Couteaux Jacques Mongin

 

A la coutellerie Henry, à Nogent, on œuvre depuis cinq générations à la fabrication des plus belles pièces. Aujourd’hui, la petite entreprise est l’une des dernières a réaliser ses productions de manière artisanale dans le bassin nogentais. Sous l’impulsion de Sophie, fille de Gérard Henry, la coutellerie vient d’ajouter un nouveau volet à ses activités : la diffusion des couteaux qui sont parmi les plus beaux du monde, signés « Jacques Mongin »…

 

 

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Attention : un limier peut en cacher un autre

Le sanglier, très erratique, peut parcourir bien des kilomètres en une nuit et se rembuche rarement dans le canton d’où il est parti. Comme il a besoin d’un « toit », on le trouvera dans les épais fourrés, de préférence bien exposés. En hiver, il ne sera jamais sur un versant froid orienté au nord et au vent, et par temps de pluie, il trouvera refuge dans une combe abritée des vents d’ouest…

 

Par Gilles Garlaschi

 

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Au ferme, faut-il encourager les chiens ?

Dur métier que celui de chien à sanglier, surtout quand il fait face à une bête noire, prête à infliger aux plus hardis des blessures sérieuses, parfois mortelles. Aujourd’hui, devant les chiens courants, le comportement du sanglier a bien changé. Son salut n'étant plus toujours dans la fuite, il fait alors face... Acculé, courageusement et de façon délibérée, il tiendra le ferme, attitude classique, soit parce qu’il ne veut pas courir, soit parce qu’il ne peut plus le faire. Dans le premier cas, sa manœuvre sera plus dissuasive, et souvent il finira par prendre son parti, dans le second, il défendra chèrement sa peau et quelquefois la fera payer très cher à ses poursuivants...

 

Par Cyril Jolibois

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Recherche du grand gibier blessé : revenir d'urgence aux fondamentaux !

Est-ce la chasse qui a fait l’Homme ?

Opportuniste, cueilleur des premiers jours, occasionnellement charognard par obligation, mais déjà en quête de chair fraîche, le chasseur a rapidement développé des techniques lui permettant de capturer, ou d’abattre, le gibier convoité. Les techniques utilisées par nos ancêtres font encore débat aujourd’hui dans la communauté scientifique, mais il est avéré que, depuis plus de trente mille ans, l’utilisation du chien s’est progressivement imposée. Très vite, l'homme a compris les avantages qu'il pouvait tirer de ses fantastiques qualités : sens aiguisés, facultés physiques adaptées à la chasse, endurance supérieure et une socialisation rendue facile par sa volonté d'intégration instinctive...

 

Par Christian Busseuil

 

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Avec la chute des feuilles, les chiens peinent à la voie !

Dans beaucoup de sociétés, mais comme tous les ans, les mêmes questions surgissent à propos des chiens. Ils ne lèvent pas, ou mal, le gibier, ils ne le poursuivent qu’à grand peine, et ils perdent facilement la voie, quand bien même elle n’est pas de hautes erres. Pourtant, si le choix de la race préoccupe le chasseur, gardons-nous bien des trop belles illusions. Cette période de l’automne, qui fait tomber les feuilles, dure deux temps, celui de la chute, et celui qui transforme les odeurs du sol en un magma d’effluves qui envahit le nez du chien. Dans les différents comportements observés, excluons de suite les chiens pour qui la chasse n’est que l’occasion d’une sortie dans la nature, c'est-à-dire les « emballeurs », les « voleurs », les « musards » et ceux qui chassent le contre comme le vrai. Ne gardons que les passionnés, quelle que soit leur race, mais n’oublions jamais que leur comportement sera toujours sous la dépendance absolue de l’intensité, de la propagation et de la persistance de ces fragrances laissées par le gibier. Cette qualité de la voie est toujours la résultante de l’ambiance atmosphérique, et c’est elle qui conditionne sa stabilité. L’approche d’un rapide changement de température est aussi mauvais que le changement lui-même. Nous ne le percevons pas, mais cela nous fait douter des capacités de nos chiens, premières victimes de ces variations du thermomètre qui plaquent au sol, ou élèvent bien au-dessus du niveau de leur nez, ces molécules odorantes…

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Des chiens surdoués, ça existe !

