Du 20 au 25 mai 2026, la France vivra au rythme de la 20e édition de la Fête de la Nature, un rendez-vous désormais incontournable du printemps. Organisée chaque année autour de la Journée internationale de la biodiversité du 22 mai, cette manifestation propose, pendant six jours, des milliers d’animations gratuites partout sur le territoire. L’objectif reste inchangé depuis sa création : permettre à chacun de découvrir la nature au plus près de chez soi, à travers des expériences concrètes, accessibles et variées, mêlant sciences, pédagogie et émerveillement. Cette édition anniversaire s’annonce particulièrement riche, avec une programmation qui mobilise de nombreux acteurs institutionnels et associatifs.
Parmi eux, l’OFB, partenaire de l’événement depuis 2017, contribue à plusieurs dizaines d’animations à travers le pays. Les collectivités locales sont également fortement impliquées, notamment dans les territoires de montagne via l’engagement de l’Association nationale des élus de la montagne, qui valorise les initiatives en faveur de la biodiversité : parcours pédagogiques, plantations, inventaires naturalistes ou encore démarches territoriales comme les Atlas de la biodiversité communale. La Fête de la Nature 2026 met aussi à l’honneur plusieurs thématiques destinées à renouveler le regard du public sur le vivant : la vie des sols, les 60 ans de l’ONF, la découverte de la biodiversité locale, l’observation nocturne ou encore l’apprentissage des méthodes d’inventaire des espèces. Cette diversité d’approches se traduit concrètement par une multitude d’activités : balades naturalistes, ateliers participatifs, sorties nocturnes, conférences ou animations familiales. L’événement accorde enfin une place importante à la sensibilisation des jeunes publics, avec de nombreuses initiatives portées par des écoles et des aires éducatives, où les élèves deviennent eux-mêmes ambassadeurs de la nature. Entre découverte, transmission et engagement, cette 20e Fête de la Nature confirme son ambition : rapprocher durablement les citoyens du vivant et encourager une meilleure compréhension des enjeux écologiques contemporains.
Quelques brèves de chez nous et... d'ailleurs

Pour tester ces hypothèses, les scientifiques ont réalisé une méta-analyse de grande ampleur portant sur 62 études expérimentales menées chez 31 espèces d’oiseaux appartenant à 19 familles différentes. Au total, 313 estimations ont été examinées. Toutes ces recherches avaient un point commun : modifier artificiellement la taille des couvées afin d’observer comment les parents adaptaient leurs comportements. Les résultats confirment plusieurs prédictions majeures de la théorie. Lorsque les couvées étaient agrandies, les oiseaux augmentaient leurs efforts de nourrissage et de protection. À l’inverse, lorsque les couvées étaient réduites, les parents diminuaient leur investissement. Les chercheurs ont également observé un phénomène intéressant : les réactions aux réductions de nichées étaient souvent plus marquées que les réponses aux agrandissements. Une couvée plus importante peut, par exemple, accroître le bruit au nid et donc la perception du risque de prédation. Les parents ne réagiraient alors pas seulement au nombre de jeunes à nourrir, mais aussi à un environnement perçu comme plus dangereux. Cette étude met également en évidence les limites de certaines approches expérimentales classiques, comme les manipulations hormonales ou la supplémentation alimentaire, qui influencent souvent plusieurs mécanismes biologiques simultanément. Les chercheurs plaident donc pour des expériences plus précises et mieux ciblées. Selon eux, une meilleure compréhension des mécanismes physiologiques et comportementaux permettra d’affiner les modèles expliquant l’évolution des soins parentaux. Malgré les nombreuses avancées réalisées, ce domaine de recherche conserve encore de vastes zones d’ombre, laissant entrevoir de nouvelles découvertes sur les stratégies de reproduction des oiseaux.
Certes, les louvetiers sont des
Elles doivent stocker du carbone, produire du bois, préserver les paysages, protéger la biodiversité, accueillir le public, limiter les risques naturels et résister au changement climatique. Mais ces objectifs sont parfois difficilement compatibles. Premier paradoxe : on demande aux forestiers de laisser davantage la nature évoluer librement tout en exigeant des forêts plus résistantes face au réchauffement climatique. Or, l’adaptation impose souvent des coupes sanitaires, des plantations d’essences plus méridionales ou des interventions rapides après les crises. Des opérations parfois mal perçues par une partie du public, qui assimile les coupes à une destruction de la nature. Autre contradiction majeure : la filière bois est présentée comme un pilier de la transition écologique, le matériau bois étant considéré comme une alternative aux énergies fossiles et au béton. Pourtant, chaque exploitation forestière suscite désormais des critiques croissantes, notamment lorsqu’elle devient visible près des zones habitées ou touristiques. Les forestiers doivent ainsi produire davantage de bois tout en coupant moins et en préservant des paysages jugés « naturels ». Le rapport souligne également la pression croissante exercée par les changements climatiques. Certaines essences historiques, comme l’épicéa ou le hêtre dans certaines régions, montrent des signes inquiétants de dépérissement. Mais remplacer ces arbres par des espèces plus résistantes venues du sud de l’Europe nourrit aussi des débats scientifiques et sociétaux. Enfin, la forêt française devient un espace où se confrontent des usages toujours plus nombreux : exploitation économique, loisirs, chasse, tourisme, protection intégrale ou encore défense contre les incendies. Chaque décision de gestion peut désormais provoquer tensions et controverses. Dans ce contexte complexe, la directrice générale de l’ONF, Valérie Metrich-Hecquet, rappelle que l’établissement demeure « un opérateur majeur de la transition écologique ». Une mission devenue particulièrement délicate à l’heure où la société attend des forêts qu’elles remplissent simultanément des fonctions parfois opposées.
