La domestication du chien

Au siècle dernier, les ossements de deux chiens retrouvés dans la sépulture d’un homme, à Bonn-Oberkassel, en Allemagne, datés de 14223 années, montrent la considération dont ces animaux faisaient déjà l'objet. Le plus jeune canidé était mort de la maladie de Carré, à l'âge de 27 mois. Les séquelles pathognomoniques qui ont été retrouvées sur ses dents, montrent qu’il avait subi trois atteintes de cette infection, avant de succomber. Il avait donc bénéficié de soins intensifs, sans lesquels sa survie aurait été impossible au-delà de deux ou trois semaines. Ce dévouement montre déjà une empathie bienveillante, et finalement le respect d'une dépouille enterrée comme, et avec un défunt…

Par André Giovanelli, Docteur vétérinaire

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​​​​​​​Ils veulent faire de nos chiens des végans…

Alors qu’ils n’ont rien demandé et ne se plaignent pas de leur régime alimentaire, la tendance végane arrive dans l’écuelle de nos chiens. « Ils mangent trop de viande. Il faut donc leur donner une alimentation plus écoresponsable… ». Et c’est ainsi que les « croquettes végétales » à base de riz, carottes, maïs, betteraves, blé, orge sont de plus en plus nombreuses sur le marché. Ce qu’ils occultent, ces spécialistes de l’alimentation canine, c’est que les chiens sont des carnivores et qu’ils rechignent à croquer de la carotte. Et quand les carences guettent, le chien n’est plus très en forme… Mais les fabricants persistent, et la raison en est simple : une croquette végétale coûte deux fois moins cher à produire, ce qui, en théorie, devrait laisser deux fois plus de bénéfice… Dans ce domaine, les Américains ont, une fois de plus, une longueur d’avance, puisqu’ils viennent de développer une recette de viande cellulaire pour chiens. Le but est de restituer le goût du poulet en isolant l’ADN du volatile grâce à un processus de fermentation microbienne. La pâtée est ensuite macérée dans une cuve avec des sucres, des vitamines et des minéraux, séchée puis transformée en poudre. Un peu de perlimpinpin sur les épinards du chien, c’est de l’escroquerie, et pour le porte-monnaie du maitre, aussi…

Des chiens surdoués, ça existe !

Certains chiens ont une capacité d’apprentissage plus développée que d’autres, et cette aptitude n’est pas passée inaperçue. Des chercheurs ont donc cherché à découvrir d’où viennent ces compétences, en particulier celles des performances exceptionnelles. Si l’origine génétique est l’assise des capacités d’un sujet, l’environnement et l’entraînement jouent un rôle plus important qu’on ne le pensait. Chez les chiens, les traits cognitifs individuels, et stables dans le temps, se dessinent entre deux et six mois, période délicate de l’imprégnation. Mais, si la plupart des chiots arrivent à un niveau quasiment identique au terme de cette période, l’éducation fera ensuite, et très rapidement, la différence. D’où l’indispensable travail de découverte des fonctions ou actions que le chiot, devenu chien, aura à faire au cours de sa vie. Laisser un jeune chien au chenil et confier son éducation aux seuls autres chiens de la meute est une perte de temps, et créé un retard irrécupérable chez le sujet qui perd ainsi une bonne partie de son capital intellectuel.

