Le petit journal de deux indissociables : la chasse et l'environnement

 

 

 

Des perdrix facilement

 

un manuel pour sauver la perdrix grise 

 

 

 

Agriculteur céréalier proche de Chalons en Champagne, François Mercier est un chasseur passionné de petit gibier et de la perdrix grise en particulier. A partir d’un territoire de référence de 200 ha, il montre comment construire un environnement favorable à l’espèce : morcellement des parcelles, implantations des îlots buissonneux, création de bandes enherbées, de jachères fleuries, combinaison des assolements, techniques culturales, préservation des bordures et autres accotements. Mais François Mercier est aussi un chef d’entreprise qui sait compter, et saisir les opportunités que peuvent offrir la PAC et autres dispositions actuelles pour la préservation et l’amélioration des milieux… 72 pages de documentation pédagogique à ciel ouvert pour la conservation de la perdrix grise !

 

Cet ouvrage est disponible au prix de 10 € (+5 € de frais d’envoi) auprès de : François Mercier, Ferme de Belle Croix, 51520 Saint-Martin sur le Pré - Téléphone : 06 08 67 36 91, ou par courriel à : f.mercier51@yahoo.fr

Fête de la nature 2024

La Fête de la nature a lieu tous les ans, pendant 5 jours, autour de la journée internationale de la biodiversité célébrée le 22 mai. La 18ème édition aura donc lieu du 22 au 26 mai 2024, cinq jours pendant lesquels des centaines d'activités seront proposées dans toute la France. Créée en 2007 sur l’initiative du Comité français de l’UICN et du magazine Terre Sauvage, la Fête de la Nature rassemble chaque année, les professionnels et passionnés de la nature et le grand public. Tous les grands organismes publics et privés qui concourent à protéger et à faire vivre la nature (Muséum national d’Histoire naturelle, parcs nationaux et régionaux, Conservatoire du littoral, réserves naturelles, ONF…) participent activement à ces 5 journées d’événements et de manifestations gratuites pour le public : balades en pleine nature, visites de sites remarquables, ateliers pédagogiques, séances d’observation, etc… une occasion unique de découvrir les trésors naturels de nos régions, en métropole comme en Outre-Mer. Pour participer, le site « fetedelanature.com » propose un moteur de recherche, une cartographie et un agenda pour vous aider à trouver une activité proche de chez vous.

 

Pour accéder au site dédié, c’est ICI


Haute-Marne : à Joinville, « Chasse et Nature en fête » a fait le plein…

Organisée par la Fédération des Chasseurs de Haute-Marne, la deuxième édition de « Chasse et Nature en fête », au château du Grand Jardin à Joinville, a tenu ses promesses. Autour de l’exposition obligatoire des trophées de cerfs récoltés au cours de la précédente saison, les pelouses des jardins « Renaissance » accueillaient un éclectique marché du terroir et de nombreuses animations autour de la chasse, de la pêche et de la nature, agrémentées des fanfares de trompes de chasse. Du cinématir à l’initiation au tir à l’arc, en passant par la Fédération de Pêche, tous les stands étaient fortement fréquentés, offrant aux visiteurs les découvertes des produits locaux. Quant au « rallye nature » initié pour les plus jeunes, il leur a permis de découvrir des facettes qu’ils ne soupçonnaient pas, du monde dans lequel ils vivent, conscients qu’ils sont déjà de la nécessité de le protéger. Chaque participant recevait un petit sac d’explorateur, dans lequel il trouvait quelques goodies, une paire de jumelles d’observation et un tire-tique, une façon de le sensibiliser sur les risques véhiculés par ces acariens. Et puis n’oublions pas le pôle chiens, organisé par l’AFACCC 52-88, qui présentait quelques 150 chiens de différentes races, mais tous « chiens courants », indispensables dans la chasse du sanglier... qui cause bien des soucis aux comptables des sociétés de chasse, et... de la FDC. Et pour lancer toutes ces réjouissances, les allées du « Grand Jardin » accueillaient pour l'inauguration (au premier plan et de gauche à droite sur la photo) : Nicolas Lacroix, président du Conseil départemental de Haute-Marne ; Thomas Corvasce, président de la FDC 52 ; Bruno Sido, sénateur de Haute-Marne ; Jacky Desbrosse, président de la FDC 51 et de la Fédération régionale des Chasseurs du Grand-Est, et Jean Masson, président de l’AFEVST (Association Française des Equipages de Vénerie Sous Terre).


