Le petit journal de la chasse et... de l'environnement

 

En France, il y a bien plus de lynx qu’annoncé...

Alors que les estimations des « spécialistes » du lynx font état de 150 à 180 animaux sur l’ensemble de l’Hexagone, les derniers chiffres publiés remettent les pendules à l’heure. Il y aurait actuellement sur le territoire métropolitain entre 400 et 500 lynx. Les animaux se portent donc très bien dans les Alpes, les Vosges, le massif du Jura (avec une centaine de lynx dans l’Ain), les Pyrénées et les forêts du Massif central. « Leur répartition géographique varie en fonction des années et de leur capacité à se reproduire et à se déplacer » écrivent aussi ceux qui les suivent, ce qui est une affirmation complètement déconnectée de la réalité. Seuls des déplacements « de survie » quand la nourriture se fait rare ont été constatés, mais en aucun cas des déplacements massifs qui auraient une incidence sur la répartition des animaux. Bref, comme pour les loups, les écolos veulent nous faire croire que tout va mal, alors que c’est quasiment l’inverse. « Les populations de lynx sont surveillées et gérées par les autorités nationales et régionales de la chasse et de la faune sauvage, qui s’efforcent de maintenir un équilibre entre la conservation de cette espèce menacée et les intérêts des communautés locales… ». Allons bon, et comment font-ils ces spécialistes pour maintenir l’équilibre ? Mais précisent-ils un peu plus loin : « Les lynx sont des animaux solitaires et territoriaux… ». Ouf nous voilà rassurés, quoique… On apprend aussi de ces éminents spécialistes que les lynx « se nourrissent principalement de cervidés tels que les cerfs, les daims et les chevreuils, mais ils peuvent également manger des lièvres, des lapins et même des petits rongeurs… Ils se reproduisent tous les ans, avec une saison de reproduction qui dépend de la région… ». Pour ce qui est de la rigueur scientifique, on attendra donc la prochaine mouture…


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​​​​​​​Les « errements » de la FDC des Bouches du Rhône…

Alors que se prépare l'organisation d'élections par l'administrateur provisoire, selon des modalités mettant un terme à des coutumes locales discutables, la Cour des comptes vient de rendre un rapport cinglant sur la gestion de la FDC 13, de 2015 et 2020. Un festival de débordements est pointé entre surfacturation, frais de bouche, armes volées ou disparues, mission de régularisation du grand gibier quasi inexistante, d'indemnisation des agriculteurs aléatoire, conseils d'administration irréguliers dont les « décisions préservent les intérêts des anciens membres du bureau », deux directeurs recrutés pour un même poste… « Un système défaillant, entretenu par les mécanismes de délégation des droits de vote… Le fonctionnement interne de la FDC 13 était connu de tous les acteurs concernés dans le département. Pourtant, les contrôles sont restés insuffisants » s’est étonné la Cour des comptes, pointant particulièrement les « pouvoirs insuffisamment exercés par la préfecture des Bouches-du-Rhône ». Elle conclut que socialement et financièrement, un « semblant de sérénité semble retrouvé, mais que la situation reste fragile avec le risque persistant d'un retour aux errements antérieurs ». Voilà qui ne va pas rassurer les 16500 chasseurs du département…


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Des grizzlis testés positifs à la grippe aviaire dans le Montana

Malades et testés positifs à la grippe aviaire (HPAI), trois ours ont été euthanasiés dans le Montana. Selon le Département de la faune et des parcs, il s’agit des premiers cas documentés de grippe aviaire chez les grizzlys, et de la première épidémie nationale d’un virus hautement pathogène. Le Dr Jennifer Ramsey, médecin spécialiste de la faune, a déclaré dans un communiqué que : « Les plantigrades se trouvaient à trois endroits distincts dans la partie ouest de l’État. Les animaux ont été observés comme étant en mauvais état, affichant une désorientation et une cécité partielle, entre autres problèmes neurologiques ». Le virus identifié, qui se déplace d’oiseau à oiseau, a également touché une mouffette, un renard, des ours noirs, des ratons laveurs et des coyotes, selon l’agence du Montana. Bien que la découverte de cas suspects de grippe aviaire en peu de temps puisse susciter des inquiétudes, le Dr Ramsey a précisé qu’il était fort probable qu’il y ait eu d’autres cas, non détectés. Les « Centers for Disease Control and Prevention » des États-Unis ont déclaré que le pays approchait les 50 millions d’oiseaux morts en raison d’une exposition à des oiseaux infectés.


