Le Petit Journal de deux indissociables : la chasse et l'environnement

 

Conçue pour l’apprentissage progressif de la trompe en ré, cette méthode s’adresse aux débutants, aux musiciens de niveau moyen et aux enseignants. S’appuyant sur leur expérience, les auteurs proposent une synthèse de leur approche, complétée par trois recueils d’études, d’exercices et de fanfares traditionnelles déjà publiés chez « Tempo Music Club ». L’ouvrage gagne en efficacité lorsqu’il est accompagné des conseils personnalisés d’un professeur.

 

L’apprentissage est structuré en quatre chapitres suivant la progression pédagogique : 1) gestion de l’air, 2) diction et ornementation, 3) expression, 4) pupitres. Les auteurs précisent avoir privilégié une rédaction simple et claire, sans planches techniques ni schémas anatomiques, en renvoyant plutôt à des vidéos en 3D dont les liens figurent en fin de recueil. Ce support moderne, explicite et ludique, complète les explications.

 

Des exercices annexes visent à développer le « ressenti » de l’élève et peuvent être enrichis sur recommandation des enseignants. Enfin, la méthode doit être adaptée par le professeur ou l’apprenant lui-même, selon la morphologie, les capacités et le niveau de chacun.

 

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Faisans : préparer les parquets de ponte, une étape clé de la reproduction

À l’approche de la saison de reproduction, la mise en place des parquets de ponte constitue une phase déterminante pour la réussite de l’élevage du faisan commun (Phasianus colchicus). Ces installations spécifiques permettent non seulement de contrôler la reproduction, mais aussi d’optimiser les performances biologiques des reproducteurs tout en limitant les déséquilibres comportementaux, notamment la domination excessive de certains coqs. Le parquet de ponte a pour objectif principal d’isoler un groupe reproducteur stable, généralement composé d’un coq pour cinq poules. Cette proportion vise à assurer une fécondation efficace tout en évitant le stress et la sur sollicitation des femelles. La surface recommandée pour un tel groupe est d’environ 18 m², soit 6 mètres sur 3 mètres. Le choix de l’implantation est essentiel : le sol doit être sain, bien drainé, non boueux et régulièrement entretenu afin de limiter les risques sanitaires, notamment les parasitoses et les affections podales. Une exposition ensoleillée, combinée à une protection contre les vents dominants du nord et de l’est, favorise le confort thermique des oiseaux et stimule leur activité reproductive. Les oiseaux reproducteurs doivent être installés en parquet environ un mois avant le début effectif de la ponte, soit généralement au cours de la deuxième quinzaine de février. Cette période d’adaptation est indispensable pour permettre la stabilisation des hiérarchies sociales et la synchronisation hormonale, éléments clés d’une ponte régulière et d’une bonne fertilité des œufs. Le choix des reproducteurs repose sur des critères biologiques stricts. Les oiseaux doivent présenter une conformation irréprochable, une bonne vitalité, un plumage complet et homogène, ainsi qu’une absence totale de défauts morphologiques. Sur le plan génétique, on privilégiera des sujets issus de lignées connues pour leur rusticité, leur comportement naturel et leur aptitude à la reproduction. L’âge constitue également un facteur déterminant : les meilleurs résultats sont obtenus avec des coqs âgés d’environ trois ans et des poules dans leur deuxième année, période où leur potentiel reproducteur est optimal. Chez le coq, l’âge peut être estimé grâce à l’observation de l’ergot. Chez les jeunes sujets, celui-ci est court et arrondi, tandis qu’il devient plus long, pointu et parfois légèrement recourbé avec l’âge. Chez les individus plus âgés, l’ergot peut mesurer entre 2 et 4 centimètres. Une sélection rigoureuse et une préparation soignée des parquets de ponte conditionnent ainsi directement la qualité des pontes, la viabilité des poussins et, à terme, la réussite globale de la reproduction.


