Le Gouvernement a officiellement lancé la campagne nationale 2026 sur les obligations légales de débroussaillement (OLD), un dispositif essentiel pour la prévention des incendies de forêt et de végétation. Cette initiative a été présentée par Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, et Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique.
La campagne intervient après une année 2025 particulièrement dramatique : près de 190 constructions ont été gravement endommagées ou détruites par des incendies, un bilan record depuis plusieurs décennies. Les analyses post-incendie montrent que 90 % des habitations touchées étaient situées sur des terrains non débroussaillés ou mal entretenus, soulignant l’importance cruciale du débroussaillement pour limiter l’intensité et la propagation du feu, protéger les habitations et faciliter le travail des secours. Pourtant, les obligations légales de débroussaillement restent largement méconnues du grand public. Ces obligations concernent tous les propriétaires de bâtiments situés à l’intérieur ou à moins de 200 mètres de zones boisées classées à risque d’incendie. Débroussailler consiste à créer une véritable « ceinture de sécurité » autour de sa maison, réduisant considérablement le risque de propagation des flammes. Avec le changement climatique, les feux s’étendent désormais à de nouveaux territoires. En conséquence, le nombre de départements concernés par ces obligations est passé en 2025 de 43 à 48 départements, soit près de 7 400 communes. Pour toucher ces populations, la campagne de sensibilisation sera conduite du 5 janvier au 15 février 2026 et rappelle que l’hiver constitue la période la plus favorable pour réaliser ces travaux...
Quelques brèves de chez nous et... d'ailleurs

- Le cirque d’Archiane et le rocher de Combeau, dans la Drôme, ont été classés pour leur caractère pittoresque. Dominé par des falaises spectaculaires aux teintes changeantes, ce site de près de 3 750 hectares associe reliefs grandioses, cascades de tuf et pelouses riches en orchidées, offrant un équilibre remarquable entre minéral et vivant. (Photo DREAL Rhône-Alpes)
- Le site mémoriel du Petit Donon, dans le Bas-Rhin, a été classé pour sa valeur historique. Ce sommet forestier des Vosges est un haut lieu de mémoire de la Première Guerre mondiale, où reposent près de 2 000 soldats français et allemands. Ce classement consacre le site comme un sanctuaire de mémoire nationale. (Photo DREAL Grand Est)
Leurs résultats indiquent que les espèces faisant l’objet d’une chasse sportive encadrée sont plus susceptibles de présenter des populations stables ou en augmentation et moins susceptibles d’être classées comme menacées que celles qui ne sont pas chassées. Selon les chercheurs, les effets observés sont étroitement liés aux systèmes de réglementation associés à la chasse sportive. Celle-ci s’inscrit généralement dans des cadres juridiques stricts, reposant sur des quotas de prélèvement, un suivi des populations et des mécanismes de contrôle. Les revenus générés sont fréquemment réinvestis dans la gestion de la faune sauvage, la protection des habitats, la lutte contre le braconnage et le développement des communautés locales, créant ainsi des incitations économiques à maintenir des populations animales en bonne santé. L’étude souligne également l’importance de la gestion des terres. Dans certaines régions du monde, de vastes territoires sont conservés spécifiquement pour la chasse, parfois sur des superficies supérieures à celles des parcs nationaux. Ces zones contribuent à limiter la perte d’habitat, identifiée comme la principale cause mondiale du déclin des mammifères. Les auteurs insistent toutefois sur le fait que ces résultats positifs ne sont pas automatiques. Des systèmes de quotas mal conçus, reposant sur des données insuffisantes, ou l’exclusion des communautés locales et autochtones peuvent au contraire nuire aux objectifs de conservation et entraîner des impacts négatifs sur les populations animales. En conclusion, l’étude suggère que la chasse sportive, lorsqu’elle est fondée sur des données scientifiques solides, une gouvernance efficace et un partage équitable des bénéfices, peut constituer un outil parmi d’autres d’une gestion durable de la faune sauvage, contribuant à la conservation des espèces et de leurs habitats.
