Avec la chute des feuilles, les chiens peinent à la voie !

Dans beaucoup de sociétés, mais comme tous les ans, les mêmes questions surgissent à propos des chiens. Ils ne lèvent pas, ou mal, le gibier, ils ne le poursuivent qu’à grand peine, et ils perdent facilement la voie, quand bien même elle n’est pas de hautes erres. Pourtant, si le choix de la race préoccupe le chasseur, gardons-nous bien des trop belles illusions. Cette période de l’automne, qui fait tomber les feuilles, dure deux temps, celui de la chute, et celui qui transforme les odeurs du sol en un magma d’effluves qui envahit le nez du chien. Dans les différents comportements observés, excluons de suite les chiens pour qui la chasse n’est que l’occasion d’une sortie dans la nature, c'est-à-dire les « emballeurs », les « voleurs », les « musards » et ceux qui chassent le contre comme le vrai. Ne gardons que les passionnés, quelle que soit leur race, mais n’oublions jamais que leur comportement sera toujours sous la dépendance absolue de l’intensité, de la propagation et de la persistance de ces fragrances laissées par le gibier. Cette qualité de la voie est toujours la résultante de l’ambiance atmosphérique, et c’est elle qui conditionne sa stabilité. L’approche d’un rapide changement de température est aussi mauvais que le changement lui-même. Nous ne le percevons pas, mais cela nous fait douter des capacités de nos chiens, premières victimes de ces variations du thermomètre qui plaquent au sol, ou élèvent bien au-dessus du niveau de leur nez, ces molécules odorantes…

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Redonner le goût de la chasse

Comment redonner le goût de la chasse, de cette vraie « chasse à la française » qui a fait le bonheur de nos anciens, et que chantait Alpinus : « … la seule vraie et pleine de délices, où le chasseur et le chien, cette meilleure moitié de l'homme, associent leurs efforts dans une lutte d'intelligence, de ruse et d'adresse, contre un gibier d'une irréprochable sauvagerie et où chaque pièce prélevée s'élève au rang d'une conquête » ? Que de tentatives ont été faites afin de reconstituer des effectifs de chasseurs qui s’étiolent à grande vitesse, au fil des années, et souvent pour de bien piètres résultats. Et si la solution était ailleurs ? En un peu plus de trois décennies maintenant, le grand gibier est devenu abondant, trop abondant puisque considéré désormais comme un produit d’élevage industriel. Nos sangliers, ramenés aux quintaux de maïs distribués, ne procurent plus que la satisfaction, fugitive, du coup de fusil. Si, de nos jours, côté sauvagerie, les bêtes noires n’ont rien à envier à celles d'autrefois, pour beaucoup de chasseurs, la façon de les prélever n’a plus rien d’un exploit, dans cette chasse collective qui en a fortement atténué les mérites. Sur des territoires loués et fractionnés en « actions », la chasse ne se pratique plus qu’en battue, en ligne et… au commandement. Le but y est avant tout de faire un gros score, et de le faire savoir afin que cette « pub » attire de nouveaux clients. Tirer beaucoup, tuer le gibier quand il se présente, s'impose pour faire le tableau… que compromet irrémédiablement celui qui s'en abstient, quand il refuse de tuer un gibier qui n’est pas mené par les chiens ou quand il refuse de tirer ou de lâcher sa flèche sur le brocard qu’il ne cherchait pas. Dans la chasse collective, l'intérêt général ne permet pas la jouissance de ces actions primordiales et tellement complémentaires de la vraie chasse : la recherche, la poursuite et la capture. Chasser derrière son ou ses chiens, diriger leurs pas à sa guise, prospecter tel ou tel secteur selon son intuition, leur faire confiance pour trouver et lever le gibier, ne compter que sur eux pour mettre au carnier une pièce se défilant sous un couvert, sont des joies ignorées de bien des chasseurs d’aujourd’hui, même réputés « grands » par le nombre de leurs victimes, l'étendue de leur territoire gardé, le prix de leur action, voire celui de leur arme. C'est pourtant bien cela qu'est la chasse authentique, qui trouve son épanouissement le plus complet, le plus fertile dans l'équipe que forment le chasseur et ses auxiliaires à quatre pattes. « La femme est l’avenir de l’homme » a dit Louis Aragon, mais qui osera dire, chez nos décideurs : « le chien est l’avenir du chasseur » ?