Peste porcine africaine : avancées récentes sur les mécanismes immunitaires

Une étude publiée en octobre 2025 apporte de nouveaux éléments de compréhension sur l’immunopathologie induite par le virus de la peste porcine africaine (PPA), maladie virale hautement contagieuse affectant les porcs domestiques et les sangliers. Ces travaux s’inscrivent dans un effort international visant à lever les principaux verrous scientifiques qui freinent encore le développement de vaccins efficaces. Les résultats confirment que le virus de la PPA cible très précocement le système immunitaire de l’hôte. Dès les premières phases de l’infection, il infecte et altère le fonctionnement de cellules clés de l’immunité innée, notamment les macrophages et les cellules dendritiques. Cette atteinte initiale provoque une cascade de dérèglements immunitaires, caractérisée par une production excessive de cytokines pro-inflammatoires et une apoptose massive de cellules immunocompétentes. Ce phénomène, parfois qualifié de « tempête cytokinique », contribue à la gravité clinique de la maladie. L’un des enseignements majeurs de l’étude est l’incapacité du système immunitaire à mettre en place une réponse immunitaire adaptative efficace. Les lymphocytes T et B, indispensables à l’élaboration d’une mémoire immunitaire protectrice, sont soit insuffisamment activés, soit rapidement éliminés. Cette inhibition explique à la fois la forte virulence du virus et les difficultés rencontrées jusqu’à présent pour concevoir des vaccins capables d’induire une protection durable. Sur le plan épidémiologique, le virus de la PPA continue de circuler activement en Europe. Des foyers récents ont été confirmés en Barcelone et dans ses environs, au sein de populations de sangliers, illustrant la persistance d’un réservoir sauvage difficile à maîtriser. Cette situation en Espagne rappelle que la maladie demeure une menace constante pour les filières porcines européennes, malgré les mesures de biosécurité renforcées...

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Jeux Olympiques « Alpes 2030 » : une feuille de route environnementale

À l’issue d’un comité stratégique environnement, Marina Ferrari, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, et Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique, ont annoncé l’élaboration d’une feuille de route environnementale dédiée aux Jeux d’hiver des Alpes 2030. Cette démarche, décidée lors du Comité interministériel des Jeux Olympiques et Paralympiques du 27 juin 2025, vise à inscrire l’événement dans une trajectoire cohérente avec les objectifs nationaux de planification écologique. La feuille de route, actuellement en cours de finalisation, sera soumise à l’ensemble des parties prenantes (État, DIJOP, COJOP, SOLIDEO, collectivités hôtes, préfets, organisations non gouvernementales et acteurs de la société civile) lors d’un prochain comité stratégique prévu à la fin du premier trimestre 2026. Elle doit fournir un cadre commun aux stratégies environnementales du comité d’organisation et de la société de livraison des ouvrages olympiques, tout en définissant les modalités de suivi et d’évaluation de leur mise en œuvre. Structurée autour de huit enjeux prioritaires (émissions de gaz à effet de serre, énergie, aménagement, écosystèmes et biodiversité, alimentation, eau, santé et économie circulaire) cette feuille de route accorde une attention particulière aux milieux naturels alpins. Les Alpes abritent en effet une biodiversité remarquable mais fragile, soumise à de fortes pressions liées au changement climatique, à l’artificialisation des sols et à l’intensification des usages touristiques. Dans ce contexte, la prise en compte de la faune sauvage constitue un enjeu central. Les projets d’infrastructures, les flux de visiteurs et les activités sportives peuvent perturber les habitats, fragmenter les corridors écologiques et accentuer le dérangement des espèces, notamment en période hivernale, critique pour leur survie. La feuille de route vise ainsi à renforcer l’évitement des zones sensibles, à limiter les impacts cumulés des aménagements et à intégrer des mesures de préservation et de restauration des habitats naturels.


La génétique, fondement du vivant...

La génétique de la faune sauvage joue un rôle central dans la capacité des espèces à survivre, s’adapter et évoluer face aux contraintes environnementales. Chez les grands ongulés européens (grands cervidés, chevreuils, sangliers, chamois...), la diversité génétique conditionne directement la robustesse des populations, leur résistance aux maladies, leur succès reproducteur et leur aptitude à coloniser ou recoloniser des territoires. Plus le patrimoine génétique est riche, plus la population dispose d’un éventail de réponses biologiques face aux variations climatiques, aux pressions parasitaires ou aux modifications des habitats. À l’inverse, une diversité génétique réduite expose les individus à des phénomènes de consanguinité, à une baisse de la fertilité, à l’apparition de malformations ou à une vulnérabilité accrue face aux pathogènes. Chez ces espèces à reproduction sexuée, la recombinaison génétique issue de la méiose permet, en théorie, un brassage efficace des gènes. Toutefois, ce mécanisme naturel peut être perturbé par des facteurs anthropiques majeurs : fragmentation des habitats, clôtures, infrastructures routières, pression de chasse excessive ou au contraire déséquilibrée. Lorsque les échanges entre sous-populations sont limités, les flux génétiques se réduisent, entraînant une homogénéisation génétique locale. Chez le chamois ou certains cervidés de montagne, ces phénomènes sont particulièrement sensibles, car les populations sont naturellement structurées en noyaux isolés par le relief. À l’échelle évolutive, ces ongulés ont pourtant démontré une remarquable capacité d’adaptation, façonnée par des millénaires de sélection naturelle. Le sanglier, par exemple, illustre une plasticité génétique exceptionnelle, favorisée par une reproduction précoce, des portées nombreuses et un système social favorisant le brassage génétique. Les cervidés, quant à eux, présentent une sélection sexuelle marquée, notamment via le développement des bois, caractères génétiquement coûteux mais révélateurs de la qualité individuelle. Ces traits, soumis à la sélection naturelle et sexuelle, façonnent progressivement la structure génétique des populations sauvages...

