Où en est le vaccin contre la grippe aviaire ?

Lancée au printemps dernier par le précédent ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, l’expérimentation de deux vaccins contre la grippe aviaire se poursuit. Où en sommes-nous aujourd’hui et la recherche est-elle sur le point d’aboutir ? Deux laboratoires « Ceva Santé Animale » et « Boehringer Ingelheim » font des tests dans six élevages de canards du Gers, des Landes, de la Dordogne et du Tarn. Ils expérimentent deux molécules, bases de vaccins de nouvelle génération, respectivement à base d'ARN messager et de protéines, dont la protéine antigénique hémagglutinine du virus de l'influenza aviaire. L'opération est pilotée par l'Ecole nationale vétérinaire de Toulouse et l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), dont le coût, estimé à 2,3 millions d'euros, est partagé par l'Etat et quatre régions, avec un apport du Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog) et des laboratoires. Ceva Santé Animale se dit confiant après les premiers essais : « Sur nos trois critères que sont la protection contre les symptômes, la réduction de l'excrétion et la possibilité de distinguer les animaux vaccinés des animaux infectés […], les résultats sont au rendez-vous », a assuré récemment son PDG, Marc Prikazsky. En cas de succès, le vaccin n'est pas attendu dans les élevages avant l'automne 2023. Il devra être efficace contre la maladie mais aussi contre l'infection, pour arrêter la propagation du virus. « Un projet de règlement européen devrait être publié à la fin de l'année ou début 2023 », indique Emmanuelle Soubeyran, directrice générale adjointe de l'alimentation au ministère de l'Agriculture et cheffe des services vétérinaires. Ensuite, il faudra définir la stratégie de vaccination en déterminant quelles espèces (poulets, canards…) et quelles régions sont concernées.

Collisions avec le gibier : nous entrons dans la période sensible

Toutes les récoltes ont été faites et les champs sont désormais vides de cultures. Pour se nourrir, le gibier n’a plus d’autre choix que de parcourir les bois à la recherche de châtaignes, glands, faines, champignons, fruits forestiers et maïs sur les places d’agrainage, mais il manquera un élément essentiel au sanglier, les protéines animales. Il les trouve principalement en vermillant dans les champs, ce qui l’oblige à des déplacements nocturnes fréquents. Il traverse donc les voies de circulation, augmentant ainsi les risques de collision. Les spécialistes de la sécurité routière recommandent, dans les zones à risques matérialisées par des panneaux, de réduire sa vitesse, et rappellent, à juste titre, que l’évitement est souvent la plus mauvaise des manœuvres, car il expose à plus de danger. Il vaut mieux ne pas tenter d’éviter une collision frontale avec l’animal, car celle-ci occasionne, en principe, moins de dégâts qu’un évitement raté. Selon les statistiques, il y a, en France, entre 45 000 et 50 000 collisions, dont 25% avec des sangliers, et 20% avec des chevreuils. Arrivent ensuite les accidents avec les grands cervidés et les plus petits animaux (lièvres, lapins, blaireaux, renards et mustélidés).

Premier Forum des dirigeants mondiaux de l'UICN

Ce rassemblement des forces vives de l'UICN se déroulera du 13 au 15 octobre 2022, à Jeju, en République de Corée. Il a pour objectif de donner aux dirigeants mondiaux l’occasion de discuter des questions clés en temps réel. Parmi les sujets sensibles qui émergent, on trouve la construction d'économies et de sociétés favorables à la nature, et les grands événements internationaux sur la biodiversité et le climat. Les participants auront donc de nombreuses opportunités de réseautage au cours des nombreuses sessions de travail organisées. Lors de la récente réunion du G7, les dirigeants ont appelé le monde à devenir au moins neutre pour la nature d'ici 2030, et cela impose, pour mieux mesurer l'impact des initiatives positives, d’harmoniser les bases de référence, le suivi, le financement et la mise en œuvre des réformes. Au terme de ces journées studieuses, tous les participants sont invités à une cérémonie spéciale et à un dîner de gala, où seront dévoilés les six lauréats des « AIPH World Green City Awards 2022 ». Ces récompenses sont décernées aux villes, en reconnaissance de leurs efforts extraordinaires pour créer de meilleurs environnements de vie, en utilisant la nature.

