Chiens : clubs de races, éleveurs, attention une menace plane !

L’affaire est encore purement norvégienne, mais pourrait bien, et c’est la crainte de la FCI, déborder et toucher l’ensemble de la réglementation européenne, jurisprudence oblige. En janvier 2022, le Norwegian Kennel Club, le Norwegian Bulldog Club, le Norwegian Cavalier Club et six éleveurs ont été poursuivis en justice par la Norwegian Society for Protection of Animals (NSPA) pour « violation de la Section 25 du Animal Welfare Act ». Cet article stipule que « … Lors d’un contrôle : 1) Un inspecteur peut exiger du titulaire d'une licence qu'il produise pour inspection tout dossier qu'il est tenu de conserver en vertu d'une condition de la licence. 2) Lorsque les dossiers qu'une personne est tenue de conserver sont stockés sous forme électronique, l’inspecteur peut exiger que les dossiers soient mis à disposition : sous une forme visible et lisible, ou sous une forme à partir de laquelle ils peuvent être facilement produits sous une forme visible et lisible. 3) Un inspecteur peut inspecter et prendre des copies de tout dossier produit pour inspection conformément à une exigence prévue au présent article ». Sur ce litige administratif, le 31 janvier 2022, le tribunal de district d'Oslo a constaté que les trois clubs et les six éleveurs avaient tous enfreint la loi, et donnait raison à la NSPA. L’ampleur des conséquences possibles a déclenché un pourvoi en appel de ce jugement qui a commencé le lundi 19 septembre 2022, devant le Tribunal d’Oslo. Pour Tom Martinsen, président du Conseil d'administration du NKK : « Cette affaire est capitale et, quelle que soit son issue, il est certain qu’elle conduira à des changements majeurs ». Quant à Yves de Clercq, directeur exécutif de la FCI, il a écrit aux membres et partenaires : « Comme nous vous en avions informé précédemment, ce procès pourrait affecter la cynologie européenne/internationale. Croisons les doigts pour nos amis norvégiens… ».

Le travail du rapprocheur

Un bon rapprocheur doit être modulant de voix, car ce sont ses récris appliqués qui permettront aux chasseurs de suivre le rapprocher, jusqu’au moment du lancer. Il doit ensuite mener d’assurance jusqu’à ce qu’il soit épaulé par les courants qui, progressivement, prendront le relais de la menée. Fin de nez, pas trop rapide, il mènera, comme disaient les anciens « plus avec son nez qu’avec ses pattes ». Enfin, il faut au rapprocheur une troisième qualité : la sagesse, lorsque le conducteur va « frapper aux branches ». C’est là que le chien prendra connaissance du sentiment, puis suivra la coulée lentement et s’assurera de la voie. Enfin, quatrième qualité requise, il faut qu’il soit de change. Le rapprocheur ne doit pas quitter la voie sur laquelle il a été lâché, auquel cas tout le travail du pied qui a précédé, ne servirait à rien. Rembucher un fort quartanier et attaquer une bête de compagnie transforme la partie de chasse et n’amène que déception. C’est probablement là, la plus grande difficulté de l’éducation d’un rapprocheur…

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Chiens courants : aptitudes et qualités…

Le chien courant idéal n’existe pas encore et c’est tant mieux, car si c’était le cas, la fin de nos belles races serait signée… Alors, il faut passer par le compromis, et trouver dans le chien que l’on souhaite, le meilleur de ses aptitudes et de ses qualités. L’aptitude, c’est la disposition naturelle à faire quelque chose. Si elle n’est pas innée, elle peut s’acquérir par l’éducation, mais les modifications souhaitées ne seront fixées que lorsque l’on fait reproduire des sujets qui les possèdent. Eduquer et faire naître deviennent donc des activités qui demandent une connaissance appropriée. Cependant, l’acquéreur d’un chiot ne doit pas perdre de vue que cette qualité ne se manifeste que si elle est sollicitée. Elle peut donc s’estomper, voire disparaître, si elle n’est pas utilisée. Dans le domaine des qualités, elles sont pléthores chez le chiot, encore faut-il les découvrir et les développer. Cela revient à parler des caractères, « primaire » pour la partie physique, et « secondaire » pour le cérébral. La « fabrication » de statues n’a, hélas, pas rendu service à certaines races, pour lesquelles les jugements des qualités secondaires sont passées au second plan. Cette négligence au niveau du mental, conduit souvent à une dégénérescence néfaste. La vénerie, qui est probablement l’un des arts les plus anciens, contribue au plus haut point à la conservation des qualités naturelles du chien courant. Elle a su garder et promouvoir des caractères qui, sans elle, auraient sans aucun doute disparu. Cela nous amène à la priorisation. Le travail d’abord, puis, quand les qualités sont bien fixées et susceptibles d’être transmises, il sera alors temps d’améliorer le physique pour faire rentrer les sujets dans les standards de sa race.

