L’âge du sanglier, par les incisives

Le prélèvement national annuel de sangliers, dépasse désormais les 700 000 têtes. Malgré cela, il semble que les observations, dans le but de mieux connaitre la structure des populations, ne soient plus trop pratiquées par les chasseurs. Pourtant, il serait souhaitable d’apprécier le plus simplement et le plus rapidement possible, l’âge des animaux tués. Bien que quelques initiatives aient été prises, on ne sait que très peu de choses à propos de l’âge des sangliers tués à la chasse. Certes la fourchette est serrée, puisque 99% des animaux sont éliminés avant l’âge de 5 ans, mais c’est justement dans ceux-là que se détermine la formation des compagnies. Que devient une laie ragote qui se retrouve seule ? Vit-elle en ermite ou se rapproche-t-elle d’une compagnie ? Sera-telle acceptée après une période de probation, ou rejetée ? Selon leur âge, les comportements seront bien différents. Si les animaux de première année sont assez facilement reconnaissables à leur livrée respective (marcassins et bêtes rousses), il n’en est pas de même avec les animaux dans leur deuxième année et troisième année (bêtes de compagnie et petite laie ragote). L’examen des dents peut donc déterminer l’âge d’une bête noire avec certitude, jusqu’à ce qu’elle atteigne trois ans…

 

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La chasse ? C’est 1% de notre passé et 99% de notre mémoire collective…

L'histoire humaine de la chasse s'étend sur au moins 500 000 ans, et il n'y a guère que 5 000 ans que l’homme peut s’en passer comme nécessité vitale. Les chiffres sont explicites : cela ne représente qu’un tout petit 1% de notre passé, alors que 99% de notre mémoire appartient à la geste cynégétique. Et qu'on le veuille ou non, nous en sommes profondément marqués… Si nos lointains ancêtres étaient restés comme les singes ou les oiseaux, perchés dans les arbres à l'abri des prédateurs, vivant en égoïstes, se contentant des fruits pour se nourrir et du feuillage pour s'abriter de la pluie et du soleil, nous vivrions encore une existence de « grands primates », et nous n'aurions sûrement pas ici l'occasion de réfléchir sur ce sujet. Yves Coppens, professeur au Collège de France, remarque que c’est en devenant bipède que l’homme a commencé à manger d’autres mammifères. « Il y a 800 000 ans, dit-il, l’homme a adopté, comme les autres carnivores, l’habitude de manger à heures fixes, habitude qui s’est perpétuée lorsque, de chasseur, l’homme est devenu paysan, puis citadin ». Mais, Claude Fischler, spécialiste de l’alimentation au CNRS, affirme que « si nous n’avions pas commencé à manger de la viande, il est probable que l’évolution, qui a abouti à l’Homo sapiens, ne se serait pas faite »…

 

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Le tétras-lyre

Communément appelé petit coq de bruyère, le tétras-lyre (tétrao tetrix) est aussi dénommé petit tétras, coq des bouleaux, coq noir, lyrure, tétras à queue fourchue, et même faisan pour les montagnards. Il appartient à l'ordre des gallinacés, famille des tétraonidés. Les mesures de sauvegarde ainsi que les nombreuses actions menées et appliquées en faveur du tétras-lyre, laissent espérer que ce combattant alpin restera pour longtemps encore, l’emblème de nos montagnes.

Par Gérard Vaglio

 

Tableau de chasse : quelques règles à respecter

Une journée de chasse ne peut se terminer sans une présentation du tableau, quelle que soit son importance. C’est la façon de rendre un dernier hommage au gibier, petit ou grand, avant qu’il ne devienne venaison. Ce rituel consiste à exposer les animaux morts, toujours dans une position favorable afin qu’ils recueillent le respect que tout chasseur digne de ce nom, doit leur témoigner. Au-delà de la légitime émotion que chacun doit ressentir après avoir volontairement enlevé la vie à un animal sauvage, il s’agit, dans un geste décent, de saluer une dernière fois l’adversaire vaincu. C’est la reconnaissance et l’acceptation de l’acte conscient du chasseur prédateur. Dans ce que les opposants à la chasse voient comme une hypocrisie rétrograde, le chasseur contemporain y puisera une valeur didactique, comme le faisait les peuplades anciennes, pour qui la vie prise à l’animal allait leur permettre de continuer la leur. Aujourd’hui, bien que d’indéracinables préjugés restent ancrés dans les esprits, il convient, partout, de saluer et d'inciter cette pratique…