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Le Grand Géocoucou, un coureur hors pair... beep beep !

Le Grand Géocoucou (Geococcyx californianus), plus connu sous le nom de Roadrunner, est l’un des oiseaux les plus emblématiques des paysages arides et semi-arides d’Amérique du Nord. Présent dans l’imaginaire collectif autant que dans les déserts du sud-ouest des États-Unis et du nord du Mexique, il fascine par une particularité rare chez les oiseaux : sa vitesse exceptionnelle au sol. Capable d’atteindre près de 30 km/h à la course, il peut aisément distancer un être humain sur courte distance. De quoi comprendre pourquoi, dans les dessins animés, son alter ego animé lâche un joyeux « beep-beep » avant de disparaître à l’horizon. Mesurant entre 50 et 60 centimètres, le Grand Géocoucou se reconnaît à sa longue queue, son bec légèrement incurvé et sa crête hérissée qu’il dresse lorsqu’il est en alerte. Son plumage brun moucheté de blanc lui offre un excellent camouflage dans les décors désertiques. Ses pattes puissantes, parfaitement adaptées à la course, expliquent son choix de vie : il préfère courir plutôt que voler, une stratégie efficace dans les vastes étendues ouvertes qu’il affectionne. On le rencontre principalement en Californie, en Arizona, au Nouveau-Mexique et au Texas. Il fréquente les déserts, les prairies sèches et les zones broussailleuses, évitant les forêts denses. Omnivore opportuniste, il se nourrit d’insectes, de lézards, d’araignées, de petits rongeurs et même d’autres oiseaux. Il est surtout réputé pour sa capacité à chasser des serpents, y compris venimeux, qu’il neutralise par des frappes rapides et précises. Parfaitement adapté aux conditions extrêmes, le Grand Géocoucou possède des stratégies étonnantes. Le matin, il s’expose au soleil en écartant ses plumes dorsales afin de capter la chaleur. Il limite également ses pertes en eau en tirant l’essentiel de son hydratation de ses proies. Diurne, territorial et souvent fidèle à un même partenaire, il vit en couple une grande partie de l’année. La reproduction a lieu entre mars et septembre. Le nid, construit dans des arbustes ou des cactus, accueille de deux à six œufs couvés par les deux parents. Les jeunes quittent le nid après deux à trois semaines. Classé en « préoccupation mineure » par l’UICN, le Grand Géocoucou reste néanmoins sensible à la destruction de son habitat. Rapide, discret et plein de caractère, il demeure une figure incontournable du désert… et sans doute l’un des rares oiseaux capables de faire sourire rien qu’en entendant un imaginaire « beep-beep ».


Un peu en avance sur le calendrier, les marcassins arrivent en masse...

L’arrivée précoce et massive des marcassins, observée cette année, s’explique en grande partie par la biologie reproductive singulière du sanglier, caractérisée par une forte plasticité comportementale et génétique. Les grands mâles dominants, généralement plus âgés et physiquement imposants, assurent souvent une domination sociale durable au sein des compagnies. Toutefois, cette hiérarchie ne garantit pas une exclusivité reproductive. L’accouplement chez le sanglier est un processus long, pouvant durer plusieurs minutes, au cours duquel le mâle émet un volume exceptionnellement élevé de sperme, dépassant parfois 200 millilitres. Cette durée d’accouplement crée des opportunités pour des mâles subordonnés, moins puissants mais opportunistes, qui peuvent parvenir à « voler » des copulations. Ce phénomène de reproduction multiple favorise une diversité génétique importante au sein des portées. À cela s’ajoute un mécanisme social bien documenté : la laie dominante en chaleur déclenche, par synchronisation hormonale et comportementale, les chaleurs des femelles apparentées de la compagnie. Il en résulte une période de réceptivité collective très courte, durant laquelle plusieurs mâles peuvent intervenir. Ce fonctionnement limite les effets de consanguinité tout en maximisant le brassage génétique. D’un point de vue évolutif, cette stratégie reproductive confère au sanglier une remarquable capacité d’adaptation, en particulier dans des environnements instables ou soumis à une forte pression anthropique. Elle explique également la forte résilience démographique de l’espèce, capable de reconstituer rapidement ses effectifs après des épisodes de régulation ou de perturbation écologique. L’apparition précoce de marcassins peut ainsi traduire une réponse adaptative à des conditions environnementales favorables, telles que des hivers doux ou une abondance de ressources alimentaires, mais aussi à une structuration sociale efficace favorisant la réussite reproductive...

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