Le Petit Journal de deux indissociables : la chasse et l'environnement

« J’aime la Nature Propre » : le week-end prochain, mobilisation nationale pour une nature sans déchets

L’opération citoyenne « J’aime la Nature Propre » (JLNP), lancée en 2021 par la Fédération nationale des chasseurs (FNC), revient du 6 au 8 mars 2026 partout en France. Pendant trois jours, des milliers de points de collecte seront organisés pour ramasser les déchets abandonnés dans les forêts, sur les berges des rivières, le long des routes ou au cœur des espaces agricoles. Ouverte à tous, l’initiative mobilise collectivités, écoles, associations, entreprises, habitants et acteurs ruraux autour d’un objectif commun : dépolluer les milieux naturels et sensibiliser le public à l’impact des déchets. Devenue la plus grande opération nationale de collecte, JLNP a connu une croissance continue : 89 000 participants en 2023, 140 000 en 2024 et 150 000 en 2025, dont 44 000 enfants. L’an dernier, plus de 17 000 m³ de déchets ont été retirés dans 93 départements. L’édition 2026 ambitionne d’aller plus loin encore, avec l’entrée de nouveaux territoires comme La Réunion et un maillage renforcé de points de collecte accessibles via une carte interactive en ligne. Soutenue par de nombreux partenaires institutionnels et associatifs, dont l’Office français de la biodiversité, l’Office national des forêts, Communes Forestières France, Gestes Propres ou encore Adivalor, l’opération illustre une coopération élargie entre acteurs publics, privés et bénévoles. Des entreprises spécialisées dans les activités de nature et des fédérations sportives ou cynégétiques contribuent également à cette mobilisation. Pour la FNC, cette opération démontre que la protection de l’environnement dépasse les clivages et rassemble bien au-delà du monde de la chasse. L’événement vise ainsi à créer un lien entre tous les usagers de la nature et à encourager une responsabilité partagée face à la pollution.


Salon de l’Agriculture : la ministre trace la feuille de route pour la forêt française

En marge du Salon de l’Agriculture, Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, a rencontré les représentants de la filière forêt-bois. Dans un contexte marqué par le changement climatique, les crises sanitaires et les difficultés économiques du secteur, elle a présenté ses priorités et annoncé des mesures immédiates. Occupant près d’un tiers du territoire national, la forêt française constitue un atout écologique, économique et paysager majeur. Mais les équilibres sur lesquels elle reposait sont fragilisés par la multiplication des sécheresses, des incendies, des ravageurs et des maladies. Pour la ministre, l’enjeu est clair : adapter dès aujourd’hui les forêts pour garantir leur avenir. Première priorité : le renouvellement forestier et la diversification des essences. L’État concentrera ses efforts sur la reconstitution des peuplements fragilisés, notamment dans les zones sinistrées par les incendies ou touchées par des dépérissements massifs. Les aides publiques seront mieux ciblées vers les situations les plus urgentes, tout en accompagnant propriétaires publics et privés vers une sylviculture plus durable et résiliente. Le renforcement de la souveraineté nationale en semences et plants forestiers fait également partie des axes stratégiques. La prévention des incendies constitue le deuxième pilier de l’action gouvernementale. Face à des feux plus fréquents et plus intenses, la mise en œuvre effective des obligations légales de débroussaillement devient une priorité nationale afin de protéger populations, habitations et massifs forestiers. Sur le plan opérationnel, la ministre a annoncé la réouverture immédiate du guichet de renouvellement forestier du programme « France Nation Verte », garantissant la continuité des soutiens financiers. Un nouveau cahier des charges, applicable à partir du 1er juillet 2026, intégrera davantage les enjeux d’adaptation climatique. Un appel à manifestation d’intérêt, piloté par l’ADEME, soutiendra par ailleurs des expérimentations territoriales en gestion forestière. Enfin, les travaux visant à sécuriser juridiquement les interventions forestières seront accélérés, au niveau national comme européen. Objectif affiché : faire de la forêt un pilier durable de la souveraineté écologique et économique française. (Photo Fransylva)


La semaine en bref...

