Le petit journal de la chasse et de l'environnement : les brèves du jour

  

 

 

 

 

 

 

 

 

Les ministres avec lesquels nous aurons le plus à faire

Trois noms vont être couramment cités dans tout ce qui concerne directement et indirectement la chasse : Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique ; Amélie de Montchalin, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des Territoires ; Marc Fesneau, ministre de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire. La FNC salue la priorité donnée à la biodiversité et aux territoires et écrit, dans son communiqué : « Pour la FNC, la composition du nouveau Gouvernement dirigé par Elisabeth Borne est une excellente nouvelle car pour la première fois, depuis longtemps, l’écologie n’est plus sous-traitée aux écologistes et devient enfin une priorité de l’ensemble du Gouvernement. Cela correspond aux déclarations du Président de la République en campagne à Marseille qui annonçait que « la politique que je mènerai dans les cinq ans à venir sera écologique ou ne sera pas ». Pour les chasseurs, la priorité qui est donnée par le Gouvernement au maintien de la biodiversité ordinaire dans tous les espaces naturels, agricoles et forestiers répond à nos attentes les plus fortes. De plus, la nomination de deux ministres pragmatiques à la Transition écologique avec Amélie de Montchalin et à l’Agriculture avec Marc Fesneau va dans le sens du dialogue et de la concertation avec tous les acteurs ruraux. Pour Willy Schraen, Président de la FNC : « C’est la première fois qu’un gouvernement ose associer écologie et ruralité au cœur de la cohésion des territoires. Cette orientation de bon sens est salutaire pour la protection de la nature et la sauvegarde de la biodiversité. Je salue le pragmatisme d’Emmanuel Macron qui par ces nominations a fait le choix de ne plus confier notre avenir aux écologistes adeptes de la décroissance et des interdictions ».


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Le chevreuil et son trophée

Dans une dizaine de jours, les passionnés de chevreuil vont sillonner la plaine à la recherche des premiers brocards à éliminer. A l’origine de cette chasse d’été, se trouvait la volonté de faire évoluer la qualité des animaux et des trophées, à une époque où les populations étaient moins conséquentes qu’aujourd’hui. Le mois de juin était donc consacré à retirer, avant le rut, les mâles que l’on ne souhaitait pas voir participer à la reproduction : les animaux chétifs, les malades, les accidentés et les porteurs de trophées déficients. Cette philosophie est souvent oubliée, sauf sur des territoires où la gestion prime. Les premières sorties de juin ne devraient être consacrées qu’à l’observation et à l’inventaire des animaux, les prélèvements sélectifs devant être terminer pour le 20 juin. Ensuite, il est conseillé de laisser le territoire au repos une quinzaine de jours, puis, à partir du 5 juillet, le monde du petit cervidé entrera en ébullition…

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Un calibre qui promet : le 6,5 mm PRC

Introduit en 2018, le 6,5 PRC (Precision Rifle Cartridge) a acquis en quelques années une excellente réputation. Avec une puissance supérieure au 6,5 Creedmor, il séduit les chasseurs de grand gibier par sa précision et sa vélocité. Ce calibre a été développé par George Gardner, fondateur et propriétaire de GA Precision, en collaboration avec Hornady. Le but était de disposer d’une cartouche spécialement conçue pour les tireurs de compétition et les chasseurs, pour les tirs à longues distances. Ce 6,5 PRC est donc basé sur l'étui du .300 Ruger Compact Magnum à col, formé pour des balles de 6,5 mm. Cela lui permet d’accueillir, par rapport au 6,5 Creedmor, 28% de poudre en plus, c’est-à-dire un gain de vitesse initiale, pour des projectiles de même poids, de 91,44 m/s. Ses performances l’amènent au niveau de la 6,5×284, tout en brûlant moins de poudre, afin d’assurer au canon une durée de vie correcte. Le recul produit lors du tir est tout à fait acceptable, ce qui supprime chez certains chasseurs la crainte du coup de doigt. En sortie de bouche de canon, la vitesse initiale d’une balle de 143 grains est de 902 m/s pour une énergie de 3772 Joules, et à trois cents mètres, la vitesse est encore de 755 m/s pour une énergie d'impact de 2644 Joules.


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Symposium international : « La forêt rencontre la politique »