Peut-on soigner l’arthrose chez le chien ?

Maladie dégénérative des articulations, elle touche aussi une proportion non négligeable de nos chiens de chasse. Les laboratoires Vetoquinol, spécialistes français de la recherche et du développement de produits vétérinaires, distribuent sur le marché un complément alimentaire destiné à soulager l’arthrose chez nos compagnons à 4 pattes, lorsqu’ils commencent à vieillir ou qu’ils ont fait l’objet d’un traumatisme articulaire : le « Flexadin Advanced ». L’efficacité du traitement médicamenteux de l’arthrose suscite malgré tout cette interrogation : pourquoi pose-t-on autant de prothèses chez les humains si d’autres solutions existent ? Et si ça ne fonctionne pas pour l’homme, quid du domaine vétérinaire ?

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Indispensable pour nos chiens : la trousse de premiers secours

Morsures, piqures, plaies aux coussinets et accidents divers sont courants, surtout en période de chasse, et principalement celle du sanglier. Voyons quelles sont les urgences les plus fréquemment rencontrées… Entre le moment de l’accident et l’arrivée chez le vétérinaire, la survie d’un chien ne tient quelquefois qu’à un fil… qui se trouve dans une trousse de premiers secours. Une réaction rapide, bien que provisoire, peut sauver la vie. L’accident de plus courant est l’intoxication. C’est bien connu, les chiens ont tendance à avaler tout ce qu’ils trouvent, et même boire dans une flaque le premier liquide venu, même s’il est chargé de pesticides ou autres poisons. Une intoxication se reconnaît par plusieurs symptômes : abattement brutal, tremblements et convulsions, paralysie ou raideur des membres, fièvre, diarrhées et vomissements, forte salivation, difficultés respiratoires… Dans ce cas, identifiez, si possible, le type du produit absorbé, et foncez chez le vétérinaire qui pourra traiter avec le bon antidote. Viennent ensuite les piqures et morsures. Plus fréquentes l’été et en début d’automne au moment de l’ouverture de la chasse, la guérison du chien dépendra, là aussi, de la rapidité d’intervention. Que ce soit une morsure de serpent, une piqure d’insecte, des morsures infligées par d’autres chiens ou par un animal sauvage, il convient, dans tous les cas, d’agir vite sans pour autant se précipiter. S’il s’agit d’une morsure de serpent, ne tentez pas de retirer le venin vous-même. Cependant, évitez tout effort à l’animal afin de ne pas accélérer son rythme cardiaque, ce qui favoriserait la progression du venin dans l’organisme. Ensuite, menez-le chez le vétérinaire qui mettra en place le traitement adéquat (antalgique, antivenimeux, anti-coagulant, cortisone, perfusions, etc…). Dans le cas de piqûres d'insectes, celles de guêpes et frelons peuvent être dangereuses, car certains chiens sont allergiques. Si quelque temps après la piqûre, votre compagnon présente un gonflement de la zone (souvent au niveau de la bouche car il essaye de « gober » l'insecte), il risque de faire un « œdème de Quincke » ainsi qu'un choc allergique. Si vous constatez ces symptômes, rendez-vous d'urgence chez le vétérinaire le plus proche qui fera des injections afin de stopper la réaction allergique. Quant aux morsures d'animaux sauvages ou de chiens, et bien que les dégâts semblent souvent peu importants, c’est en général plus grave qu’on ne le pense. Il peut en effet y avoir des lésions internes (déchirures de muscles, perforation d'organe) qui peuvent dégénérer en abcès. Dans ce cas, un traitement soigneux ainsi que des antibiotiques seront nécessaires à la guérison du chien. Cela nous amène à la trousse de première urgence, qu’il est recommandé d’avoir en permanence sous la main. Le contenant sera du volume d’une boite à chaussures, solide et étanche. Sur le couvercle, vous inscrirez les coordonnées d’un ou de plusieurs vétérinaires susceptibles d’intervenir, et une fiche pour votre ou vos chiens, avec leur âge, poids et problèmes connus, tatouages et adresse. Les principaux éléments, indispensables pour porter les premiers secours, sont : des compresses pour nettoyer, panser et protéger (proscrire le coton qui laisse des fibres) ; une solution antiseptique de type bétadine ou de l’eau oxygénée (indispensable) ; des bandes pansement adhésives pour réaliser un pansement provisoire ; un sérum physiologique pour désinfecter les plaies ; des seringues pour rincer les plaies ou pour hydrater le chien, ou l’alimenter ; du charbon, type charbon de Belloc en cas d’ingestion de toxiques et du Smecta contre les diarrhées ; une pince à tiques, une pince à épiler, des ciseaux et des gants, un thermomètre, une loupe ; une muselière (les chiens les plus doux peuvent mordre en cas de douleur). Cette liste n’est pas exhaustive et, quoi que vous fassiez, il faudra vous rendre chez le vétérinaire au plus tôt. Avoir une trousse d’urgence n’est qu’un atout supplémentaire…

