" Je sonne de la trompe" par Sylvain Oudot et Guyaume Vollet

Destiné à l`apprentissage progressif de la technique pour la trompe en ré, cet ouvrage s’adresse aux apprenants, débutants ou moyens, ainsi qu’aux enseignants. Forts de leurs expériences respectives, les deux auteurs proposent un condensé de leur approche de l'enseignement de la trompe, complété par trois recueils d’études, d`exercices et de fanfares traditionnelles déjà disponibles dans la même édition « Tempo Music Club ». La méthode est d'autant plus profitable qu`elle s’enrichira des conseils avisés et personnalisés d’un professeur. Les phases successives d`apprentissage sont présentées en quatre chapitres qui correspondent à la chronologie d`enseignement : 1) la gestion de l’air ; 2) la diction et l’ornementation ; 3) l’expression ; 4) les pupitres. Comme le précisent les auteurs : « La rédaction de cet ouvrage se veut simple et efficace. Nous avons choisi de ne pas illustrer nos propos par des planches techniques ou anatomiques savantes, préférant orienter le lecteur vers des vidéos intéressantes dont les liens sont fournis en fin de recueil. Ce vecteur moderne de connaissances, utilisant l’animation 3D, présente l`avantage d’être à la fois explicite et ludique. Des exercices annexes ont été sélectionnés dans le but de susciter un « ressenti » chez l'apprenant. Ils peuvent être complétés par d`autres exercices, selon les recommandations des professeurs. Évidemment, la méthode devra être adaptée par le lecteur ou le pédagogue de façon appropriée pour l'élève, selon sa morphologie, ses capacités physiques et son niveau d’avancement dans l`apprentissage de l'instrument ».

 

Pour se procurer ce Traité de technique usuelle et Exercices pratiques : c'est ICI 

Stratégie « Ecophyto 2030 »

Rendue publique le 6 mai 2024, cette stratégie « Ecophyto 2030 » acte un changement de méthode. Elle fixe des objectifs de réduction des risques et des usages de produits phytopharmaceutiques cohérents avec nos engagements européens et internationaux en matière de lutte contre le changement climatique et de préservation de la biodiversité, tout en donnant aux agriculteurs les moyens de cette transition, par le développement de méthodes alternatives et le renforcement de leur accompagnement dans le changement de pratiques. Conformément au droit européen, la stratégie « Écophyto 2030 » constitue la feuille de route de la France pour atteindre l’objectif ambitieux de réduction de l’utilisation et des risques globaux des produits phytopharmaceutiques, tout en respectant l’objectif de souveraineté alimentaire. Elle traduit la triple ambition de la France en matière agricole :

- préserver la santé publique et celle de l’environnement,

- soutenir les performances économique et environnementale des exploitations,

- maintenir un haut niveau de protection des cultures par une adaptation des techniques utilisées.

Avec cette stratégie, la France poursuit son objectif d’une réduction de 50% de l’utilisation et des risques globaux des produits phytosanitaires, tout en se plaçant dans le respect d’un principe : « pas d’interdiction sans solution ». Elle s’inscrit également dans une perspective d’alignement européen, nécessaire à la cohérence des politiques publiques menées au niveau européen aux fins de conjuguer ambition environnementale et concurrence loyale. Cela doit se traduire dans la poursuite des objectifs de réduction des risques liés à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques et dans le calendrier futur de réévaluation des substances aux niveaux national et européen. Pour Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire : « Nous devons à notre agriculture et aux agriculteurs de réussir une transition écologique juste et soutenable. La recherche en est l’une des clés. Elle apporte des réponses concrètes pour réduire l’impact environnemental des activités en faisant émerger des pratiques alternatives et des technologies qui ne dégradent pas la productivité. La stratégie Écophyto 2030 est un acte essentiel pour amplifier nos efforts en la matière et réunir l’ensemble des parties prenantes. Elle nous permettra de transformer durablement notre agriculture vers un système plus durable et résilient ».

