La France s'apprête-t-elle à restreindre davantage le retour des trophées de chasse rapportés de l'étranger ? Un projet d'arrêté gouvernemental, actuellement soumis à consultation publique jusqu'au 11 novembre 2026, suscite de vives réactions dans le monde cynégétique. Le texte vise à interdire l'importation, mais également l'exportation et la réexportation, de trophées provenant de certaines espèces protégées, notamment celles inscrites à l'annexe A du règlement européen CITES, ainsi que certaines espèces des annexes B et XIII. Une exception est prévue pour les spécimens présentant une dimension patrimoniale.
Il ne s'agit donc pas d'interdire la chasse à l'étranger, mais de restreindre la possibilité de rapporter en France certains trophées, même lorsque leur prélèvement a été autorisé dans le pays d'origine. Le sujet a été porté devant le Sénat le 28 octobre par Pierre Cuypers, sénateur de Seine-et-Marne et président du groupe d'études Chasse et pêche. Interpellé sur le projet, Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique, n'a pas annoncé son retrait. Il a toutefois reconnu que certains modèles de chasse réglementée, notamment en Namibie et en Afrique du Sud, pouvaient contribuer au financement de la biodiversité et au développement des communautés locales. Pour relativiser la portée de la mesure, le ministre a indiqué que seuls 24 permis avaient été accordés en 2025. Il a également distingué le droit de chasser dans un pays étranger, qui n'est pas remis en cause, et celui d'importer le trophée en France. Pour Pierre Cuypers, le risque est de priver certains territoires africains d'une ressource financière importante. Son argument repose sur une réalité : dans plusieurs pays, la chasse aux trophées est intégrée à des programmes de gestion de la faune et de conservation des espaces naturels. Elle repose alors sur des quotas, des autorisations et des règles de gestion destinés à garantir que les prélèvements ne compromettent pas la survie des populations concernées...
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La chasse... demain !
La réussite du protocole dépendrait également des moyens disponibles dans l’exploitation, notamment pour isoler les animaux lors des mises bas et disposer de stocks de fourrage suffisants. Des précautions particulières seraient nécessaires pour prévenir la transmission à l’être humain, la brucellose étant une zoonose. L’Anses souligne toutefois que cette proposition reste soumise à l’approbation des autorités françaises et européennes. La France conserve son statut officiellement indemne de brucellose bovine depuis 2005, malgré quelques foyers ponctuels, notamment en Haute-Savoie en 2012 et en 2021.
Le bilan publié en mars 2026 par le Service des données et études statistiques, à partir des données du Muséum national d’histoire naturelle, révèle qu’entre 1989 et 2024, l’abondance des oiseaux spécialistes de certains milieux a diminué d’environ un tiers. Ces 59 espèces dépendent d’habitats particuliers, qu’ils soient agricoles, forestiers ou bâtis. À l’inverse, les espèces généralistes, capables de s’adapter à des environnements variés, affichent une légère hausse sur la même période. Cette différence traduit un appauvrissement de la diversité des communautés d’oiseaux. Les oiseaux des campagnes et des zones habitées figurent parmi les plus touchés. Alouette des champs, tourterelle des bois, chardonneret élégant ou hirondelles illustrent les difficultés rencontrées par certaines espèces. Selon l’OFB, les populations d’hirondelles de fenêtre ont diminué de 39 % et celles d’hirondelles rustiques de 42 % depuis 1989. La disparition de lieux de nidification, la raréfaction des insectes et la dégradation des habitats contribuent à ces évolutions. Les pratiques agricoles intensives et le changement climatique font également partie des principales pressions identifiées. Les archives photographiques et les témoignages anciens peuvent aider à mesurer les transformations de nos paysages. Mais ce sont les comptages répétés sur plusieurs décennies qui permettent d’établir scientifiquement les tendances, sans confondre une variation locale avec un déclin généralisé. La situation n’est pas irréversible : les suivis montrent aussi que des populations peuvent progresser lorsque leurs habitats sont protégés et restaurés. Préserver les haies, maintenir des espaces favorables à la nidification, limiter la dégradation des milieux et conserver les ressources alimentaires constituent autant de leviers d’action.