Les faits divers de la semaine passée

- Aisne : le brocard qui avait blessé, le lundi 29 avril, des adolescents à Barzy-en-Thiérache, a été abattu, a confirmé le maire de la commune, Pierre-Marie Tellier. Quant à savoir pourquoi l’animal était devenu si belliqueux ? Certes, la consommation excessive de bourgeons, à cette époque de l’année, peut en être la raison, mais en général, les effets se passent quelques heures après l’absorption. Était-il devenu accro aux vapeurs d’ivresse ou souffrait-il d’une quelconque maladie ou blessure ?

 

- Cher : saisi par l'association One Voice, le Tribunal administratif d'Orléans a ordonné, le jeudi 16 mai, via une procédure d'urgence, la suspension de l'arrêté du 30 juin 2023 du préfet du Cher, prolongeant l’exercice de la vénerie sous terre des blaireaux du 15 mai 2024 au 30 juin 2024, uniquement les samedis, dimanches, lundis et jours fériés. Cette suspension vaut jusqu'à ce qu’il soit statué sur la légalité de l'arrêté attaqué. L'audience sur le fond est prévue le jeudi 6 juin.

 

- Isère : « Je ne l’ai pas tué pour la viande mais pour la beauté du tir » a déclaré au tribunal de Grenoble, l’auteur de la mort de l’aigle pygargue à queue blanche, tué le 24 février dernier. L’avocat de la défense a bien demandé la nullité de la procédure, estimant que les bornages téléphoniques qui ont permis d'identifier les deux chasseurs n’avaient pas été faits dans le respect de la loi, mais cela n’a pas empêché le procureur de la République de réclamer 4 mois de prison avec sursis, 7 000 € d'amende, ainsi que la confiscation des armes et le retrait du permis de chasse durant trois ans pour les deux hommes. Le jugement sera rendu le 17 juillet prochain. Mais au-delà du pénal, l’affaire va se compliquer pour les deux mis en cause, puisque ce ne sont pas moins de 18 associations qui se sont portées partie civile, dont la FDC, et qui demandent quelque 180 000 € de dommages et intérêts. « Je suis outrée, c’est inacceptable. Pour moi, ce ne sont pas des chasseurs, ce sont des délinquants » a déclaré Danielle Chenavier, la présidente de la FDC de l’Isère.

 

- Finistère : à Brest, plus d’un an après l’incendie qui a partiellement détruit l’ancienne capitainerie du port, occupé par les services de l’OFB, l’appel d’offre pour la reconstruction du bâtiment vient d’être lancé. Le feu avait pris dans les combles, à la suite d’une manifestation des marins pêcheurs. Malgré un important déploiement de pompiers, le toit et le deuxième étage du bâtiment étaient totalement détruits. Un choc, pour les 35 agents de l’OFB dont les bureaux avaient été pris pour cible, la veille. La piste d’un feu déclenché par une fusée de détresse était spontanément évoquée. L’OFB a déposé plainte, et l’enquête, confiée à la police judiciaire, est toujours en cours.

 

- Gers : la FDC est aux abois, mais reste inflexible devant l’appel de détresse de quelques sociétés de chasse. En cause, l’instauration d’une « redevance » de 1 000 € pour couvrir les dégâts causés par le gibier. Le président de la FDC, Serge Castéran, ferme sur ses positions, est monté au créneau, face à la révolte d’une poignée de réfractaires, mais d’autres ont fait savoir qu’ils soutenaient la démarche et se joindraient à cette jaquerie. « Ça ne s’est pas très bien passé » a regretté Serge Castéran qui a cependant précisé : « c’est un besoin vital en matière d’indemnisation des dommages causés par le gibier… Si on n’équilibre pas les comptes, le préfet nous fera les équilibrer. Cette redevance, nous l’avons voté il y a deux ans, et nous l’avons encore voté cette année… ».