Chiens : l’identification génétique nouvelle génération arrive…

Dans son communiqué, la Société Centrale Canine précise : « L’identification génétique évolue. Afin d’apporter toujours plus de fiabilité aux outils employés en matière de sélection, la Centrale Canine s’engage pour suivre la voie ouverte par les autres filières d’élevage, et développer en France l’utilisation des marqueurs SNP en tant qu’outil d’identification génétique de pointe pour l’espèce canine. En 2020, l’ISAG (International Society for Animal Genetics, consortium international de généticiens et de laboratoires) validait, pour l’espèce canine, deux nouveaux panels de marqueurs SNP… Les avantages de ces nouveaux marqueurs : - l’identification augmente le pouvoir discriminant, notamment dans le cas de filiations difficiles à établir ; - les SNP, aisément testés en une seule analyse, peuvent être combinés à d’autres dépistages génétiques (maladies et/ou caractères d’intérêt) ; - les analyses des SNP sont plus faciles à automatiser, ce qui diminue les risques d’erreurs dus au travail manuel... Pour obtenir une identification génétique, l’analyse doit porter sur un prélèvement riche en ADN, qu’il s’agisse d’identification ISAG 2006 ou 2020. En pratique, il s’agit d’un frottis buccal. Les quelques astuces à connaître pour l’identification STR seront les mêmes pour cette nouvelle identification, en particulier afin d’éviter les proliférations bactériennes ou fongiques, susceptibles de contaminer l’échantillon par des ADN étrangers. Il est donc nécessaire de s’assurer que le dernier repas du chien date de plus de deux heures. Enfin, pour que les résultats de ces tests puissent être enregistrés au LOF, tous les prélèvements doivent être correctement identifiés pour chaque animal, et scellés par le vétérinaire dans les enveloppes destinées au laboratoire, comme c’était déjà le cas auparavant.

La Fédération Cynologique Internationale prend position sur les évènements en Ukraine

La FCI, composée de 98 pays membres et partenaires sous contrat, comporte trois sections : Europe/Amériques, Caraïbes/Asie et Afrique/Océanie. C’est elle qui garantit la reconnaissance mutuelle des juges et pedigrees des chiens, au sein de ses pays membres. Cela assure la gestion de 354 races, chacune d'entre elles étant « propriété » de son pays d’origine, et ce sont les pays qui en établissent le standard, en collaboration avec les Commissions des Standards et Scientifique de la FCI. Neutre politiquement, la FCI vient cependant de prendre une position ferme, en condamnant officiellement l'invasion de l'Ukraine par les forces armées de la Fédération de Russie. Dans un communiqué, la FCI précise : « Cette invasion de l'Ukraine a mis des familles entières de notre communauté canine en pleine détresse. Cette guerre a mis nos éleveurs et leurs chiens en grand danger, menaçant directement leur bien-être et leur vie. Beaucoup ont dû fuir, d'autres survivent dans des conditions précaires, se cachant dans des abris où la nourriture et les denrées de base se font très rares. Pourtant, en ces temps terribles et difficiles, ils n'ont pas abandonné leurs chiens… Cette situation a conduit le comité général de la FCI à tenir une réunion extraordinaire au cours de laquelle des décisions importantes ont été prises, dans les limites légales de la FCI et de son comité général, sur la base des statuts et du Règlement de la FCI. Depuis le 1er mars 2022, et jusqu'à nouvel ordre, la Fédération Kynologique Russe (RKF) ne sera pas autorisée à mener, sur le territoire russe, tout événement dans lequel des titres ou des prix FCI sont décernés (spectacles CACIB, essais CACIT, compétitions CACIAG , etc…). Afin de donner l'opportunité à nos membres/partenaires contractuels, et à toute autre personne d'exprimer leur solidarité et leur aide envers le peuple ukrainien, leurs amoureux/éleveurs/gardiens de chiens, la FCI ouvrira un compte bancaire, spécialement à cette fin, où tous les dons sont les bienvenus et seront transmis, en toute transparence, pour aider « l'Ukrainian Kennel Union » (UKU) et les éleveurs ukrainiens…

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​​​​​​​Achats de chiots : redoublez de vigilance

C’est la Société Centrale Canine qui alerte sur des annonces « bidons » qui viennent de Corse et d’autres pays européen. Dans son communiqué, la SCC écrit ceci : « Des annonces circulent sur Facebook pour la vente de chiots de races à des prix défiants toute concurrence. Mais les personnes ayant effectué l'achat reçoivent ensuite un email indiquant que le chiot se retrouve mis en quarantaine par la douane, à l'aéroport, car la cage de contention n’est pas aux normes. Il faut donc que l’acquéreur du chiot en achète une nouvelle… à un prix exorbitant. Les victimes connues sont déjà nombreuses, d’où cette alerte qui attire également l’attention sur le rédigé de l’annonce : « car de nombreuses fautes d’orthographe, de syntaxe et de ponctuation sont des signes qui doivent éveiller l’attention ».

