Grippe aviaire : l’expérimentation de la vaccination est lancée

Pour lutter plus efficacement contre la grippe aviaire qui a fait des ravages dans les élevages et la faune sauvage, le ministère de l’Agriculture a annoncé le début de l’expérimentation de deux « candidats vaccins ». Mais, selon le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras, il faudra attendre, au mieux, début 2023 pour aboutir à un vaccin, l’expérimentation nécessitant deux cycles de production, c’est-à-dire deux fois 5 mois. Les « candidats vaccins » sélectionnés sont ceux des laboratoires Ceva Santé Animale et Boehringer Ingelheim. Financée par l’État, des conseils régionaux, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses), l’école vétérinaire de Toulouse et le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog), cette expérimentation sera prolongée en Bulgarie sur des oies et aux Pays-Bas sur des poulets. De novembre à mai, plus de 1 300 foyers de grippe aviaire ont été recensés dans les élevages français, provoquant l’abattage de 16 millions de volailles dans le pays, dont 11 millions dans le grand ouest.

​​​​​​​Réchauffement climatique : les animaux prennent de l'altitude...

Dans les Alpes, des écologues européens, dont une équipe de chercheurs français du CNRS, ont mené une étude qui quantifie les impacts du changement climatique sur la biodiversité. Les résultats de ces recherches ont été publiés sur le site « Biological Reviews ». Les chercheurs ont analysé les impacts sur les activités saisonnières et les déplacements en altitude de plus de deux mille espèces d’animaux, de plantes et de champignons. Ils ont pu déterminer que, par décennie, les insectes terrestres, reptiles, oiseaux migrateurs et plantes ont fortement réagi au réchauffement climatique, en avançant leur activité printanière de 2 à 8 jours. Cependant, d'autres groupes d'organismes comme les oiseaux nicheurs, les amphibiens et les insectes aquatiques ont moins, voire pas du tout, décalé leur activité printanière. Des changements significatifs de l'altitude moyenne de répartition des espèces (plus de 30 mètres tous les dix ans), ont aussi été trouvés pour les papillons, reptiles, arbres et arbustes. A l'inverse, certains groupes comme les insectes ayant un stade larvaire en milieu aquatique ou encore les oiseaux, les fougères et les plantes alpines n'ont que peu migré en altitude (moins de 15 mètres par décennie).

Au Cambodge, le cerf-cochon se porte mieux

Soixante-dix « Axis porcinus » (cerf-cochon) ont été aperçus dans la province de Kratie, a fait savoir le ministère cambodgien de l’Environnement. Cette espèce, qui figure sur la liste rouge des animaux en voie d’extinction, semble donc aller mieux dans la réserve de faune sauvage où elle vit, gérée par le ministère. Les observations ont été faites grâce à un réseau de caméras thermiques déployées par les chercheurs du département provincial de l'environnement de Kratie, avec l'aide du WWF, de l'ONG Biodiversity Inventory for Conservation (BINCO), et de Thermal DRONES GmbH, ainsi que des autorités locales. L'enquête a également révélé la présence de plusieurs faons, ce qui indique que la reproduction semble se passer normalement. Un Axis porcinus mâle adulte mesure environ 70 centimètres au garrot pour une masse corporelle d’une quarantaine de kilos. Les femelles sont plus petites avec leur 60 cm, et pèsent environ 30 kilogrammes. Ces animaux ne sont grégaires que lorsque les conditions sont favorables, sinon ils préfèrent fuir par petits groupes dans différentes directions, plutôt qu'en troupeau, quand ils sont attaqués. Pendant le rut, les mâles se rassemblent dans les prairies ouvertes pour courtiser les femelles, sans toutefois former de harpail. Alors que les scientifiques avaient cru en sa disparition, le cerf cochon a été redécouvert en 2006 à Kratie, mais comme pour bien d’autres espèces, ces petits cervidés sont toujours menacés par la perte de leur habitat, le braconnage et le piégeage. Une campagne « Zéro piégeage » a été lancée début mars 2022, dans le but de mettre fin au commerce illégal de cette espèce, aux portes de la disparition totale.