Il s’est tenu à Berlin, fin avril, organisé par le Conseil forestier allemand (Deutscher Forstwirtschaftsrat) en collaboration avec la plate-forme forestière autrichienne (Forst Holz Papier). L'événement a réuni de nombreuses personnalités dont Elisabeth Köstinger, ministre fédérale de l'Agriculture, des Régions et du Tourisme (Autriche) ; Cem Özdemir, ministre fédéral de l'Alimentation et de l'Agriculture (Allemagne) ; Anne-Marie Descôtes, ambassadeur de France en Allemagne ; Georg Schirmbeck, président du Conseil forestier allemand ; Pawel Salek, président du Conseil sur l'environnement, l'énergie et les ressources naturelles (Pologne), et c’est le commissaire européen à l'environnement, Virginius Sinkevicius, ancien ministre de l'Economie de Lituanie, qui a prononcé le discours d'ouverture. Au cours de ce symposium, il a été souligné le rôle multifonctionnel de la foresterie, outil de conservation de la nature et de ses ressources naturelles, dont la chasse. Le représentant de la Pologne soulignait que : « Nous n'avons pas perdu une seule espèce vivante. Nous reconstituons régulièrement des populations d'espèces disparues d'Europe occidentale (bison d'Europe, loup, cigogne blanche et noire, castor...), et nous augmentons la couverture forestière et améliorons sa santé. La gestion forestière en Pologne s'autofinance… ». Au terme des travaux, le principal message est que : « Les forêts résilientes au climat et gérées de manière durable sont la base du succès du Green Deal de l'UE, et de la réalisation de ses objectifs climatiques. Des appels ont été lancés pour que la politique forestière de l'UE se concentre également sur les solutions nationales, et au niveau européen, devraient tenir compte de la diversité régionale, de l'expérience pratique et des réalisations scientifiques. Les forestiers et les chasseurs sont des acteurs incontournables dans le domaine de la conservation de la biodiversité et de la restauration des habitats… ».


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Les scientifiques pourront-ils faire renaitre des espèces disparues ?

Des fonds importants viennent d’être alloués à des scientifiques australiens pour tenter de faire renaitre le tigre de Tasmanie. La mission a été confiée au laboratoire de l’Université de Melbourne, qui dispose d’un budget de 5 millions de dollars pour mener cette tâche à bien. Le tigre de Tasmanie a vécu jusqu'en 1936, date de la mort du dernier sujet connu, et l’espèce a été déclarée officiellement éteinte en 1982. Basé sur le principe des biotechnologies, le génome de « Thylacinus cynocephalus », nom scientifique du tigre de Tasmanie, a été séquencé à partir d'un spécimen conservé au Museums Victoria, et combiné à d'autres espèces marsupiales endémiques d'Australie. La prochaine étape est donc de développer des techniques d’utilisation des cellules souches afin de concevoir un embryon, puis de le transférer dans un utérus hôte. Les scientifiques se sont donnés une dizaine d’années pour cette « dés-extinction » qui consiste à faire renaitre des espèces disparues. « Nous sommes à un moment décisif où nous pouvons développer les technologies permettant de sauver une espèce de l'extinction, et de sauvegarder d'autres marsupiaux en voie de disparition » a expliqué Andrew Pask, professeur à l'Ecole de Biosciences de l'Université de Melbourne, qui dirige ces travaux.


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Pollution lumineuse : « Tamisez les lumières pour les oiseaux de la nuit »…

La pollution lumineuse : un vrai fléau pour les oiseaux migrateurs. Dans le cadre de la première journée mondiale des oiseaux migrateurs 2022, l'événement semestriel qui s’est déroulée le 13 mai dernier, portait sur l'impact de la pollution lumineuse.  Attirés et trompés par les sources de lumière, de nombreux oiseaux migrateurs sont désorientés, ce qui peut entraîner des blessures ou les empêcher de voler. « Les humains ont la responsabilité de prendre soin de la biodiversité, un fait qui s'étend en grande partie aux oiseaux migrateurs. Trop souvent, les gens oublient que nous sommes à l'origine de nombreux problèmes mondiaux. Même quelque chose d'aussi insignifiant pour nous que la lumière peut avoir des conséquences désastreuses pour la faune »…

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Bouquetins du Bargy : le feuilleton continue !

Dans le cadre de la lutte contre la brucellose, en Haute-Savoie, le tribunal administratif de Grenoble a suspendu mardi dernier, l’article 1 du nouvel arrêté préfectoral, qui autorisait le tir de 170 bouquetins dans la zone centrale du massif du Bargy, la plus inaccessible, là où il n'est pas possible de capturer les animaux et de les tester. Les captures restent donc autorisées, afin de procéder à des tests de dépistage, ce qui ne satisfait pas les éleveurs, qui demandent eux, depuis 2012, l'abattage total du cheptel pour éradiquer la maladie. Dans le cadre de ces captures, les animaux sains seront relâchés, équipés d’un collier d’identification, et seuls les sujets positifs seront euthanasiés. Dès l’année prochaine, des captures de bouquetins auront lieu également dans le massif des Aravis et la montagne de Sous Dine, près de La Roche-sur-Foron, pour s'assurer que la maladie ne se propage pas. Mais comme le disent certains vétérinaires, un animal sain aujourd’hui, pourra demain transporter la maladie ailleurs, ce qui n’est pas près de mettre fin au problème. Entre les défenseurs des bouquetins et les producteurs laitiers, il faudra bien choisir un jour prochain…


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Si vous n’avez pas encore ouvert votre compte SIA, c’est le moment de le faire…

Le nouveau système d’information sur les armes (SIA) est accessible aux chasseurs détenteurs d’armes, depuis le 8 février dernier. Pour le moment, ce compte n’est indispensable que pour acheter ou vendre une arme, mais il est préférable de le créer sans attendre, avant que les 200 000 licenciés des fédérations françaises de tir, ball-trap et ski-biathlon y aient accès, en septembre prochain… Ce qu’il faut savoir pour ouvrir son compte SIA…

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Plus on cherche et… plus on trouve !