 

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L’armure du sanglier : un bouclier contre les balles

Les premiers signes, annonciateurs du rut du sanglier, sont déjà visibles. Les compagnies se reforment, laissant deviner un grand mâle et son page, en satellites de proximité. Cela ne facilite pas la chasse, car, bien que ces animaux soient naturellement bruyants et particulièrement odorants, ils ont la faculté de vider les enceintes à la moindre perception d’un danger, et disparaissent ainsi pour la journée, laissant les chasseurs sur leur faim. Mais, souvent le grand mâle laisse filer la compagnie, et même son page qui, moins vaillant que lui et plus craintif, démarrera apeuré devant les chiens, qu’il entrainera derrière lui dans une course dont l’issue lui est souvent fatale. Et pendant ce temps, bien calé au plus profond de son roncier, le grand sanglier attendra patiemment que le danger s’éloigne. Quand vous assistez au départ d’une bête de compagnie, seule, il y a de grandes chances que ce soit un jeune mâle. C’est le moment d’explorer minutieusement les environs… Les grands sangliers, véritables concentrés de puissance, de rusticité et de vitalité, résistent mieux qu’on ne le pense à l’impact d’une balle. Lors d’un tir, sans réaction apparente de sa part, on croit l’avoir manqué. Mais souvent, il n’en est rien, car de profil, la partie constituée par le flanc de l’animal porte, à juste raison, le nom d’armure. A cet endroit, la peau présente une épaisseur très importante et cette particularité se forme au fil des ans, lors des périodes de repos du sanglier. Lorsque, dans sa bauge, il se couche sur le côté, la terre collée aux soies tale la peau qui s’épaissit. Les animaux se constituent donc un véritable blindage protecteur, capable de désagréger, à l’impact, les balles à très haute vitesse. Les autres, plus lourdes et plus lentes, n’ayant pas la vélocité nécessaire pour traverser cette muraille de peau. Dans ces cas, les blessures demeurent essentiellement superficielles. Les différentes études réalisées par les encartoucheurs préconisent, à l’impact, une vitesse résiduelle d’au moins 600 mètres par seconde. Pour les forts sangliers, un seul mot d’ordre : la balle doit pénétrer en conservant le maximum de sa masse, donc d’énergie. Ce paramètre demeure lié au couple formé par le calibre et la nature de la balle, car selon qu’elle touchera l’animal à 900 ou à 600 m/s, son comportement sera bien différent. Donc, plus la vitesse est élevée, plus la balle devra être dure pour éviter sa désintégration à l’impact et ainsi permettre sa pénétration.

La bosse du garrot chez le cerf

Cette proéminence, située à la pointe des omoplates, n’est pas sans éveiller la curiosité. Baptisée « bosse du garrot » ou « bosse des ânes », elle devient visible chez le cerf dès sa cinquième année. Le mégacéros, il y a plus de 10 000 ans, portait déjà une bosse très saillante, située juste à la verticale des omoplates, comme le montrent certaines peintures rupestres. D’ailleurs, une dizaine de spécimens, trouvés dans les tourbières d’Irlande au 18e siècle, attestent également de la présence de cette particularité. En art pariétal, cette excroissance est souvent représentée dans une couleur plus foncée que le reste du corps. Chez le cerf élaphe, de multiples évènements ont fait que cette bosse est devenue, au fil du temps, plus saillante. En cette période de brame qui commence à être sonore, les observations vont se multiplier, une bonne occasion d’en apprendre un peu plus sur notre roi de la forêt.  