L’électro-acupuncture : c’est bon aussi pour les chiens !

Cette technique, complexe et spécifique, implique une stimulation électrique appliquée sur des aiguilles d’acupuncture. Elle stimule des points définis sur la peau afin de traiter diverses affections douloureuses, notamment les déficits neurologiques et musculaires. Les études qui mettent en avant les effets thérapeutiques de ce traitement, non médicamenteux, se multiplient pour traiter les animaux, en particulier en médecine canine et équine. Une nouvelle étude fournit des résultats approfondis sur l’intérêt de cette thérapie chez les chiens souffrant de lésions au niveau des disques intervertébraux. En augmentant la libération d’opioïdes dans la colonne vertébrale, et l’apport sanguin à la moelle épinière et aux racines nerveuses, l’électro-acupuncture active la régénération axonale au niveau des lésions. Et comme elle a aussi des effets anti-inflammatoires, cela aurait tendance à réduire la compression de la moelle épinière et la douleur causée par l’apparition possible de tissus fibreux. Appliquée sur d’autres points précis du corps, elle pourrait également faciliter la réparation des tissus après une blessure, en stimulant les cellules souches mésenchymateuses et la libération de macrophages immunitaires dans le sang périphérique, l’hypothalamus et le système nerveux sympathique. Cependant, les auteurs de l’étude mettent en garde sur le fait que cette méthode, bien que globalement favorable, présente des lacunes évidentes, et que certains domaines demeurent encore inexplorés. Des études complémentaires sont donc nécessaires…

La FACCC obtient une place de titulaire au CNCFS

C’est une excellente nouvelle pour la FACCC (Fédération des Associations de Chasseurs aux Chiens Courants), dont le président Daniel Roques vient d’être nommé membre titulaire du CNCFS (Conseil National de la Chasse et de la Faune Sauvage). Cette nomination, qui a été publiée au Journal Officiel en début de mois, est une belle reconnaissance pour cette association, aujourd'hui la plus importante de France en nombre d’adhérents. Le CNCFS exerce une fonction consultative auprès des ministres chargés respectivement de la chasse et de l’agriculture, et se prononce sur l'ensemble des textes relatifs à l’exercice de la chasse, à la gestion de la faune sauvage et à la protection de la nature, lorsqu’ils ont une incidence directe ou indirecte sur la chasse.

 

Parmi les épreuves et manifestations de la FACCC (voir le calendrier), celle qui aura lieu le 6 mars mérite une attention particulière. Organisée par l’AFACCC 03, la « Journée Grande Meute » se déroulera à Chirat l’Eglise, parc de Banassat, haut lieu du chien courant. Le public sera accueilli dès 9 heures, et pourra assister à la prestation de l’équipage du Haut Prunet qui découplera dans la voie du lapin. L’après-midi, c’est l’équipage de la Clef des Champs qui prendra le relais et découplera dans la voie du sanglier. Toute la journée les visiteurs auront accès à l’exposition commerciale. Restauration le midi (repas enfants prévus) et buvettes. L’entrée est symbolique : 3 € pour les adultes, gratuite pour les adhérents AFACCC et les enfants de moins de 12 ans.