La guerre de l’eau n’aura pas lieu…

Alors que sur tout le territoire métropolitain, nous sommes en déficit chronique d’hygrométrie, une embellie apparait enfin. Les « écol’eau », qui depuis 15 ans ont saccagé sur les cours d’eau bien trop d’ouvrages qui maintenaient des niveaux hauts et facilitaient l’infiltration vers les nappes phréatiques, s’attaquent désormais aux bassines. Heureusement, ils sont de moins en moins nombreux (à peine 2 000 samedi dernier) à ne pas encore avoir compris que, pour que l’eau reste, il faut la retenir, sinon elle retourne d’où elle vient, sans délivrer ses bienfaits. Interrogé sur ces contestations, le Premier ministre a déclaré : « depuis l’Antiquité, les hommes stockent de l’eau pour leurs besoins… Je rappelle que l’on se bat tous les jours pour la souveraineté alimentaire en France, pour notre agriculture, et dans ce domaine l’eau est devenue un enjeu absolument majeur. Les stockages d’eau permettent de capter les fortes pluies l’hiver pour les utiliser l’été au moment des sécheresses ». C’est tellement évident qu’il faut être bien godiche pour ne pas l’admettre. Quant au ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, il confirmait : « Il nous faut des Sainte-Soline… et nous n’avançons pas assez vite sur ces dossiers. Ces stockages ne sont pas faits n’importe comment. La doctrine est simple : quand un stockage est nécessaire et que la science nous dit qu’il est possible, après des études géologiques et hydrologiques, on le soutient. Et quand les enquêtes publiques sont faites et que les autorisations ont été délivrées, notre rôle c’est de faire respecter la loi ». Un décret, publié samedi dernier au Journal officiel, « adapte les règles du contentieux administratif principalement s'agissant d'ouvrages hydrauliques agricoles et d'installations d'élevage » et s’appliquera aux décisions administratives prises, à compter du 1er septembre 2024 ».

Commercialisation de la venaison : déclaration des chambres froides

Depuis le 1er juin 2021, si vous commercialisez du gibier, vous devez déclarer votre chambre froide en « Centre de collecte ». Cette disposition obligatoire permet de tracer le gibier destiné à un centre de traitement où il est obligatoirement contrôlé par les services de l'État. Un « centre de collecte » est un local équipé d'une chambre froide, où le gibier tué par action de chasse est stocké, et si nécessaire, éviscéré conformément aux règles de l'hygiène, avant sa commercialisation à un consommateur final (particulier), à un commerce de détail (boucher / traiteur/ restaurateur), à un atelier de traitement du gibier par l'intermédiaire (ou non) d'un collecteur professionnel. Un « Centre de Collecte » est soumis à déclaration auprès de la Direction Départementale de l'Emploi, du Travail, des Solidarités et de la Protection des Populations (DDETS-PP). La déclaration doit se faire selon les modalités prévues dans le formulaire Cerfa 13984. L'exploitant d'un centre de collecte doit respecter les dispositions de l'annexe I du règlement (CE) N° 852/2004, et les dispositions générales du code rural et de la pêche maritime, en particulier :

- le bon entretien général et la propreté des locaux ;

- la disponibilité d'eau potable en quantité suffisante ;

- le respect de la chaîne du froid, les modalités de surveillance des températures, et les actions correctives mises en œuvre en cas d'anomalie ;

- l'identification correcte de la venaison entreposée (individuellement pour le grand gibier et par lot pour le petit) ;

- l'absence d'opérations effectuées sur les venaisons, à l'exception de l'éviscération du grand gibier.