- Ardèche : un homme de 48 ans, porté disparu depuis six jours, a été retrouvé grièvement blessé le 21 février à Saint-Julien-du-Gua. Il avait chuté d’environ 350 mètres dans un ravin alors qu’il se trouvait à bord de son véhicule. Sa voiture accidentée a été repérée en milieu d’après-midi par des chasseurs qui circulaient sur la route départementale 122. En contrebas de la chaussée, dans une zone escarpée et difficile d’accès, ils ont aperçu l’épave et ont immédiatement alerté les secours, facilitant leur intervention rapide. À l’intérieur du véhicule, les secours ont découvert la victime, grièvement blessée et coincée dans l’habitacle. Un important dispositif a été déployé pour procéder au sauvetage. Une douzaine de sapeurs-pompiers, dont une équipe spécialisée en milieux périlleux et montagne, ainsi qu’une équipe du SMUR et un hélicoptère de la sécurité civile, ont été mobilisés. L’opération d’extraction et d’évacuation s’est révélée complexe en raison du relief accidenté. Les circonstances exactes de la sortie de route et de la chute restent à déterminer.

 

- Ariège : un chien de chasse a été secouru après une chute d’environ 20 mètres dans un trou à Lacourt, le lundi 23 février 2026. L’alerte a été donnée vers 10 heures par le propriétaire de l’animal. Compte tenu de la profondeur et de la configuration du site, une équipe spécialisée en secours en montagne et en milieu périlleux a été mobilisée. Les intervenants ont procédé à une reconnaissance des lieux afin d’évaluer les contraintes d’accès et de sécuriser la zone. Un dispositif adapté a ensuite été mis en place pour permettre la descente d’un sauveteur jusqu’à l’animal. La manœuvre, rendue délicate par l’étroitesse du trou et la profondeur importante, a nécessité l’utilisation de techniques spécifiques de progression sur corde. Après avoir atteint le chien, les secours ont procédé à son hissage vers la surface. L’animal a été récupéré sain et sauf et remis à son propriétaire. L’intervention s’est déroulée sans incident et n’a pas nécessité de prise en charge vétérinaire immédiate.

 

- Aude : après le mégafeu du 5 août 2025, qui a détruit 17 000 hectares dans le massif des Corbières, la chasse avait été suspendue par mesure de sécurité. L’incendie, particulièrement rapide et intense, avait fragilisé les terrains et les zones boisées de 16 communes, entraînant l’interdiction d’accès en raison des risques de chutes d’arbres, d’instabilité des sols et d’éboulements. Un arrêté préfectoral daté du 23 février 2026 revient partiellement sur cette interdiction. Il autorise de nouveau la chasse dans le massif, mais uniquement dans le cadre de la régulation des espèces classées nuisibles, notamment les sangliers. Cette autorisation exclut toutefois les espaces boisés, qui restent interdits d’accès. Depuis l’incendie, la suspension de la chasse avait favorisé le retour de la faune, en particulier des sangliers. Leur présence accrue a entraîné des dégâts sur les parcelles agricoles environnantes. Les représentants du monde cynégétique et agricole ont sollicité un assouplissement des restrictions, estimant que ces contraintes limitaient les opérations de régulation nécessaires dans le secteur...

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La chasse sous tutelle écologique : un malentendu devenu fracture ?