 

- Landes : ne pouvant plus plumer le bec de l’alouette, les chasseurs landais ont décidé, jusqu’à nouvel ordre, de ne plus participer aux battues de sangliers. La FDC a donc mis ses menaces à exécution, et réfléchit même à d’autres actions. Dans son communiqué, envoyé le vendredi 17 mai, la FDC explique également « suspendre toute collaboration avec les services de l’État en matière de suivis sanitaires de la faune sauvage ». Des menaces qu’ils avaient proférées, lors de leur assemblée générale il y a plus d’un an, à Pontonx-sur-l’Adour.

 

- Loir et Cher : invité pour parler protection de la nature, le chef papou Mundiya Kepanga de la tribu des Halis, est venu au parc de Beauval, le mercredi 15 mai. Il est intervenu à l’occasion de l’assemblée générale de l’Association française des parcs zoologiques. Face aux directeurs de zoos présents, il a souligné son attachement aux animaux « très importants pour nous, dans notre culture. On dit même qu’ils sont nos ancêtres ». Son seul conseil : « Respectez la nature. Elle vous respectera en retour ».

 

- Haute-Loire : le samedi 11 mai, un vététiste en balade sur la commune de Roche en Forez a déclaré avoir aperçu, dans les champs, un puma. Mais son témoignage n’est pas le seul, puisque d’autres signalements ont été faits en Haute-Loire et dans l'Allier. Le cycliste a immédiatement alerté les gendarmes de Montbrison qui se sont rendus sur les lieux, après avoir prévenu les agents de l'OFB qui ont patrouillé sur le secteur. « Nos investigations, ainsi que celles des services de gendarmerie, n’ont pas permis de confirmer l’hypothèse de la présence d’un grand félin » ont déclaré les inspecteurs de l’OFB.

 

- Marne : une convention de partenariat a été signée entre la FDC et le groupement de gendarmerie départementale, pour renforcer la lutte contre les incivilités portant atteinte à l’environnement. Ce partenariat vise à multiplier les « yeux » pour mieux lutter contre les atteintes à la nature dans les territoires ruraux. « Nous avons formé 69 enquêteurs-gendarmes en moins d'un an sur ces questions, en lien avec l'OFB », a précisé le colonel Romuald de la Cruz, commandant le groupement de gendarmerie départementale. « Les chasseurs pourront donc signaler aux référents des forces de l'ordre, les infractions ou les délits constatés sur leurs secteurs… Ce sont des observateurs privilégiés de la nature », a salué Henri Prévost, préfet de la Marne. Quant à Jacky Desbrosse, président de la FDC, il ajoutait : « On ne partage pas l'espace avec les autres usagers, on y cohabite, et il faut aussi que la société civile respecte les règles… ».

 

- Meuse : « Mission Nature » le jeu à gratter de la Française des Jeux, attribuera 510 000 € pour restaurer les pelouses calcaires de Verdun et favoriser la biodiversité du champ de bataille de la Première Guerre mondiale. Avec une mise de 3 €, les joueurs peuvent espérer en gagner 300 000, sachant que, pour chaque billet vendu, 43 centimes d’€ sont reversés à l’OFB pour le financement de projets de restauration du vivant. Une cinquantaine de candidatures de projets ont été soumises à l’OFB, mais à ce jour, 20 ont été retenues, dont le projet meusien. Ces dix hectares des champs de bataille de la Première Guerre mondiale font partie du patrimoine naturel du site mémoriel de Verdun.