« Et si on élevait des scarabées pour nourrir les animaux, et pourquoi pas les humains ? ». C’était comme proposer d’ouvrir un restaurant de soupe de grillon juste à côté de la baraque à frites du coin : ambitieux, tropical… et fondamentalement perturbant. Quelques 600 millions d’euros de capitaux levés plus tard, une usine géante émergeait à Poulainville (Somme), censée produire l’équivalent protéique d’un troupeau de vaches au carré, si les humains étaient prêts à manger la version insecte. Mais, rien de tout cela, le grand rêve de la ferme verticale n’a pas survécu aux réalités économiques. Budget gargantuesque, usine hyper-techno… mais marché frileux, et des coûts de production qui mordent plus qu’un scarabée affamé. Après des années à chercher des sous, des procédures de sauvegarde à rallonge, des tentatives de relance et même des tentatives de vendre des steaks de scarabée à des animaux de compagnie, le tribunal a fini par dire « stop » le 1er décembre 2025. Liquidation judiciaire, rideau et... fin du spectacle. Le tribunal ne s’est pas laisser rouler... dans la farine.
Des hivers doux, des printemps humides et des étés plus chauds prolongent leur activité, parfois de février à novembre, augmentant ainsi les risques. Face à cette progression, la surveillance et la prévention sont essentielles. La veille épidémiologique, avec suivi régulier des populations de tiques et diagnostic précoce des maladies, constitue la première ligne de défense.
Les éleveurs doivent adopter des pratiques ciblées : rotation des pâtures pour limiter l’exposition, gestion des haies et bordures forestières, traitement antiparasitaire régulier et isolement des animaux infectés. L’inspection fréquente du pelage permet de détecter rapidement les infestations et de réduire la propagation des agents pathogènes. Les innovations scientifiques offrent également de nouveaux outils. Des vaccins contre certaines babésioses ou anaplasmoses sont en cours de déploiement, tandis que des solutions biologiques, comme les champignons entomopathogènes, peuvent réduire localement les populations de tiques. La sélection génétique d’animaux plus résistants constitue un axe prometteur pour limiter les impacts à long terme. Enfin, la sensibilisation et la formation restent cruciales. Comprendre le cycle de vie des tiques, les périodes d’activité maximale et les facteurs favorisant leur prolifération permet de mieux planifier les interventions. En combinant surveillance, prévention, traitements ciblés et adoption de pratiques adaptées, il est possible de réduire efficacement l’impact des maladies à tiques. L’enjeu est clair : anticiper, agir et intégrer les solutions scientifiques aux pratiques quotidiennes pour maintenir un environnement sain et résilient face à ces menaces émergentes.
Cette orientation suscite un débat nourri, mêlant arguments économiques, organisationnels, sécuritaires et environnementaux. Le premier argument avancé est financier. La coexistence de plusieurs structures aux missions proches engendre des coûts de fonctionnement distincts (gestion administrative, logistique, équipements ou systèmes d’information) que la rationalisation pourrait réduire.
Dans un contexte de maîtrise des dépenses publiques, la suppression de certains doublons est présentée comme un levier d’économies à moyen terme. Un second argument concerne la simplification de l’action publique. Le paysage administratif français est souvent perçu comme complexe, notamment dans les territoires ruraux. Regrouper des missions proches pourrait rendre l’organisation plus lisible, tant pour les citoyens que pour les acteurs locaux (élus, agriculteurs, chasseurs ou associations) en facilitant l’identification des interlocuteurs compétents. La coordination opérationnelle constitue un autre axe de justification. Mutualiser les moyens humains et matériels de services exerçant des missions similaires pourrait améliorer la réactivité sur le terrain et éviter des interventions parallèles ou redondantes. Dans le domaine environnemental, une police plus intégrée pourrait ainsi traiter de manière plus cohérente les enjeux liés à la chasse, à la biodiversité, à l’eau et aux atteintes aux milieux naturels...
