coupé à 100/120 cm de hauteur. A défaut, une souche fera l’affaire après avoir planté dedans un fer rond qui dépassera d’une vingtaine de cm, lequel servira d’axe de maintien. La proximité d’un point d’eau ou d’une souille n’est pas obligatoire, mais apportera toutefois un plus si la pierre est placée entre 20 et 30 mètres, mais jamais sur le bord. Pour une disposition optimum, comptez une pierre pour 50 ha environ, et toujours à proximité d’une coulée menant d’une zone de repos à une zone de nourrissage.

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Varenne de l’eau : réactiver des ouvrages et lancer des appels à projets

Jean Castex a annoncé une « réactivation » des retenues d’eau actuelles, et le lancement d’appels à projets sur une nouvelle génération de dispositifs de gestion de l’eau. « Il s’agit de mieux utiliser les infrastructures existantes » a-t-il dit en conclusion du Varenne agricole. « Dès cette année, nous allons lancer un inventaire exhaustif des ouvrages, en nous appuyant sur des images satellites, dans l’objectif de remobiliser des volumes d’eau stockée non utilisés. Cette réactivation des ouvrages, nous allons la commencer rapidement sur une dizaine de territoires pilotes. Une rallonge du plan France Relance sera pour cela mobilisée à très court terme, pour financer des projets identifiés par les préfets de bassins ». Cela concerne le pilotage intelligent des stockages, l’expérimentation pour récupérer les pluies diluviennes l’hiver, la réutilisation des eaux usées. On ne peut que se réjouir de ces mesures contenues dans les conclusions du Varenne Agricole de l’Eau et du Changement climatique, véritable remise en cause du cadre des Assises de l’eau de 2019, et un recul politique en matière de politique de l’Eau et d'adaptation.

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En battue, tirez avantage du terrain…

Qui n’a pas été un jour trahi, ou alerté, par le geai affolé signalant une présence, ou la brindille tombée au sol et que l’on piétine en échange d’un craquement sec. Pour un chasseur, la nature offre de précieux renseignements à qui sait la lire et l’entendre. Les coulées, les traces près des points d’eau, la fraîcheur des laissées, sont autant d’indices qui permettront de savoir où sont passés les animaux, et où ils pourraient être remisés. Si la végétation évolue au fil des saisons, le relief, lui, ne varie pas. Au chasseur d’en tirer avantage, car souvent, une partie de chasse échoue pour avoir négligé ce point. La météo a aussi son importance. Un fort vent ne permet pas d’entendre correctement, et dissémine rapidement les effluves laissées par les animaux, compliquant ainsi le travail des chiens. De même, une pluie battante masquera les précieux indices qui peuvent amener au succès. Au plus fort de la saison de chasse, les animaux se remisent en fonction des conditions climatiques du jour, mais aussi de la quiétude des lieux. Un sanglier préfèrera être exposé au vent, s’il sait ne pas risquer d’être dérangé, et en cas de pluie abondante, les animaux resteront stoïques et sur pieds pendant une averse, et ne regagneront le couvert qu’après la chute des dernières gouttes retenues par la végétation. Et puis, trop souvent, les battues sont menées de la même façon. Les animaux retiennent vite ce qui est dangereux pour eux, et quitteront ces enceintes discrètement, avant même que les traqueurs entrent en action. Si vous le pouvez, changez votre façon de faire et foulez les traques face au vent, ce qui facilitera le travail des chiens. Ecouter, observer, anticiper, sont des valeurs sures. A vous de bien les mettre en pratique !

Petit gibier : comment aménager plaines et coteaux cultivés ?