​​​​​​​Le bien-être des chiens

La Centrale Canine s’engage pour le « bien-être » des chiens. Elle a rédigé un guide des bonnes pratiques en élevage canin, et son extension à tous ceux qui possèdent ces précieux auxiliaires. Ce guide a pour objectif de recenser les actions à mettre en place, et les cinq libertés fondamentales : absence de soif, de faim ou de malnutrition ; absence d’inconfort physique ; absence de douleur, de blessure, de maladie ; absence de peur, de stress, de détresse (aspect psychologique) ; l’expression des comportements normaux (possibilité de creuser, courir, interagir avec ses congénères, explorer, afin que les chiens puissent toujours être dans un état de bien-être optimal. L’équipe du Service Santé de la Centrale Canine a travaillé en collaboration avec Laurène Cadene-Schulik, experte en éthique animale. Ce guide est une ligne de conduite, mais les bonnes pratiques qui en découlent ne sont pas forcément universelles. C’est donc à chacun d’adapter celles-ci à son bâtiment, à son mode d’élevage, à ses chiens. Il sera disponible prochainement sur le site de la SCC, dès sa validation par le Ministère de l’Agriculture et l’ANSES.

Indispensable pour nos chiens : la trousse de premiers secours

Morsures, piqures, plaies aux coussinets et accidents divers sont courants, surtout en période de chasse, et principalement celle du sanglier. Voyons quelles sont les urgences les plus fréquemment rencontrées… Entre le moment de l’accident et l’arrivée chez le vétérinaire, la survie d’un chien ne tient quelquefois qu’à un fil… qui se trouve dans une trousse de premiers secours. Une réaction rapide, bien que provisoire, peut sauver la vie. L’accident le plus courant est l’intoxication. C’est bien connu, les chiens ont tendance à avaler tout ce qu’ils trouvent, et même boire dans une flaque le premier liquide venu, même s’il est chargé de pesticides ou autres poisons. Une intoxication se reconnaît par plusieurs symptômes : abattement brutal, tremblements et convulsions, paralysie ou raideur des membres, fièvre, diarrhées et vomissements, forte salivation, difficultés respiratoires… Dans ce cas, identifiez, si possible, le type du produit absorbé, et foncez chez le vétérinaire qui pourra traiter avec le bon antidote. Viennent ensuite les piqures et morsures. Plus fréquentes l’été et en début d’automne au moment de l’ouverture de la chasse, la guérison du chien dépendra, là aussi, de la rapidité d’intervention. Que ce soit une morsure de serpent, une piqure d’insecte, des morsures infligées par d’autres chiens ou par un animal sauvage, il convient, dans tous les cas, d’agir vite sans pour autant se précipiter. S’il s’agit d’une morsure de serpent, ne tentez pas de retirer le venin vous-même. Cependant, évitez tout effort à l’animal afin de ne pas accélérer son rythme cardiaque, ce qui favoriserait la progression du venin dans l’organisme. Ensuite, menez-le chez le vétérinaire qui mettra en place le traitement adéquat (antalgique, antivenimeux, anti-coagulant, cortisone, perfusions, etc…). Dans le cas de piqûres d'insectes, celles de guêpes et frelons peuvent être dangereuses, car certains chiens sont allergiques. Si quelque temps après la piqûre, votre compagnon présente un gonflement de la zone (souvent au niveau de la bouche car il essaye de « gober » l'insecte), il risque de faire un « œdème de Quincke » ainsi qu'un choc allergique. Si vous constatez ces symptômes, rendez-vous d'urgence chez le vétérinaire le plus proche qui fera des injections afin de stopper la réaction allergique. Quant aux morsures d'animaux sauvages ou de chiens, et bien que les dégâts semblent souvent peu importants, c’est en général plus grave qu’on ne le pense. Il peut en effet y avoir des lésions internes (déchirures de muscles, perforation d'organe, hémorragie interne...) qui peuvent dégénérer en abcès. Dans ce cas, un traitement soigneux ainsi que des antibiotiques seront nécessaires à la guérison du chien. Cela nous amène à la trousse de première urgence, qu’il est recommandé d’avoir en permanence sous la main. Le contenant sera du volume d’une boite à chaussures, solide et étanche. Sur le couvercle, vous inscrirez les coordonnées d’un ou de plusieurs vétérinaires susceptibles d’intervenir, et une fiche pour votre ou vos chiens, avec leur âge, poids et problèmes connus, tatouages et adresse. Les principaux éléments, indispensables pour porter les premiers secours, sont : des compresses pour nettoyer, panser et protéger (proscrire le coton qui laisse des fibres) ; une solution antiseptique de type bétadine ou de l’eau oxygénée (indispensable) ; des bandes pansement adhésives pour réaliser un pansement provisoire ; un sérum physiologique pour désinfecter les plaies ; des seringues pour rincer les plaies ou pour hydrater le chien, ou l’alimenter ; du charbon, type charbon de Belloc en cas d’ingestion de toxiques et du Smecta contre les diarrhées ; une pince à tiques, une pince à épiler, des ciseaux et des gants, un thermomètre, une loupe ; une muselière (les chiens les plus doux peuvent mordre en cas de douleur). Cette liste n’est pas exhaustive et, quoi que vous fassiez, il faudra vous rendre chez le vétérinaire au plus tôt. Avoir une trousse d’urgence n’est qu’un atout supplémentaire…