 

- Morbihan : un putois d’Europe et un surmulot avaient été retrouvés morts, dans les pièges qu’un septuagénaire avait omis de relever. Le mardi 14 mai, devant le tribunal de police de Lorient, le piégeur avait invoqué le Covid-19 et son confinement pour expliquer pourquoi il n’avait pas pu relever ses cages, en novembre 2022. L’OFB alerté, avait également constaté que le piégeur n’avait pas, non plus, adressé en temps et en heure ses relevés de piégeages à la FDC. Le tribunal a alloué 200 € à l’association One Voice, partie civile, a condamné le piégeur a 100 € d’amende pour chacune des 3 infractions constatées, mais n’a pas suivi le ministère public qui réclamait la confiscation du matériel de capture sachant que le prévenu, à l’audience, avait indiqué vouloir stopper cette activité.

 

- Nièvre : Ce n’est pas un, mais deux arrêtés que le préfet de la Nièvre a signés, autorisant ainsi l’ouverture de deux périodes complémentaires de chasse sous terre aux blaireaux, dans le département. Répondant à une demande formulée par la FDC, il est d’ores et déjà possible de chasser le blaireau, par vénerie sous terre, jusqu’au dimanche 30 juin. Quant au deuxième arrêté, il autorise cette forme de chasse du lundi 1er juillet 2024 au samedi 14 septembre 2024, veille de l’ouverture générale.

 

- Oise : encore un échelon de franchi dans l’interprétation. Près de Beauvais, le chantier d’un McDonald’s, face au Parc Saint-Paul, a été arrêté au début de ce mois, pour « suspicion de construction sur une zone humide » de l’OFB. Là, les juristes vont s’en donner à cœur joie. Pour le maire de la commune de Saint-Paul, Gérard Hédin, il s’agit d’une simple pause, le temps de procéder à toutes les vérifications sur ce terrain acquis par l’enseigne nationale de McDonald’s France. « Le permis de construire est passé par tous les services de l’État, y compris la communauté d’agglomération, mais…». L’ouverture de l’établissement était prévue pour début août. Désormais, il y a suspicion de retard dans les travaux…

 

- Var : pour se protéger des sangliers, Saint-Raphaël se met au passage canadien… Les animaux ont la peur du vide sous leurs pieds, il suffit donc, là où ils passent, de creuser une tranchée et de poser dessus une grille. Ce dispositif est très efficace là où une clôture ne peut être érigée (droit ou servitude de passage). « Il fallait bien trouver une solution pour éloigner ces animaux, sans pour autant entraver la circulation » a justifié la municipalité qui a fait creuser une fosse de 50 centimètres de profondeur recouverte de poutres arrondies. En plus de cette installation, un kilomètre de clôture a été érigé pour confiner les animaux dans la forêt environnante. Ces mesures visent à protéger les habitants tout en permettant aux sangliers de rester dans leur habitat naturel.

 

- Martinique : découverte surprenante d’un trigonocéphale (un serpent fer de lance) devant l’aéroport Aimé-Césaire, qui a nécessité la délicate intervention des pompiers, le jeudi 16 mai. L’animal, venu on ne sait d’où, s’était réfugié sous un banc, et ce sont des chauffeurs de taxis qui l’ont aperçu et alerté les secours. Généralement, cette espèce de serpent privilégie des endroits calmes et retirés comme les forêts du nord, les mornes boisés du sud ou les plantations de canne à sucre, mais peut s’approcher des habitations où il trouve des proies telles que les rats en abondance. Il a été remis aux services spécialisés de l’OFB.


Séminaire technique international « Zones humides Ramsar »