Le Parc zoologique de Paris (1934) et le Musée de l’Homme (1938) témoignent de cette extension de ses missions. Aujourd’hui, le Muséum continue de relever les grands défis scientifiques, de l’effondrement de la biodiversité à la compréhension des dynamiques terrestres et marines. Il pilote des programmes comme DIVE-Sea, au sein du projet ATLASea visant la cartographie des génomes marins, et DynaBIOD, qui étudie l’évolution des plantes et des invertébrés sous pression anthropique. Son objectif reste inchangé : étudier le vivant et transmettre la culture scientifique au plus large public. L’année 2026 sera rythmée par de nombreux événements pour fêter cet anniversaire. Le Jardin des Plantes se mettra aux couleurs des 400 ans avec des plantations spectaculaires, mêlant compositions printanières inspirées des vélins historiques à des mises en scène estivales autour de la « gastronomie des simples ». L’exposition Artistes au Muséum, dès le 23 septembre en Grande Galerie de l’Évolution, présentera quatre siècles de collaborations entre naturalistes et artistes. La Fête de la Nature, les Rendez-Vous Nature, les Journées du Patrimoine et la Fête de la Science offriront au public des visites, ateliers et animations autour de l’histoire et des sciences naturelles. En parallèle, le Muséum poursuivra ses projets participatifs, notamment un programme inédit dédié aux insectes, et proposera tout au long de l’année des contenus en ligne et vidéos retraçant son histoire, ses collections et ses figures emblématiques. Comme le souligne Gilles Bloch, président du Muséum : « Émerveiller pour instruire et inviter chacun à agir face au défi de la biodiversité » reste le mot d’ordre de cette institution vivante, tournée vers l’avenir et la transmission des savoirs.
Conformément aux protocoles sanitaires, des mesures strictes ont été mises en place autour de l’élevage touché : abattage des animaux, périmètres de protection et de surveillance, restrictions de mouvements et renforcement de la biosécurité. Les autorités sanitaires appellent les professionnels à une vigilance accrue afin d’éviter toute propagation à d’autres exploitations. Dans d’autres régions, la situation évolue différemment. En Haute-Vienne, la zone réglementée mise en place après la détection de cas de grippe aviaire a été allégée. Le passage en zone de simple surveillance permet un assouplissement des contraintes pour les éleveurs, tout en maintenant un haut niveau de contrôle sanitaire. Les services de l’État soulignent que cette évolution favorable reste conditionnée à l’absence de nouveaux cas et au respect strict des mesures de prévention. Dans la Drôme, un important foyer a également été confirmé à Châteauneuf-sur-Isère, dans un élevage d’oiseaux captifs. Là aussi, les autorités ont renforcé les dispositifs de surveillance et de protection afin de contenir le virus. Ces épisodes successifs rappellent que la grippe aviaire demeure une menace durable pour la filière avicole française. Si certaines zones voient les restrictions s’alléger, d’autres doivent faire face à des mesures d’urgence lourdes de conséquences économiques. Dans ce contexte, la coordination entre services de l’État, éleveurs et acteurs locaux reste essentielle pour limiter l’impact sanitaire et économique de l’IAHP.
Sa notoriété et ses moyens financiers, largement assurés par des legs et des subventions, lui confèrent une influence certaine dans les débats publics. Ainsi, depuis plusieurs années, la fondation n’a cessé de réclamer des mesures restrictives contre nos activités. En mai dernier encore, Brigitte Bardot appelait à l’abolition de la chasse à courre et des chasses traditionnelles, une démarche perçue par les chasseurs comme un frein à la gestion raisonnée des territoires et à la régulation nécessaire de certaines espèces. La disparition de l’actrice laissera-t-elle place à une fondation encore plus intransigeante ? Bruno Jacquelin, directeur de la presse et des relations publiques de la fondation, a déjà rappelé que l’organisation « continuera avec force et vigueur ». Mais, sans Brigitte Bardot, figure centrale et moteur historique de l’organisation, la fondation conservera-t-elle la même capacité de mobilisation ? L’aura personnelle de BB, indissociable de l’image de la structure, était cependant l’un des principaux leviers de sa visibilité et de son influence. Sans BB, sa fondation saura-t-elle maintenir sa solidité financière et son poids médiatique dans la durée, ou l’après-BB marquera-t-il un tournant décisif dans l’équilibre des forces entre défense animale et monde cynégétique ?
Originaire de Thiérache et scolarisée à Hirson, elle pratique principalement la chasse au petit gibier. Elle fait partie des 19 % de femmes détentrices d’un permis de chasse dans l’Aisne, un taux supérieur à la moyenne nationale. Pour la future directrice, le principal changement par rapport à son prédécesseur tient davantage à la différence de génération qu’à la question du genre, une évolution qui pourrait néanmoins influencer les échanges avec certains chasseurs.
Il prévoirait également l’utilisation de cartouches à double détonation, tirées au moment où l’animal prend la fuite afin de renforcer l’effet dissuasif. Actuellement soumis à consultation publique, ce dispositif pourrait entrer en vigueur dans le massif pyrénéen, où l’on estime la population d’ours à une centaine d’individus. Les ONG écologistes dénoncent toutefois une mesure disproportionnée, craignant une banalisation de l’usage d’armes face à une espèce protégée...