Certains chiens ont une capacité d’apprentissage plus développée que d’autres, et cette aptitude n’est pas passée inaperçue. Des chercheurs ont donc cherché à découvrir d’où viennent ces compétences, en particulier celles des performances exceptionnelles. Si l’origine génétique est l’assise des capacités d’un sujet, l’environnement et l’entraînement jouent un rôle plus important qu’on ne le pensait. Chez les chiens, les traits cognitifs individuels, et stables dans le temps, se dessinent entre deux et six mois, période délicate de l’imprégnation. Mais, si la plupart des chiots arrivent à un niveau quasiment identique au terme de cette période, l’éducation fera ensuite, et très rapidement, la différence. D’où l’indispensable travail de découverte des fonctions ou actions que le chiot, devenu chien, aura à faire au cours de sa vie. Laisser un jeune chien au chenil et confier son éducation aux seuls autres chiens de la meute est une perte de temps, et créé un retard irrécupérable chez le sujet qui perd ainsi une bonne partie de son capital intellectuel.

« Guide pratique des premiers secours canins » de la FACCC

Quelle bonne idée a eu la FACCC de préparer ce petit fascicule riche d’enseignement et de renseignements. Sans prétention technique, il est la base des premiers gestes à faire en cas de problème avec un chien, dans les troubles les plus courants qu’il est susceptible de rencontrer en, et hors action de chasse. De la trousse de secours au transport et déplacement d’un chien blessé, les atteintes les plus courantes sont traités en trois phases : symptômes et description, les bons gestes à faire, les gestes à éviter ou le matériel nécessaire pour prodiguer les premiers secours d’urgence, avant l’arrivée du chien malade ou blessé chez le vétérinaire. Les pathologies traitées sont : arrêt cardiaque, chenilles processionnaires, coup de chaud, dilatation et torsion d’estomac, état de choc, éventration, hémorragie interne, hypoglycémie, fracture de membre, morsure de serpent, plaie, plaie hémorragique, pneumothorax, problème oculaire. Les conseils pratiques : transporter un chien blessé, improviser un brancard, improviser une muselière, bon à savoir et à faire. Pour se le procurer, s’adresser à son AFACCC départementale.

Chiens courants : parcs d’entrainements et enclos de chasse

Au mois de juillet dernier, la FACCC informait des conséquences de la loi du 2 février 2023, visant à limiter l'engrillagement des espaces naturels, et à protéger la propriété privée, sur la pratique de l'entraînement des chiens courants dans les enclos de chasse datant de moins de 30 ans. Cette loi a modifié l'article L 424-3 du Code de l'environnement, et la définition de l'enclos, qui est désormais : « terrains attenant à une habitation et entourés d'une clôture continue et constante, faisant obstacle à toute communication avec les héritages voisins et empêchant complètement le passage des animaux non domestiques et celui de l'homme, réalisée plus de trente ans avant la promulgation de la loi n° 2023-54 du 2 février 2023 ». Les enclos datant de moins de 30 ans ne sont donc plus des enclos de chasse, au sens du Code de l'environnement, alors même que l’article 4 de l’arrêté du 21 janvier 2005, modifié le 15 novembre 2006, précise que les entraînements, concours et épreuves de chiens de chasse ne peuvent se dérouler toute l'année pour l'ensemble des catégories de chiens : « qu'uniquement à l'intérieur des enclos de chasse au sens du I de l'article L 424-3 du Code de l'Environnement. L'application de ces nouvelles dispositions législatives est donc très préjudiciable pour les adhérents de la FACCC, et tous les chasseurs aux chiens courants qui voient le nombre d'enclos de chasse (donc de lieux où l'entrainement peut être pratiqué toute l'année), considérablement réduit. La FACCC s'est donc mobilisée et a notamment sollicité le Ministère de la Transition écologique et de la cohésion des territoires, afin que des dispositions soient prises pour protéger la pratique de l'entraînement en enclos de chasse, toute l'année. Un message du ministère confirmait, cette semaine, que ces demandes ont été entendues. Les textes d'application de la loi sont en cours de rédaction et les acteurs du monde cynégétique, dont la FACCC, vont être très prochainement sollicités sur l'aspect technique et les dispositions à prévoir pour que les l'entrainement puissent se faire toute l'année en enclos et en parcs.