Alors que les deux tiers des zones humides de la planète ont disparu depuis les années 1970, et que leur dégradation et disparition, causée par l’activité humaine, demeure constante, la restauration des milieux humides est désormais une priorité. Ce sera sur ce concept « l’eau, c’est la vie » que se déroulera, du 22 au 24 mai à Saint-Paul de la Réunion, le séminaire international Ramsar. Ce grand rendez-vous international portera sur la restauration de ces écosystèmes essentiels à la vie. L’évènement s’inscrit dans la décennie des Nations unies 2021-2030 sur la restauration des écosystèmes, ainsi que sur le plan stratégique 2016-2024 de la Convention de Ramsar. La convention de Ramsar définit la restauration dans son sens le plus large, incluant les activités favorisant un retour aux conditions avant détérioration, et celles améliorant le fonctionnement d’une zone humide. Ce thème fédérateur s’applique d’une part aux opérations de gestion (lutte contre les espèces exotiques envahissantes, reconnexion hydraulique, plantation d’espèces types de zones humides) et d’autre part aux actions de sensibilisation et de mobilisations citoyennes. Cette édition 2024 sera copilotée par le groupement d'intérêt public de la RNN ESP, engagé dans la valorisation des zones humides et du label Ramsar au niveau de La Réunion, en partenariat avec Ramsar France, le ministère de la Transition écologique et la cohésion des territoires (MTECT), le pôle relais Zones humides tropicales (PRZHT) et les collectivités impliquées dans ces démarches. Le séminaire rassemblera élus et techniciens des collectivités concernées, représentants des sites Ramsar en France, les services de l’État (national, région, département), les associations et les acteurs du territoire intéressés. Il s'ouvre également à l’international avec 60 à 70 gestionnaires de sites Ramsar du sud-ouest de l'Océan Indien : île Maurice, Madagascar, Mozambique, Afrique du Sud, Tanzanie, Kenya et Seychelles.


Combien de temps met le fût du canon pour refroidir ? La question est toujours d’actualité…

Ce qui intéresse les chasseurs, c’est de savoir si les variations de température des canons ont un impact significatif sur la précision du tir. Partons donc de ce constat : la température du canon d'une arme à feu augmente nécessairement pendant une séance d’entraînement ou de réglage au stand, et, accessoirement, en situation intense de chasse. D'où la question : la chaleur dégagée par le canon est-elle suffisamment importante pour être la cause indirecte d'une mauvaise visée ? Sur le terrain, en situation de chasse, il n'y a pas de tir automatique. En régime de feu, avec une carabine à réarmement manuel, le nombre de tirs consécutifs est au maximum égal à 5 (4+1), avec une arme semi-automatique, il sera égal à 3 (2+1), et pour les carabines express, il sera de 2 coups. Ces tirs de chasse, relativement espacés dans le temps, nécessitent rarement de refroidir l'arme, sauf en cas de fonctionnement anormal. Cependant, au stand de tir, lors du réglage de l'arme ou à l'entraînement, le phénomène d'échauffement du canon et de ses organes annexes est possible…

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Loi sur la restauration de la nature : Christophe Béchu apôtre européen de l’Environnement…

« Nous devons agir de toute urgence…». Les ministres de l’Environnement de onze pays, dont la France, ont envoyé une lettre à leurs homologues, mardi dernier 14 mai, pour tenter de sauver la loi européenne sur la restauration de la nature. Ce texte clé du « Pacte vert » doit permettre de restaurer les écosystèmes européens, dont 80 % sont en mauvais état en Europe, allant des champs surexploités aux fonds marins abîmés, en passant par les forêts outrageusement exploitées et coupées. Après de multiples compromis, le texte avait été adopté dans une version édulcorée en novembre dernier par le Parlement européen. Reste désormais à obtenir l’ultime feu vert des 27, pour valider son entrée en vigueur. Mais problème, les ambassadeurs des États membres n’arrivent pas à se mettre d’accord, et la majorité requise (15 pays représentant 65 % de la population de l’UE) n’a toujours pas été atteinte. C’est donc face à ce blocage, que l’Irlande a eu l’idée de rédiger une lettre commune avec dix autres États favorables à l’entrée en vigueur du texte. Ainsi, l’Allemagne, la France, l’Espagne, la République tchèque, le Luxembourg, l’Estonie, la Lituanie, le Danemark, la Slovénie, Chypre et l’Irlande ont signé le courrier, envoyé aux 16 autres États membres (Suède, Pays-Bas et Italie qui sont opposés au texte ; Belgique, Autriche, Pologne, Finlande, Hongrie, Bulgarie, Croatie, Grèce, Lettonie Malte, Portugal, Roumanie, Slovaquie, qui s’abstiennent à ce sujet).