Cette volonté d’élargissement se heurte à des résistances. Les États-Unis, qui ne sont pas parties à la convention, ne figurent pas parmi les contributeurs concernés. Le manque de ressources menace les objectifs, alors que les indicateurs témoignent d’un recul de la biodiversité. Selon WWF France, la taille moyenne des populations de vertébrés sauvages suivies a diminué de 73 % en 52 ans. En France, un tiers des oiseaux communs spécialistes des milieux agricoles, forestiers et bâtis a disparu, selon les données du Muséum national d’histoire naturelle. Trouver de nouveaux financements ne suffira pas si des sommes considérables continuent de soutenir des activités qui dégradent les milieux naturels. Le rapport 2026 du Programme des Nations unies pour l’environnement estime qu’en 2023, les flux financiers néfastes à la nature ont atteint 7 300 milliards de dollars, entre financements privés et subventions publiques. Les investissements consacrés à sa protection restent très inférieurs. En France, un rapport sénatorial estime à 10,2 milliards d’euros les aides publiques et dépenses fiscales défavorables à la biodiversité. Sur la période 2023-2026, 427 millions d’euros ont été alloués à la stratégie nationale pour la biodiversité, bien moins que les 1,09 milliard prévus. Une autre voie consiste à réorienter une partie de ces dépenses vers les solutions fondées sur la nature : restauration des zones humides, préservation des prairies, pratiques agricoles plus durables ou réintroduction d’espèces sauvages. Une étude publiée en octobre 2026 par l’IISD, portant sur 45 évaluations dans 29 pays, estime que chaque dollar investi dans ces solutions génère en moyenne 3,21 dollars de bénéfices. La protection de la nature n’est pas seulement une dépense : elle peut réduire les risques et soutenir les économies.
Des gènes issus du chien peuvent entrer dans le patrimoine des loups et, si les croisements deviennent fréquents, altérer certaines caractéristiques des populations sauvages. Des études montrent toutefois que les loups conservent globalement leur distinction génétique malgré des traces anciennes de métissage. Le danger dépend donc de la fréquence et de l’étendue des croisements. Il ne faut ni minimiser le phénomène ni prétendre que chaque hybride menace à lui seul l’espèce. Une surveillance génétique reste essentielle. Qu’en est-il de la faune sauvage ? Les connaissances sur le comportement et l’écologie des hybrides vivant en liberté demeurent insuffisantes pour leur attribuer systématiquement des effets différents de ceux des loups ou des chiens errants. Comme tout canidé livré à lui-même, un hybride peut chasser de petites proies, déranger la faune ou s’approcher des élevages. Mais affirmer qu’il serait nécessairement plus prédateur ou plus dangereux qu’un loup serait aller au-delà des données disponibles. Le problème tient aussi à l’incertitude : un animal mal identifié peut échapper à un suivi adapté. En cas de rencontre, ne cherchez pas à vous approcher pour vérifier s’il s’agit d’un hybride : l’apparence seule ne permet pas de trancher. Restez calme, ne le nourrissez pas et ne tentez ni de le capturer ni de le poursuivre. Éloignez-vous lentement sans courir, laissez-lui une issue et tenez votre chien en laisse. S’il s’approche de façon insistante, gagnez un endroit sûr. Depuis une distance raisonnable, prenez éventuellement une photo, notez l’heure et la localisation, puis transmettez ces informations à l’OFB ou à la mairie. Ne tentez jamais d’intervenir vous-même : l’identification et les suites à donner relèvent des services compétents.
Les chercheurs ont étudié la xylogenèse, le processus de fabrication du xylème, le tissu qui constitue le bois, qui conduit l’eau et les sels minéraux et assure le soutien de l’arbre. Sous l’écorce, une fine couche appelée cambium produit de nouvelles cellules. Même si la hausse des températures peut prolonger son activité, elle n’accélère pas indéfiniment leur formation. Pour parvenir à ces conclusions, les scientifiques ont rassemblé des données portant sur plus de vingt espèces de conifères, réparties sur plus de cent sites de l’hémisphère Nord. Au total, plus de 50 000 échantillons de bois et 400 000 observations anatomiques ont été analysés. Les chercheurs ont prélevé chaque semaine de minuscules carottes de bois pour mesurer la formation des cellules. Les effets du réchauffement diffèrent selon les régions.
Dans les forêts boréales, où les températures restent basses, une saison de croissance prolongée peut favoriser la production de bois. Dans les forêts tempérées et méditerranéennes, le bénéfice est plus limité : le manque d’eau et le ralentissement de la formation cellulaire peuvent réduire, voire annuler, l’effet d’une période de croissance plus longue. À mesure que le climat se réchauffe, les forêts boréales pourraient perdre cet avantage. Ces résultats nuancent l’idée selon laquelle des arbres actifs plus longtemps captureraient nécessairement davantage de carbone. Le stockage du carbone dépend de plusieurs mécanismes, et la formation du bois n’en représente qu’une partie. Toutefois, lorsque la production de matière ligneuse ralentit, la quantité de carbone incorporée durablement dans les troncs peut également diminuer. Pour Cyrille Rathgeber, chercheur au laboratoire Silva, les modèles destinés à prévoir l’évolution des forêts doivent tenir compte non seulement de la durée de croissance, mais aussi de la vitesse de formation du bois. Cette distinction est essentielle pour mieux anticiper la réponse des écosystèmes forestiers au changement climatique et leur rôle dans le cycle du carbone.