Naissance des premiers chiots génétiquement modifiés et clonés

En combinant l’édition génétique au clonage somatique par transfert nucléaire, des chercheurs coréens de la société Toolgen, ont fait naitre des beagles dont les gènes modifiés sont plus stables et se répartissent plus uniformément, dès la première génération. L’avantage de cette technologie serait l’élimination de gènes responsables de maladies, ou encore l’amélioration de facultés cognitives et physiques. Les deux chiots sont apparemment en bonne santé. Le manque de diversité génétique conduit souvent à l’apparition plus fréquente de mutations phénotypiquement récessives. La technique de ToolGen pourrait ainsi modifier ces gènes sans risquer d’altérer d’autres traits, et conserver la pureté de la race canine. La technologie pourrait aussi contribuer à la sauvegarde et la conservation de la biodiversité, en l’appliquant à des espèces menacées d’extinction. Pour leur survie, certaines espèces, peu nombreuses en individus, se reproduisent entre parents proches. La consanguinité engendre alors une apparition plus fréquente de pathologies génétiques, et constitue de ce fait une menace de plus pour la survie de ces espèces. La technologie coréenne pourrait potentiellement pallier ce problème, en éliminant les mutations pathogènes.

​​​​​​​Nos chiens, sensibilisés aux odeurs des croquettes (suite...)

Que ne feraient pas les fabricants pour rendre les chiens « accros » à leurs croquettes. Le marché est florissant, la concurrence rude et dans ce milieu aussi, il faut innover. La difficulté majeure à surmonter dans ce domaine, c’est qu’il faut penser chien, raisonner chien et oublier ce qui titille nos palais humains. Ce qui nous semble appétissant ne l’est pas pour eux, et ce qui pue les attire. Les odeurs de chair en putréfaction, de culottes pas lavées depuis des lustres, de vieilles chaussettes, ils adorent, à un point tel que les industriels dépensent des fortunes en recherche pour les reproduire, tout en faisant en sorte de ne pas dégoûter ceux qui leur distribuent cette nourriture qui reproduit les parfums de putrescine et de cadavérine. Une récente étude a identifié neuf autres composés volatils, utilisés dans la fabrication de ces produits, dont l’heptanal, le nonanal et l’octanal, particulièrement odorants et appréciés des chiens.

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Si vous allez chasser à l’étranger avec votre chien, attention à la rage !