Education canine : c'est le moment de faire, ou de perfectionner, un chien de pied...

Les bons chiens de pied sont la fierté des chasseurs de sangliers. S'il est relativement aisé de choisir, il est préférable de prendre, pour cette spécialité, un sujet issu d’une bonne lignée, dont la taille sera adaptée aux territoires sur lesquels il évoluera. Si les chiots sont quasiment tous dotés des facultés indispensables pour faire ce métier, il ne faut jamais perdre de vue que c’est le maitre, au cours des nombreuses séances d’entrainement, qui l’aidera à les développer. Ensuite, l’expérience finira l’éducation… Un chien de pied est, généralement, mené à la longe dans deux buts :

- soit trouver une voie rentrante dans un buisson, et vérifier qu’il n’y a pas de sortie. Les bêtes noires ainsi localisées seront ensuite attaquées avec des rapprocheurs, avant de découpler le reste de la meute, ou directement « de meute à mort », comme on le dit en vènerie,

- soit remonter une voie jusqu’à la bauge, pour une levée et une attaque directe, ou pour tenir le ferme, le temps de laisser arriver les autres chiens meneurs.

Le chien de pied doit donc être parfaitement créancé, et dans le cas où il ne fait que le travail de recherche de voies, on peut s’appuyer sur l’expérience d’un chien âgé. En revanche, dans le second cas, puisqu’il y aura lancé et menée après la découverte des animaux à la bauge, le chien devra être en pleine possession de ses moyens pour la suite des évènements.

 

Les qualités indispensables

Confiant dans son maître qui assure la sécurité dans l’environnement, un bon chien de pied restera appliqué sur la voie. Un chien emporté ou trop nerveux, voir inquiet, ne sera pas performant dans cette activité. Il lui faut du nez, mais pas trop, afin qu’il ne vous emmène pas sur une voie de hautes erres, ce qui réduirait à néant les chances d’attaquer les sangliers probablement trop éloignés. Cette aptitude à travailler et remonter une voie « saine et froide » se développe avec les années et l’entraînement, mais c’est aussi une faculté innée, très souvent héréditaire. Bien que toutes les races puissent fournir des chiens de pied, la réputation du Saint-Hubert et des chiens du Midi n’est plus à faire, surtout chez les Gascons saintongeois, les Bleus et Ariégeois. Les courants suisses fournissent aussi d’excellents pisteurs ainsi que les Porcelaine ou les griffons. Une place particulière est à faire aux briquets de pays qui s’avèrent très souvent de très bons auxiliaires. Dans cette énumération, il ne faut surtout pas oublier les bassets, qui sont près de la voie et pour cause, de plus en plus employés pour faire le pied. L’exemple en est donné avec le basset Hound qui est utilisé avec succès. De plus, la voie du sanglier est une voie forte et, en principe, point n’est besoin de chiens ayant un nez très fin pour le chasser. Cependant, les grandes distances, les possibilités de change, les fausses remises font de cet exercice un art à part entière.


Trophée : nouveau record de monde pour un wapiti de Roosevelt

Le service des archives du « Boone and Crockett Club » a convoqué, en avril dernier, un jury spécial pour vérifier le score d'entrée d'un wapiti de Roosevelt dans leur livre des records. Il s’agit de l’une des trois sous-espèces de wapitis d'Amérique du Nord, nommée ainsi en l'honneur du fondateur du club, Theodore Roosevelt. Ces animaux se trouvent exclusivement dans le nord-ouest du Pacifique, du nord de la Californie jusqu'à l’Alaska, en passant par la Colombie-Britannique. Il s’agit de la plus grande sous-espèce de wapitis d’Amérique du Nord, dont les mâles peuvent peser jusqu’à 500 kilos. L’animal a été tué par Timothy Carpenter, le 21 septembre 2023, dans le comté de Humboldt, en Californie. Après les mesures effectuées par un jury spécial, la cotation de ce trophée issu d’un mâle dont l’âge est estimé à 11 ou 12 ans, est arrêtée à 455-2/8 points, battant le précédent record du monde détenu par Rick Bailey depuis 2015 avec un trophée de 419-6/8. Avant que l'inscription de Carpenter soit officialisée, les procédures du Boone et du Crockett Club exigent que le score final d'un record du monde potentiel soit vérifié, soit par un jury du programme de récompenses, soit par un jury spécial. Dans ce cas, le Club a convoqué un jury spécial à Verdi, dans le Nevada. Et pour la petite histoire, précisons que Timothy Carpenter cumule les succès, puisque, en 2011, il mit à son palmarès un wapiti de Roosevelt dont la cotation s’élève à 398-1/8… et qui est encore aujourd’hui le record du monde actuel en tir à l'arc…