26 août : « Journée mondiale du chien »

Proche de l’être humain depuis près de quarante mille ans, et auxiliaire irremplaçable pour les chasseurs, nos chiens méritent bien une journée mondiale pour fêter cette longue amitié, et aussi agir pour sa protection et son bien-être. Seul canidé que l’être humain a su domestiquer, la journée mondiale du chien se fête partout dans le monde. Bien que l’animal possède une place privilégiée auprès de l’Homme, trop souvent encore, maltraitance et abandon jalonnent parfois sa vie. À l’origine, portée par le « National Dog Day » aux États-Unis, cette célébration mondiale est désormais soutenue par l’IFAW (International Fund for Animal Welfare)...

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Le chien d’oysel allemand Wachtelhund

Si cette appellation de Wachtelhund (chien de caille), date de plusieurs siècles, la race a été créée vers 1890 par Frédéric Roberth, un éleveur allemand. Pour l’obtenir, il a croisé initialement des chiens de chasse à poil long et de petite taille, avec des chiens de taille moyenne. Les descendants de ces croisements ont ensuite été repris par Rudolf Friess (1881/1965), forestier en chef au bureau de Merzalben, qui œuvra à en fixer les qualités à partir de 1906, en croisant les sujets avec des chiens de haute montagne bavarois. « Pour créer une race, on travaille sur la sélection de sujets de cette race avec des apports extérieurs qui vont dans le sens de ce que l’on veut obtenir. Un bon chien pour le bon territoire, c’est la base avérée pour le Wachtelhund… » écrivait Friess. Cinquante ans après sa disparition, pour souligner l’importance de ses travaux, le groupe régional de Haute-Bavière de la VDW a érigé un monument à la mémoire du forestier en chef. Dans son discours élogieux, Gerhart Zwirglmaier a nommé ainsi Rudolf Friess : « Le sauveur du chien de caille allemand… À une époque où il était à la mode d’élever des chiens pointant et fouillant selon le modèle anglais (les spaniels), il lui manquait un assistant pour la chasse en forêt et en montagne. Fort en voix et sûr de voie étaient les deux principales qualités de cette nouvelle race, et pour cela, la connaissance des sujets destinés à la reproduction était la clé de la réussite… ».

Par Christian Busseuil

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Indispensable pour nos chiens : la trousse de premiers secours