En Serbie : 10e anniversaire du « Ladies Hunting Club »

Elles oeuvrent à la biodiversité et le montrent, les « Ladies Hunting » de Serbie. Leur club (Damski Lovacki Klub) travaille particulièrement à l'amélioration et au développement des droits des femmes, à travers d'activités liées aux traditions et à la culture de la chasse, ainsi qu'à la conservation de la biodiversité. Pour commémorer le 10e anniversaire de leur club, en septembre dernier, elles se sont réunies, avec leurs invités dans le parc national de Tara, en Serbie. Les délégations de clubs de chasseresses de Bulgarie, de Slovénie, de Serbie, de Hongrie et de Croatie avaient répondu à l'invitation, ainsi que les présidents des associations régionales de chasse du centre et de l'ouest de la Serbie, et des représentants des autorités nationales et locales de Tara. Dans son discours, la présidente du « Ladies Hunting Club », Sanja Momcilovic Bognic a invité les membres du club à continuer à prendre « de si belles et utiles initiatives en faveur de la chasse et de la biodiversité », soulignant que les deux étaient indissociables.

59,6 milliards d’€ de budget pour les ministères de la Transition écologique et de la Transition énergétique

C’est ce que prévoit le projet de la loi de finances 2023 (PLF). Les deux ministères de la Transition écologique et de la Transition énergétique pourraient se voir dotés de ce budget inédit, en hausse de 15%. La volonté du gouvernement de booster les différents volets de la transition écologique et énergétique est donc bien affirmée. Voilà qui devrait ramener sur le devant de la scène Christophe Béchu, beaucoup trop discret pour certains, depuis qu’il est au gouvernement. L’ancien maire d’Angers, ville parmi les plus vertes de France, aura donc la lourde tâche de veiller à la judicieuse utilisation de cette enveloppe globale qui se décomposera ainsi : 20,5 milliards d’€ pour le logement, 3,6 milliards d’€ d’appui aux politiques publiques, 1,5 milliard d’€ pour le fonds vert, 5,2 milliards d’€ d’appui aux territoires, 3,6 milliards d’€ pour l’eau, la biodiversité et la prévention des risques ; 15,5 milliards d’€ pour l’énergie et 9,7 milliards d’€ aux mobilités. Dans le détail, le gouvernement s’engage en faveur d’une énergie moins carbonée en accélérant le développement des énergies renouvelables et la relance du nucléaire avec un total de 1,2 milliard d’euros consacré à ce dernier domaine. Quant aux agences de l’eau, afin de mieux répartir les usages et mieux anticiper et gérer les crises notamment dues à la sécheresse, elles disposeront de la totalité des redevances, soit 2,2 milliards d’€.
 

Erreurs de tirs, incidents et accidents

Dans le Pas de Calais, samedi dernier, un jeune garçon de 13 ans a été légèrement blessé au ventre et au visage, par un tir accidentel d’une cartouche à plombs, lors d’une chasse aux canards. Il a été transporté vers le centre hospitalier de Lens, dont il est ressorti « sans avoir subi d'intervention chirurgicale » a précisé dimanche Olivier Gugelot, secrétaire général de la FDC du département. Mais l’inquiétude règne, puisque l’auteur de ce tir accidentel est un jeune chasseur de 16 ans, qui a disparu après l’incident. Hier encore, il était activement recherché…

Samedi également, dans les Alpes de Haute-Provence, un septuagénaire a fait une chute d’une trentaine de mètres, dans un terrain couvert de pierres et d’éboulis, au niveau du hameau de Tercier, sur la commune des Prads-Haute-Bléone, alors qu’il participait à une partie de chasse. Il a été héliporté à l’hôpital de la Timone.

Concernant l’accident mortel de la semaine dernière dans le Vaucluse, on apprenait qu’une information judiciaire venait d’être ouverte pour homicide involontaire. Toutes les armes des participants ont été saisies pour analyses balistiques et les dépistages d’alcool et de stupéfiants des chasseurs présents sur les lieux au moment du drame se sont révélés négatifs. L’enquête en cours devra faire la lumière sur des déclarations contradictoires avec les premières constatations techniques effectuées sur les lieux.