 

PPA, maladie d’Aujeszky : la Fédération nationale porcine française demande des actions rapides

Devant la multiplication des cas de ces deux maladies, la Fédération nationale porcine a demandé au ministère de l’Agriculture et à la FNC de prendre des mesures pour limiter le nombre de sangliers. Dans un communiqué, les éleveurs porcins déclarent : « Alors que les cas de la maladie d’Aujeszky se multiplient, que la PPA qui touche le nord de l’Italie menace la France, les sangliers, qui pullulent par millions sur tout le territoire, sont un danger qu’il faut éliminer par des mesures drastiques et immédiates de régulation, à l’échelle européenne… ». Certes, bien que non dénué de fondement, ce commentaire est cependant excessif pour deux raisons : d’une part, parce que les sangliers ne pullulent pas par millions sur notre territoire, et d’autre part parce qu’il n’appartient pas au ministère de l’Agriculture et encore moins à la FNC de faire le ménage dans les autres pays européens. Rappelons qu’en France, avec un tableau annuel sangliers de l’ordre de 800 000 animaux, la population de Sus scrofa est de l’ordre du million et demi après naissance et avant chasse. Que les éleveurs craignent pour leur activité est légitime, mais faire porter le chapeau de la responsabilité aux seuls chasseurs est trompeur. S’il y a bien des territoires qui sont en surpopulation, et qui sont déjà dans le viseur de l’ONF qui œuvre pour ramener les prélèvements à sept animaux aux cent hectares (une mesure préconisée depuis plus de dix ans, mais restée lettre morte par les FDC), bien d’autres critères entrent en jeu : les enclaves, les zones où la chasse est interdite, les zones où la chasse n’est pas possible, les excès protectionnistes de certains écolos qui créent des réserves… Ne nions pas le problème sangliers, mais seule, et c’est également valable pour toutes les espèces sauvages en surnombre, la chasse est, et restera, le moyen d’intervention le plus efficace.

​​​​​​​Maladie d’Aujeszky : l’appel du président de la FDC de Haute-Marne

Il est très inquiet, Thomas Corvasce, le président de la FDC 52, devant la recrudescence de cette maladie mortelle pour les chiens. Partout en France, les cas se multiplient, y compris chez des chiens vaccinés préventivement. Afin que des labos et leurs scientifiques se penchent sur ce sujet majeur, il écrit : « J'ai décidé de lancer un appel national pour trouver un vaccin efficace… Nous ne pouvons plus attendre, et c’est la seule manière de protéger nos fidèles compagnons. Cette maladie appelée aussi « pseudo rage » est très contagieuse. Elle touche essentiellement les porcins, mais reste transmissible exceptionnellement aux chiens, pour qui elle est mortelle à 100% chez les sujets atteints. La transmission se fait par contact direct, notamment lors de l'action de chasse. C'est pourquoi, dans la mesure du possible, il faut éviter tout pillage d’un animal mort par les chiens, et surtout ne pas leur donner à manger des viscères ou de la viande crue de sanglier… Pour financer ce programme, je propose une augmentation d'1 € par permis de chasse. Ainsi plus d'un million d’€ par an pourrait faire avancer rapidement ce dossier. Nos chiens le méritent, car sans eux, nous ne pourrions plus assurer une chasse efficace de l'espèce la plus emblématique mais aussi la plus problématique pour la chasse française… ».

Pour lire l’intégralité de l’appel du président Thomas Corvasce, c’est ICI

​​​​​​​Pour vos chiens, 2022 est l’année des « T »