Morsures, piqures, plaies aux coussinets et accidents divers sont courants, surtout en période de chasse, et principalement celle du sanglier. Voyons quelles sont les urgences les plus fréquemment rencontrées… Entre le moment de l’accident et l’arrivée chez le vétérinaire, la survie d’un chien ne tient quelquefois qu’à un fil… qui se trouve dans une trousse de premiers secours. Une réaction rapide, bien que provisoire, peut sauver la vie. L’accident de plus courant est l’intoxication. C’est bien connu, les chiens ont tendance à avaler tout ce qu’ils trouvent, et même boire dans une flaque le premier liquide venu, même s’il est chargé de pesticides ou autres poisons. Une intoxication se reconnaît par plusieurs symptômes : abattement brutal, tremblements et convulsions, paralysie ou raideur des membres, fièvre, diarrhées et vomissements, forte salivation, difficultés respiratoires… Dans ce cas, identifiez, si possible, le type du produit absorbé, et foncez chez le vétérinaire qui pourra traiter avec le bon antidote. Viennent ensuite les piqures et morsures. Plus fréquentes l’été et en début d’automne au moment de l’ouverture de la chasse, la guérison du chien dépendra, là aussi, de la rapidité d’intervention. Que ce soit une morsure de serpent, une piqure d’insecte, des morsures infligées par d’autres chiens ou par un animal sauvage, il convient, dans tous les cas, d’agir vite sans pour autant se précipiter. S’il s’agit d’une morsure de serpent, ne tentez pas de retirer le venin vous-même. Cependant, évitez tout effort à l’animal afin de ne pas accélérer son rythme cardiaque, ce qui favoriserait la progression du venin dans l’organisme. Ensuite, menez-le chez le vétérinaire qui mettra en place le traitement adéquat (antalgique, antivenimeux, anti-coagulant, cortisone, perfusions, etc…). Dans le cas de piqûres d'insectes, celles de guêpes et frelons peuvent être dangereuses, car certains chiens sont allergiques. Si quelque temps après la piqûre, votre compagnon présente un gonflement de la zone (souvent au niveau de la bouche car il essaye de « gober » l'insecte), il risque de faire un « œdème de Quincke » ainsi qu'un choc allergique. Si vous constatez ces symptômes, rendez-vous d'urgence chez le vétérinaire le plus proche qui fera des injections afin de stopper la réaction allergique. Quant aux morsures d'animaux sauvages ou de chiens, et bien que les dégâts semblent souvent peu importants, c’est en général plus grave qu’on ne le pense. Il peut en effet y avoir des lésions internes (déchirures de muscles, perforation d'organe) qui peuvent dégénérer en abcès. Dans ce cas, un traitement soigneux ainsi que des antibiotiques seront nécessaires à la guérison du chien. Cela nous amène à la trousse de première urgence, qu’il est recommandé d’avoir en permanence sous la main. Le contenant sera du volume d’une boite à chaussures, solide et étanche. Sur le couvercle, vous inscrirez les coordonnées d’un ou de plusieurs vétérinaires susceptibles d’intervenir, et une fiche pour votre ou vos chiens, avec leur âge, poids et problèmes connus, tatouages et adresse. Les principaux éléments, indispensables pour porter les premiers secours, sont : des compresses pour nettoyer, panser et protéger (proscrire le coton qui laisse des fibres) ; une solution antiseptique de type bétadine ou de l’eau oxygénée (indispensable) ; des bandes pansement adhésives pour réaliser un pansement provisoire ; un sérum physiologique pour désinfecter les plaies ; des seringues pour rincer les plaies ou pour hydrater le chien, ou l’alimenter ; du charbon, type charbon de Belloc en cas d’ingestion de toxiques et du Smecta contre les diarrhées ; une pince à tiques, une pince à épiler, des ciseaux et des gants, un thermomètre, une loupe ; une muselière (les chiens les plus doux peuvent mordre en cas de douleur). Cette liste n’est pas exhaustive et, quoi que vous fassiez, il faudra vous rendre chez le vétérinaire au plus tôt. Avoir une trousse d’urgence n’est qu’un atout supplémentaire…

Chien : identification et filiation

Pour répondre à l’importance grandissante de la traçabilité et de la santé des chiens, la Centrale Canine a décidé de faire évoluer les prestations ADN et d’élargir le catalogue des tests génétiques mis à la disposition des éleveurs et des propriétaires. Dans un premier temps, 11 tests ont été retenus et sont proposés seuls ou en pack. Ces tests, ainsi que les laboratoires qui les réalisent, ont été validés et homologués par les experts du Groupe « Génétique – Santé » de la Commission Scientifique de la CC. Le résultat de ces tests sera mentionné sur le pedigree. Depuis le 24 mai dernier, les kits de prélèvement évoluent et s’appellent désormais « My Dog DNA Select ». Dans les commandes génomiques, vous trouverez donc :

- Une enveloppe en carton « My Dog DNA Select ». Celle-ci contient, de même que dans les anciens kits, un sachet de deux brossettes buccales, étiquetées par un code-barre. Les prélèvements effectués par votre vétérinaire avec ces brossettes devront être replacés par votre vétérinaire dans ce même sachet, puis dans l’enveloppe retour Centrale Canine.

- Une enveloppe retour à destination de la Centrale Canine (Attention de ne pas utiliser l’enveloppe retour cartonnée destinée à un envoi international),

Une attestation à faire remplir par le vétérinaire qui effectue les prélèvements. Il y certifie avoir vérifié l’identité de votre chien, et devra glisser l’attestation signée dans l’enveloppe retour Centrale Canine avec les prélèvements.