Le site spécialisé Cyberattaque.org a pu examiner un échantillon de 199 comptes. L'analyse confirme la présence de noms, prénoms, adresses électroniques, numéros de téléphone, dates de naissance et codes postaux. Des informations relatives aux connexions et aux appareils utilisés sont également disponibles. Chaque profil comporte une empreinte de mot de passe au format bcrypt, un procédé de hachage destiné à protéger les mots de passe. L'élément le plus préoccupant concerne les privilèges de certains utilisateurs. Parmi les 199 profils étudiés, cinq disposent de droits administratifs, dont deux avec le statut de super-administrateur. Le pirate annonce par ailleurs un fichier distinct contenant 49 entrées administratives. La présence de ces autorisations ne signifie toutefois pas que les accès sont encore fonctionnels. Autre particularité : les comptes examinés ont tous été créés entre juillet et septembre 2021. Cette ancienneté soulève une interrogation sur la date réelle de l'extraction. La mise en vente du 31 octobre ne signifie pas nécessairement qu'une intrusion vient de se produire. Cette revendication intervient quelques mois après une précédente cyberattaque contre la FNC. En janvier 2026, l'espace adhérents du guichet unique des validations des permis de chasser avait été touché. La fédération avait alors confirmé un accès non autorisé à certaines données personnelles. Aucun élément ne permet cependant de relier les deux affaires. En l'absence de confirmation officielle de la FNC, l'origine et l'étendue de cette nouvelle fuite restent à établir. Si elle était avérée, les informations pourraient notamment servir à des campagnes de phishing ciblant les chasseurs, avec de faux messages concernant leurs validations ou leurs démarches administratives...
Dès 7 h 30, une trentaine de participantes se sont retrouvées autour d’un copieux petit-déjeuner, histoire de prendre des forces avant de gagner leurs postes. Après la répartition des emplacements, effectuée avec l’aide des membres des sociétés de chasse, les conductrices ont lâché leurs chiens. Les chasseresses ont alors pu profiter pleinement de cette battue dans une ambiance à la fois sportive, chaleureuse et conviviale. La matinée a notamment été marquée par le prélèvement d’un beau mâle de 80 kg. À midi, toutes se sont retrouvées autour d’un repas préparé avec le concours des sociétés de chasse.
Ce moment de partage a permis à chacune de reprendre des forces et d’échanger sur les temps forts de la matinée avant de repartir pour une nouvelle après-midi de chasse. Mais cette journée pas comme les autres ne s’est pas achevée au retour des chasseuses. Le soir venu, les participantes, les membres des sociétés de chasse et leurs familles se sont réunis autour d’un nouveau repas convivial. L’occasion de revenir sur les moments marquants de cette aventure collective, de partager anecdotes et souvenirs, et de prolonger cette belle journée placée sous le signe de la passion et de l’amitié. Au-delà de la chasse et de la convivialité, cette initiative a surtout permis de concrétiser un bel élan de solidarité. Grâce à la générosité des participantes et aux bénéfices dégagés par l’organisation de la manifestation, 700 euros seront reversés à la Ligue contre le cancer. Cette somme se compose de 200 euros de dons et de 500 euros issus des bénéfices de la journée. Cette réussite est le fruit de la mobilisation des sociétés de chasse, de la participation de toutes les personnes présentes et du soutien de la municipalité de Sauliac-sur-Célé. Celle-ci a gracieusement mis la salle des fêtes à disposition, contribuant ainsi au bon déroulement de cette rencontre. Une belle initiative qui aura permis aux chasseresses de vivre pleinement leur passion, tout en donnant un sens supplémentaire à leur engagement. Entre esprit d’équipe, solidarité et respect des traditions cynégétiques, ces dames ont fait honneur à leur discipline et au grand saint Hubert !
Une délégation du Val d’Aran est en effet attendue début novembre pour une nouvelle série d’échanges avec les équipes françaises. Une étape supplémentaire pour consolider ce partenariat au service du patrimoine naturel pyrénéen.