Le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire lance une campagne de sensibilisation à l'attention des voyageurs, afin de rappeler les consignes de prévention vis à vis de la rage, et les démarches à effectuer impérativement avant de se rendre à l’étranger avec son ou ses chiens de chasse. La campagne rappelle également l’importance d’être extrêmement vigilant en cas de morsure, dans les pays où la rage est largement présente. Il ne faut pas oublier que, dès que les symptômes apparaissent, la rage est toujours mortelle. Pour prévenir de l’introduction de la maladie et sa propagation, des moyens existent et des bons gestes sont à adopter :

- ne pas toucher un animal inconnu,

- ne pas le ramener avec soi. L’animal peut être infecté et transmettre la maladie. Par mesure de précaution, il convient de se renseigner sur les conditions sanitaires d’introduction ou d’importation d’animaux de compagnie en France auprès des autorités françaises (ambassade de France, services vétérinaires départementaux, ministère de l’Agriculture),

- pour voyager avec son animal de compagnie, des démarches préalables sont obligatoires (leur non-respect est passible de sanctions pénales) : prendre contact avec son vétérinaire suffisamment tôt avant le départ (de 1 à 4 mois selon la destination). L’animal doit être identifié et accompagné de son passeport à jour. Les vaccins doivent être à jour, notamment celui contre la rage. Une prise de sang pour réalisation du titrage sérique des anticorps antirabiques est nécessaire avant de se rendre dans certains pays à risque.

Saint-Honoré les Bains : Salon Chasse et Nature en Bourgogne, les 30 et 31 juillet

Ils sont sur tous les fronts les organisateurs du Salon de Saint-Honoré les Bains, et après deux années de diète, ls préparatifs vont bon train. Le Salon reprendra vie à la fin de ce mois, pour deux journées de festivités le samedi 30 et le dimanche 31 juillet. Une centaine d’exposants présenteront leurs spécialités respectives : matériels, accessoires et vêtements de chasse et de plein air, quads, SSV, matériel d’entretien forestier, archerie, voyages de chasse, coutellerie artisanale, équipements pour chiens, pour chevaux, armurerie, alimentation canine, optiques, colliers pour chiens, gilets de protection, chaussures et les produits gastronomiques du terroir. A côté d’eux se tiendra l’exposition départementale des trophées et les nationales d'élevage du Club du Griffon Nivernais et du Club du Wachtelhund. Les animations seront non-stop durant ces deux jours : démonstrations équestres, de chiens d'arrêt, présentations canines, équipage de vénerie, concours de chiens « au ferme », concours de trompes de chasse, et pour les juniors, tir à l’arc, trampoline, etc… Pour célébrer les 20 ans du salon, un grand feu d'artifice sera tiré le samedi soir. La messe de Saint-Hubert sera célébrée le dimanche matin à 10h30. Restauration, buvette et tombola avec voyage de chasse à la clé complèteront le programme. Horaires : samedi de 10 à 22h30, et le dimanche du 10 à 19h. Contact : 06 08 46 66 70 ou adlcnievre@gmail.com

L’oncologie animale

Avec des animaux qui vivent plus vieux, en partie grâce à la médecine vétérinaire moderne et à une médicalisation plus importante, le cancer est devenu, chez les chiens, l’une des causes majeures de mortalité. De nombreuses études montrent des caractéristiques identiques à celles des patients humains, et qu’un chien sur deux développera un cancer après l’âge de 10 ans. Dites « spontanées », ces pathologies se développent sous plusieurs formes de tumeurs, ayant souvent échappées à la surveillance immunitaire. Les chercheurs ont, à ce jour, identifié au moins sept types tumoraux touchant le chien qui partagent des caractéristiques moléculaires avec les cancers humains. Les vétérinaires apprennent donc de leurs homologues médecins, et ont commencé à caractériser les tumeurs canines dans les années 1960, mais ce n’est pas avant les années 1990 que trois oncologues vétérinaires pionniers, Edward Gillette et Stephen Withrow de la Colorado State University, et Greg MacEwen de l’université du Wisconsin, ont réalisé que les études chez le chien pouvaient servir de passerelle entre les modèles animaux et la pratique clinique.