En application de l’article L.427-6 du Code de l’environnement, le préfet peut autoriser des opérations de destruction pour prévenir des dégâts importants ou garantir la sécurité publique. Une consultation publique est ouverte jusqu’au 29 mai 2026 autour d’un projet d’arrêté préfectoral. En filigrane, une réalité se dessine : sans la pratique de la vénerie sous terre, longtemps utilisée pour contenir les populations localement, la régulation pourrait reposer de plus en plus sur des interventions administratives menées par les lieutenants de louveterie.
Ces déplacements sont actuellement suivis par les techniciens afin de mieux comprendre les comportements printaniers de l’espèce et les zones utilisées pour l’alimentation ou la reproduction. Le programme Perpyr11 est mené sur trois ans par la FDC 11, avec le soutien de l’OFB. D’autres suivis similaires ont déjà été réalisés dans les Pyrénées. En Haute-Garonne, un mâle équipé d’une balise GPS en 2022 avait parcouru plus de 32 kilomètres entre plusieurs vallées de montagne. Les données collectées permettent d’identifier les corridors de déplacement, les secteurs de reproduction et les habitats fréquentés selon les saisons. La perdrix grise des Pyrénées est une sous-espèce montagnarde discrète et localisée...
Initialement, la législation européenne prévoyait l’interdiction totale de la vente de voitures et utilitaires neufs à essence ou diesel à partir de 2035. Désormais, les constructeurs devront seulement réduire de 90 % leurs émissions de CO2, contre 100 % auparavant. En clair, les véhicules à moteur thermique ne disparaîtront pas complètement du paysage automobile européen. Cette décision est particulièrement suivie dans les milieux ruraux et cynégétiques. Dans de nombreux territoires de chasse, notamment en montagne, dans les grandes plaines agricoles ou les massifs forestiers, les 4x4 demeurent des outils indispensables. Transport des chiens, accès aux parcelles isolées, franchissement de chemins boueux ou enneigés : pour beaucoup de chasseurs, l’autonomie limitée des véhicules électriques et le manque d’infrastructures de recharge restent des obstacles majeurs. L’assouplissement décidé par la Commission européenne ouvre donc la porte à la poursuite de la production de véhicules hybrides rechargeables, hybrides légers, véhicules à prolongateur d’autonomie et même certains modèles à moteur thermique classique alimentés par des carburants alternatifs. Les constructeurs pourront compenser une partie des émissions restantes grâce à l’utilisation d’acier bas carbone produit en Europe ou via des carburants durables et biocarburants...
Ces normes jouent un rôle essentiel dans les échanges internationaux d’animaux et de produits d’origine animale, mais aussi dans la sécurité sanitaire mondiale. Les discussions porteront également sur plusieurs enjeux majeurs : lutte contre les épizooties, surveillance des zoonoses transmissibles à l’homme, résistance aux antimicrobiens, sécurité alimentaire, bien-être animal et adaptation des systèmes sanitaires face au changement climatique. La Session générale permettra en outre l’adoption de résolutions administratives et techniques, l’examen des rapports annuels de l’organisation ainsi que la validation du 8e Plan stratégique de l’OMSA, qui doit fixer les grandes priorités internationales pour les prochaines années. Des élections pourraient également avoir lieu pour renouveler certains organes de gouvernance. L’un des temps forts de cette édition sera le Forum sur la santé animale organisé en marge de l’assemblée autour du thème : « Investir dans la santé animale pour assurer l’avenir de tous ». Depuis les grandes épizooties récentes, influenza aviaire, peste porcine africaine ou encore fièvre aphteuse, les questions de santé animale occupent une place croissante dans les politiques publiques internationales. Les experts rappellent régulièrement que près de 60 % des maladies infectieuses humaines connues sont d’origine animale. Toutes les sessions bénéficieront d’une interprétation simultanée en six langues officielles : français, anglais, espagnol, arabe, chinois et russe, confirmant la dimension mondiale de cette rencontre stratégique organisée au cœur de la capitale française.