Une phrase circule : « Les chasseurs ont eu peur de se faire tordre le bras par les agriculteurs. Aujourd'hui, ils se font tordre le cou par les écolos... ». Faut-il sortir la chasse du Ministère de la Transition écologique ? La question n’est plus théorique. Elle hante de plus en plus de fédérations départementales, agite les campagnes et cristallise un malaise ancien : celui d’une pratique rurale pilotée par une administration perçue comme urbaine et normative. Depuis que la chasse est rattachée à l’écologie, elle est d’abord regardée comme une variable d’ajustement de la biodiversité, une activité à encadrer, parfois à restreindre, rarement à valoriser. La séquence politique récente n’a fait qu’exacerber les crispations. L’arrivée de l’ancienne présidente de WWF France, Monique Barbut, au gouvernement, puis la nomination de Anne Le Strat à l'OFB, ont été lues par certains acteurs cynégétiques comme le signe d’un durcissement assumé. Faut-il s’en étonner ? Un ministère dont la boussole est la protection de la nature peut-il, sans ambiguïté, porter aussi la voix des chasseurs ? Peut-on être à la fois arbitre et partie, gardien et partenaire ? Les chasseurs ne contestent pas l’exigence écologique, mais ils rappellent qu’ils financent massivement la gestion des milieux, qu’ils entretiennent et réimplantent des haies, restaurent des zones humides, suivent les populations. Pourtant, l’image publique de notre ministère de tutelle reste celle d’un organe répressif, avec ses contrôles, ses sanctions, ses fermetures anticipées et ses interdictions. Mais le débat ne porte pas seulement sur une ligne budgétaire ou un organigramme. Il interroge sur la place de la ruralité dans la décision publique. Qui parle au nom des territoires ? Qui fixe les équilibres ? Si la chasse est d’abord un outil de gestion, elle est aussi un fait culturel, malheureusement abordé actuellement uniquement sous l’angle de la contrainte. La fracture est là : dans ce sentiment diffus d’être jugé, plus qu’écouté...

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Survie des ongulés juvéniles

Une étude récente menée dans l’ouest du Canada apporte un éclairage particulièrement instructif sur les mécanismes de déclin des populations de grands ongulés dans des paysages fortement modifiés par l’activité humaine. Les chercheurs ont suivi durant 10 mois, 180 jeunes orignaux (Alces alces) âgés de 7 à 8 mois jusqu’à leur 18 mois, dans deux régions marquées par une exploitation forestière intensive consécutive à une vaste épidémie d’insectes ravageurs. L’objectif était de comprendre comment les perturbations anthropiques, notamment les coupes forestières récentes et la densité des routes, interagissent avec des facteurs naturels tels que la prédation, l’état corporel, le parasitisme (tiques hivernales), la disponibilité du fourrage et les conditions météorologiques, pour influencer la survie juvénile. Les résultats montrent un taux de survie relativement faible (59 %), la prédation par les loups constituant la principale cause de mortalité. Surtout, l’utilisation des coupes récentes et des zones à forte densité routière augmentait significativement le risque de décès, indépendamment des autres variables. Cette recherche met en évidence l’importance des effets cumulatifs entre pressions humaines et contraintes écologiques naturelles, et souligne le rôle déterminant de la survie juvénile dans la dynamique des populations de grand gibier.

Les résultats de cette étude nord-américaine sont largement transposables aux contextes européens de gestion du grand gibier, notamment pour le cerf élaphe, le chevreuil, le daim ou encore l’élan scandinave. Elle met en évidence un point central : ce ne sont pas les perturbations prises isolément qui fragilisent les populations, mais leur accumulation avec des facteurs naturels déjà contraignants. Les coupes forestières récentes et les fortes densités de routes augmentent significativement le risque de mortalité des jeunes, non pas parce qu’elles supprimeraient la ressource alimentaire, au contraire puisque les jeunes peuplements offrent souvent une biomasse fourragère abondante, mais parce qu’elles accroissent la vulnérabilité face à la prédation et à la chasse. Les milieux ouverts améliorent la visibilité et l’efficacité des prédateurs, tandis que les infrastructures facilitent l’accès humain. En Europe, où les massifs forestiers sont souvent fragmentés et très accessibles, cette dynamique est particulièrement pertinente...