Les produits phytopharmaceutiques : une des causes du déclin de la biodiversité

Pendant deux ans, une cinquantaine d'experts de l’Inrae et de l'Ifremer ont examiné tout ce que la littérature scientifique a publié, pour faire le point sur les impacts des produits phytopharmaceutiques. Commandé en 2020 par les trois ministères chargés de l'Agriculture, de la Recherche et de la Transition écologique, les scientifiques ont dressé un nouvel état des connaissances en écotoxicologie, chimie environnementale, biologie, économie, sociologie et droit. La biodiversité a été considérée dans toutes ses dimensions, structurelles et fonctionnelles, sur l'ensemble des terres cultivées, des jardins et des espaces verts, afin de mesurer les impacts laissés par les produits phytopharmaceutiques de synthèse et naturels, ainsi que leurs éventuels produits de transformation. L’étude a révélé une contamination plurielle par les substances actives qui se diffusent jusqu'aux océans. D’autres polluants, issus des résidus de médicaments, sont également présents et aggravent la destruction des habitats naturels. La mini-faune est la plus touchée (invertébrés terrestres, insectes pollinisateurs, coléoptères) ainsi que les oiseaux et les amphibiens. Pour réduire l'impact de ces pesticides sur l’environnement, les experts préconisent la réduction des quantités utilisées, une meilleure prise en compte du vent et de la pluie au moment des traitements et une sélection plus pointue de la couverture du sol pour intercepter les pesticides.

Ardennes : l’équipe Duguet-Cabillic remporte le rallye de l’Association des Chasseurs de Grand Gibier

Organisé en forêt domaniale de La Manise, lot exploité en licence dirigée par l’ONF, le rallye de l’AACGG a rassemblé 13 équipes, dont une féminine. Conçu en partenariat avec les agents locaux de l’ONF, dont il faut souligner l’active participation, le parcours, assez escarpé en raison du relief qui borde la Meuse, s’étalait sur une dizaine de kilomètres, et permettait aux concurrents d’admirer la qualité du paysage, en surplomb de la ville de Fumay, autrefois renommée pour la qualité de l’ardoise qu’on y extrayait. Les concurrents, qui fonctionnaient en binômes, parfois élargis aux amis(es) et aux enfants, ont su s’affranchir d’une dizaine d’épreuves, sur les thèmes intéressant la chasse du grand gibier, la connaissance des ongulés, le tir à l’arc, en passant par la sécurité ou bien encore les trophées. En parallèle, les forestiers locaux avaient imaginé quelques questions sur la connaissance de l’environnement ardennais, récompensées pour les gagnants, de quelques sorties accompagnées en chasse individuelle silencieuse. La proclamation des résultats par la présidente Martine Goffinet s’est déroulée en présence de Pierre Cordier, député de la circonscription, venu à l’occasion adresser tous ses compliments pour la qualité des animations initiées par l’AACGG. Les vainqueurs de l’édition 2022, sont Pascal Duguet et Eric Cabillic, une équipe venue du département voisin de l’Aisne. Précisons enfin que toutes les équipes participantes ont été récompensées par de très beaux lots, et notamment des journées de chasse pour les meilleures…

J-M.T.

Par crainte de la PPA, les pique-niques sont interdits à Rome

Puisque l’audace des sangliers les amène jusque dans les poubelles de la ville, où ils se servent abondamment, y compris de virus, bactéries et microbes véhiculés par les humains, les autorités romaines viennent d’ordonner que les poubelles soient clôturées, ainsi que l’interdiction de pique-niquer, de nourrir les bêtes noires et de les approcher, après la découverte d’un cas de peste porcine africaine sur un animal mort, dans la réserve naturelle d’Insugherata qui se trouve au nord de la capitale italienne. L’affaire est considérée comme très sérieuse puisque les personnes qui auraient traversé des terres agricoles ou la réserve naturelle ont été invitées à désinfecter leurs chaussures. Après la découverte de la maladie dans la région nord du Piémont, en janvier dernier, c’est la première fois qu’un cas est signalé dans le centre du pays, prouvant que la PPA s’étend vers le sud et l’ouest. D’après les estimations de Coldiretti, l’association des agriculteurs, plus de 20 000 sangliers vivent dans et autour de Rome. Le ministre italien de la Santé, Roberto Speranza, a déclaré que la situation recevrait « une attention maximale » et Andrea Costa, sous-secrétaire au ministère de la Santé, a précisé que le gouvernement discutait également d’un « plan d’abattage massif  » pour réduire la population de bêtes noires.