Après la Révolution française, Napoléon Ier réorganise officiellement la louveterie par un arrêté impérial de 1804. À cette époque, les campagnes françaises vivent encore sous la menace des grands prédateurs. Les attaques sur les troupeaux sont fréquentes, les dégâts considérables et les moyens de protection limités. Le terme de « lieutenant de louveterie » fut donc adopté, lorsque ces louvetiers se sont vu confier un territoire précis d’intervention, souvent le canton administratif. Ils devenaient alors les « tenants du lieu », autrement dit les représentants locaux de l’autorité chargée de la régulation de la faune sauvage. Ils organisent des battues administratives, coordonnent les chasseurs locaux et participent à la police de la chasse. Dès l’origine, leur rôle dépasse largement celui de simples chasseurs bénévoles. Ils incarnent une autorité administrative de proximité. Pendant tout le 19e siècle, la mission principale reste la lutte contre le loup. Mais avec la disparition progressive du prédateur au début du 20e siècle, la louveterie aurait pu disparaître à son tour. Il n’en fut rien. L’institution se transforma progressivement en outil de régulation de la faune sauvage. Sangliers, renards, espèces causant des dégâts agricoles ou des déséquilibres écologiques devenaient les nouvelles cibles d’intervention. L’État comprend alors que la gestion des populations animales n’est pas uniquement une affaire de chasse, mais aussi de sécurité publique, d’agriculture et d’ordre administratif. Après la Seconde Guerre mondiale, l’évolution de l’agriculture et du droit de l’environnement renforce encore ce rôle. Les lieutenants de louveterie deviennent des auxiliaires techniques du préfet. La circulaire du 27 mars 1973 fixe les grandes règles modernes de leur fonctionnement : nationalité française, droits civiques, permis de chasser depuis au moins cinq ans, compétences cynégétiques reconnues, nomination par le préfet pour trois ans renouvelables. Le texte rappelle surtout une notion essentielle : les louvetiers participent à une mission de service public et concourent à la police de la chasse. Aujourd’hui, alors que le retour du loup, l’explosion des populations de sangliers et les tensions autour de la biodiversité replacent la question de la régulation animale au cœur du débat public, la louveterie retrouve une visibilité qu’elle n’avait plus connue depuis des décennies. Mais cette résurgence intervient à un moment où son indépendance même se retrouve discutée...
La majorité de ces personnes disposent d’un lien familial, amical ou professionnel avec des chasseurs actifs ou anciens. Les motivations recensées se répartissent en plusieurs catégories. Les « sportifs outdoor », qui représentent environ 40 % de ce vivier potentiel, associent la chasse à une activité de pleine nature et d’endurance. Les « chasseurs nourriciers » (22 %) se montrent sensibles aux notions de circuit court, d’autonomie alimentaire et de consommation de viande sauvage. Enfin, les « enracinés ruraux » (18 %) évoquent davantage les dimensions culturelles, sociales et patrimoniales. L’étude identifie également plusieurs freins structurels au renouvellement des effectifs. Le principal obstacle demeure la perception d’un univers difficile d’accès, fonctionnant sur des réseaux de connaissance et de cooptation. Une part importante des personnes interrogées estime ne pas disposer des contacts nécessaires pour intégrer une équipe de chasse ou méconnaît les démarches administratives liées au permis. À cela s’ajoute une pression sociale importante, notamment chez les jeunes actifs urbains ou périurbains, qui considèrent parfois la pratique comme difficile à assumer publiquement. L’IFOP note également un déficit de visibilité dans les espaces numériques fréquentés par les jeunes générations, contrairement à d’autres loisirs de nature fortement médiatisés. L’étude s’intéresse enfin aux anciens pratiquants. Parmi eux, les profils les plus représentés restent les chasseurs âgés confrontés à des difficultés physiques ou logistiques. Mais plusieurs catégories apparaissent récupérables à moyen terme. Les contraintes financières, familiales ou professionnelles constituent les principaux motifs d’arrêt chez les moins de 50 ans. Ainsi, 74 % des « contraints familiaux » et 81 % des « contraints professionnels » déclarent envisager une reprise si les conditions d’organisation devenaient plus souples. L’IFOP recommande donc plusieurs leviers de reconquête : simplification des parcours d’entrée, multiplication des journées de découverte, communication davantage tournée vers les usages contemporains de la nature et valorisation de profils plus jeunes et féminins afin de renouveler l’image de la pratique.