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Sanglier et porc domestique : une interface clé dans la circulation des agents pathogènes

L’expansion des activités humaines vers les habitats naturels intensifie les interfaces entre faune sauvage, bétail et populations humaines, créant des conditions favorables à l’émergence et à la transmission de maladies zoonotiques. À l’interface faune–bétail, les animaux domestiques jouent fréquemment un rôle d’hôtes intermédiaires, facilitant le passage d’agents pathogènes depuis des réservoirs sauvages vers l’homme. La nature des contacts, directs (présence simultanée dans un même espace), ou indirects (utilisation différée d’un même site), dépend de facteurs écologiques et anthropiques tels que le type d’habitat, les conditions climatiques, les pratiques d’élevage, les infrastructures ou encore les comportements propres aux espèces concernées. Ces dynamiques varient fortement dans le temps et dans l’espace, rendant leur compréhension essentielle pour la gestion des risques sanitaires. L’interface entre le sanglier (Sus scrofa) et le porc domestique (Sus scrofa domesticus) constitue un cas emblématique. La propagation mondiale de la peste porcine africaine (PPA) a mis en évidence le rôle central du sanglier dans le maintien et la diffusion de pathogènes affectant les élevages, avec des conséquences économiques majeures. Au-delà de la PPA, le sanglier est porteur de multiples agents infectieux, dont certains zoonotiques, le plaçant au cœur des circulations pathogènes entre faune, élevage et humains. Cette interface demeure pourtant moins étudiée que d’autres systèmes faune–bétail en Europe. Or, la diversité des systèmes d’élevage porcin, allant d’unités confinées à des exploitations avec accès extérieur, influence fortement la perméabilité de l’interface. Les fermes peuvent constituer des points d’attraction pour les sangliers, notamment en raison de ressources alimentaires accessibles ou de signaux olfactifs liés aux porcs domestiques, favorisant des visites répétées susceptibles d’augmenter les risques de contamination environnementale ou de transmission directe...

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L’ours des Pyrénées : le retour d’un grand plantigrade

L’ours brun (Ursus arctos) est une espèce autochtone des Pyrénées. Présent depuis des millénaires, il a longtemps coexisté avec les sociétés pastorales. Mais à partir du XIXe siècle, la pression humaine s’intensifie : chasse, empoisonnement, destruction de l’habitat et fragmentation des massifs provoquent un déclin continu. Au milieu du 20e siècle, l’ours pyrénéen est au bord de l’extinction et dans les années 1990, il ne subsiste plus que cinq individus, essentiellement localisés dans les Pyrénées occidentales. Face à cette disparition imminente, l’État engage un programme de réintroduction. En 1996 et 1997, trois ours originaires de Slovénie sont relâchés dans les Pyrénées centrales. L’objectif est double : éviter l’extinction et restaurer une population viable. De nouveaux lâchers interviennent en 2006, puis en 2018 afin de renforcer la diversité génétique et soutenir la dynamique de reproduction. Ce choix de la souche slovène suscite immédiatement des oppositions. Certains acteurs locaux dénoncent une décision imposée depuis Paris, sans concertation suffisante. D’autres estiment que la réintroduction répond à des engagements européens en matière de biodiversité. Le débat dépasse rapidement la seule question scientifique pour devenir un symbole des tensions entre politiques environnementales nationales et réalités rurales. Aujourd’hui, le retour de l’ours constitue l’un des dossiers les plus sensibles de la gestion de la faune sauvage en France. Entre conservation d’une espèce protégée et défense d’activités traditionnelles, la cohabitation reste fragile...

