Le Petit Journal de deux indissociables : la chasse et l'environnement

Devenez scientifique le temps d’un jeu : relevez le défi avec « Agent tous risques » de l’Anses

Et si vous vous mettiez dans la peau d’un scientifique confronté à l’émergence d’une maladie inconnue ? Avec son serious game « Agent tous risques », l’Anses propose une expérience immersive, accessible à tous, pour mieux comprendre les enjeux de santé animale… et humaine. À travers ce jeu en ligne, chacun peut découvrir de manière concrète et ludique le travail mené quotidiennement par les experts pour détecter les maladies, en identifier l’origine et éviter leur propagation. Le principe est simple : une mystérieuse maladie touche des chats et vous êtes recruté pour mener l’enquête. En seulement quinze minutes, vous devrez analyser des indices, formuler des hypothèses et prendre des décisions pour comprendre comment le virus circule. Peut-il se transmettre à l’humain ? Quelles mesures mettre en place pour limiter les risques ? Chaque étape du jeu vous plonge dans les réalités scientifiques et sanitaires auxquelles sont confrontés les chercheurs. Au-delà de l’aspect ludique, « Agent tous risques » met en lumière une réalité essentielle : la santé des animaux est étroitement liée à celle des humains. Cette approche, appelée « One Health », repose sur l’idée que la surveillance des maladies animales permet d’anticiper et de prévenir les crises sanitaires. Le jeu illustre parfaitement cette interdépendance et montre combien la vigilance et la recherche sont cruciales. Labellisé dans le cadre du One Health Festival, organisé partout en France à l’occasion du One Health Summit qui se déroulera du 5 au 7 avril 2026, ce jeu s’inscrit dans une démarche de sensibilisation du grand public. Il permet de mieux comprendre les enjeux sanitaires actuels tout en valorisant le travail des scientifiques, souvent méconnu. Accessible en ligne, rapide et interactif, « Agent tous risques » s’adresse aussi bien aux curieux qu’aux passionnés de sciences. C’est une occasion originale d’apprendre en s’amusant, tout en prenant conscience des défis liés aux maladies émergentes. Alors, saurez-vous identifier l’origine du virus et éviter une crise sanitaire ?

 

À vous de jouer... C’est ICI


L’OFB rappelle la fragilité des hirondelles

Avec le retour des beaux jours, les hirondelles s’apprêtent à regagner le territoire français, marquant l’arrivée du printemps et le début de leur période de reproduction. Ces oiseaux migrateurs, absents durant l’hiver, reviennent chaque année après un long voyage. Leur présence est aujourd’hui étroitement surveillée, car leurs populations connaissent un déclin préoccupant. Selon les données du « Suivi temporel des oiseaux communs » (STOC), coordonné par le Muséum national d’histoire naturelle et l’Office français de la biodiversité (OFB), les effectifs ont fortement diminué ces dernières décennies, avec une baisse de près de 45 % pour l’hirondelle de fenêtre et de près de 50 % pour l’hirondelle rustique entre 2001 et 2023. Les inspecteurs de l’environnement de l’OFB veillent à la protection de ces espèces, encadrée par l’arrêté ministériel du 29 octobre 2009. Ils réalisent des observations et des comptages, notamment grâce à des outils d’inventaire naturaliste, afin de suivre l’évolution des populations. Faciles à reconnaître à leur vol rapide et à leurs ailes effilées, les hirondelles se distinguent aussi par leur queue fourchue et leur plumage contrasté. Très liées aux activités humaines, elles construisent leurs nids en boue sous les toitures, les rebords de fenêtres ou dans les cheminées, souvent en colonies. Fidèles à leurs sites de nidification, elles réutilisent leurs nids d’une année sur l’autre. Leur alimentation repose essentiellement sur les insectes, dont la raréfaction constitue l’une des principales causes de leur déclin. La cohabitation avec l’homme est donc essentielle à leur préservation. Les nids, qu’ils soient occupés ou non, sont protégés par la loi. Toute destruction est interdite sans autorisation préalable, notamment lors de travaux sur les bâtiments. Des solutions existent pour concilier travaux et protection, comme le recours à des périodes adaptées ou l’installation de nids artificiels. À travers ces mesures, l’enjeu est clair : favoriser le retour durable des hirondelles et préserver ces espèces emblématiques de nos paysages.


