Le tir, depuis un mirador

Les raisons d'un magistral loupé, alors que toutes les conditions étaient réunies pour faire un bon tir, sont souvent difficiles à détecter. Attribuer à la maladresse les causes d’un échec ne suffit pas. Il faut aller plus loin dans l’analyse, afin que cette situation ne se renouvelle pas, ou le moins souvent possible. Considérons donc, en préambule, sans quoi la discussion n'aurait aucun sens, que notre chasseur a déjà sacrifié à la logique d'un tir de contrôle sur cible, et constaté la justesse du réglage de son arme. Cela étant fait, cherchons maintenant le, ou les autres coupables. A quelques jours de l’ouverture de la chasse d’été, revoyons donc les effets de l'angle de tir.

 

 

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Contrôlez vos optiques de visée

La vérification du réglage d’une optique, avant chaque saison de chasse, est une nécessité…

 

Pour le faire dans les meilleures conditions possibles, le mieux est de vous rendre sur un stand de tir homologué, ce qui garantit les conditions de sécurité indispensables. Afin d’avoir la meilleure stabilité possible, munissez-vous d’un chevalet de tir, et pour la cible, bannissez la boite de conserve ou la boite à chaussures, et travaillez sur une cible de type « C 50 », que vous trouverez chez votre armurier, et qui convient parfaitement pour des réglages allant de 50 à 300 mètres... 

 

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Energie cinétique : que se passe-t-il lorsqu’une balle heurte le corps d’un animal ?

On peut envisager deux hypothèses : soit son aptitude à conférer du mouvement, soit son aptitude à produire du travail. Ce double aspect destructeur des effets des projectiles sur un animal existe bel et bien, puisqu'il y a traumatisme balistique provoqué par l’énergie cinétique transformée en travail au moment de l’impact, et choc par impulsion dû à la quantité de mouvement...

 

Par Roger et Christian Tack

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​​​​​​​Les blessures par balles de chasse

Elles sont souvent la conséquence de tirs de longueur, notamment en plaine et dans les découverts, où les distances sont plus difficilement appréciées qu’en sous-bois. Les balles lourdes, utilisées en battues, plongent rapidement vers le sol au-delà de la DRO, augmentant ainsi le risque de blessures basses. Les tireurs placés en lisière du bois et qui peuvent tirer en plaine, ont souvent un temps de retard sur les animaux débuchant. Dans ces conditions, la visée ne devient effective qu'après un parcours conséquent de ces derniers à découvert. Les blessures hautes des membres, fractures de l'omoplate, de l'épiphyse proximale de l'humérus au membre antérieur, du fémur au membre postérieur, ralentissent, voire immobilisent très vite l'animal, d'autant que ces blessures s'incrustent la plupart du temps en profondeur, dans l'entrée de la poitrine ou dans le bassin. Un grand cerf ou un lourd sanglier est pratiquement condamné à l'immobilité par une telle blessure, dès lors qu'une épaule ou une cuisse est très fracturée. Quant aux balles basses qui touchent les extrémités des membres (onglons), elles sont très douloureuses et arrêtent rapidement un gibier de grand poids. L'animal, non poursuivi, cherchera rapidement une reposée. Comme chez les humains, l'innervation sensitive des extrémités des membres est particulièrement conséquente, d'où cette sensibilité exacerbée à la douleur, lors d’une atteinte. Néanmoins, la blessure étant peu invalidante, le blessé pourra prendre un grand parti dès le moindre soupçon de poursuite, pour n'être, la plupart du temps, jamais retrouvé. De nombreux sangliers tués sont porteurs de lésions bien cicatrisées des extrémités des membres, et malgré ce handicap, se comportaient normalement dans les compagnies, posant au sol sorte de tampon de peau élastique et dur.