- la congélation du gibier en peau est interdite et la température de stockage doit être de 7°C pour le grand gibier et de 4°C pour le petit gibier. Pour les associations de chasse ne disposant pas de N° de SIRET, la déclaration peut se faire en adressant le Cerfa 13984 directement à la DD(ec)PP du département. Et pour celles disposant d’un N° de SIRET, la déclaration d'activité peut se faire en complétant le formulaire accessible via le site « Mes démarches » du ministère de l'Agriculture. A noter que le partage convivial entre chasseurs n'est pas concerné par cette réglementation.

Pollution plastique : ça ne s’arrange pas !

Les négociations mondiales sur la pollution plastique, à Ottawa, ont pris fin, mais l’ambiance reste amère. Si les 170 États présents ont pu aborder le fond du sujet, les différences de stratégie ont trop souvent laissé la place à un affrontement d'idées, qui n’a pas permis de bien clarifier les positions de chacun. Cependant, quelques progrès sont à noter. Ils mettent en lumière l'ampleur de la tâche qui reste à accomplir pour parvenir à un accord d'ici à la fin de l'année, puisque l'objectif est d’être en mesure de finaliser le texte du futur accord, à Busan (Corée du Sud), du 25 novembre au 2 décembre prochains, cela conformément au mandat adopté lors de l'Assemblée des Nations Unies pour l'environnement de mars 2022, qui prévoyait d'aboutir à un accord fin 2024. « Le temps joue contre nous » alertait Inger Andersen, directrice exécutive du Programme des Nations Unies pour l'environnement (Pnue) avant l’ouverture des débats. Petite satisfaction cependant, puisque, au terme des travaux, les 66 États de la « High Ambition Coalition for a Plastic Treaty » (HAC), à laquelle adhèrent notamment l'Union européenne et ses États membres, constataient que les pays « réfractaires » de la « Global Coalition for Plastics Sustainability » lancée par l'Iran, avec la Chine, la Russie, l'Inde et l'Arabie saoudite avaient cessé leur stratégie d'obstruction. À l'issue des négociations, ils repartent avec un projet de traité consolidé, simplifié et partiellement renégocié ligne par ligne. Nul doute que l’ambiance sera chaude en fin d’année à Busan en Corée du Sud, où là, on parlera des financements…

« Biodiversa +» : le partenariat européen pour la biodiversité (2021-2028)

Porté dans notre pays par l’OFB, le partenariat européen pour la biodiversité dit « Biodiversa + » vise à améliorer les connaissances et la surveillance de la biodiversité, pour en augmenter l'impact sur la société et les politiques à travers l’Europe. L'objectif est d’associer la science, les politiques publiques et la surveillance sur le terrain, pour mettre en place des changements transformateurs. Ce partenariat, cofinancé par la Commission européenne à hauteur de 800 MF sur 7 ans, s’inscrit dans le cadre de la stratégie de l'UE pour la biodiversité à l'horizon 2030, qui vise à la mettre sur la voie du rétablissement dans les années à venir. Il rassemble actuellement 81 partenaires, agences de financement de la recherche et acteurs des politiques environnementales de 40 pays. En France, 4 partenaires sont impliqués : l’OFB, la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB), le ministère de la Transition écologique et de la cohésion des territoires (MTECT) et l’Agence nationale de la recherche (ANR). Cinq objectifs principaux ont été déterminés :

- planifier et soutenir la recherche et l'innovation sur la biodiversité à travers une stratégie commune,

- mise en place de programmes harmonisés pour améliorer la surveillance de la biodiversité et des services écosystémiques à travers l'Europe,

- contribuer à des connaissances de haut niveau pour le déploiement de solutions fondées sur la nature et la valorisation de la biodiversité dans le secteur privé,

- assurer un soutien scientifique efficace à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques publiques en Europe,

- renforcer la pertinence et l’impact de la recherche paneuropéenne sur la biodiversité dans un contexte mondial.

 

Pour en savoir plus, c’est ICI

Quand les pachydermes communiquent entre eux...