En France, l’identification d’un animal est obligatoire. Elle lui permet d’avoir sa propre identité et de prouver son lien avec son propriétaire. Tous les chiens doivent être identifiés, et c’est l’I-CAD, sous délégation du ministère de l’Agriculture et de l'Alimentation, qui administre le fichier national d'Identification des Carnivores Domestiques. L’identification est réalisée par le vétérinaire par insertion d’une puce électronique (transpondeur) et le numéro correspondant est transcrit dans le carnet de santé ou le passeport européen de l'animal. Le vétérinaire, à chaque consultation, lit la puce grâce à un lecteur et vérifie la conformité des documents du chien. Cet appareil est également utilisé pour reconnaître un animal perdu. Cependant, en plus du numéro de la puce, il vous faudra baptiser votre chien en vue de son inscription au LOF, s’il est de race, et cette année 2022, les noms devront commencer par la lettre « T ». C’est une tradition qui date de 1926 et qui a été décidée par la Société Centrale Canine (SCC). Elle a mis en place cette règle du lettrage par année pour les chiens, afin de mettre de l’ordre dans le registre des naissances. Cependant, certaines lettres trop compliquées ou ne permettant pas une diversification assez large des noms, ont été retirées de la liste. Ce système permet de retrouver l’année de naissance d’un animal à partir de son nom, quelle que soit sa race. Bien entendu, il n’y a aucune obligation à se soumettre à cette règle si votre chien n’est pas destiné à être inscrit au LOF, et rien ne vous empêche de lui donner un nom qui commence par la lettre de l’année. Voici quelques suggestions de nom : Tabaco, Taboo, Tabsi, Tacha, Tahiti, Taiga, Tamia, Tango, Tanya, Tao, Taranis, Tartine, Tarzan, Tasmani, Taya, Tayson, Tayzen, Taz, Tchoupi, Teddy, Tekila, Tempête, Tess, Tesy, Texas, Thaïs, Thalya, Théa, Thor, Tiger, Tigrou, Tilt, Tina, Tino, Tinou, Titeuf, Titi, Titine, Tobby, Toffee, Tokyo, Tom, Tommy, Tony, Tornade, Tosca, Toscane, Toulouse, Toupie, Tyson…

Ne donnez pas de chocolat à vos chiens

Tous les ans, à cette période de l'année, des chiens sont invités à partager quelques papillottes chocolatées. Si cela part d'un bon sentiment, il faut savoir que, pour nos compagnons à quatre pattes, c'est nocif. Le chocolat contient de la théobromine, une substance organique élaborée par un organe végétal. Or, les chiens, qui n’ont pas les bonnes enzymes, peinent à l’assimiler, car leur organisme ne la dégrade pas. Absorbée en trop grande quantité, la théobromine va donc affecter le système nerveux du chien puis son système cardiovasculaire et son système urinaire. Bien entendu, selon la taille du chien, les quantités sont variables, mais à partir de 90 mg absorbés, par kilo de poids vif du chien, la théobromine peut être fatale. Comme le chocolat noir en contient jusqu’à six plus que le chocolat au lait, si un chien de 20 kilos ingère 100 g de chocolat noir, il aura absorbé 1 500 mg de théobromine, soit 75 mg par kilo, ce qui l’amène aux trois-quarts du seuil de tolérance. En cas d’intoxication accidentelle, ce qui arrive le plus souvent avec les chiots, l’animal manifestera une excitation anormale (irritation, colère), avec une accélération de son rythme cardiaque, suivi de vomissements. Généralement, ces symptômes s’observent dans les 24 heures qui suivent l’élan de gourmandise, et dans ce cas, un déplacement chez le vétérinaire s’impose en urgence.

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Un chien précieux : le rapprocheur

Rapprocher, pour un chien courant, signifie remonter une voie froide jusqu’à la bauge et le lancer. Le rapprocheur joue donc un rôle essentiel dans la chasse du sanglier. Cependant, on a souvent trop tendance à le confondre avec le chien de pied. Ce dernier est, en principe, mené à la longe et l'on exige de lui le silence sur la voie qu'il travaille. Il est donc le premier intervenant de la journée, et quand les animaux auront été remisés dans une enceinte, son travail de « chien de pied » sera terminé. C’est à partir de là que commence celui du rapprocheur. Au départ d’une battue, ce sont le ou les rapprocheurs qui sont découplés sur la rentrée indiquée par le chien de pied. La mission est de remonter la voie jusqu'à la remise des sangliers. Au terme de cette première étape, ils auront quelquefois l'occasion de tenir le ferme, ce qui présente, au départ d’une chasse, un risque, surtout si l’animal est un solitaire, décidé à ne pas s’en laisser conter par ces intrus qui viennent le déranger dans sa journée de repos qui commence. Ce sont donc les rapprocheurs qui lanceront les animaux de chasse, commenceront la menée avant d’être rejoints par les « meneurs ».

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