Beretta achète la division Ammotec à Ruag International

Pietro Gussalli Beretta, président-directeur général de la holding, a révélé que l'opération était en préparation depuis près de trois ans. « Pendant cette période, nous avons pu apprécier la forte affinité culturelle entre notre groupe et Ruag Ammotec, ainsi que l'extraordinaire compétence et le professionnalisme de son équipe dirigeante. Il n'y aura pas de chevauchement entre les marques déjà dans l'écurie et celles qui entrent maintenant. Nous avions des armes à feu et des optiques, Ammotec a des munitions » a-t-il déclaré. Parmi les candidats à la reprise de la division Ammotec, spécialisée dans la fabrication de munitions de petits calibres, c’est donc Beretta qui a été retenu au détriment du norvégien Nammo et des tchèques Czechoslovak Group ainsi que CZ Group. Le montant de la transaction n'a pas été dévoilé, mais Beretta s’est engagé à reprendre les 2700 employés de la division, et de maintenir le site de production de Thoune, dans la région suisse de l'Oberland bernois, et ses 400 employés pendant au moins cinq ans. La vente du fabricant de munitions avait été décidée par le Conseil fédéral, mais le 3 mars dernier, l'Union démocratique du centre avait demandé la suspension de l'opération. Les autorités suisses, en matière de concurrence, doivent encore donner leur feu vert. Rappelons que Beretta, est réputé pour la qualité de ses fusils de chasse, et que la marque a fondé, en 2018, une coentreprise avec le qatari Barzan Holdings, qui fabrique des armes légères de haute technologie pour les forces armées du petit émirat du désert. Aux mains de la même famille depuis le 16e siècle, Beretta est l’une des plus anciennes entreprises du monde. Avec ce rachat, s’il est accepté, le chiffre d’affaires avoisinera 1,5 milliard d'euros. Quant à la division Ammotec, elle réalise un tiers de son chiffre d'affaires dans des activités civiles, avec des munitions de chasse et de tir sportif (RWS, Norma, Rottweil, Geco) et continuera également à fournir ses munitions aux armées suisse et allemande, et assurera la maintenance complète des sites existants.

Cybergun/Verney-Carron : un regroupement ambitieux

Le communiqué de presse va droit au but : avec ce rapprochement Cybergun/Verney-Carron, le groupe ambitionne de devenir le premier fabricant français d’armes de petits calibres, et surtout relancer la filière française d’équipement des forces armées. Il est vrai que, dans ce domaine, la France a quasiment tout abandonné, victime du jeu des marchés européens. Depuis sa création, dans les années 1990, Cybergun était devenu le plus gros importateur de répliques d’armes, destinées au marché de l’airsoft. Depuis sa reprise, en 2018, la société s’est orientée vers le marché de la défense : matériels d'entrainement et armes à feu, avec la collaboration de l’Autrichien Glock. Avec la rentrée de Verney-Carron dans le groupe, Cybergun vise plus haut, avec le savoir-faire de la manufacture Verney-Carron, mais aussi de matériel militaire dont elle détient la marque Lebel. Cybergun bénéficie d’une forte croissance, et affiche un chiffre d'affaires incluant Valantur, de 47,2 millions d'euros, dont un tiers provient du marché militaire. Son PDG, Hugo Brugnière, table sur l'expansion de la division militaire, qui devrait contribuer, dès cette année, à la majorité du chiffre d'affaires, et probablement au deux-tiers de la rentabilité du groupe. Pour voir le communiqué : c’est ICI

Les nouveautés 2022 Verney-Carron

C’est un signe qui ne trompe pas. Les salons reprennent vie et avec eux la dynamique des entreprises. Si elles ont été freinées dans leur essor commercial par la pandémie, des bureaux d’études ne sont pas restés inactifs et, comme chez Verney-Carron, ont fait preuve d’imagination et d’innovation. C’est ainsi que, dans son communiqué, Jean Verney-Carron, président du directoire, présente les nouveautés de sa célèbre maison de Saint-Etienne : « En cette année 2022, nous sommes heureux de la reprise des salons, et de pouvoir à nouveau vous y rencontrer ! Nous pourrons vous y présenter nos nouveautés pour cette nouvelle année, et notre premier catalogue post bicentenaire. En effet la pandémie, qui nous a empêché de célébrer comme il se devait nos deux siècles d’existence en 2020, nous a privé de la réalisation d’un vrai catalogue en 2021. Voici donc nos nouveautés :

- La carabine Linergie à réarmement linéaire avec « Assistance au Rechargement ». En version « Karbon » elle est équipée d’un canon flûté et fileté, avec frein de bouche et busc réglable sur une crosse synthétique, avec un magnifique revêtement carbone. L’option « Pack Executive » propose cette carabine Linergie avec une crosse type Speedline Classique, avec ses deux buscs réglables et ses deux plaques de couche permettant un confort de tir optimisé. Deux autres modèles étoffent la gamme : le modèle « Linergie One, Véritable Gaucher » avec crosse et devant synthétique (au même prix que les modèles pour droitiers) ; le modèle « Linergie Classique Véritable Gaucher » avec crosse et devant en noyer. Puis pour offrir de nouvelles caractéristiques, nous proposons une nouvelle version du modèle Sagittaire : l’Ultra-léger Saint-Hubert, avec contre-platines vieil argent et sujets dorés à l’or fin, crosse en noyer 3 étoiles et calotte dans la poignée pistolet. Ces nouveautés sont à découvrir en avant-première à IWA Outdoor (406 Hall 3A), du 3 au 6 mars 2022 et en France, dans les grands salons à venir.