Acheter une arme d’occasion : une bonne opportunité, à condition d’être vigilant

Le marché de l’arme d’occasion n’a jamais été aussi dynamique. Avec la baisse progressive du nombre de chasseurs, de nombreuses armes, parfois peu utilisées, se retrouvent en vente. Sur le papier, l’opération peut sembler intéressante : accéder à du matériel de qualité à un prix attractif. Mais derrière les annonces, notamment en ligne, se cachent parfois des pièges qu’un acheteur insuffisamment averti ne verra pas immédiatement. L’origine de l’arme, son historique d’utilisation ou encore les conditions de stockage sont rarement documentés avec précision. Il convient donc d’adopter une approche rigoureuse, en particulier pour certains types d’armes plus sensibles à l’usure ou aux défauts mécaniques. C’est notamment le cas des carabines express d’entrée de gamme, très présentes sur le marché. Leur conception les rend parfois vulnérables au vieillissement, notamment au niveau de la bascule, du verrouillage ou des systèmes d’extraction et d’éjection. La convergence des canons, réglée à l’origine pour une munition spécifique, constitue également un point critique : sans cette information, les performances balistiques peuvent être altérées. Dans le doute, mieux vaut renoncer à une affaire trop séduisante. Les carabines semi-automatiques exigent, elles aussi, une vigilance accrue. Certaines modifications illégales, comme la transformation d’un chargeur fixe en chargeur amovible, peuvent entraîner des complications administratives importantes. Sur le plan mécanique, ces armes sont particulièrement exposées à l’encrassement : résidus de combustion dans les mortaises de verrouillage, corrosion dans la chambre ou dysfonctionnements du système d’emprunt de gaz. Autant de défauts parfois invisibles au premier regard, mais lourds de conséquences à l’usage. L’acheteur doit donc prendre le temps d’examiner en profondeur chaque élément, voire de se faire accompagner par un professionnel...

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A Lyon, le One Health Summit 2026

Du 5 au 7 avril 2026, la France accueillera à Lyon le One Health Summit, un rendez-vous international majeur consacré à la santé globale. Organisé dans le cadre de la présidence française du G7 et co-présidé avec l’Indonésie, ce sommet s’inscrit dans la continuité des One Planet Summits. Il ambitionne de transformer en profondeur les politiques de santé en promouvant l’approche « One Health », fondée sur l’interdépendance entre la santé humaine, animale, végétale et celle des écosystèmes. Dans un contexte marqué par les crises sanitaires récentes, comme la pandémie de Covid-19, cette vision globale apparaît plus que jamais essentielle pour anticiper et prévenir les risques émergents. L’objectif du sommet est double : renforcer les systèmes de surveillance et de prévention à l’échelle mondiale, tout en mobilisant l’ensemble des acteurs (institutions publiques, chercheurs, entreprises et société civile) autour d’actions concrètes. À terme, il s’agit de faire de cette approche intégrée un véritable cadre de référence pour les politiques publiques internationales. Les travaux du sommet s’articuleront autour de quatre grands axes, correspondant aux principaux déterminants des maladies transmissibles et non transmissibles. Le premier concerne les réservoirs zoonotiques et les vecteurs, à l’origine de nombreuses épidémies. Le second porte sur la résistance aux antimicrobiens, enjeu majeur de santé publique responsable de centaines de milliers de décès chaque année dans le monde. Le troisième axe aborde les systèmes alimentaires durables, au croisement des enjeux sanitaires, environnementaux et économiques. Enfin, le quatrième thème traite des expositions aux pollutions (air, eau, sols, plastiques), dont l’impact sur la santé humaine est de plus en plus documenté. En amont du sommet, les 5 et 6 avril, le Parc de la Tête d’Or accueillera un « Village des Découvertes » ouvert au grand public, visant à sensibiliser aux enjeux One Health. Le 6 avril, plusieurs événements partenaires se tiendront au Centre de Congrès, dont un colloque scientifique intitulé « Une seule santé, une seule science », ainsi que des rencontres consacrées à la jeunesse, aux territoires et aux initiatives philanthropiques. Le point culminant du sommet aura lieu le 7 avril au Centre de Congrès de Lyon, avec la participation de délégations internationales de haut niveau. La journée s’ouvrira par des sessions thématiques parallèles, suivies d’un forum économique dédié aux enjeux de santé globale, piloté par des acteurs du secteur. Des discussions porteront notamment sur le financement de l’approche One Health et l’engagement de la société civile dans les transitions nécessaires. L’après-midi sera marqué par un segment de haut niveau réunissant décideurs politiques et experts internationaux. Ce sommet entend ainsi poser les bases d’une gouvernance mondiale renouvelée en matière de santé, plus transversale, plus préventive et plus durable.