 

Premier paramètre : l’âge

La cinquième année d’un cerf marque la fin de l’évolution de son squelette. Jusque-là, du point de vue corporel, sa silhouette s’inscrivait dans un rectangle. Désormais, à 5 ans, elle va tout doucement évoluer vers un trapèze, dont la grande dimension est située au niveau des épaules. D’un équilibre des masses presque parfait, entre l’avant et l’arrière, le corps va prendre du volume et du poids sur le train avant. Du point de vue pondéral, plus le déplacement dans ce sens sera prononcé, plus les marques des omoplates dépasseront la ligne dorsale. Gaston Phébus traduisait ce phénomène en ces termes : « Le cerf est tout lion devant, et tout lévrier derrière… ». L’émergence de la bosse du garrot traduit donc, dans un premier temps, la maturité de l’animal, puis dans un second temps, sa vieillesse. Comme chez tous les êtres vivants, cette dernière période de la vie vaut beaucoup de désagréments, notamment celui de l’usure des dents, qui entraine la dégradation du pouvoir de mastication. Il en résulte que l’ingestion des aliments devient insuffisante pour satisfaire aux besoins d’une carcasse qui approche, voire dépasse parfois les deux cents kilos. Les conséquences de ce déficit alimentaire sont assez rapides. La masse musculaire fond, les côtes commencent à se découvrir, et cette évolution a pour effet de rendre la bosse plus proéminente. Contrairement à certaines fausses affirmations, ce ne sont pas les vertèbres qui auraient grandi avec l’âge, mais bel et bien le soutien musculaire qui a considérablement régressé. Dans le même temps, le ventre a tendance à s’affaisser, tirant de ce fait vers le bas une partie de la masse musculaire du thorax. Point culminant de la ligne dorsale, la bosse se trouve donc de plus en plus dégarnie à sa base, accentuant ainsi son aspect collinéen, et ce relief va encore s’accentuer au fur et à mesure que le cerf se dirige vers des âges qui dépassent la douzième année. Le cou et le dos vont alors se prolonger de façon quasi linéaire, et cette ultime transformation aura pour conséquence de donner cette impression de cerf « bossu ». Cet élément corporel est donc un indicateur intéressant de l’état de santé de l’animal.

L’infinitésimal de la communication chez les animaux

Peu connues, car elles semblent agir en dehors de nos cinq sens, les phéromones sont de précieux agents de communication. Ces substances chimiques, apparentées aux hormones, d’où leur seconde appellation de « phéro-hormone », émises par la majorité des êtres vivants et certains végétaux, peuvent être transportées, et perçues, à plusieurs kilomètres. Leur diffusion englobe plusieurs significations : le marquage du territoire, la transmission de signaux à vocation sexuelle ou encore les alarmes. Certaines phéromones visent à apaiser, voir à attirer, celui ou celle qui va les percevoir.

 

Dans le domaine animal

Le grand gibier n’échappe pas à la règle, notamment pour le plus grand de chez nous, le cerf. Attributs réservés aux mâles, les bois sont les premiers vecteurs de phéromones de tous ordres, et de toutes destinations. Marc Rolland, docteur vétérinaire, auteur de la thèse « Le statut du cerf élaphe dans les Alpes-Maritimes » (Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse, 2003), évoque le rôle des bois dans la diffusion des phéromones, par frottis de la ramure contre des espèces forestières odoriférantes. Cependant, les phéromones peuvent également être véhiculées dans, et par l’air. Les larmiers du cerf sont une importante source d’émission, qui permet à l’animal d’indiquer sa présence et de s’identifier par rapport aux autres individus présents dans le secteur. On retrouve les mêmes schémas de distribution chez le chevreuil, dont les « brosses » émettent des phéromones qui sont, soit dispersées dans l’air, soit déposées sur la végétation lorsque l’animal se déplace. Il en va d’ailleurs de même pour les glandes interdigitales qui jouent un rôle important quand l’animal fait ses grattis sur le sol. Ces emplacements particuliers sont donc riches en phéromones de marquage, accentué encore par les brocards, lorsqu’ils marquent les arbustes avec leurs glandes frontales. Les ongulés de montagne, tel le chamois, l’isard et le mouflon, utilisent quasiment les mêmes moyens pour se signaler ou s’identifier. Les glandes rétro-cornales jouent d’ailleurs un rôle très important chez le chamois et l’isard. Quant au sanglier, les phéromones sont essentiellement véhiculées par la salive et surtout l’urine. Le marché des produits attractants pour la bête noire fait d’ailleurs l’objet d’une offre pléthorique…

 

Et les autres ?