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C’est une première : en Autriche et bientôt en Allemagne, le loup entre dans la liste des espèces « chassables »

Depuis début 2026, l’Autriche et l’Allemagne ont engagé un tournant majeur dans la gestion du loup, en l’intégrant, ou en s’apprêtant à l’intégrer, parmi les espèces relevant du droit de la chasse. En Basse-Autriche, une réforme de la loi régionale sur la chasse, présentée en décembre 2025 par le vice-gouverneur Stephan Pernkopf (ÖVP), est entrée en vigueur le 3 février 2026. Elle classe désormais le loup comme gibier, tout en maintenant une interdiction de chasse toute l’année, sauf pour les individus considérés comme « à problèmes ». Concrètement, un loup qui s’approche à moins de 100 mètres d’une habitation ou d’un troupeau protégé, et qui ne peut être effarouché, peut être abattu. La réforme autorise également l’usage de dispositifs de vision nocturne pour certaines espèces et intègre de nouveaux animaux, comme le chacal doré et l’oie d’Égypte, dans la liste cynégétique. Ce changement a été rendu possible par le déclassement du loup au niveau européen en 2025 : il est passé du statut d’« espèce strictement protégée » à celui d’« espèce protégée », ouvrant la voie à des adaptations nationales jusque-là juridiquement bloquées. En Allemagne, un processus similaire est en cours. Le 23 février 2026, le Bundestag a organisé une audition publique sur une modification de la loi fédérale sur la chasse visant à inclure le loup parmi les « espèces généralement chassables ». Cette inscription dans le cadre fédéral permettrait ensuite aux seize Länder d’autoriser des tirs sélectifs selon leurs propres règles. Le débat oppose deux visions : d’un côté, des associations de protection de la nature et certains scientifiques alertent sur le rôle écologique du loup et les risques de déséquilibre en cas de régulation accrue ; de l’autre, des représentants agricoles et cynégétiques invoquent l’augmentation des meutes et des attaques sur le bétail pour justifier une gestion plus active. Dans les deux pays, la réforme s’inscrit dans un contexte politique marqué par une forte pression des milieux agricoles et de la chasse, qui ont soutenu le déclassement européen. Les gouvernements concernés présentent ces évolutions comme des mesures pragmatiques de gestion, tandis que leurs opposants dénoncent une banalisation progressive du tir du loup et une insuffisante priorité donnée aux solutions de protection des troupeaux.


Créer des points de repère pour favoriser la nidification des perdrix grises

Dans les vastes plaines céréalières modernes, caractérisées par de grandes parcelles homogènes et peu structurées, la perdrix grise rencontre de nombreuses difficultés pour assurer sa reproduction. L’un des problèmes majeurs auxquels elle est confrontée est l’absence de repères visuels permettant aux oiseaux de localiser et de retrouver facilement leur nid. Dans ces paysages uniformes, où les cultures se ressemblent, l’orientation devient complexe, augmentant le risque d’abandon du nid ou de dérangement répété. Pour remédier à cette situation, une mesure simple, peu coûteuse et particulièrement efficace peut être mise en œuvre dès la période des semailles : la réalisation de « relevés de semoir ». Il est vivement recommandé d’effectuer ces relevés tous les 300 mètres environ lors du semis des céréales. Concrètement, il s’agit de lever brièvement le semoir sur une courte distance, ce qui crée automatiquement une zone non semée, claire et dégagée, correspondant à la largeur du semoir et à environ un mètre de longueur. Ces petits espaces ouverts, discrets pour l’agriculteur, jouent un rôle essentiel pour la faune sauvage. Pour la perdrix grise, ils constituent de véritables balises visuelles au milieu de la culture. Facilement repérables en vol, ces zones permettent aux oiseaux de se situer dans l’espace et d’identifier des secteurs favorables à l’installation d’un nid. Les femelles n’hésitent pas à nicher à proximité immédiate de ces repères, qui facilitent leurs déplacements quotidiens entre le nid et les zones d’alimentation. L’importance des points de repère en plaine céréalière est largement démontrée par l’observation du terrain. Le moindre élément émergent dans une culture, qu’il s’agisse d’un chardon isolé, d’une touffe d’herbes, d’un piquet ou d’une petite irrégularité, attire fréquemment la nidification des perdrix. Ces éléments rompent la monotonie du paysage et servent de référence visuelle stable, indispensable à une espèce fidèle à son site de reproduction.


Pour un tourisme résilient et durable...