A Limoges, les veneurs sous terre ont reçu le soutien qu’ils méritent…

Le tribunal judiciaire de Paris, saisi en urgence par l’ASPAS, a ordonné à la FDC de la Haute-Vienne, le mardi 14 mai : - de retirer toute communication concernant la « Journée mondiale des blaireaux » ; - de publier un communiqué judiciaire sur leur site Internet ; - de reverser à l’ASPAS un euro symbolique pour préjudice économique et moral, cela ne fera pas oublier le « bide » retentissant de discrétion de One Voice, qui mène le même combat, dimanche dernier, place des Bancs à Limoges, où une poignée de militants de cette association, semblaient « terrés » de consternation, pour dénoncer la chasse sous terre, bien pâle image d’une idéologie aussi absurde qu’irrationnelle.

 

En revanche, hier après-midi à Limoges, c’est une autre tonalité qui a résonné dans les rues de la ville, fière de l’aide apportée aux agriculteurs et aux collectivités victimes des dégâts occasionnés par les taissons, dans les champs, sous les routes, les voies ferrées, les ouvrages d’art. Ils étaient environ cinq cents, certains venus de fort loin, pour soutenir les chasseurs de Haute-Vienne, bien que le tribunal de Paris leur ait interdit de faire référence à la « journée mondiale des blaireaux ». Selon Natacha Poirier, porte-parole de la Fédération des chasseurs de Haute-Vienne : « Cette technique de chasse est tout à fait légale, et c'est la seule possible pour le blaireau, animal nocturne… qui a causé l’an passé sur le département plus de 130 000 € de dégâts aux agriculteurs. L'objectif n'est pas d'éradiquer les blaireaux, mais de gérer leur population ». Ce qui est bien le but de la préfecture du département, qui a pris en début de semaine, un arrêté autorisant l'ouverture d'une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau dans le département, du 15 juin au 14 septembre 2024.


Loi « engrillagement » : les premiers dégâts collatéraux ?

S’estimant trahi par la Société de Vénerie dont il est administrateur, Jean-Noël Cardoux vient de démissionner. En cause, un article publié le 14 mai par la République du Centre, qui laisse entendre que la Société de Vénerie aurait initié une « QPC » (question prioritaire de constitutionnalité) sur la loi dite « engrillagement » dont l’ancien sénateur du Loiret est l’un des piliers. Dans la foulée, Antoine Galon, chargé de communication de la Société de Vénerie, démentait les allégations publiées par la République du Centre. Sous le titre : « Un malentendu regrettable autour de la loi sur les engrillagements : la Société de Vènerie rejette toute responsabilité » on peut lire ceci : « La Société de Vènerie apporte le plus ferme démenti aux allégations diffusées par la République du Centre dans son édition du 14 mai. Il y est prétendu que la Société de vénerie a initié une question prioritaire de constitutionnalité sur la loi dite engrillagement, portée par Jean-Noël Cardoux, ex-sénateur Les Républicains du Loiret. » C’est totalement faux. Une question prioritaire de constitutionnalité a bien été posée sur la loi relative aux engrillagements, initiée par le sénateur Cardoux. Elle est le fait d’un collectif constitué de propriétaires forestiers et agricoles, soucieux d’en vérifier la constitutionnalité relativement au droit de propriété et à sa rétroactivité ; d’ailleurs, le collectif ne remet pas en cause le bienfondé de cette loi sur le plan cynégétique et n’évoque en aucun cas la vénerie ou la pratique de la chasse en général. La Société de Vènerie a travaillé, durant de nombreuses années, en parfaite confiance et sincérité avec Jean-Noël Cardoux, alors président du groupe chasse au Sénat. Le texte de loi relatif aux engrillagements a ainsi fait l’objet, au moment de sa rédaction, de plusieurs échanges entre la Société de Vènerie et l’auteur du texte. Ce dernier a d’ailleurs accepté de prendre en compte certaines de nos propositions, concernant notamment l’entrainement de nos chiens ; nous lui en sommes reconnaissants. La Société de Vènerie regrette profondément ce malentendu ».