Assemblée générale de l’Association Française des Equipages de Vénerie Sous Terre (AFEVST)

Elle s’est tenue à Neuvy, (Loir et Cher) le samedi 14 août dernier, en présence de nombreux maitres d’équipages et de boutons. L’ordre du jour était copieux : rapport moral du président Jean Masson, compte-rendu des activités 2020, évolutions réglementaires et périodes complémentaires, rapport financier, questions diverses et la parole aux différentes personnalités. En préambule, le président Masson rappelait le renouvellement du CA, le 25 mars dernier, avec la nomination de Frédéric Herbet, président d’honneur de l’AFEVST, et aux postes de vice-présidents : Laurent Besnault, Hubert Coispel et Jérôme Rabillard. Trésorier et trésorier adjoint : Raymond Valentin et Ronan Goyat. Secrétaire : Thierry Reveret. Dans son rapport moral, le président Jean Masson déplorait les impacts de la crise sanitaire Covid-19 : une saison 2020 quasiment supprimée pour cause de confinement, une saison 2021 perturbée dans beaucoup de départements, avec de nombreuses assemblées départementales annulées, peu de journées inter-équipages, peu de fêtes de chasse et parfois même le report de fêtes de l’agriculture. Cela se traduit par des cotisations en baisse. Dans ce contexte morose, les créations de nouveaux équipages résistent malgré tout. Pour le premier semestre 2021, le secrétariat a délivré 127 certificats (22 confirmations et 105 renouvellements) et comptabilisé 591 maîtres d’équipage et 55 membres individuels. Il a été abordé, parmi les problèmes actuels, les menaces persistantes sur la ruralité dans son ensemble, le RIP, l’agribashing, les positions quelquefois ambigües des pouvoirs publics, les médias ouvertement anti-ruralité et la course à l’audience numérique, qui génère des infos outrancières. Concernant le classement du renard en « ESOD », le président Masson rappelait que 5 associations environnementales avaient attaqué l’arrêté du 3 juillet 2019, fixant la liste des espèces classées nuisibles dans chaque département, et que, sur 170 demandes d’annulation de classement, le Conseil d’État en avait éliminé 12, faute de données suffisantes. « Il est urgent de se remobiliser dès maintenant pour préparer le renouvellement de l’arrêté ministériel triennal, en collectant le maximum d’informations concernant les dégâts occasionnés dans tous les départements, notamment les attestations de dégâts auprès des sinistrés, mais aussi les prélèvements sur les carnets de piégeurs. A nous de démontrer que le classement de certaines espèces se justifie, soit par les dommages qu’elles occasionnent, soit par une présence effective sur le territoire départemental » a rappelé Jean Masson. Concernant la vénerie du blaireau : « Une menace plane sur les périodes complémentaires au 15 mai. L’Etat, qui recule devant certains arguments de nos détracteurs, renonce de lui-même à proposer la période complémentaire. Les tribunaux administratifs sont ainsi saisi de recours, de même que le Conseil d’Etat qui doit examiner celui qui a été déposé contre l’arrêté du 18 mars 1982, et qui représente un risque majeur » a déclaré gravement le président Masson, avant d’ajouter : « Nos clés de succès sont clairement identifiées : des associations départementales structurées, des données locales disponibles et suivies sur plusieurs saisons, une articulation claire entre la vènerie sous terre et les FDC, la mobilisation du monde agricole qui a besoin de nos interventions et une coopération locale/nationale entre nos associations, les FDC et la FNC ».