Nos aïeux n’étaient ni idiots, ni stupides. Ils vivaient au contact direct de la nature, bien plus que nous, et savaient reconnaître un danger quand ils en voyaient un. Nous ne sommes pas plus intelligents qu’eux, simplement plus prompts à oublier l’expérience accumulée. Or, dans les écrits du passé, on ne trouve aucune ode, aucun plaidoyer en faveur du loup dans nos territoires ruraux. Jamais. Partout, il est décrit comme un fléau, un destructeur aveugle, une menace pour les hommes et leurs bêtes. Qu’on ne se méprenne pas : peut-être le loup conserve-t-il un rôle d’agent sanitaire dans les immensités sauvages de Sibérie, du Canada ou de l’Alaska, là où des milliers de kilomètres carrés échappent encore à l’empreinte humaine. Mais chez nous en France et en Europe occidentale, où chaque hectare est façonné, habité, exploité ? Il n’existe plus un mètre carré réellement sauvage. Vouloir y plaquer des modèles venus d’ailleurs relève de l’aveuglement idéologique. Les cent générations qui nous ont précédés ont toutes combattu ce canidé. Pas par plaisir, mais par nécessité. Charlemagne lui-même, en 813, institua le corps des Lupari, spécifiquement chargés de lutter contre ce fléau.
Faut-il vraiment rappeler que ces décisions étaient dictées par la survie des communautés rurales, et non par une haine irrationnelle de la faune ? Aujourd’hui, les éleveurs sont à bout. Épuisés moralement, fragilisés économiquement, abandonnés politiquement. On leur parle de clôtures, de chiens, de protocoles, pendant que les attaques se multiplient et que les nuits sans sommeil s’accumulent. Le fameux « rêve de la cohabitation » n’est rien d’autre qu’une hérésie intellectuelle, défendue par ceux qui ne perdront jamais une brebis, un veau ou un âne. Ceux-là même qui théorisent depuis des bureaux chauffés, loin des estives et des bergeries. Quant aux chiffres et aux coûts annoncés, ils sont de plus en plus contestés. Indemnisations tardives, évaluations contestables, dépenses publiques colossales pour un résultat nul : la confiance s’effrite. À quoi sert cette mascarade de biodiversité, quand elle détruit ceux qui entretiennent réellement les paysages et la vie rurale ? La question n’est plus de savoir si le problème existe, mais quel avenir nous voulons. Une campagne vivante, habitée, productive ? Ou un décor vidé de ses éleveurs, sacrifiés sur l’autel d’une idéologie déconnectée ? À force de refuser de trancher, on condamne ceux qui nourrissent le pays. Et cela, l’Histoire ne le pardonne jamais.
Historiquement, la gestion cynégétique repose sur des objectifs pragmatiques et territorialisés : maintenir des populations chassables viables, limiter les dégâts agricoles et forestiers, et garantir la sécurité publique face aux collisions routières ou à la proximité croissante entre faune sauvage et zones périurbaines. Pour y parvenir, les acteurs disposent d’outils éprouvés : plans de chasse, battues administratives, prélèvements ciblés, et parfois agrainage dit « de dissuasion ». Cette gestion s’appuie aussi sur un savoir empirique fort, forgé par des décennies d’observations fines du terrain, une connaissance intime des cycles saisonniers et une capacité d’adaptation aux contextes humains et agricoles locaux. Pour beaucoup de chasseurs, cette expertise pratique constitue une forme de science appliquée, souvent sous-estimée par les chercheurs. En face, l’écologie scientifique propose une lecture plus globale et systémique des écosystèmes. Elle s’intéresse aux relations proies–prédateurs, aux effets du dérangement humain, aux notions de capacité de charge et de résilience des milieux. Les données mobilisées proviennent de suivis génétiques, de modélisations de population et d’études à long terme, souvent menées à des échelles spatiales et temporelles larges. Les objectifs affichés sont la restauration d’équilibres fonctionnels, la limitation des interventions humaines excessives et la protection d’espèces non chassables. C’est précisément ce changement d’échelle et de finalité qui nourrit l’incompréhension : là où la gestion cynégétique cherche des solutions immédiates à des problèmes locaux, l’écologie scientifique alerte sur des effets indirects, différés ou cumulatifs...