Les autorités rappellent notamment qu’il ne faut pas rapporter de végétaux, graines ou fruits depuis l’étranger sans contrôle sanitaire, certaines espèces nuisibles pouvant être transportées involontairement dans les bagages des voyageurs. Les jardiniers amateurs, voyageurs et familles constituent les principales cibles de cette opération de sensibilisation. Les enjeux sont considérables. Les végétaux représentent près de 80 % de l’alimentation humaine et jouent un rôle essentiel dans l’équilibre des écosystèmes. Or le changement climatique, l’intensification des échanges commerciaux et la circulation accrue des personnes favorisent la diffusion d’organismes nuisibles. Parmi les menaces identifiées figure notamment le nématode du pin, un ver microscopique capable de détruire rapidement des massifs forestiers entiers. Déjà présent au Portugal et en Espagne, un foyer a récemment été détecté en France, entraînant des mesures d’éradication. D’autres ravageurs, comme certaines mouches exotiques introduites via des fruits transportés par des voyageurs, inquiètent également les services phytosanitaires européens. Les autorités françaises rappellent que des contrôles sont réalisés aux frontières de l’Union européenne et que des dispositifs de surveillance sont déployés sur le territoire afin de détecter rapidement l’apparition de nouveaux foyers. Mais elles estiment que la vigilance des citoyens reste indispensable pour limiter les risques de propagation. La campagne « PlantHealth4Life » se poursuivra durant toute l’année 2026 dans les pays participants avec des vidéos, publications pédagogiques et actions de communication destinées au grand public.
Elle entraîne l’apparition de lésions vésiculeuses sur la bouche, les pieds et les trayons, provoquant boiteries, salivation importante, amaigrissement et baisse de production. Chez certaines espèces sauvages, l’infection peut rester discrète tout en participant à la circulation du virus dans l’environnement. En Afrique australe, plusieurs espèces sauvages peuvent être concernées par la maladie. Le buffle africain (Syncerus caffer) constitue notamment l’un des principaux réservoirs naturels du virus. D’autres espèces peuvent également être infectées : impalas, koudous, gnous, élands, bubales, girafes, antilopes sable, phacochères ou encore certaines espèces de gazelles. Les bovins domestiques demeurent toutefois les plus sensibles sur le plan économique en raison des conséquences directes sur l’élevage et les échanges commerciaux. À la suite de la détection des foyers, les autorités botswanaises ont renforcé les restrictions de déplacement concernant les bovins, les animaux sensibles ainsi que les transports de viande, de lait et de sous-produits animaux. Les activités cynégétiques ciblant les espèces à sabots non fendus restent autorisées, sous réserve de protocoles sanitaires stricts encadrant le traitement et le transport des trophées, notamment les peaux et les crânes. Selon le Safari Club International (SCI), plusieurs opérateurs touristiques ont déjà signalé des reports ou des annulations de safaris. Les exportations de trophées vers les États-Unis pourraient également être soumises à des contrôles renforcés. Les autorités sanitaires américaines exigent notamment, dans certains cas, des opérations de désinfection ou de fumigation réalisées par des taxidermistes agréés par l’APHIS, le service sanitaire du département américain de l’Agriculture. La situation est suivie de près par les autorités vétérinaires régionales, la fièvre aphteuse restant l’une des maladies animales les plus surveillées au monde en raison de son impact sanitaire et économique majeur.
Dans les territoires ruraux, ces contraintes fragilisent des entreprises déjà confrontées à des conditions de travail difficiles. Excès de pluie, sécheresses à répétition, tempêtes ou attaques parasitaires compliquent l’exploitation forestière et désorganisent l’approvisionnement des scieries et de toute la filière bois française. Derrière les débats réglementaires, ce sont aussi des milliers d’emplois locaux qui sont en jeu. Pour tenter de répondre à cette situation, le syndicat a avancé trois propositions concrètes. D’abord, la création d’une caisse d’intempéries destinée à soutenir les entreprises forestières lors des crises climatiques, sur le modèle d’un financement partagé entre secteur public et privé. Ensuite, la mise en place d’un guichet administratif unique afin de simplifier les autorisations de coupe et de sécuriser juridiquement les exploitants. Enfin, le SEFB demande l’application effective de la carte professionnelle d’exploitant forestier, prévue depuis la loi Climat et Résilience de 2021 mais toujours absente sur le terrain. Au-delà des enjeux économiques, les professionnels rappellent aussi que la forêt française ne peut être pensée sans une gestion globale des équilibres naturels. Régénération des peuplements, pression du grand gibier, renouvellement des essences, biodiversité ou prévention des incendies : forestiers, propriétaires, sylviculteurs et acteurs cynégétiques restent étroitement liés dans la gestion quotidienne des massifs. Une forêt vivante ne repose pas uniquement sur des réglementations, mais aussi sur une connaissance fine du terrain et des réalités rurales. Les sénateurs présents ont accueilli favorablement les propositions du SEFB. Reste désormais à savoir si cette écoute politique débouchera sur des mesures concrètes pour une filière qui estime avoir longtemps porté seule le poids des contradictions françaises autour de la forêt.