Assemblée générale 2021 de la FACCC

Elle s’est tenue le 18 juillet à Bozouls, en Aveyron. Après l’accueil des personnalités (Jean-Luc Calmelly, maire de Bozouls ; Jean-Pierre Authier, président de la FDC 12 ; Ségolène Maugeais et Christian Barbe, de la FDC 81 ; Florence Hortes, Association la chasse au féminin de l'Aveyron ; Daniel Caliz, association Harloup ; Frédéric Beck et Jacques Pégurier, Club du griffon nivernais ; Mickaël Sage, auteur de l’étude sur la chasse aux chiens courants et dégâts de sanglier, le président de la FACCC, Daniel Roques présenta son rapport moral et d’activités. La trésorière Marie-Claude Lavoine détailla le bilan financier et Angel Moune expliqua d’une part pourquoi les concours avaient été annulés cette année et d’autre part le projet stratégique 2022/2024… et parmi eux, la démarche d'inscription des chiens courants à l'inventaire national français, puis au patrimoine de l'UNESCO, dans un contexte où les initiatives visant à interdire cette pratique se multiplient. Pourquoi cette démarche ? Pour défendre une pratique ancestrale inscrite dans l'histoire de l'humanité et ancrée dans la ruralité ; pour conserver un savoir-faire irremplaçable s'appuyant sur un patrimoine cynophile unique au monde ; pour préserver ce patrimoine intimement lié au passé, mais résolument tourné vers l'avenir. Les atouts de la FACCC : la composante populaire et abordable de notre activité joue en notre faveur. Nous pouvons également mettre en avant les valeurs autour de l'amour des chiens, du partage, de la transmission et de l'excellence de la pratique. Comment allons-nous procéder ? Au niveau local, par un travail de terrain, en allant jusqu'aux endroits les plus reculés de nos terroirs recueillir les témoignages des éleveurs et chasseurs sur des facettes représentatives et méconnues de nos pratiques. Au niveau national, en portant le projet au niveau de la Grande Meute et ainsi couvrir l'ensemble des chiens courants. Une équipe projet sera constituée, composée d'un noyau de personnes motivées connaissant le monde des chiens courants, de la chasse et des rouages administratifs et politiques. Un accompagnement d'experts sera essentiel, des ethnologues pour la rédaction de la fiche d'inventaire et des scientifiques de renom pour appuyer la démarche…

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Faire un chien de pied

II s'agit d’abord de « penser chien ». C’est la meilleure méthode d'éducation précoce, basée sur un suivi dès l'âge de 2 mois. Elle s'apparente au départ à une véritable récréation, pour atteindre par la suite de réels résultats. Il n'est pas question ici de brimade, de punition, de stimulation à outrance, ou d'exiger trop du chiot et de lui faire ainsi plus de mal que de bien. En découle logiquement un apprentissage de la vie en communauté et des gestes du quotidien, à reproduire avec le maître : promenade, propreté, jeu, obéissance, travail. En évoluant au bon rythme et sans brûler les étapes, les chiots se développent ainsi en toute quiétude…

 

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Au ferme, faut-il encourager les chiens ?