Si les scientifiques avaient consulté les chasseurs, ils auraient gagné du temps… Dans une étude publiée le 9 mai dans « Communications Biology », ils font l’inventaire des signaux utilisés par les éléphants pour s’identifier. Ils ont ainsi constitué un répertoire des communications entre ces animaux, dont les signaux prennent plusieurs formes : acoustiques, visuels, tactiles, olfactifs, et sismiques quand ils martèlent le sol. « Des comportements qui servent à renforcer les liens sociaux entre congénères » écrivent-ils. Mais les chercheurs du département de biologie comportementale et cognitive de l’Université de Vienne trouvent cependant le menu un peu trop ragoutant, quand ils précisent que les pachydermes défèquent et urinent dans près des trois quarts des rencontres, et qu’ils utilisent leur trompe pour mieux s’imprégner des odeurs du congénère. De là à savoir si l’ordre utilisé dans les signaux a un sens, l’étude admet que les paris restent ouverts. Alors les chasseurs pourraient leur rappeler les paroles mises sur l'air de la fanfare des « Honneurs » qui prouvent que, de longue date, les veneurs ont perçu la subtilité des effluves… Jugez-en vous-même :

 

Connaissez-vous la charmante manière,

Dont se saluent nos amis les chiens,

Ils se sentent d’abord le derrière,

Avant de se serrer la main.

 

Comment vas-tu ? Sens donc mon cul !

Tout va très bien, Sens donc le mien !

Et les enfants ? De vrais trésors,

Et ton mari ? Renifle encore…

 

Connaissez-vous la charmante manière...

Contre-manifestation pour défendre la chasse sous terre, mais pas que…

« Pour contrer les associations écolos qui fêteront le mercredi 15 mai, la « Journée Mondiale des blaireaux », la FDC de la Haute-Vienne a décidé d’organiser une contre-manifestation en soutien à la vénerie sous terre, qui voit les arrêtés départementaux autorisant la chasse en période complémentaire (à partir du 15 mai) cassés les uns après les autres. Mais, alerte Jean Masson, le président des veneurs sous terre : « Le contentieux période complémentaire pose la question de la chasse des jeunes des espèces gibier. Il remet aussi en cause la distinction chasse/destruction… ». En Haute-Vienne, précise le président de la FDC, Christian Lafarge : « Nos veneurs haut-viennois n’auront pas l’autorisation de déterrer à partir du 15 mai. La plupart des FDC, dont la nôtre, contribuent actuellement à élaborer des dossiers scientifiques pour aider les DDT et les Préfets à prendre des arrêtés d’ouverture complémentaire… Le blaireau est très présent dans notre département… Ceux qui le défendent sont en fait des incompétents qui jouent sur la sensiblerie et ne connaissent absolument rien sur cet animal… Le blaireau ne consomme pas que des lombrics, comme l'avancent les pseudos scientifiques des associations animalistes, c’est aussi un opportuniste qui mange tout ce qui lui tombe sous le museau : petits oiseaux nichant au sol (alouettes, faisans, perdreaux, cailles, oiseaux d'eau) et autres petits mammifères (levrauts, lapereaux, faons, agneaux). Récemment, même un veau nouveau-né a été attaqué à la tête et tué par des blaireaux dans notre département. Des brebis, couchées sur le dos et ne pouvant se relever ont été attaquées au niveau du pis par des blaireaux, et en sont mortes. Les dégâts sur les maïs sont spectaculaires et de plus en plus nombreux, sans omettre la tuberculose bovine dont l'espèce blaireau est un réservoir… Compte tenu de ces considérations, et pour tous ceux qui veulent encore défendre la chasse, la FDC de la Haute-Vienne invite ses adhérents et tous les autres sympathisants des autres départements, à apporter leur soutien à la vènerie sous terre, via une grande manifestation populaire qui se déroulera à Limoges, le mercredi 15 mai, pour marquer les esprits et rassurer les consciences… ».