- Côte d’Or : les rivalités entre sociétés de chasse peuvent parfois faire monter la pression. À Grignon-les-Granges, elles auraient pris un tour particulièrement inquiétant samedi 24 octobre, vers 18 h 30. Un chasseur de Benoisey est soupçonné d’avoir menacé de mort neuf membres de la société communale de chasse, sur fond de tensions entre les deux associations. Selon les informations de la gendarmerie, l’homme se serait présenté alcoolisé, au siège de la société de chasse de Grignon-les-Granges, où se trouvaient les neuf personnes. La discussion aurait alors rapidement dépassé le stade du désaccord entre passionnés de gibier. Le suspect a été interpellé le soir même à son domicile par les gendarmes, alors qu’il était en état d’ivresse. Il a été placé en garde à vue. Le maire de Benoisey, également chasseur dans une autre commune, s’est dit surpris par cet épisode, estimant que les relations entre les deux sociétés ne semblaient pas particulièrement conflictuelles...
Les chercheurs avaient analysé 180 échantillons de sol et 155 vers de terre prélevés en 2016. Tous les sols étudiés contenaient au moins un pesticide de synthèse. Dans 83 % des échantillons, cinq substances ou davantage étaient détectées, 38 % en contenaient au moins dix. Chez le ver de terre Allolobophora chlorotica, 92 % des individus analysés présentaient des résidus, avec une moyenne de 3,5 pesticides par ver. Ces résultats soulignent l’ampleur possible de l’exposition des organismes vivant dans les sols. Ils ne signifient toutefois pas que toutes les parcelles françaises présentent les mêmes niveaux de contamination, ni que ces concentrations sont celles observées aujourd’hui. L’étude montre également que les habitats non traités ne sont pas nécessairement exempts de résidus, notamment en raison de la persistance de certaines molécules et des transferts depuis les parcelles voisines. Or, la bécasse dépend largement des lombriciens pour son alimentation. Elle quitte souvent le couvert forestier à la nuit tombée pour rechercher sa nourriture dans les prairies, les pâtures et les cultures. Le transfert de contaminants du sol vers les vers de terre, puis vers leurs prédateurs, constitue donc une voie d’exposition biologiquement plausible. Mais plausibilité ne signifie pas preuve. Les données de contamination des sols et des lombrics ne suffisent pas à démontrer que les bécasses présentent des concentrations dangereuses de pesticides, ni que ces substances affectent leur survie, leur reproduction ou leur migration. Ces effets doivent être établis par des analyses spécifiques sur les oiseaux et par des études écotoxicologiques adaptées. À l’heure où les migratrices retrouvent nos campagnes, l’enjeu est donc double : préserver les habitats qui leur permettent de se nourrir et mieux documenter la qualité de cette ressource alimentaire. La bécasse pourrait contribuer à éclairer les conséquences écologiques d’une contamination diffuse. Encore faut-il mesurer son exposition réelle, sans confondre risque potentiel et dommage démontré.
Sanglier, chevreuil, cerf ou petit gibier offrent une diversité de saveurs et de préparations qui font la richesse de nos terroirs. Rôti, mijoté, en civet ou simplement grillé selon les morceaux, le gibier permet de redécouvrir une cuisine de caractère, généreuse et profondément liée aux saisons. C’est aussi l’occasion de transmettre des recettes familiales et de valoriser le savoir-faire des artisans, restaurateurs et cuisiniers qui savent sublimer ces viandes. Au-delà du goût, la viande de gibier rappelle le lien entre la nature, les territoires ruraux et l’alimentation.
Lorsqu’elle provient d’animaux sauvages prélevés dans le cadre d’une gestion encadrée, elle constitue une ressource locale qui ne nécessite pas d’élevage dédié. Sa valorisation peut également soutenir les circuits de proximité et contribuer à faire vivre les savoir-faire ruraux. Cette semaine est aussi l’occasion de mieux comprendre la chasse et son rôle dans les systèmes alimentaires durables. La FACE et ses associations membres souhaitent présenter une image plus complète des chasseurs : des femmes et des hommes attachés à la faune sauvage, aux paysages et à la transmission des traditions. En 2025, la campagne européenne avait touché environ 1,2 million de personnes. Pour cette édition 2026, recettes, quiz, photographies et initiatives locales doivent mobiliser un public toujours plus large, notamment sur les réseaux sociaux. Du terrain à l’assiette, le gibier raconte une histoire de nature, de terroir et de partage. La Game Meat Week invite chacun à la découvrir, à oser de nouvelles recettes et à célébrer une cuisine authentique, à condition de privilégier une provenance connue et de respecter les précautions sanitaires nécessaires à la préparation de la viande sauvage.