Mais ces phéromones ne sont pas le seul apanage du grand gibier. Les insectes émettent également ces substances, et c’est notamment le cas de la chrysomèle, dont l’impact indirect sur le sanglier peut être très important. En effet, cet insecte coléoptère s’attaque aux racines du maïs, et peut en ravager les cultures en seulement quelques dizaines de jours. L’insecte est d’autant plus dangereux qu’il se fixe dans le sol, et perdure d’une année à l’autre. Parmi les moyens de lutte, figurent les insecticides et la rotation pluriannuelle des cultures. Si la première solution est désormais rigoureusement encadrée, la deuxième solution est une affaire de méthodes culturales. Mais il en existe une troisième : le piège à phéromones. Il s’agit en fait de simples tubes en carton ou en plastique, dans lesquels sont déposés de la glu et des phéromones de chrysomèles femelles. Attirés, les mâles se déplacent et se font alors piéger par la colle. Cette technique, très sélective, permet de ne pas impacter les autres insectes, dont le rôle est très important dans la biodiversité et la relation que peut avoir le monde des insectes avec celui des plantes. Infinitésimal de la communication, les phéromones restent encore un vaste champ d’investigation pour les chercheurs.

Le tir des marcassins

S’il est un sujet qui a fait polémique, c’est bien celui qui concerne le tir des marcassins. Le papier, dont il est question aujourd’hui, a été écrit par Christian Busseuil en 2005. Quinze ans après ces théories, osées et quasiment révolutionnaires à l’époque, la chasse du sanglier a-t-elle évoluée, et peut-elle faire face, seule, à la prolifération des bêtes noires ? Réduire les populations est un souhait que l’on entend dans tous les bureaux, de l’administration, du monde agricole, des structures fédérales cynégétiques, mais qu’en est-il sur le terrain ? Les chasseurs ne veulent pas, ou ne peuvent pas ? Remontons donc à cette année 2005, où déjà les premières carences dans la gestion de la bête noire se faisaient sentir…

 

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Fauchaison de printemps : évitons le massacre !

Chaque année, à la période de la fauchaison de printemps, des milliers de faons de chevreuils sont inexorablement déchiquetés par les faucheuses… La prise en compte de l’environnement s’impose aujourd’hui comme une priorité incontournable. Les ruraux travaillent dans cette direction sans avoir attendu les pleureuses écolos. La nature vit et… évolue. Même si des marginaux ternissent encore l’image du métier par des actions frauduleuses, la production agricole française apporte globalement des garanties de qualité. Mais, si notre réglementation encadre plus strictement qu’ailleurs les techniques de production, qu’elles soient animales ou végétales, elle ne dit rien sur les méthodes de récolte, toujours très destructrices et laissées à l’entière initiative des agriculteurs. Ce n’est donc que très récemment que la recherche s’est intéressée au sujet… Dans notre rubrique « Faune sauvage » vous découvrirez un dossier sur les prochains travaux de fauchaisons et les enjeux que représentent, pour les agriculteurs et les chasseurs, le sauvetage des faons et de la petite faune sauvage.

 

- Texte Christian Busseuil et Hubert Buiron

- Photos Odile Curchod et C. Busseuil

 

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La toison du sanglier

Pour ceux qui chassent le sanglier depuis longtemps, il n’est pas douteux qu’ils en ont vu de toutes les couleurs…

 