L’Assemblée générale des Nations unies a proclamé 2027 « Année internationale du tourisme durable et résilient », invitant les États, les agences onusiennes et l’ensemble des acteurs concernés à promouvoir, à tous les niveaux, des initiatives en faveur d’un tourisme capable d’accélérer le développement durable. Cette décision s’inscrit dans la continuité de la Journée mondiale de la résilience du tourisme, célébrée chaque 17 février (résolution A/RES/77/269). Elle souligne la vulnérabilité du secteur face aux crises sanitaires, climatiques ou économiques et appelle les pays à élaborer des stratégies nationales de relance, fondées notamment sur la coopération public-privé et la diversification des activités. Pour accompagner ces politiques, l’Organisation mondiale du tourisme met à disposition un tableau de bord analytique regroupant les principaux indicateurs mondiaux, régionaux et nationaux : arrivées de touristes, contribution au PIB, part dans les exportations, marchés émetteurs, saisonnalité ou capacités d’hébergement. Ces données permettent d’éclairer les choix stratégiques et d’évaluer l’impact réel du secteur. Au-delà des chiffres, le tourisme durable – y compris l’écotourisme – constitue un levier transversal au service des Objectifs de développement durable. Il favorise une croissance économique inclusive, la création d’emplois décents et la réduction de la pauvreté. Il contribue également à la transition vers des modes de production et de consommation responsables, à la protection des océans et des ressources naturelles, ainsi qu’à la valorisation des cultures locales. Dans de nombreux pays en développement, notamment les pays les moins avancés, les petits États insulaires ou plusieurs pays africains, le tourisme représente une source essentielle de devises, de recettes fiscales et d’emplois. En renforçant l’autonomisation des femmes, des jeunes et des communautés locales, il améliore les conditions de vie rurales, soutient les petits exploitants et encourage la conservation de la biodiversité. Un tourisme durable et résilient apparaît ainsi comme un outil stratégique pour conjuguer prospérité économique, inclusion sociale et protection de l’environnement.


Réforme des règles de gestion de la prédation du loup

Face à l’augmentation de la population du loup, qui s’accompagne d’une expansion de son territoire et d’une augmentation du nombre d’attaques et de victimes animales, la ministre de l’Agriculture et le ministre délégué chargé de la Transition écologique ont publié les nouvelles règles facilitant la défense des élevages, tout en assurant le maintien de l’espèce en bon état de conservation. En 2025 en France, la pression exercée par le loup sur les élevages s’est nettement accrue. Le nombre d’attaques a augmenté d’environ 10 %, atteignant 4 441 attaques, tandis que le nombre d’animaux victimes a progressé de 15,1 %, pour un total de 12 927 bêtes, principalement des ovins. Cette dynamique est encore plus marquée dans les territoires d’expansion du loup, où l’espèce est installée plus récemment et où les dispositifs de protection (clôtures, chiens de protection, présence renforcée de bergers) sont moins développés. Dans ces zones, les attaques ont augmenté de 38,4 % en 2025 et le nombre de victimes de 27,3 %, traduisant une prédation en forte hausse. Chaque attaque provoque une détresse psychologique importante chez les éleveurs et entraîne des conséquences économiques significatives. Cinq jours après un déplacement en Haute-Marne auprès des professionnels, Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, et Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique, ont publié de nouveaux textes réformant les règles de gestion du loup. L’objectif est de mieux protéger les élevages tout en garantissant un bon état de conservation de l’espèce, conformément à l’évolution du cadre juridique européen qui a révisé le statut du loup afin de permettre des politiques de gestion plus équilibrées. Première évolution majeure : le plafond annuel de loups pouvant être éliminés passe de 19 % de la population, soit 192 loups, à 21 %, soit 227 loups. Ce taux pourra être porté à 23 % en cours d’année selon la pression de prédation et l’atteinte du plafond, ce qui représenterait 248 loups au total, soit 56 de plus qu’en 2025...

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