De l’autre côté de la frontière, en Suisse, c’est un loup qui a été retrouvé mort, dans une prairie, à proximité d’une forêt à Termen. L’animal présentait une blessure par balle, selon la police valaisanne qui a fait transporter la dépouille à l'hôpital vétérinaire de Berne. Le Ministère public a ouvert une instruction pénale. Deux jours avant, toujours en Suisse, c’est un cheval qui avait été retrouvé mort à Grengiols, victime lui aussi d’une balle. Selon les premiers éléments de l’enquête, il s'agirait d'un tir par erreur de l'animal a précisé la police.

Venaison et produits de la chasse : ce qu’il faut savoir…

Un accès aux textes réglementaires est actif sur le site du Journal Officiel (http://www.legifrance.gouv.fr) ou sur le site Galatée-Pro (http://galateepro.agriculture.gouv.fr). La réglementation est abondante, et s’adresse aux chasseurs, ou premier détenteur de produits de la chasse, qui commercialisent leurs produits en remise directe au consommateur final, ou vers un commerce de détail. Elle traite des conditions sanitaires applicables à la mise à mort du gibier sauvage, à la préparation et à la mise sur le marché de viandes fraîches de gibier sauvage. Ce qu’il ne faut pas omettre, concernant les produits de la chasse : le chasseur étant considéré « producteur primaire », il ne peut mettre sur le marché que des produits primaires (carcasses de petits gibiers non dépouillés et non éviscérés, et des carcasses de grands gibiers non dépouillés, mais éviscérés)…

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Les soins nécessaires pour vos chiens

Qu’ils soient d’arrêt, broussailleurs ou courants, la chasse est un terrain à risques pour nos chiens. Raisons bien suffisantes pour ne pas les considérer comme de simples auxiliaires que l’on sort le dimanche matin, que l’on remise le dimanche soir, et que l’on ressort la semaine suivante. Compte tenu de ce qu’on leur demande, les chiens ont besoin de surveillance, et si un problème quelconque est détecté, de soins. Qui n’a pas vu, un dimanche matin, au moment où les chiens sont extraits de leur chenil roulant, un conducteur les épouiller, et retirer une multitude de tiques, accrochées là depuis le dimanche précédent. Un examen attentif aurait permis, le soir même du retour ou le lendemain, d’éliminer ces dangereux parasites...

« Les chasseurs ont-ils tué la chasse ? »

Docteur en écologie et docteur en médecine vétérinaire, membre du Conseil national de la chasse et de la faune sauvage, ancien membre du Conseil scientifique de l’ONCFS durant 10 ans, Michel Gauthier-Clerc a publié plus d’une centaine d’articles sur la faune sauvage, et codirigé des ouvrages destinés à l’enseignement universitaire en écologie. Scientifique reconnu par le ministère chargé de l’environnement, il vient, dans son dernier ouvrage, poser la question que tous les chasseurs redoutent : « la chasse a-t-elle encore un avenir ? ». Si la réponse, dans notre monde rural et agricole est évidente, elle l’est beaucoup moins dès que l’on arrive aux portes, et dans les villes. L’auteur parle des défenseurs de la cause animale, des amoureux de nature, mais laisse de côté la nécessité de gérer cette population d'animaux sauvages. Sévère, il déclare : « Loisir populaire et peu contesté jusqu’au milieu du 20e siècle, la chasse française a peu à peu été transformée par ses dirigeants en une forteresse assiégée, incapable d’évoluer avec le reste de la société, et dont le nombre d’adeptes n’a cessé de décroitre depuis le milieu des années 1970 ». Puis il enfonce le clou : « Protégés depuis des décennies par les élus politiques, connectés aux réseaux de notables locaux, les leaders de la chasse sont restés sourds aux demandes de réformes les plus légitimes. Ils auraient pourtant pu défendre une chasse paysanne, populaire et raisonnable, faire alliance avec les protecteurs de l’environnement pour limiter l’agriculture destructrice ou encore écouter les recommandations des scientifiques » concluant ainsi : « Le lien avec leurs contemporains est aujourd’hui rompu, même dans les zones rurales… Plus récemment, le principal débat s’est porté non plus sur les pratiques de la chasse, mais sur l’acte même de tuer un animal sauvage par loisir… ». Dommage que l'auteur soit passé à côté de ce qui borne l’incompréhension qui nous oppose aujourd’hui à nos détracteurs. Bien évidemment on chasse avec plaisir, et heureusement d'ailleurs, mais quand un chasseur prend la décision d'abréger une vie, il le fait avec discernement et seulement par nécessité, soit de régulation, soit sanitaire, soit gastronomique... Et c’est bien cette responsabilité, confiée aux chasseurs, qui fera perdurer la chasse.