Si le vocable « bête noire » est souvent employé pour qualifier le sanglier, il n’en est pas moins vrai que le noir n’est pas, et loin s’en faut, la couleur officielle et naturelle. Les poils, production filiforme de l’épiderme, couvrent entièrement ou partiellement le corps des mammifères, et influe sur la couleur. Il est issu d’un bulbe pileux inséré dans l’épiderme dont les parois sont tapissées de glandes sébacées assurant l’imperméabilisation du pelage. Des muscles horripilateurs ont pour fonction de faire dresser le poil sous l’action de différents facteurs extérieurs (froid, pluie, énervement, peur, etc…). Constitué de cellules produisant de la kératine (kératinocytes), qui est une protéine soufrée, principal constituant du cheveu, des ongles, des plumes des oiseaux ou des écailles des reptiles et des poissons, et de la mélanine (mélanocytes) assurant la coloration plus ou moins foncée de la toison, un poil est constitué de trois parties : la cuticule externe, le cortex et la moelle. Suivant les parties du corps où ils sont implantés, leur nombre peut varier de 200 à 700 au centimètre carré…

 

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La faune sauvage d'Afrique australe

Outre le fameux « Big Five » composé de l’éléphant, du rhinocéros noir, du lion, du léopard et du buffle Caffer, l’Afrique australe abrite un grand nombre d’autres mammifères terrestres et marins. Une vingtaine d’espèces d’antilopes y parcourent les différents biotopes, des plaines arborées au montagnes désertiques. Parmi elles, citons le grand koudou, l’impala, la plus commune, le dik-dik, la plus petite qui accuse seulement un poids compris entre 3 et 5 kilos, et la plus grosse antilope du monde : l’éland du Cap dont le poids des mâles adultes peut varier de 600 kg à près d’une tonne. Dans le document visuel joint, vous verrez des espèces photographiées par Hubert Maes, lors de ses périples en Namibie, Afrique du Sud, Zimbabwe ou Mozambique…

Certains animaux manquent à l’appel, mais c’est bien ce qui fait de la photo un « hobby » si envoutant !

En ce temps de restrictions et de confinement, ce « télésafari-photos », vous emmènera loin de chez vous, au cours d’un voyage virtuel certes, mais excellent pour le moral.

 

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Hubert MAES PHOTOGRAPHY

Web : https://naturephotography-hm.webself.net

Instagram : @hubertmaesphotography

Facebook : NATURE PHOTOGRAPHY – Hubert MAES

Le lagopède alpin

Par Gérard Vaglio

Il y a environ 15000 ans, alors que la majorité des oiseaux suivaient la latitude, zone circumpolaire EurasieI/Amérique du Nord, d’autres choisissaient l’altitude des zones sud de l’Europe occidentale, les Alpes et les Pyrénées leur offrant ainsi des conditions similaires : grands espaces ouverts et minéraux, couverts ras et herbacés souvent balayés par les vents, où la neige perdure pour ce « seigneur du froid », lui rappelant la toundra. Souvent qualifié de perdrix blanche ou perdrix des neiges, tétras des neiges, jalabre, albine, et ptarmigan en anglais, son nom « Lagopède » vient du grec (lagos : lièvre et podos : pied) qui signifie patte de lièvre... 


 

Sanglier : est-ce la fin des années d'abondance ?

Dans la course au « toujours plus », deux questions se posent, auxquelles vous vous en doutez, les chasseurs apportent des réponses bien différentes :

- 1) Y a-t-il trop de sangliers ?

- 2) Faut-il réduire, stabiliser ou laisser encore monter les densités ?

Au printemps de cette année, partout en France, il n’y a jamais eu autant de sangliers à la fin d’une saison de chasse. La protection des femelles, le tir des jeunes, l’abondance de nourriture et la clémence de la météo, ont encore favorisé les nouvelles générations de marcassins. Tous ou presque ont survécu et sont venus renforcer les rangs des compagnies, dès l’été dernier. Devant ce constat, les FDC sont de plus en plus nombreuses à craindre l’avenir, et elles n’ont pas tort… La chasse moderne, qui fait dans l’abondance, n’a pas donné les résultats espérés. « Culbuter » une bête rousse au saut de la ligne est devenu une banalité, qui use l’instinct ancestral du prédateur… et là, on oublie vite la raison même de la chasse et du chasseur… qui n’achète pas un animal à tuer, mais qui paie volontiers pour avoir une belle histoire à raconter...

 

par Jean-François Guerbert