La plume est ferme, mais ne peut masquer le malaise qui a irrité l’ancien sénateur. Il y devine une complicité avec quelques grands propriétaires terriens, membres de la Société de Vénerie, qui voudraient, avant de mettre leurs clôtures aux normes, être certains que la loi « engrillagement » est bien conforme à la Constitution. A quelques jours de l’assemblée générale de la Société de Vénerie qui se tiendra le samedi 25 mai à Fontainebleau, cette démission d’un grand serviteur de la chasse fait quand même un peu désordre…


Une chevrotine anti-ricochets ?

C’est ce qu’affirme son inventeur, Aurèle Mannarini, qui a déposé un brevet pour des chevrotines de chasse anti-ricochets. Il témoigne : « Depuis plusieurs années, on observe de plus en plus d’accidents mortels causés par la chevrotine et à 90% à cause des ricochets. C’est pourquoi j’ai cherché un moyen de limiter et supprimer l’effet létal des ricochets des chevrotines actuelles… Mes prototypes, de par leur structure, limitent ces ricochets et leur dangerosité en se fragmentant soit sur un obstacle, soit dans le corp d'un sanglier. Il faut savoir que la chevrotine actuelle en calibre 12, 9 graines, peut atteindre la distance de 800 m selon un angle favorable et tuer à 300 m après un ricochet. On connait malheureusement des cas. L’effet létal sur le sanglier est considérable car le projectile éclate à l’intérieur de son corps. Des chasseurs ont favorablement expérimenté mon invention et certains ont constaté qu’une seule graine peut mettre à mal un sanglier de 80 kg, au point que ce dernier reste sur place et n’est pas perdu… ». Tant d’enthousiasme de la part de l’inventeur est bien légitime, mais quand il nous dit que : « Les tests de la chevrotine normale sur le terrain de chasse, comme sur le banc d’essais de Saint-Étienne, démontrent la dangerosité de cette dernière... et que comparativement, la chevrotine prototype ne présente pas les mêmes dangers concernant les ricochets, et se révèle plus efficace sur le sanglier. Elle protège les chasseurs, les chiens et les promeneurs, contrairement à la chevrotine normale qui peut tuer, et a déjà tué à 300 et 400 m, et à la balle qui peut tuer, et a déjà tué à 2 et 3 km. La chevrotine prototype représente bien une alternative indispensable à la balle et à la chevrotine actuelle… » on reste dubitatif. Un peu de scepticisme ne nuira donc pas au débat que cette munition ne manquera pas de créer puisqu’elle remet en cause les notions d'énergie cinétique (Wilhelm von Leibniz et Johann Bernoulli), et la quantité de mouvement (Descartes et Newton). Hormis l’aveu de la dangerosité des chevrotines « normales », que nous ne cessons de dénoncer, et l’incapacité de ces plombs, compte tenu de leur masse et de leur vitesse à l’impact, de causer la mort par inhibition, mais seulement par blessures multiples pour ceux qui touchent la cible, attendons de voir, sur le terrain, les résultats, puisque cette nouvelle munition devrait être prochainement commercialisée par la Société SAS Shoot Hunting Outdoor (Jocker).