Le ragondin : un rongeur envahissant sous surveillance

Le ragondin (Myocastor coypus) est aujourd’hui une espèce bien connue des gestionnaires de milieux aquatiques, des agriculteurs et des chasseurs. Pourtant, ce rongeur semi-aquatique n’est pas originaire d’Europe. Il provient d’Amérique du Sud, où il occupait initialement les marais et les zones humides d’Argentine, du Paraguay, du Chili ou encore du sud du Brésil. Son introduction en Europe remonte au 19e siècle. L’animal fut d’abord importé pour l’étude scientifique de l’espèce, mais c’est surtout l’essor de l’industrie de la fourrure qui a favorisé son implantation. Le ragondin (à gauche sur l'illustration) était alors élevé pour sa peau, utilisée dans la confection de vêtements et d’accessoires. De nombreux élevages ont vu le jour en France et dans plusieurs pays européens. Avec le déclin du marché de la fourrure au cours du 20e siècle, une grande partie de ces élevages a été abandonnée. Les animaux se sont échappés ou ont été relâchés dans la nature, donnant naissance à des populations sauvages. Doté d’une grande capacité d’adaptation, le ragondin s’est rapidement installé dans les milieux aquatiques européens. En France, l’espèce est aujourd’hui présente sur la quasi-totalité du territoire. Le ragondin est un rongeur de grande taille. Un adulte peut atteindre jusqu’à 10 kg, bien que son poids moyen se situe plutôt autour de 6 kg. Son corps massif mesure entre 50 et 60 cm, auquel s’ajoute une queue cylindrique d’environ 40 cm, peu poilue et écailleuse. Son pelage brun est constitué de poils de jarre protecteurs et d’un sous-poil dense et imperméable qui lui permet de résister au froid et à l’humidité. L’un des traits les plus caractéristiques de l’espèce reste la couleur orange vif de ses incisives. Comme chez tous les rongeurs, ces dents poussent en permanence et doivent être usées par la mastication. Les pattes antérieures sont munies de griffes puissantes qui servent à manipuler la nourriture et à creuser, tandis que les pattes postérieures sont largement palmées, ce qui fait du ragondin un excellent nageur. L’animal possède également des narines valvulaires capables de se fermer sous l’eau, une adaptation qui facilite ses déplacements aquatiques. Les femelles disposent de huit à dix mamelles placées sur les flancs, ce qui permet aux petits de téter même lorsque la mère nage. Dans la nature, la longévité du ragondin dépasse rarement quatre ans, mais sa capacité de reproduction compense largement cette durée de vie relativement courte... 