En attendant, vous pouvez découvrir toute la gamme Verney-Carron en téléchargeant le catalogue général 2022. C'est ICI 

 

« BE.ST », le revêtement anti-corrosion de Benelli

Benelli vient de dévoiler son nouveau revêtement anti-corrosion qui, d’après le fabricant, « donne vie à une surface comparable au diamant ». Ce revêtement innovant allie esthétique et dureté plus élevée, ainsi qu'une résistance accrue à la corrosion, à l'usure, et aux agents atmosphériques. Constitué de plusieurs couches de carbone, « soudées » entre elles, ses propriétés antiadhérentes réduisent l'accumulation de dépôts. Les surfaces traitées avec « BE.ST » présentent un noir pur et profond, sans nuances chromatiques, ce qui supprime tout reflet de lumière. Ce revêtement est appliqué pour protéger le canon, la tige du système de gaz, le récepteur, le boulon et la poignée relative. « BE.ST » réduit ainsi considérablement les coefficients de frottement entre les pièces en glissement réciproque, améliorant le cycle de fonctionnement de l'arme. Mais Benelli a également appliqué le revêtement « BE.ST » sur le coulisseau du boulon et la tige sur laquelle coulisse le piston à course courte. Quant à la carcasse inférieure, qui est en alliage léger de type aéronautique, elle est traitée par oxydation anodique dure. 

 

« Magnifico » : la réalisation artistique de Benelli

Chez Benelli, l'avant-gardisme ne s'arrête pas, et cela a amené les concepteurs de la marque à se poser cette question : « À quoi doit ressembler le fusil de chasse semi-automatique le plus avancé au monde ? ». Ils ont donc planché sur ce sujet et ont imaginé cette nouvelle interprétation de l'art des armes à feu de l'ancien monde, associé à la qualité de conception et de fabrication du 21e siècle. Le « Magnifico » se présente donc comme une création unique qui s'inspire de la riche tapisserie de la culture italienne, de l'innovation et du savoir-faire. Les formes classiques, longtemps exprimées par les artistes à travers le nombre d'or, sont représentées dans les lignes fluides du pontet. Les récepteurs gracieusement incurvés font allusion aux arches de la cour du palais ducal d'Urbino, et de la bouche du canon à la crosse, l'art de l'armurier italien atteint le sommet du style classique et de l'ingénierie contemporaine. Cet ensemble du « Magnifico » comprend cinq fusils semi-automatiques, deux chambrés en calibre 12, deux en calibre 20 et un en calibre 28, qui montrent l'engagement de Benelli envers la fabrication de qualité, l'innovation, le raffinement des produits et les possibilités transmises par l'héritage italien et la culture artisanale de l'entreprise...

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Chez RWS, « H-Mantel » devient « Speed Tip Professional »

Depuis 130 ans, les balles « RWS » ont contribué à l’essor de la chasse, et leurs performances n’ont cessé de s’améliorer, toujours précises, efficaces et sans compromis. Parmi elles, la « RWS H-Mantel » a fait l’objet d’améliorations constantes depuis son lancement il y a 85 ans, et ces perfectionnements ont donné naissance à une balle de dernière génération : la « Speed Tip Professional ». Elle reprend tous les avantages de la « H-Mantel », un excellent pouvoir d’arrêt et une pénétration profonde, associés à des blessures létales et à la préservation de la venaison. Mais la « Speed Tip Professional » va encore plus loin avec sa pointe nickelée qui assure une trajectoire tendue, tandis que l’arrière, en V, garantit une précision optimisée par sa stabilité, même à de longues distances. Cette munition qui succède à la « H-Mantel » reste dans le même segment de prix et sera disponible dans une gamme de calibres encore plus large. Qualités intrinsèques : pouvoir d’arrêt élevé, fragmentation contrôlée, enveloppe en acier moulé, pointe Speed-Tip, noyau avant plus tendre et arrière en V pour une meilleure stabilité.