Dur métier que celui de chien à sanglier, surtout quand il fait face, prêt à infliger aux plus hardis des blessures sérieuses, parfois mortelles. Aujourd’hui, devant les chiens courants, le comportement du sanglier a bien changé, mais il ne laisse pas indifférent...

 

 

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Les qualités indispensables aux chiens courants

Un chien courant n’est pas qu’un chien « qui courre ». ça va bien au-delà… Les chiens courants ont une définition qui pourrait être : « poursuivre, en donnant de la voix, un gibier qu’il ne voit pas ». Donner de la voix n’est donc pas une bonne ou mauvaise chose, mais la façon, pour le chien, de s’exprimer. Cependant, certains chiens crient plus que d’autres, selon les races et selon le gibier chassé. Quelle que soit sa race, un chien courant doit avoir du nez, et comme pour la voix, tous ne sont pas égaux. Mais, quel que soit le gibier chassé, c’est un critère obligatoire pour que le chien puisse rechercher, trouver et poursuivre. Selon les régions et l’animal chassé, les besoins ne sont pas les mêmes. Il faudra donc adapter, d’une part la race employée, et d’autre part l’éducation appropriée.

Par Cyril Jolibois

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Les mystères de la voie

Laissée involontairement par le gibier, la voie, secrète et fugitive, est un phénomène naturel méconnu et abstrait dont la nature, changeante, sera déterminante dans le succès ou l’échec de la chasse. Tenter de l’éclaircir revient à faire l’analyse de deux points de vue qui, en fait, sont complémentaires. D’une part le côté empirique qui s’appuie sur l’expérience et l’observation, et d’autre part, le côté scientifique. La première tentative pour étudier cette particularité a été réalisée par M. Pollard, dans un ouvrage, justement intitulé « Les mystères de la voie », publié en 1933. L’auteur avait tenté de mesurer la qualité de la voie à l’aide d’un instrument de son invention, qu’il avait appelé « sentomètre »…

 

Par Gilles Ferrière

 

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HuntPower® : la localisation GPS pour les chiens… mais pas seulement !

Les technologies que l’on appelait « nouvelles » il n’y a pas si longtemps, ont évolué aussi vite que les satellites…

 

« Mais où sont les chiens ? ». Quel propriétaire de chiens courants ne s’est pas posé cette question, riche de sous-entendus plein d’inquiétudes. L’électronique et l’informatique sont désormais entrées dans le monde de la chasse, et grâce au GPS, la localisation des chiens a littéralement créé un boom sur le marché des ventes d’équipements...

 

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Recherche du grand gibier blessé : revenir d'urgence aux fondamentaux !

Est-ce la chasse qui a fait l’Homme ?

Opportuniste, cueilleur des premiers jours, occasionnellement charognard par obligation, mais déjà en quête de chair fraîche, le chasseur a rapidement développé des techniques lui permettant de capturer, ou d’abattre, le gibier convoité. Les techniques utilisées par nos ancêtres font encore débat aujourd’hui dans la communauté scientifique, mais il est avéré que, depuis plus de trente mille ans, l’utilisation du chien s’est progressivement imposée. Très vite, l'homme a compris les avantages qu'il pouvait tirer de ses fantastiques qualités : sens aiguisés, facultés physiques adaptées à la chasse, endurance supérieure et une socialisation rendue facile par sa volonté d'intégration instinctive...

 

Par Christian Busseuil

 

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La domestication du chien

Au siècle dernier, les ossements de deux chiens retrouvés dans la sépulture d’un homme, à Bonn-Oberkassel, en Allemagne, datés de 14223 années, montrent la considération dont ces animaux faisaient déjà l'objet. Le plus jeune canidé était mort de la maladie de Carré, à l'âge de 27 mois. Les séquelles pathognomoniques qui ont été retrouvées sur ses dents, montrent qu’il avait subi trois atteintes de cette infection, avant de succomber. Il avait donc bénéficié de soins intensifs, sans lesquels sa survie aurait été impossible au-delà de deux ou trois semaines. Ce dévouement montre déjà une empathie bienveillante, et finalement le respect d'une dépouille enterrée comme, et avec un défunt…

Par André Giovanelli, Docteur vétérinaire

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