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Grand Tétras et Lagopède alpin : la FNC dénonce une décision « incohérente »

La décision de retirer le Grand Tétras et le Lagopède alpin de la liste des espèces chassables suscite une vive réaction de la Fédération nationale des chasseurs. Annoncée sans concertation, cette mesure intervient alors que ces deux espèces faisaient déjà l’objet d’un moratoire. La FNC dénonce une décision jugée incohérente au regard des principes de gestion adaptative et s’inquiète de ses conséquences pour la conservation de ces oiseaux emblématiques des milieux montagnards. Communiqué de la FNC : « La ministre Monique Barbut, sans aucune concertation, signe la mise à mort de deux espèces d’oiseaux en les excluant de la liste des espèces chassables. La FNC vient d’apprendre la décision unilatérale - sans aucune concertation avec les chasseurs - de la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut de retirer de la liste des espèces chassables le Grand Tétras et le Lagopède alpin pourtant en moratoire, respectivement depuis 2022 et 2026 à la suite d’une décision du Conseil d’Etat. La FNC condamne avec la plus grande fermeté cette volte-face incompréhensible décrétée par la ministre en choisissant d’exclure ces deux oiseaux alors qu’ils ne sont justement plus chassés, car leur population est en déclin. Comment peut-on sérieusement en appeler sans cesse à la responsabilité du monde de la chasse dans le cadre de la gestion adaptative et enjamber ce grand principe pour faire plaisir à quelques associations anti-chasse ? Cette décision de la ministre qui n’apportera rien de positif pour le Grand Tétras et le Lagopède alpin n’est, en réalité, qu’un gage politique et idéologique pour ses amis de l’écologie punitive et extrémiste. En effet, Monique Barbut et ses comparses écolo n’ont manifestement toujours pas compris que sans les chasseurs et leurs actions concrètes bénévoles sur le terrain en faveur de l’habitat et du suivi de la population de ces oiseaux, ces espèces sont vouées à une mort certaine. C’est d’ailleurs le cas dans les Vosges pour le Grand tétras avec une population qui s’effondre littéralement depuis qu’il n’est plus chassé ! Le principe de gestion adaptative conduit précisément à distinguer un moratoire d’un retrait définitif de la liste des espèces chassables. Le moratoire suspend temporairement la chasse afin de permettre l’acquisition de données, l’évaluation des dynamiques de population et l’ajustement ultérieur des décisions en fonction des résultats observés. C’est la victoire du terrain et de la science face à l’idéologie. Force est de constater que la ministre a décidé d’être du côté du dogme sans aucun élément tangible nouveau concernant la dynamique des populations de ces deux espèces. Pour Willy Schraen, président de la FNC : « Aucune logique ne peut expliquer cette annonce hors-sol et hors contexte de la ministre Monique Barbut qui revient à court-circuiter la logique même de la gestion adaptative, laquelle repose sur la réversibilité des décisions au regard de l’évolution des connaissances acquises et de l’état réel des populations des espèces chassables. Je n’y vois que de l’entre-soi et la volonté de faire un geste envers les associations soi-disant environnementales et assurément anti-chasse. Cette décision n’est pas à la hauteur des réels enjeux qui entourent la conservation de ces deux espèces emblématiques de nos montagnes et qui vont disparaître à la suite de cette décision. Avouons que c’est faire peu cas de la biodiversité alors que la ministre de la Transition écologique en a directement la charge ! »