Des futurs hauts fonctionnaires baptisés à « l’écologie »

Nouveaux futurs hauts fonctionnaires de l’Etat, issus des écoles prestigieuses (ENA, Polytechnique, Ecole nationale de la Magistrature, Ecole des hautes études en santé publique, ENS, Ecole des Ponts, Ecole des Mines, etc…) ils rêvent de peser sur les politiques publiques. En 2021, près de 200 étudiants ont signé un appel pour réclamer une « réforme en profondeur de la scolarité et des carrières offertes… pour être à la hauteur des exigences qu’imposent les crises environnementales ». Conscients de la crise climatique, ils sont donc de plus en plus nombreux à vouloir changer le cours des évènements. « Face à l’urgence écologique que doit-on faire ? Déserter comme l’ont proposé nos camarades de l’Agro ou agir de l’intérieur ? ». C’est cette question qu’a posé, en juin, Angel Prieto, membre du Lierre, un réseau écologiste créé en 2019 pour les membres de la fonction publique, lors de sa remise de diplôme à l’Ecole polytechnique, faisant écho au dilemme grandissant pour une partie de sa génération surdiplômée et consciente de la crise écologique. « S’engager pour la puissance publique afin d’impulser et mettre en œuvre des politiques publiques à la hauteur des enjeux » est l’ambition affichée de la nouvelle génération de la fonction publique de demain. Carpe diem !

Aide de l’Etat à l’indemnisation des dégâts de gibier : une discrétion de mauvais augure...

Emmanuel Macron a-t-il lâché Willy Schraen ? Il n'a pas l'habitude, le président des chasseurs de France, de ne pas annoncer lui-même les bonnes nouvelles, quand il y en a... Elle est donc restée étrangement silencieuse la FNC, à la suite de l’entretien qui a eu lieu lundi dernier, entre le Président de la République et Willy Schraen, accompagné par Thierry Cabanes (administrateur et secrétaire de la FNC). Seul ce dernier, et sans doute pas de sa propre initiative, a dévoilé une petite partie de l’entrevue, dont la discrétion laisse à penser que les attentes des chasseurs n’ont pas été à la hauteur de ce qu’ils espéraient. En langage diplomatique, Thierry Cabanes a déclaré : « La rencontre devait durer un peu moins d’une heure, mais finalement, l'entrevue s’est poursuivie plus d’une heure quarante. L'occasion pour la FNC d'obtenir des garanties du chef de l'État, qui s'est visiblement montré à l'écoute et animé d'une volonté d'agir et d'avancer rapidement… ». Du dossier des dégâts, qui a monopolisé une bonne partie du temps, il en est donc ressorti que : « La différence entre les sommes payées par les chasseurs en 2021, et le montant réel des dégâts commis par la faune sauvage en 2022, serait prise en charge par l’Etat, et que le système d’indemnisation sera entièrement revu d’ici 5 ans… ». Pas de quoi se réjouir et d’assurer aux FDC qu’elles pourront passer le cap de l’inflation. Quant aux chasseurs, pas de faux espoirs, il faudra continuer à payer !

Journées européennes de la migration des oiseaux

Cet évènement européen initié par BirdLife International, se déroulera le premier et le 2 octobre. Il a pour but de faire découvrir les mystères de la migration par le biais d’activités ouvertes à tous : sorties de terrain, observations des oiseaux migrateurs, conférences, expositions et animations. Chaque année, à cette époque, des millions d’oiseaux migrateurs quittent leurs lieux de reproduction et commencent leur long vol de retour vers leurs zones d’hivernage, parfois situées à des milliers de kilomètres. Retrouvez toutes les animations organisées dans le cadre de cet « EuroBirdwatch » sur le site dédié à l'évènement : c’est ICI