Projet de décret relatif aux cultures pour le biogaz et les biocarburants

La crise actuelle, qui fait peser une menace sur les productions nécessaires à l’alimentation humaine et animale, inquiète les responsables politiques qui ont lancé une consultation, ouverte au public jusqu’au 26 mai, et réalisée en application de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement. Il s’agit tout simplement de fixer des limites à l’utilisation de certaines cultures, mises en place pour permettre le développement de la production de biocarburants et de biométhane. L’article L. 541-39 du code de l’environnement interdit aux installations de méthanisation d’utiliser plus de 15% de cultures principales, les cultures intermédiaires pouvant en revanche être utilisées en totalité. Quant aux biocarburants produits à partir de biomasse, leur utilisation est limitée à 7% de la consommation d’énergie du secteur des transports routier et ferroviaire. Ce projet de décret propose donc de clarifier les définitions de cultures principales et de cultures intermédiaires, afin de permettre un meilleur contrôle des limites d’utilisation de certaines cultures…

[ LIRE LA SUITE... ]

Les forestiers franciliens, mal-aimés de certains promeneurs, riverains ou associations…

Les employés de l'ONF, principalement en Ile-de-France, sont de plus en plus souvent victimes de violences verbales, voire physiques, suscitées par des coupes d'arbres, de même que des engins forestiers qui sont vandalisés, a affirmé cette administration après une enquête interne auprès de 230 employés. En détail, 45% ont subi des reproches verbaux, 22% des insultes et 10% ont été pris physiquement à partie. Les deux raisons majeures de ces altercations portent sur des coupes d'arbres jugées injustifiées et la pratique de la chasse. L’ONF a donc lancé une enquête interne et publié un communiqué pour « tirer la sonnette d’alarme » selon Michel Béal, directeur de l’agence Ile-de-France Ouest.

Impact économique de la chasse en Belgique

Après une saison très satisfaisante, le ministre de la chasse Willy Borsus a détaillé, vendredi dernier les prélèvements réalisés au cours de la dernière saison. Au total, ce sont 23 262 sangliers qui ont été abattus, soit 94% de l’objectif global fixé. Pour ce qui concerne le pourcentage de femelles prélevées, d’un poids supérieur à 30 kg éviscérées, l’objectif minimum de 7 446 laies a été atteint à hauteur de 101% puisque 7 524 ont été comptabilisées dans les tableaux. Pour les grands cervidés, 4 532 non coiffés ont été tués, soit 95% de l’objectif fixé. Quant aux coiffés, objectif atteint également à 99%, avec 1 385 cerfs prélevés. Ces excellents résultats, qui prouvent que la grande faune se porte au mieux, va servir d’appui à l’étude qui vient d’être lancée par le Royal Saint-Hubert Club de Belgique (RSHCB), sur « L'impact économique de la chasse en Belgique ». Les premières questions donnent le ton : - A combien s’élèvent les dépenses des chasseurs en Belgique ? - Quelles en sont les retombées pour les finances publiques à travers les locations, les taxes et les revenus indirects ? « Aujourd’hui, alors que les pouvoirs publics sont confrontés à des enjeux budgétaires difficiles, il a semblé utile de faire mesurer l’impact économique réel de notre activité en Belgique, tant en Flandre qu’en Wallonie. Réunis autour de la Délégation belge du CIC, un large panel des organisations de chasseurs de notre pays a mandaté PWC, le réputé cabinet international d’audit, pour mener une vaste étude de mesure des enjeux économiques de la chasse » précise le RSHCB, qui ajoute : « Il est essentiel que le plus grand nombre de chasseurs belges y participent, afin de collecter suffisamment d’informations pour assurer la crédibilité des chiffres récoltés. L’enquête se déroulera jusqu’au 23 mai et ses résultats seront traités de manière complètement anonyme… ». Pour nos amis belges, deux questionnaires sont accessibles : 