La haie... sous haute protection gouvernementale

L’instruction du 24 mars 2026 instaure un régime unique de la haie, élaboré conjointement par les ministères de l’environnement et de l’agriculture. Elle précise les objectifs, le cadre juridique et les actions attendues des services déconcentrés de l’État. Ce dispositif s’inscrit dans un contexte de fort recul des haies en France, avec environ 20 000 km détruits chaque année. Or, les haies jouent un rôle essentiel pour la biodiversité, le stockage du carbone, la qualité des paysages et le fonctionnement des exploitations agricoles. Le « Pacte en faveur de la haie » (2023) et la loi dite « OSARGA » (2025) visent à inverser cette tendance en atteignant un gain net de 50 000 km de haies d’ici 2030. La réforme ne modifie pas les règles de fond existantes, mais simplifie leur application en fusionnant 13 réglementations en une procédure unique. Toute destruction de haie est désormais soumise à une déclaration préalable unique, instruite dans un délai de deux mois. L’administration peut s’y opposer ou requalifier la demande en autorisation. Le silence vaut acceptation. L’objectif est de rendre la réglementation plus lisible, mieux appliquée et plus protectrice de l’environnement. Le régime repose sur un guichet unique départemental, chargé de coordonner l’instruction et de fournir une réponse unique à l’usager. Un portail numérique dédié permettra de simuler les projets, déposer les dossiers et suivre leur traitement. Un observatoire de la haie est également prévu pour améliorer le suivi. Toute autorisation de destruction est conditionnée à une compensation écologique, définie par des coefficients fixés par arrêté préfectoral, au moins équivalents au linéaire détruit. Les préfets doivent aussi déterminer une période d’interdiction des travaux (au moins 21 semaines, liée à la nidification des oiseaux) et identifier les pratiques d’entretien autorisées. La réforme prévoit également une simplification des procédures liées aux espèces protégées, avec des critères permettant d’adapter les exigences administratives selon les enjeux. Elle impacte aussi d’autres dispositifs, comme Natura 2000 et la PAC, qui devront être ajustés pour intégrer ce nouveau cadre. La mise en œuvre repose largement sur les préfets, qui doivent adopter plusieurs arrêtés, organiser une concertation locale et assurer la communication auprès des acteurs concernés. L’ensemble du dispositif sera pleinement opérationnel à partir de juin 2026, avec certaines mesures (comme les périodes d’interdiction) applicables en 2027. En résumé, ce régime unique vise à mieux protéger les haies tout en simplifiant les démarches administratives, afin de concilier enjeux environnementaux et activités agricoles.


La lutte contre le frelon asiatique s’organise...

La présence du frelon asiatique à pattes jaunes (Vespa velutina nigrithorax) constitue aujourd’hui un enjeu majeur en France, tant pour l’apiculture que pour la biodiversité et la sécurité des populations. Introduite accidentellement en 2004 dans le Lot-et-Garonne, probablement via une seule reine fécondée, cette espèce invasive s’est depuis propagée à l’ensemble du territoire métropolitain et à plusieurs pays européens. Sa progression rapide s’explique par une forte capacité de reproduction, l’abondance de ressources alimentaires et l’absence de prédateurs naturels spécifiques. Prédateur opportuniste, le frelon asiatique se nourrit en grande partie d’insectes, dont environ 40 % d’abeilles domestiques. Cette pression prédatrice fragilise fortement les ruches : les ouvrières, capturées à l’entrée, ne peuvent plus assurer le butinage, ce qui affaiblit les colonies et peut entraîner leur disparition. À l’échelle nationale, jusqu’à 30 % des colonies peuvent être impactées certaines années. Au-delà de l’apiculture, l’impact sur les pollinisateurs sauvages et, plus largement, sur les équilibres écologiques reste encore mal évalué, mais suscite de fortes inquiétudes. La présence de nids à proximité des habitations pose également des problèmes de sécurité. Les piqûres, parfois multiples, peuvent provoquer des réactions graves. De plus, les tentatives de destruction non encadrées représentent un danger pour les particuliers. Face à cette situation, l’éradication de l’espèce n’est plus envisageable. La stratégie repose désormais sur la limitation de ses impacts à travers des actions complémentaires : piégeage des reines au printemps, destruction des nids par des professionnels, piégeage d’automne pour réduire la pression sur les ruches, et mise en place de dispositifs de protection comme les muselières ou harpes électriques. Ces actions sont déjà mises en œuvre localement par les collectivités, les apiculteurs et les services de l’État. Pour renforcer cette lutte, un plan national a été lancé en 2025. Il prévoit une meilleure coordination entre acteurs grâce à un réseau de référents, la mise en place d’un système de déclaration obligatoire des nids et un financement annuel de 3 millions d’euros. Ce plan vise à structurer les interventions, améliorer l’efficacité des dispositifs et soutenir les territoires. Au-delà des moyens engagés, la réussite repose sur une mobilisation collective. La lutte contre le frelon asiatique s’inscrit dans la durée et nécessite une réponse coordonnée, adaptée aux réalités locales et respectueuse des équilibres environnementaux.