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Haute-Marne : samedi et dimanche prochains : « Nature et Chasse en fête »

Cela se passera le samedi 18 et dimanche 19 mai, dans le magnifique cadre du château du Grand Jardin, à Joinville, ancien rendez-vous de chasse des ducs de Guise, à l’occasion de l’exposition annuelle des trophées, organisée par la FDC 52. Au programme de ces deux journées consacrées à la nature et à la chasse, outre l’exposition des trophées de cerfs récoltés au cours de la précédente saison de chasse, il y aura :

- exposition de photos et peintures (qui pourra être enrichie d’une visite guidée du château et de son patrimoine),

- le marché de terroir, avec la présence de 70 exposants et artisans locaux (produits de bouche, vannerie, décoration, gravure sur verre et sur bois, armurerie et accessoires de chasse, élevage avicole…)

- la présence, entre la Marne, le Rognon et la Blaise de la Fédération Départementale de Pêche qui, comme l’an passé, mettra en place une animation spécifique dans un stand « au bord de l’eau »,

- l’Association des archers,

- l’Association française pour l’avenir de la chasse aux chiens courants (AFACCC),

- des stands « buvette et restauration » avec « food truck de gibier » pour faire découvrir la venaison.

- un Rallye Nature sera organisé pour les enfants le samedi après-midi, encadré par des animateurs de la FDC,

- et durant les deux jours une animation grand public « chasse au trésor » dans le parc du grand jardin sur un thème… à découvrir.

- un collectif d’artistes musicaux, « les Comètes », animera le samedi la manifestation avec déambulation musicale et concert guinguette de 17 à 19h,

- et le dimanche, les sonneurs de trompe qui animeront les allées du parc.

Accès gratuit pour tous, ouverture le samedi de 10 à 20h, et le dimanche, de 10 à 18h. Possibilité de restauration sur place.

Les faits divers de la semaine

- Aisne : département le plus touché par la présence de ratons laveurs, on a appris, lors de l’assemblée générale de la Fédération Régionale des Chasseurs des Hauts de France qui s’est tenue le 23 avril dernier, que 300 cages et capteurs ont été investis pour mettre en œuvre une vigilance vis-à-vis de cette espèce invasive, dans la région. Pour l’année 2023, ce sont 4 096 ratons laveurs qui ont été piégés, preuve que les colonies se portent bien et prospèrent. Originaires d’Amérique, les ratons laveurs se sont développés en Hauts-de-France à partir de la base américaine de l’OTAN, à Couvron dans l’Aisne. Colonisant peu à peu le département, les populations ont fait jonction avec des individus provenant de Belgique. Désormais, ce sont 5 départements de la Région qui sont concernés : l’Aisne, les Ardennes, la Marne, le Nord et l’Oise.

 

- Alpes de Haute Provence : tir volontaire, tir accidentel, braconnage ? Toujours est-il qu’une balle est passée à une quinzaine de centimètres de la tête d’un automobiliste de 75 ans qui circulait, le dimanche 5 mai, entre 16 et 17 heures, sur une petite route à Châteauneuf-Miravail. Les gendarmes et techniciens en identification criminelle (TIC), sont intervenus sur les lieux pour s’assurer qu’il s’agissait bien d’une balle… qui a fini sa course dans l’une des portières arrière du véhicule. Une enquête est ouverte sachant qu’aucune battue administrative ou action des lieutenants de louveterie n’a eu lieu ce jour-là. Acte volontaire ou balle perdue ? L’enquête permettra de répondre à ces interrogations.