​​​​​​​Attention aux chiens lors des battues d’été

A la période la plus chaude de l’année, les chiens courants sont soumis à rude épreuve. Lors des battues, souvent indispensables pour préserver les récoltes et les bonnes relations avec les agriculteurs, trois risques majeurs menacent les chiens : la déshydratation, les brûlures des coussinets et le coup de chaleur.

- La déshydratation : le meilleur moyen de la prévenir est de disposer d’un récipient par chien, d’eau propre et fraiche à volonté. Pour les rafraichir rapidement, une astuce consiste à préparer des glaçons de bouillon de poulet, faible en sodium, ou des glaçons au yaourt. Et pour leur redonner de l’énergie entre deux battues, évitez les croquettes sèches et optez pour des aliments en boîte qui contribuent à procurer une part de l’humidité nécessaire à l’organisme.

- Les brûlures des coussinets : sous le soleil, certains endroits du sol peuvent être très chauds. Evitez de découpler en pleine journée, d’autant que la voie sera meilleure en soleil déclinant. Les signes de brûlures aux coussinets se reconnaissent aux boiteries, à l’effort soutenu pour avancer, au léchage et mordillement des pattes et l’apparition de cloques ou de rougeurs. Si le coussinet est déchiré, il faut rapidement mettre le chien dans un endroit frais et rincer avec de l’eau fraîche avant d’appliquer une crème antibactérienne douce.

- Le coup de chaleur : c’est un risque sérieux pour la santé du chien, pouvant même être fatal. La première des précautions incombe bien évidemment au maître, qui doit éviter de faire travailler son ou ses chiens si les conditions sont défavorables. Un chien qui chasse, surtout en meute, ira au bout de ses forces. La montée en température au cours de la poursuite nécessitera, comme pour les risques de déshydratation, de l’eau fraiche et propre, de l’ombre et un endroit ventilé.

La domestication du chien

Au siècle dernier, les ossements de deux chiens retrouvés dans la sépulture d’un homme, à Bonn-Oberkassel, en Allemagne, datés de 14223 années, montrent la considération dont ces animaux faisaient déjà l'objet. Le plus jeune canidé était mort de la maladie de Carré, à l'âge de 27 mois. Les séquelles pathognomoniques qui ont été retrouvées sur ses dents, montrent qu’il avait subi trois atteintes de cette infection, avant de succomber. Il avait donc bénéficié de soins intensifs, sans lesquels sa survie aurait été impossible au-delà de deux ou trois semaines. Ce dévouement montre déjà une empathie bienveillante, et finalement le respect d'une dépouille enterrée comme, et avec un défunt…

Par André Giovanelli, Docteur vétérinaire

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​​​​​​​Ils veulent faire de nos chiens des végans…

Alors qu’ils n’ont rien demandé et ne se plaignent pas de leur régime alimentaire, la tendance végane arrive dans l’écuelle de nos chiens. « Ils mangent trop de viande. Il faut donc leur donner une alimentation plus écoresponsable… ». Et c’est ainsi que les « croquettes végétales » à base de riz, carottes, maïs, betteraves, blé, orge sont de plus en plus nombreuses sur le marché. Ce qu’ils occultent, ces spécialistes de l’alimentation canine, c’est que les chiens sont des carnivores et qu’ils rechignent à croquer de la carotte. Et quand les carences guettent, le chien n’est plus très en forme… Mais les fabricants persistent, et la raison en est simple : une croquette végétale coûte deux fois moins cher à produire, ce qui, en théorie, devrait laisser deux fois plus de bénéfice… Dans ce domaine, les Américains ont, une fois de plus, une longueur d’avance, puisqu’ils viennent de développer une recette de viande cellulaire pour chiens. Le but est de restituer le goût du poulet en isolant l’ADN du volatile grâce à un processus de fermentation microbienne. La pâtée est ensuite macérée dans une cuve avec des sucres, des vitamines et des minéraux, séchée puis transformée en poudre. Un peu de perlimpinpin sur les épinards du chien, c’est de l’escroquerie, et pour le porte-monnaie du maitre, aussi…