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Le sénateur Patrick Chaize a déposé sa proposition de loi pour encadrer la pratique de la chasse

Auteur du rapport sur la sécurité pendant la chasse, le sénateur Patrick Chaize, fort de ses conclusions remises au Gouvernement, avait annoncé, à la suite des mesures présentées le 9 janvier dernier par Bérangère Couillard, qu’il déposerait une proposition de loi sur ce sujet. « Il s’agit d’inscrire la sécurité des chasseurs et celle des tiers comme un prérequis à la pratique… ». Le sénateur détaille les principales dispositions conservées par le gouvernement, pour mieux sécuriser la pratique de la chasse, et fournit ainsi un texte « clé en mains » à la secrétaire d’État à l’Écologie… Dans la proposition de loi d’une quinzaine d’articles, on y trouve l’instauration du délit d’alcoolémie, mais plus rien concernant un jour sans chasse par semaine, et la délivrance d’un certificat médical annuel pour les chasseurs. Les écolos ont déjà fait savoir qu’ils réintroduiront ces mesures lors du débat parlementaire, ce qui ne semble pas contrarier le sénateur Chaize qui a déclaré : « Mon rapport avait été largement adopté à l’exception des écologistes. Le seul point qui devrait revenir lors des débats parlementaires, c’est le jour sans chasse ». Pour son collègue Daniel Salmon, un jour sans chasse ne suffit pas. « Pour ma part, ce sera même quatre demi-journées, le dimanche, le samedi après-midi et le mercredi après-midi », a confirmé le sénateur écologiste qui a ajouté : « Au moins, le dimanche sans chasse, c’est une nécessité absolue et une demande forte de la société française… ».


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Les faits divers de la semaine passée

- Hérault : un chasseur tire sur un chien, dans une propriété privée…

Confusion, règlement de comptes ? Toujours est-il qu’un chasseur a fait feu, le dimanche 29 janvier, sur le chien de Patrick Gil qui était sur sa propriété, à 70 m de son habitation, à Nissan-lez-Enserune. Le chien, criblé de plombs, a été placé en réanimation chez le vétérinaire. « C’est dingue de tirer aussi près d’une maison… » a déclaré le propriétaire du chien qui a ajouté « on ne peut confondre mon chien ni avec un lapin, ni avec un sanglier ». Plainte a été déposée à la gendarmerie.

- Dordogne : le chasseur, blessé au ventre en novembre dernier, est décédé

On a appris son décès en début de semaine dernière. L’accident s’était produit à Rudeau-Ladosse, en Périgord vert, et le chasseur était depuis, toujours hospitalisé. Désormais, tout l'enjeu pour les enquêteurs est de savoir si l'homme est mort des suites de l'accident, ce que devraient dire les résultats de l’autopsie réalisée mardi dernier. Si l'examen démontre que l'homme de 64 ans est mort des suites de ses blessures, la justice pourrait requalifier l'enquête, aujourd'hui ouverte pour des blessures involontaires, en enquête pour homicide involontaire. L'auteur du coup de feu, un charentais de 34 ans qui avait été invité sur la battue, avait été entendu par les gendarmes suite à l'accident.

- Aisne : encore un incident de tir « potentiellement mortel »

Ce fait divers n’a pas fait de blessé, mais encore une fois, quelle chance ! A Monthenault, au sud de Laon, dans l’Aisne, une dame a eu la peur de sa vie. « Cinq minutes avant, j’étais assise sur le canapé, dos à la fenêtre et au champ où se trouvaient les chasseurs » a déclaré la dame qui a ajouté : « La balle a poursuivi sa course en ricochant sur le plafond du salon, traversé un mur et la porte menant au garage, et c’est à l’autre bout du garage que le projectile a fini sa course ». Une enquête est en cours pour identifier le tireur.

- Dordogne : un chasseur dans un état critique après avoir été blessé lors d'une battue

Touché au niveau de l'aisselle, l'homme de 48 ans a été transporté dans un état critique par hélicoptère à l'hôpital Pellegrin de Bordeaux. Selon les premières informations communiquées, il a été touché par une balle tirée par un autre chasseur. L’accident s’est produit dimanche dernier, en fin de matinée à Saint-Cernin-de-l'Herm, au sud du département. Trois hommes ont tiré au même moment pour abattre un sanglier. L'enquête doit maintenant déterminer quelle balle a atteint la victime et si elle a ricoché. Les trois tireurs ont des armes de calibres différents. Le parquet de Bergerac ne souhaite pas donner plus de précisions sur les circonstances de cet accident.