 

- Aveyron : le tribunal administratif de Toulouse a suspendu, mardi dernier, l'arrêté qui autorisait l’abattage des chiens soupçonnés d'attaquer des troupeaux de brebis, contre lequel des associations de défense des animaux avaient engagé un recours, le juge des référés ayant justifié sa décision par l'existence d'un « doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée ». Mais ce que l’on a appris, c’est que cet arrêté, valable un mois, ne concernait que les chiens Saarloos, une race issue d'un croisement entre un berger allemand et une louve européenne de la branche sibérienne. C'est d’ailleurs une des deux seules races de « chien-loup » reconnue par la Fédération cynologique internationale, l'autre étant le chien-loup tchécoslovaque. Le préfet a pris acte et assuré que son arrêté ne visait pas à « organiser un abattage sauvage des chiens errants » dans son département, mais à protéger les élevages, après une dizaine d'attaques de troupeaux répertoriées depuis le début de l'année, notamment dans le Larzac. « Aucun chien n'a été abattu dans ce cadre particulièrement restrictif, et les services de l'État et les lieutenants de louveterie restent mobilisés pour soutenir les éleveurs durement éprouvés par ces prédations » a précisé le communiqué de la préfecture.

 

- Haute-Garonne : le cadavre d’une chienne de chasse tuée par balle, a été retrouvé à Villemur-sur-Tarn, sans que l’on sache encore s’il s’agit d’un accident ou d’un tir volontaire. Le propriétaire de l’animal ni tatoué, ni pucé, s’est présenté à la gendarmerie et a déclaré qu’il avait perdu sa chienne dans la nuit de samedi à dimanche. Une enquête, pour tenter de déterminer les causes et circonstances de la mort de la chienne, est en cours.

 

- Hérault : perdu et en errance, le chien d'un chasseur a retrouvé son propriétaire, grâce à la gendarmerie de l'Hérault qui a assuré ce sauvetage bien particulier, le mardi 7 mai. « Il n’y a pas que les humains qui peuvent se retrouver en difficulté » ont précisé les gendarmes qui sont intervenus alors que le chien semblait totalement désorienté sur la D909, risquant à tout moment d’être percuté par un véhicule. Les gendarmes ont pu l’approcher, l’attraper et prévenir le propriétaire qui l’avait perdu lors d’une battue qui se déroulait à une paire de kilomètres de là. « Il n’y a pas de petit sauvetage et c’est une histoire qui finit bien » ont conclu  les gendarmes de l’Hérault.

 

- Hérault : à en croire les témoignages, le lapin est à la garenne ce que le préfet est aux champs… afin de constater par lui-même l’étendue des dégâts causés par la prolifération des lagomorphes qui se sont attaqués à des centaines d’hectares de vignes, de vergers, de cultures maraîchères… Le sous-sol est un gruyère qui met en ébullition le monde agricole, viticole et les élus. Les chasseurs et des lieutenants de louveterie ont été appelés à la rescousse et font ce qu’ils peuvent, mais apparemment ça ne suffit encore pas. Vendredi dernier, le préfet François-Xavier Lauch s’est donc rendu dans la commune de Mauguio, une des plus touchées par ces attaques de lapins de garenne, où il a supervisé une opération menée par une dizaine de louvetiers. Ce genre d’opération sera renouvelé dans les secteurs géographiques touchés : Baillargues, Candillargues, Lansargues, Le Crès, Marsillargues, Mauguio, Montpellier, Mudaison, Saint-Aunès, Saint-Brès, Saint-Just et Saint-Nazaire-de-Pézan.

 

- Loire-Atlantique : encore une demande saugrenue de recourir, pour les battues aux sangliers, aux chevrotines. « Nous le demandons d’abord pour des raisons de sécurité. La chevrotine est moins dangereuse qu’une balle : elle peut tuer jusqu’à 150 m alors que la portée d’une balle peut aller jusqu’à 2000 m ! » soutient la FDC (sic !). Quant à l’argument avancé par Denis Dabo, son directeur, il est inquiétant : « On limite à 15 m le tir pour être sûr de tuer l’animal et limiter ainsi le phénomène de ricochet ». Déjà, une chose est certaine, c’est qu’aucun chasseur ne respectera cette limite des 15 mètres. Quant aux ricochets… Le résultat de cette naïveté coupable est donc connu d’avance : multiplication des animaux blessés, qui ne seront même pas recherchés car ils ne laisseront derrière eux aucun indice de blessure, et ils finiront par crever lamentablement, dans des souffrances inutiles au bout de plusieurs jours. Comment des responsables cynégétiques peuvent-ils encore défendre cette calamité de munition… interdite depuis 50 ans ? En même temps que l’éthique, la chasse perd son âme avec une telle demande… à moins que le but recherché ne soit plus qu’une simple opération de destruction… pour des raisons financières ?