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À quelle fréquence faut-il nourrir les chiens

Tout le monde semblait en être persuadé, du sevrage à l’âge de six mois : 3 fois par jour, de six mois à un an : 2 fois par jour, et à partir d’un an, mais seulement si l’état du chien encore subadulte le permet : 1 fois par jour. Quasiment tous les propriétaires de chiens de chasse pratiquent ainsi, et les vétérinaires le conseillent également. Mais une nouvelle étude de grande ampleur, dont les résultats viennent d’être publiés dans la revue « GeroScience », apporte une réponse qui a surpris les auteurs. « Nous n’étions pas du tout convaincus que nous verrions des différences dans la santé ou la cognition des chiens, en fonction de la fréquence d’alimentation », a déclaré Kathleen Kerr, auteure principale de l’étude. Les chercheurs ont constaté que la fréquence optimale, pour nourrir correctement un chien, est bien une seule fois par jour. De cette façon, ils ont moins de problèmes de santé physique et de meilleurs scores cognitifs par rapport aux chiens nourris plus fréquemment. Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont utilisé les données de l’étude « Dog Aging Project » qui fournit diverses informations sur plus de 10 000 chiens (race, taille, âge, habitudes alimentaires). Voilà, c’est confirmé, un bon et vrai repas équilibré par jour maintiendra votre chien en pleine forme.

Une race : le griffon nivernais

Ce spécialiste de la chasse aux sangliers s’est forgé une belle réputation, dans tous les milieux où il exerce ses talents… De taille moyenne, le mâle toise de 55 à 62 cm et la femelle, légèrement plus petite, de 53 à 60. Si son aspect hirsute nuit un peu à son élégance, son courage et sa ténacité sont à toutes épreuves. On le trouve partout où il y a du sanglier, et même au Canada, où quelques sujets font merveille à la chasse à l’ours.  Excellent rapprocheur, le griffon nivernais est méthodique et appliqué dans la menée, bien collé à la voie, de bon train, ni trop rapide, ni trop lent et de bonne gorge. Renommé pour son courage et sa ténacité, il a bien mérité sa réputation de chasseur de sangliers…

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Les chiens à sanglier de taille moyenne

Représentants des usages régionaux, toutes les races de chiens sont présentes chez les chasseurs de sangliers. Paradoxalement, ce sont les tailles moyennes qui sont les plus utilisées, et ce n’est pas sans raison. Un chien courant, quelle que soit sa taille, doit, pour mériter cette appellation de « courant », répondre à ces critères : poursuivre à voix, sur la voie, un gibier qu’il ne voit pas. Pour chasser le sanglier, toutes les races de courants, absolument toutes, sont employées, sans compter la multitude de chiens de pays, corniauds et bâtards. Il est vrai que les chiens de races sont, pour la plupart, originaires d’une région spécifique, et c’est incontestablement un patrimoine à préserver. L’appellation « races moyennes » est conditionnée par la taille. Ainsi, on y trouve les Harrier et Beagle-Harrier, Bleu de Gascogne, Gascon Saintongeois, Ariégeois, chiens courants suisses (Bruno, Bernois, Lucernois, Schwytzois), les fauves de Bretagne, griffons nivernais, briquets vendéens, Porcelaines, chiens de Saint Hubert, chiens d’Artois. Pour chacune, on peut noter la faculté de polyvalence, avec pour certains des spécialités reconnues. C’est le cas du griffon nivernais, promu « chien à sanglier » que l’on retrouve partout. La région sur laquelle les chasseurs évoluent joue également un rôle important dans le choix. Personne ne conteste le légendaire nez des chiens de Gascogne, qui ont, depuis longtemps, franchi les limites de leur région d’origine, recherchés pour leur qualité de rapprocheurs sur des terrains arides et caillouteux. Et ce n’est pas par hasard que des Gascons Saintongeois, Saint Hubert, grands bleus ou Porcelaines soient utilisés comme chiens de pied ou encore employés comme retrempe sur d’autres races locales pour en améliorer le nez…

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