- Morbihan : le fusil explose, un chasseur gravement blessé à la main

Samedi dernier, un chasseur s’est gravement blessé à la main en manipulant son arme. L’accident s’est passé à Priziac, dans le secteur de Kervadio. Selon les premières informations, le fusil aurait explosé. Pris en charge par le Smur et les pompiers, l’homme âgé d’une cinquantaine d’années a été transporté et hospitalisé à Vannes.

- Haute-Corse : blessé par un sanglier

Hier, un jeune chasseur de 26 ans a été sérieusement blessé au mollet par un sanglier. L’accident a eu lieu à Linguizetta, au lieu-dit Piedicello. Une plaie de 6 centimètres de long a provoqué une hémorragie qui a été ralentie par une personne présente sur place, et qui a eu le réflexe d’appliquer une compresse en attendant l’arrivée des secours. Les pompiers d'Aleria et de Ghisonaccia sont intervenus, et le blessé a été évacué sur le centre hospitalier de Corte.

 


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Strasbourg : le salon Euro Knive Show 2023 se tiendra samedi et dimanche prochains

Entièrement dédié à la coutellerie custom dans toutes ses expressions, l’évènement accueillera à Strasbourg, les 11 et 12 février, des couteliers de renom venus du monde entier. Ils présenteront leurs réalisations dans l’ambiance feutrée et chaleureuse des salons de l’hôtel Hilton, idéalement situé à 500 m du Conseil de L’Europe et à 5 minutes du centre-ville, facile d’accès et bien desservi. Collectionneurs, artisans, hobbyistes, utilisateurs aux parcours personnels variés se côtoieront durant ces deux journées et partageront ces moments privilégiés où la technique, l’innovation et la convivialité seront les maitres mots. Et il y en aura des choses à voir avec la présence de...

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Haute-Marne : le président de la FDC appelle ses chasseurs à une grève de la chasse…

Rien ne va plus entre la FDC 52 et la préfecture de Haute-Marne, via son service de tutelle de la chasse, la DDT. En cause, le renouvellement du « Schéma départemental de gestion cynégétique » (SDGC), document dont la rédaction est du ressort de la FDC, et son approbation du domaine du préfet. Mais quand l’administration va au-delà, et tente d’imposer, en hiver, et pour les trois prochaines années, l’interdiction de l’agrainage dissuasif… avant son interdiction totale, le président Thomas Corvasce voit rouge. Avec son alerte « Chasseurs, payez et taisez-vous », et dans un courrier très explicite adressé à madame la Préfète de Haute-Marne, il reprend les points de désaccord et termine avec ces quatre mesures :

- émettre un avis défavorable à la demande de prolongation de la chasse au mois de mars,

- appelle les adhérents à une grève généralisée de la chasse pour la fin de saison et ce, à partir du 11 février,

- appelle les adhérents à manifester à Chaumont le dimanche 19 février au lieu d’aller chasser,

- suspend à effet immédiat, l’indemnisation de tous les dégâts agricoles jusqu’à nouvel ordre…

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Contribution financière de l’OFB aux établissements publics des parcs nationaux pour 2023

Un arrêté du 6 janvier organise les modalités de la contribution financière de l’Office français de la biodiversité aux établissements publics des parcs nationaux pour l’année 2023. Le montant total des contributions de l’OFB aux ressources budgétaires des onze établissements publics de parcs nationaux est fixé à 69 700 000 euros pour l’année 2023. La répartition pour chacun des établissements publics des parcs nationaux figure en annexe de l’arrêté. Il est précisé que cet abondement est inscrit au budget de l’OFB, et que la contribution de chaque établissement public de parc national fera l’objet de neufs versements effectués les 17 janvier, 15 février, 1er mars, 14 avril, 16 mai, 2 juillet, 1er août, 3 octobre et 2 novembre 2023.