 

- Orne : « La FDC a mis 10 € par chasseur, d’investissement » a précisé son président Christophe de Balorre qui a ajouté, lors de l’inauguration : « On avait souhaité un sanglier courant, ça a été fait. On avait souhaité ce pas de tir à 300 m également, ça a été fait. Merci d’avoir fait ce qui paraissait impossible au départ ». Précisons que Christophe de Balorre est également le président du Conseil départemental, ce qui explique sa double satisfaction : « Cette installation fera rayonner Argentan, notre département et notre région. Cette inauguration est vraiment un moment exceptionnel par la qualité, l’intelligence et la précision du travail qui a été réalisée pour faire un endroit magique pour les amateurs de tir sportif et les amateurs de chasse ». Le financement de 5,1 millions d’€ est à la hauteur de la réalisation : ville d’Argentan : 1 799 919 € ; DSIL (Dotation de soutien à l’investissement local) : 860 000 € ; FNADT (Fond national d’aménagement et de développement du territoire) : 675 000 € ; ANS (Agence nationale du sport) : 600 000 € ; DETR (Dotation d’équipement des territoires ruraux) : 360 000 € ; Département de l’Orne : 300 000 € ; Région Normandie : 300 000 € ; Ligue régionale de tir : 280 143 € ; Fédération départementale des chasseurs de l’Orne : 80 000 €.

 

- Puy de Dôme : pour protester contre le projet de construction de deux réserves d'eau de 14 et 18 hectares destinées à irriguer des exploitations dans la plaine de la Limagne, « nous étions 5 000 » affirment les organisateurs. « Ils étaient 2 000 » relativisent les gendarmes qui surveillaient, samedi dernier, cette « randonnée pédagogique, festive et artistique » qui est partie de Vertaizon. Selon la coopérative agricole à l'origine du projet (Limagrain), les retenues seraient remplies par prélèvements dans l'Allier entre le 1er novembre et le 31 mars, en respectant un débit autorisé de 45,7 m3 par seconde. Aucune demande formelle d’autorisation n’a encore été déposée, mais les opposants souhaitent obtenir un moratoire. Quand tous ces ignares d'écolos auront compris l'utilité de ces stockages d'eau avant qu'elle ne file vers la mer, un grand pas en avant aura été fait...

Prix de thèse du ministère de la Transition écologique 2024

Le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Christophe Béchu, a récompensé les lauréats de la première édition du prix de thèse ministériel. Ce prix, qui est dédié à la transition écologique, a été créé il y a quelques mois à l’occasion de la Fête de la Science. Il a pour objectif de renforcer les liens entre le monde scientifique et l’administration au bénéfice de l’action publique, et de récompenser l’excellence de travaux en la matière. Pour s’assurer de la rigueur et de la qualité des travaux, les candidatures ont été examinées par un comité scientifique, puis par un jury de l’administration. Après l’examen des 151 dossiers, le jury a distingué 3 lauréats :

1er prix : - Alice Maison, pour une thèse sur la « Modélisation des impacts des arbres sur la qualité de l'air de l'échelle de la rue à la ville ». Elle recevra une récompense de 4 000 €.

2ème prix exæquo : - Fabien Verniest, pour une thèse sur « Les apports des méthodes d'évaluation de l'exposition aux changements climatiques et d'usage des sols à la planification des aires protégées - le cas des oiseaux d'eau hivernant en méditerranée ». Récompense de 2 500 €; - Maël Ginsburger pour une thèse intitulée « L'écologie en pratiques. Consommation ordinaire et inégalités en France depuis les années 1980 ». Récompense : 2 500 €.