Ours dans les Pyrénées : la génétique, prétexte à de nouveaux lâchers ?

Le rapport annuel 2025 du réseau Ours brun, publié par l’OFB en mars 2026, dresse un constat sans surprise : la population d’ours dans les Pyrénées continue de croître. Derrière les chiffres soigneusement présentés, 108 individus minimum, jusqu’à 143 estimés, une aire de répartition portée à 7 000 km² et une croissance annuelle moyenne de +11,53 %, se dessine une réalité bien plus politique que scientifique. Car cette progression, loin d’être neutre, sert désormais d’argument aux partisans du renforcement artificiel de la population par de nouveaux lâchers, en dépit de l’opposition persistante du monde pastoral. La mise en avant de la consanguinité, aujourd’hui brandie comme une menace, s’inscrit dans cette stratégie. Elle prépare le terrain à l’introduction de nouveaux individus, présentée comme une nécessité biologique. Pourtant, la génétique des populations sauvages ne se résume pas à une logique simpliste d’addition d’individus. Elle repose sur des équilibres complexes entre diversité, sélection naturelle et dynamique des territoires. Chez les grands ongulés européens (cervidés, chevreuils, sangliers ou chamois) la diversité génétique est le fruit d’une longue histoire évolutive. Elle garantit la robustesse des populations, leur capacité d’adaptation et leur résilience face aux maladies ou aux changements environnementaux. Mais cette diversité ne se décrète pas par des introductions répétées : elle se construit dans des populations fonctionnelles, connectées et soumises à une sélection naturelle réelle. À l’inverse, les interventions humaines mal calibrées peuvent perturber ces équilibres. Fragmentation des habitats, pressions anthropiques, gestion déséquilibrée : autant de facteurs qui limitent les flux génétiques et favorisent des dérives locales. Introduire artificiellement des individus sans traiter ces causes profondes revient à masquer les symptômes sans corriger le problème. Plus encore, la complexité génétique n’est pas sans risques. Dans des populations contraintes, l’augmentation des croisements et des recombinaisons peut accroître la fréquence d’anomalies, affecter la viabilité des jeunes et fragiliser l’ensemble du système. La nature n’a pas attendu les plans de réintroduction pour organiser ces équilibres. La réalité est donc claire : la question de l’ours dans les Pyrénées dépasse largement le cadre biologique. Elle engage des choix de société, opposant une vision idéalisée de la nature sauvage à la réalité vécue par les éleveurs et les territoires de montagne. Instrumentaliser la génétique pour justifier de nouveaux lâchers revient à ignorer cette complexité. Une gestion responsable de la faune sauvage ne peut se construire contre les hommes. Elle doit s’appuyer sur la science, certes, mais aussi sur l’expérience du terrain et le respect des équilibres humains autant qu’écologiques.