Composée d’une équipe internationale de 92 scientifiques et gestionnaires de la faune sauvage et de ses habitats, « L'Initiative mondiale sur la migration des ongulés » (GIUM) est sur les rails. Avec la participation française de l’INRAE, du CNRS et de l’OFB, et en partenariat avec la Convention des Nations Unies sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (CMS), elle a pour ambition d’élaborer le premier atlas mondial des migrations d’ongulés sauvages. Grâce à l’essor des technologies de suivi GPS des animaux, des logiciels de cartographie et des plateformes de partage de données, les renseignements obtenus sur les ongulés migrateurs sont un élément essentiel des écosystèmes naturels. Les migrateurs fournissent une grande portion des proies des carnivores, contribuent aux économies locales et régionales via l’exploitation de leurs populations et le tourisme, et font partie intégrante de la culture de nombreuses communautés. Les ongulés dépendent de leur migration pour échapper à des conditions difficiles, se nourrir, se reproduire, et se reposer. Aujourd’hui, nombre de ces migrations sont en fort déclin en raison du développement d’infrastructures humaines telles que les routes, les voies ferrées, les voies fluviales, etc… Dans certains cas, les migrations ont été perdues avant même d'avoir été documentées, soulignant l'ampleur du défi de conservation. Les cartes détaillées des couloirs de migration aideront donc à identifier les menaces qui pèsent sur ces espèces animales, et à proposer des mesures de préservation ou de conservation adaptées. L’atlas sera destiné aux gouvernements, aux populations et communautés locales, ainsi qu’aux gestionnaires de la faune sauvage. En s’appuyant sur ces données, les décideurs pourront déterminer, le long des routes migratoires, les zones de conservation prioritaires et les actions à y entreprendre.


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Zimbabwe : déjà plus 60 personnes tuées par des éléphants cette année

Avec un peu plus de cent mille éléphants, le Zimbabwe possède la deuxième plus grande population au monde, après le Botswana. Le taux de progression étant de l’ordre de 5% par an, et en l’absence de chasse pour réguler ces animaux dans le maintien de l’équilibre des classes d’âge, des troupeaux conséquents se forment, que rien n’arrête. « Dans certaines zones, les éléphants ont tout dévoré dans les champs et se rendent maintenant dans les propriétés, obligeant les habitants à tenter de repousser les plus agressifs » a déclaré le porte-parole du gouvernement, Nick Mangwana, ajoutant : « Après avoir tués 72 personnes en 2021, les éléphants ont déjà fait 60 victimes en 2022, auxquelles il faut ajouter une cinquantaine de blessés ». Tinashe Farawo, de l’Autorité de gestion des parcs et la faune sauvage du Zimbabwe craint « un désastre si la population d’éléphants n’est pas diminuée, et la menace va encore s’accentuer pendant la saison sèche, quand les troupeaux vont se déplacer à la recherche d’eau et de nourriture ». Pour faire face, et dans l’urgence, des rangers ont été déployés pour éliminer les éléphants les plus dangereux, mais sur ce sujet, les écolos sont bien silencieux…


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Une priorité : économiser l'eau

Un bilan de situation effectué au 12 mai faisait état de 15 départements sur lesquels un arrêté préfectoral limite l’usage de l’eau. Hydrogéologue au CNRS, Florence Habets a livré des prévisions pour cet été et donné quelques conseils pour sortir de cette crise, qui devient récurrente. « Nous avons cette année un déficit très important de précipitations hivernales. Plusieurs nappes ne se sont pas bien rechargées, notamment en Poitou-Charentes, Alsace, Beauce et Aisne… ». Mais si cela concerne notre mode de vie, il ne doit pas occulter le manque d'eau que subit aussi la faune sauvage. C'est sans doute le moment de surveiller les points d'eau et de les alimenter quand c'est nécessaire. Le gibier vous le rendra à l'ouverture...

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L’ASPAS, ses daims, ses cerfs et… ses blaireaux

Ils étaient dans la rue, dimanche dernier, prêts à sortir des terriers reconstitués pour dévoiler au public ce qu’était la vénerie sous terre. Les membres de l’ASPAS n’ont pas fait dans la dentelle en montrant une lamentable parodie, qui a bien évidemment été filmée. On y voit un blaireau naturalisé (plus proche du panda que de Taisson), tabassé à grands coups de pelle par une illuminée, et quelques secondes plus tard, un farfelu, muni d’une pince de préhension disproportionnée, saisir au cou un autre animal empaillé, et le taper honteusement sur le sol pour simuler sa mise à mort. Était-ce pour tenter de faire oublier les démêlés qu’a cette association avec son paradis perdu de Valfanjouse, arche de maltraitance animale en train de couler, en laissant dans la nature de quoi polluer génétiquement les futures générations de cerfs élaphes

Illustration saisie d'écran : voilà, selon l'ASPAS, comment sont tués les blaireaux à la chasse. Honteuse et lamentable désinformation...

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