Une originalité française sur les terrains de chasse : le fusil « Véloce » de Verney-Carron

En 2017, Verney-Carron lançait son fusil « Véloce », aujourd’hui proposé en trois versions, « Gibier d’eau », « One » et « Classique », pour satisfaire le plus grand nombre de chasseurs qui souhaitent exercer leur passion avec une arme qui n’est ni un fusil à pompe, ni un fusil semi-automatique. Le « Véloce » est donc une arme de chasse innovante, à répétition manuelle, dotée du système « Stop&Go® » qui, avec sa capacité de 6 coups, lui confère une puissance de feu inégalée en France pour un fusil de chasse. Son design particulier est le fruit de recherches approfondies effectuées par le bureau R&D de Verney-Carron, accompagné par un cabinet de design externe. Un premier point fort est à souligner : les trois modèles sont également disponibles, sans supplément, pour gaucher...

 

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Tirs en battue : les ratés à l’arrière

Le tir transversal d’un animal n’est jamais facile, en témoignent les nombreuses balles qui ne touchent pas aux bons endroits, en laissant à leurs auteurs le goût amer de la déception. Comment éviter ça ? Relativisons, si l’animal n’est pas touché, ce ne sera qu’un raté. Mais s’il est blessé sans être arrêté, l’acte de chasse prendra une toute autre dimension, d’une part par les souffrances qu’il inflige, et d’autre part, par l’obligation de tout faire pour les abréger. Quand la balle est trop devant, ou trop derrière, c’est souvent parce qu'il y a eu une mauvaise appréciation de la vitesse de déplacement. En général, il s’agit plutôt d’une sous-estimation, car les animaux se déplacent plus vite qu’on ne le juge couramment. Prenons l’exemple d’un sanglier qui se présente à 50 mètres de distance. L’animal, lancé à pleine vitesse peut courir à 40 km/h, soit environ 11 m/s. Avec une balle dont la vitesse est de 800 m/s, le temps de vol du projectile sera, de la sortie du canon à la cible, de 5,25 centièmes de seconde. Mais pendant ce très court laps de temps, le sanglier aura avancé de près de 60 centimètres. Dans ce cas, si aucune correction n’est apportée, la balle destinée à frapper à l’épaule va, au mieux, passer derrière, et au pire atteindre le cuissot. Pour pallier ce défaut fréquent, la première chose à faire est de pratiquer le tir, arme arrêtée. Dans ce cas, il faut viser largement devant, comme si l’on voulait manquer l’animal en le devançant. On appelle cela le tir par interception. Cette méthode n’est pas simple à mettre en œuvre, car l’appréciation de la correction à faire n’est pas évidente. La seconde façon consiste à tirer avec l’arme en mouvement, en réalisant un swing. Le fusil ou la carabine pointe tout d’abord l’arrière de l’animal. Puis, la visée remonte le corps de la bête dans un mouvement qui ne s’arrête pas. Lorsque la visée parvient à la pointe du nez du sanglier, le coup part. De cette façon, le tir se fait dans une dynamique qui évite l’arrêt de l’arme, si souvent générateur d’un tir trop en arrière. Cependant, cette technique n’est, ni instinctive, ni spontanée. Elle nécessite donc un minimum d’entraînement au sanglier courant afin d’acquérir ce geste très particulier.

Palombes : évaluez la bonne distance de tir

Pour un tir efficace, selon la distance qui sépare la palombe du chasseur, « High Bird Shooting » vient de sortir sa dernière réalisation : le poster du « Paloumayre ». Il permet aux chasseurs de palombes d'apporter la correction nécessaire pour un tir précis de 15 à 45 mètres. Les silhouettes d’oiseaux reproduites sur le poster sont mémorisées, et instinctivement la distance est évaluée, selon la déclinaison du principe de la méthode « HBS ». C’est l’outil idéal et quasiment incontournable pour réussir des tirs de haut vol. Le poster est disponible sur le site www.verygoodshot.com au prix de 20 €, frais de port compris. Vous pourrez également le commander en direct (MP) sur Facebook ou par téléphone au 03 24 52 20 48. Format 40 x 60 cm, sur papier Bristol 130 grammes.

 

Pour commander, c’est ICI