Pour voir l’arrêté de répartition des fonds : c’est ICI


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Coupe d’Europe « grande quête » de la FCI les 20 et 21 février prochains

Organisée par le Kennel Club de Grèce, la Coupe d’Europe « grande quête » se déroulera à Thessalonique, Serrès, sur deux jours, les 20 et 21 février 2023. Chaque club national, membre de la FCI, pourra présenter 4 chiens maximum, et éventuellement prévoir un chien en « réserve ». Jusqu’au matin du premier jour des championnats, tout chien pourra être remplacé par le chien de réserve, sans aucune justification et sur simple déclaration au club organisateur. En revanche, une fois la compétition lancée, seule une chienne en chaleur ou un chien accidenté pourront être remplacés. La compétition est ouverte aux conducteurs amateurs ou professionnels, et ne pourront participer aux compétitions que des chiens de races pures, inscrits au LOF de leur pays d’origine, reconnu par la FCI, En outre, chaque chien devra être, depuis un mois minimum, propriété d’un ressortissant du pays qu’il représente. Le montant de l’engagement est de 45€ par chien, pour les deux jours et payables avant le tirage au sort. Enfin, précisons que la perdrix sera le gibier sur lequel les chiens montreront aux juges S. Pacioni, D. Sormaz et R. Gouenaga, leurs extraordinaires capacités. Les inscriptions seront reçues jusqu’au 14 février par courriel à : info@koe.gr

et pour en savoir plus encore, c’est ICI


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Webinaire « Equilibre Forêt et Gibier », jeudi 9 février, de 19h à 20h30

La forêt est un patrimoine fragile et complexe. Afin de la pérenniser et d’œuvrer à sa valorisation, elle requiert une symbiose étroite entre les propriétaires forestiers et leurs gestionnaires, au-delà d’une simple assistance technique. Le Comité des Forêts s’appuie sur un réseau d’experts forestiers reconnus sur toute la France, pour accompagner et proposer des services personnalisés. De l’estimation des valeurs forestières à la gestion courante des forêts, l’offre de services est large. C’est dans ce contexte que le Comité des Forêts (François Touber), en partenariat avec la Fondation François Sommer, l’Ecole du Domaine de Belval (David Pierrard), le Centre National de la Propriété Forestière (Pierre Brossier), le Domaine de Bois Landry (Christophe Launay) ainsi que l’Office National des Forêts (Florian Lemaire), vous invitent à suivre ce webinaire dont le thème est au cœur des priorités, mais aussi des inquiétudes des chasseurs. Poser ces questions, et y apporter des réponses enrichira sans aucun doute la réflexion : 

- En quoi la chasse est-elle un outil indispensable à la bonne gestion sylvicole ?

-  Pourquoi est-il nécessaire d’être à l’équilibre faune et flore ?

- Comment caractériser et mesurer l’équilibre ?

- Quelles solutions techniques a le propriétaire pour rétablir l’équilibre ?

- Comment s’engager sur le long terme avec les chasseurs ? …

Pour plus de renseignements : téléphone 06 61 58 63 57 ou par courriel à : j.defalandre@comitedesforets.com

Pour s’inscrire à ce webinaire gratuit, c’est ICI


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​​​​​​​Fini les « engueulades » aux doux noms d’animaux

Profitez-en, car si la demande de l’association de défense et protection de la vie animale « Peta » est retenue et appliquée, vous ne pourrez bientôt plus traiter vos « meilleurs amis » de blaireau, de pingouin, de pigeon, de dindon, d’âne bâté, de mouton, de vautour, de butor, de corbeau, de petit coq, et même d’être saoul comme une grive, sale comme un cochon ou malin comme un singe… Quant à leurs compagnes, au titre de l’égalité des sexes, elles n’auront plus droit aux délicates pensées qui les assimilent à une chouette, une pie, une poule, une grue, une panthère, une hyène, une vipère, voir même à une punaise… Terminé tout ça, car les « Peta » jugent ces sobriquets oppressifs envers « nos amis les bêtes ». Les réseaux sociaux ont réagi (pas tous) et quelques internautes défenseurs des animaux ont supplié « Peta » de cesser la mascarade : « Arrêtez de nous faire paraître ridicules » a écrit l’un d’eux (trop tard ! NDLR). Un autre regrette la disparition du froid de canard et du temps de chien… Rassurons les, tout n’est pas perdu ! Il nous reste un répertoire riche à disposition, jusqu’à ce que les végétaliens s’en mêlent… Certes nos « bons amis » vont perdre au change, mais entrainons-nous à en faire des cornichons, des poireaux, des navets, des asperges, des fayots, des patates, même s’ils ont de l’avoine et qu’ils nous prennent pour des poires…


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