Les régions de plaine et de coteaux cultivés se caractérisent souvent, notamment après un remembrement, par l’uniformité des cultures, des parcelles de grandes surfaces et l’absence de zones non exploitées. Parfois, il n’y a pas assez de céréales d’hiver, en particulier pour les perdrix. Dans de telles conditions, la faune sauvage, et en particulier le petit gibier, peut souffrir, suivant les cas, d’un manque de couverts, en automne et en hiver principalement, et d’abris permanents le reste de l’année pour se protéger des prédateurs et des intempéries. Le petit gibier à plumes peut également manquer de sites de nidification, là où les céréales à paille font défaut, ou d’insectes,  indispensables à l’alimentation des poussins. Dans ces régions, comme il est de plus en plus difficile de trouver des terres disponibles à aménager, le moindre recoin peut présenter un intérêt majeur…

Le milieu se referme et complique la chasse : ouvrez des sentes de vision et de tir

Créations et entretien des lignes de tir

La fin de saison approche et, comme tous les ans, les adjudicataires et responsables de chasse vont lister les travaux qu’il sera nécessaire de réaliser au cours de l’intersaison. Deux critères sont à prendre en compte : la sécurité dans l’environnement des chasseurs postés d’une part et l’aménagement du poste de tir d’autre part. Combien de chasseurs ont été surpris par le déboulé d’un fort sanglier qu’ils n’avaient pas entendu arriver ? Et ces balles, lâchées à la hâte, à la limite de la zone de sécurité ? Il y a des moyens d’y remédier, selon la consistance du biotope. La réalisation de petites sentes de tir, appelées « moustaches », permet de voir et souvent d’identifier, avant qu’il n’arrive dans la zone de tir, l’animal chassé ou celui qui se dérobe. Pour cela nous avons choisi de vous présenter ce matériel, fabriqué par les Etablissements Bugnot (un chasseur au service des chasseurs), qui vous facilitera la tâche.

 

Série BV

Le premier est un broyeur de branches et de végétaux monté sur un chassis-remorque tractable par un véhicule équipé d’une boule de traction de 50 mm de diamètre. Il absorbera sans faiblir les branches jusqu’à 15 centimètres de diamètre, qui seront instantanément broyées par le rotor équipé de 24 fléaux mobiles, ou de 6 outils coupants fixes (option). La largeur d’entrée sur le rotor est de 23 cm, et trois motorisations sont disponibles : 25 ou 30 cv essence et 27 cv diesel. La base est une remorque routière < 750 kg, non freinée, permis B. La trémie est équipée d'un rouleau ameneur et d'un tapis inférieur, avec entrée déportée. L’accès au rotor est rapide par simple basculement de l'éjection.

 

Broyeur BV en action (1)                     Broyeur BV en action (2) 

 

 

Broyeurs forestiers

Ce broyeur est destiné aux tracteurs de moyenne puissance, entre 70 et 130 cv. Il est décliné en 2 versions : simple entraînement pour les tracteurs de puissance jusqu’à 110 cv, et double entraînement pour les tracteurs de puissance maxi de 130 cv. La largeur du rotor varie selon les modèles, de 1,35 m à 1,97 m, avec un rotor muni de marteaux fixes à changement rapide. Les contre-marteaux sont équipés d’éclateurs, afin d’effectuer un broyage très fin. Le poids varie de 1140 à 1500 kg, selon la largeur des broyeurs. Idéal pour des percements, les « moustaches » réalisées permettront aux chasseurs postés de voir le gibier arriver vers la zone de tir, évitant ainsi l’effet de surprise.

 

Visiter les Etablissements BUGNOT     

Aménager des couverts pour le grand gibier

 

En cas d’insuffisance de couverts, les chasseurs peuvent y remédier afin d’augmenter la capacité d’accueil. Le choix des plants est vaste, et devra tenir compte de la nature des terres, du climat local, de la superficie, du matériel employé, de la main d’œuvre et… des finances de la société de chasse...

 

 

L'équilibre forêt / gibier

 

L’équilibre forêt/gibier, c’est possible ! Tel est le postulat sur lequel repose la conception d’un guide pratique, résultat d’un long travail conduit depuis plusieurs années