Le matériel optique : le poids comme indicateur de qualité

Choisir un instrument optique (jumelles, lunette de visée ou longue-vue...) ne se résume pas à comparer des fiches techniques ou à céder au prix le plus attractif. Dans un marché où les écarts de tarifs peuvent aller de 50 à plus de 3 000 €, il est essentiel de définir des critères de sélection fiables. Parmi eux, un indice souvent négligé mais révélateur demeure : le poids. Avant tout achat, l’observation attentive du produit s’impose. En magasin comme en ligne (via photos détaillées), il convient d’examiner la qualité des finitions. Un matériel sérieux ne présente ni bavures de moulage, ni défauts de surface, ni irrégularités de teinte. Les fabricants haut de gamme consacrent jusqu’à 30 % du coût de production à la qualité d’assemblage et aux traitements de surface. Côté optique, l’aspect des lentilles est déterminant : en inclinant celles-ci à environ 45°, on doit percevoir des reflets colorés (verts, violets ou bleutés), signes de traitements multicouches antireflets. Ces traitements peuvent augmenter la transmission lumineuse jusqu’à 90–95 %, contre parfois moins de 75 % pour des modèles basiques. La deuxième étape est celle de la manipulation. Un bon instrument doit offrir des réglages fluides et précis : molette de mise au point sans jeu, bague de grossissement régulière, articulation ferme pour les jumelles. Ces éléments traduisent la qualité mécanique globale. Selon certaines études de fabricants, plus de 40 % des retours produits sont liés à des défauts mécaniques plutôt qu’optique. L’essai en conditions réelles est indispensable. Adapter l’appareil à sa vue grâce à la correction dioptrique est crucial : un réticule flou ou une image mal fusionnée entre les deux yeux entraîne fatigue et perte de précision. Il faut rappeler que près de 70 % des utilisateurs présentent une légère différence de correction entre les deux yeux. Enfin, le poids constitue un indicateur clé. Le verre optique de qualité (type BK7 ou BaK-4) est dense : une paire de jumelles performantes de 42 mm pèse généralement entre 600 et 900 g. À l’inverse, un modèle trop léger utilise souvent des plastiques optiques, moins coûteux mais aussi moins performants en transmission et en netteté. Bien sûr, l’équilibre reste important : un appareil trop lourd devient inconfortable à l’usage prolongé. En définitive, au-delà des chiffres et du marketing, un bon instrument optique se juge avec les yeux, les mains… et un peu de bon sens.


Chaumont : Adrien Aubriot, un maître crossier de retour au pays pour relancer l’art armurier

À seulement 32 ans, Adrien Aubriot fait le pari du retour aux sources et de l’excellence artisanale. Dès le mardi 31 mars 2026, il ouvrira son armurerie au 4 bis rue des Forces Françaises Libres, à Chaumont, avec une ambition claire : proposer bien plus qu’un simple commerce, un véritable atelier spécialisé où le savoir-faire prime sur la standardisation. Formé à la prestigieuse École d’armurerie de Liège, Adrien Aubriot s’est rapidement orienté vers une spécialisation exigeante et rare : le travail du bois appliqué aux armes. En tant que maître crossier, il maîtrise l’art délicat de concevoir, ajuster et restaurer les crosses, élément essentiel à la fois pour le confort, la précision et l’esthétique d’une arme. Cette expertise, aujourd’hui peu répandue, constitue le cœur de son activité et fait toute la singularité de son installation à Chaumont. Dans son atelier, il proposera un large éventail de prestations : réparation, entretien, montage d’optiques, mais surtout fabrication de crosses sur mesure, parfaitement adaptées à la morphologie et aux attentes de chaque utilisateur. Le montage à bois, la mise à conformité des armes ou encore la réalisation de buscs fixes ou amovibles font également partie de ses spécialités. Un savoir-faire technique qui s’adresse aussi bien aux chasseurs qu’aux tireurs sportifs et de loisirs, tous à la recherche de précision et de confort. Mais l’approche d’Adrien Aubriot ne s’arrête pas là. Les amateurs d’armes anciennes trouveront en lui un interlocuteur précieux, capable de redonner vie à des pièces parfois centenaires, dans le respect des techniques traditionnelles. Cette dimension patrimoniale, indissociable du métier d’armurier, témoigne d’une volonté de préserver et transmettre un héritage. Son parcours renforce encore la crédibilité de son projet. Après une expérience formatrice en Angleterre, chez Watson Bros, maison reconnue pour ses armes de luxe, il a poursuivi son perfectionnement en France, à l’armurerie Cavagnac à Vesoul, où il a exercé pendant cinq ans. Une trajectoire qui mêle exigence, précision et passion. Avec cette ouverture, Chaumont accueille bien plus qu’un commerce : un artisan hautement qualifié, porteur d’un savoir-faire rare, qui vient renforcer l’ancrage local d’un métier d’excellence, entre tradition et modernité. (Armurerie Adrien Aubriot, 4 bis rue des Forces Françaises Libres, 52000 Chaumont. Téléphone : 06 08 72 42 60. Courriel : contact@armurerieaubriot.com)