- Questionnaire pour les chasseurs : ICI

- Questionnaire pour les organisateurs de chasse : ICI

Trophées de l’agroécologie

La nouvelle édition des « Trophées de l’agroécologie » a été lancée le 2 mai dernier, avec l’ouverture des dépôts de candidature auprès des directions régionales en charge de l’agriculture. Organisé depuis 2012 par le ministère de l’Agriculture et de l'Alimentation, avec le soutien du Crédit agricole, ce concours permet chaque année de saluer des démarches durables et innovantes portées par des agriculteurs, ou des groupes d'agriculteurs engagés dans la transition agroécologique. Pour cette nouvelle édition, et pour la première fois, trois prix seront décernés avec une récompense de 7 000 €, offerte par le Crédit Agricole (Prix de la démarche collective, Prix de l’innovation, Prix de l’enseignement agricole). La date limite pour candidater est fixée au 1er juin 2022 pour un examen par les jurys régionaux d’ici début 2023. Puis, en février 2023, le jury national se réunira pour désigner les lauréats nationaux. Pour en savoir plus : https://agriculture.gouv.fr/trophees-de-lagroecologie-2022-2023-vos-candidatures

Amateurs de belles images, ceci est pour vous…

Authentiques et saisis dans le vif de l’action, les films réalisés par Fabienne et Bernard Lazarus sentent bon l’Alsace et la Lorraine. Leurs images vous plongent au cœur des biotopes, et les discrets commentaires invitent le spectateur à rentrer dans l’univers de la forêt, de la chasse et des pratiques collectives lors des battues au grand gibier. Parmi les titres déjà réalisés vous aurez le choix parmi ces grands thèmes : « Et que vive le cerf », « La sécurité en battue », « Les animaux de nos forêts », « Chasseurs traqueurs », « Actions en battue », « Venaison et découpe du gibier », etc… Et si l’on prend l’exemple de la vidéo consacrée à la sécurité, qui montre en partie ce qu’il ne faut pas faire, on imagine bien les risques que le cameraman a pu prendre pour en fixer les images. A l’inverse, le film montre aussi quelles sont les bonnes pratiques à intégrer, de la manipulation des armes au tir fichant, en dehors de l’angle des 30°. Fabienne et Bernard Lazarus proposent également des prestations personnalisées : créations, animations, reportages.

 

Site internet : http://passioncommune.fr

 

et pour passer commande de DVD (vendu 13 € pièce, frais de port compris) :

http://passioncommune.fr/contact.php

​​​​​​​South African Airlines abandonne le transport des armes à feu

Cela s’adresse particulièrement aux chasseurs qui prévoient de se rendre en Afrique du Sud, pour cette saison de safari. La compagnie aérienne South African Airlines (SAA) n'accepte plus les armes à feu comme bagages enregistrés. SAA avait suspendu toutes ses opérations lorsqu'elle s’est déclarée en faillite en 2020. Depuis, elle a repris ses activités, mais n’assure plus actuellement que des vols régionaux en Afrique du Sud et sur le continent africain. A priori, cette décision n’a rien à voir avec une quelconque démarche anti-chasse, mais il semblerait, selon des sources locales, que la compagnie aérienne n'a tout simplement pas renouvelé son contrat avec la société de sécurité, autorisée à manipuler des armes à feu, comme l'exige la loi sud-africaine. Avec ces changements apportés aux itinéraires et aux politiques des compagnies aériennes, il est donc conseillé aux chasseurs de faire appel à un agent de voyages spécialisé pour effectuer un déplacement avec son arme à feu.