Le jury a aussi décidé de décerner 3 accessits à : - Ugo Javourez pour ses travaux « De la poubelle à l'assiette : évaluation de la pertinence environnementale des procédés émergents de valorisation de biomasse résiduelle en aliments »; - Clément Surun pour : « La comptabilité des dettes écologiques nationales et d'entreprises, un outil de pilotage vers une économie durable »; - Maurizio D'Anna pour : « Modélisation de l'évolution passée et future du trait de côte sableux et de ses incertitudes : vers une approche holistique ».

La « première réserve biologique dirigée » a été inaugurée dans les Côtes-d’Armor

Très fréquentée par des randonneurs et des cavaliers, la forêt de Coat an Hay, principalement située dans les communes de Belle-Isle-en-Terre et Louargat, entre désormais dans les lieux portés par la « Stratégie Nationale Aires Protégées ». Partie intégrante des 10 % des zones forestières sous protection forte, la réserve biologique de Coat an Hay, gérée par l’Office National des Forêts a pour objectif de préserver les écosystèmes présents (forêt, tourbières), les espèces qu'ils abritent et de favoriser leur libre évolution naturelle. Les explications, présentées par Marie Dubois directrice régionale de l’ONF, ont passionné le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique, Hervé Berville, samedi dernier lors de l’inauguration. Il a déclaré : « Ce projet est l’aboutissement de deux ans de travail. On rend service à la nature et on lutte contre le réchauffement climatique... ». Dans chaque forêt gérée par l'ONF, les forestiers concilient la protection de la biodiversité, la production de bois, l’accueil du public et la prévention des risques naturels. C'est cet ensemble qui est appelé « gestion multifonctionnelle » des forêts publiques. Et comme dans certains cas, la richesse naturelle très élevée d'un site justifie le besoin d'une protection réglementaire renforcée et d'une gestion spécifique, c’est là qu’intervient la création de réserves biologiques. Spécifique aux forêts publiques, le statut de « réserve biologique » existe depuis les années 1950. En février 2023, le réseau national comptait près de 250 réserves, couvrant plus de 54 000 hectares dans les forêts de métropole et plus 86 000 hectares dans les départements d'Outre-mer.

Plus les isothermes montent vers les sommets, plus les espèces sont à la traîne…

Un groupe de chercheurs taiwanais, incluant un scientifique français, a réalisé la première cartographie des vitesses de migration verticale des isothermes (lignes reliant les points de l’espace d’égales températures) sur l’ensemble des montagnes du globe. Ces travaux ont permis d’identifier 17 massifs montagneux pour lesquels les vitesses de migration des isothermes sont maximales (plus de 8 mètres par an), sur la période 1971-2020. En comparant les vitesses de migration verticale des isothermes, avec les changements d’aire de répartition des espèces en altitude (selon les données BioShifts), les chercheurs ont démontré que plus la vitesse de migration verticale des isothermes est élevée, plus les chances sont faibles, pour les espèces, d’ajuster leurs répartitions en altitude, suggérant ainsi un retard de migration. Cependant cette vitesse de migration verticale dépend aussi du taux de réduction des températures à mesure que l’on grimpe en altitude, le gradient thermique vertical pouvant atteindre jusqu’à 10°C pour 1000 m d’ascension, selon l’humidité de l’air. Ces travaux permettent donc de mieux appréhender la vulnérabilité des espèces vis-à-vis du réchauffement climatique. D’importants retards de migration en altitude sont à prévoir pour les espèces des milieux insulaires, même si on venait à infléchir la courbe du réchauffement global des températures à l’avenir. (Références : Écologie et dynamique des systèmes anthropisés (EDYSAN - CNRS/Univ. Picardie Jules Verne)