À partir de la mi-octobre, et jusqu’en janvier selon les régions, le climat et les conditions alimentaires, les habitudes des animaux commencent à changer. Les traces deviennent plus nombreuses, certains arbres portent les marques de frottements répétés et les trajets nocturnes des bêtes noires semblent soudain plus longs. La forêt raconte le rut avant même que l’on voie les sangliers. Le véritable déclencheur est pourtant à chercher du côté des laies.
Lorsque l’une d’elles devient réceptive, elle provoque l’agitation des mâles. Son cycle œstral, d’environ 21 à 23 jours, permet plusieurs épisodes de réceptivité au cours de la saison. Pour les grands mâles, commence alors une période de déplacements parfois considérables. Ces solitaires, qui occupent habituellement un secteur bien défini, peuvent parcourir plusieurs kilomètres au cours de leurs pérégrinations nocturnes. Leur présence se devine aussi à d’autres indices. Les mictions répétées accompagnent leurs déplacements et participent probablement à la communication entre individus. À proximité d’un grand mâle en rut, une odeur caractéristique peut d’ailleurs être perceptible. Pour l’observateur attentif, tous ces détails composent une sorte de carte invisible : un arbre frotté, une coulée fraîche, des traces de passage, une souille fréquentée, et voilà la preuve qu’un animal est passé là quelques heures plus tôt. Mais ces indices annoncent surtout ce qui va se jouer lorsque plusieurs mâles se retrouveront autour d’une même laie. Car le rut n’est pas seulement une affaire de reproduction. C’est aussi une période où la hiérarchie entre mâles va s’exprimer avec une intensité particulière...
Bonheurs de Chasses, tome 7


Les entreprises et les structures publiques sont notamment appelées à intégrer davantage la préservation de la ressource dans leurs stratégies et leurs pratiques. Cette réflexion sera au cœur de la table ronde « L’eau, un enjeu de civilisation : les acteurs du fleuve s’engagent ». Elle réunira notamment Clémence Aubert, secrétaire générale d’Initiatives pour l’Avenir des Grands Fleuves (IAGF), Benoit Martin, directeur des programmes Green Business – Agir pour l’eau aux Banques Populaires, et Lionel Rouillon, directeur du développement de Voies navigables de France. Les échanges permettront de confronter les approches économiques, environnementales et opérationnelles de la gestion de l’eau. La dimension internationale sera également mise en avant avec les Prix « Living with Rivers 2026 ». Le 15 octobre, à Marseille, Erik Orsenna, président d’IAGF, et les membres du jury remettront les distinctions aux trois lauréats de cette édition. La cérémonie permettra également de présenter les 52 nouveaux projets labellisés en 2026, conduits dans différents territoires à travers le monde. Ces initiatives visent à favoriser une coexistence durable entre les fleuves, les écosystèmes et les populations qui en dépendent. À travers ces rencontres, les Assises entendent rappeler une évidence devenue stratégique : préserver l’eau, c’est aussi préparer l’avenir des territoires et des sociétés qui vivent avec leurs fleuves...
Selon les acteurs réunis en Ariège, la densité atteindrait désormais un ours pour 7 km² dans certains secteurs, une situation jugée incompatible avec le maintien d’un élevage pastoral viable. La motion réclame notamment une meilleure protection des troupeaux, des moyens adaptés aux réalités du terrain et une évolution du cadre réglementaire. Les professionnels souhaitent également que le rôle économique, environnemental et culturel du pastoralisme soit davantage reconnu dans les politiques publiques.
Ces observations ne prouvent évidemment pas que l’opération réussira. Elles démontrent cependant qu’elle produit des résultats qui méritent d’être étudiés. Interrompre maintenant une expérimentation prévue jusqu’en 2029 reviendrait à rendre un verdict avant d’avoir recueilli toutes les données.
Contrairement à d’autres ongulés, le sanglier ne se caractérise pas par un maternage particulièrement démonstratif : les soins corporels sont limités et le léchage, notamment, est absent. Pour autant, cela ne signifie pas que les liens sociaux soient faibles. Au contraire, la tolérance entre les membres du groupe constitue progressivement le ciment de la compagnie. Les jeunes peuvent être acceptés par plusieurs femelles et il arrive même qu’une laie allaite un marcassin qui n’est pas le sien. Ce comportement relève davantage d’une forte tolérance sociale que d’une véritable adoption. Les interactions répétées entre adultes et jeunes renforcent ainsi les liens et installent progressivement les règles de la vie collective. Dans cette organisation, la proximité physique joue également un rôle important. Les bauges communes, où les animaux se reposent parfois les uns contre les autres, illustrent cette recherche de contact qui, après avoir été indispensable aux nouveau-nés pour conserver leur chaleur, devient aussi un élément de confort et de socialisation. La compagnie constitue donc un environnement dans lequel les jeunes apprennent progressivement à vivre avec leurs congénères et à trouver leur place au sein du groupe...
Le cerf semble donc capable de distinguer, au moins dans certaines situations, un promeneur d’une présence associée à un risque plus important. L’évitement passe ensuite par le choix du milieu. Un animal peut gagner un couvert plus dense, quitter temporairement une zone dérangée ou modifier ses horaires d’activité. Le sanglier constitue à cet égard un excellent sujet d’étude. Des travaux récents utilisant des colliers GPS montrent qu’après des battues, il peut modifier son utilisation de l’espace, réduire la fréquentation des secteurs chassés et augmenter son activité nocturne. Surtout, l’expérience accumulée au fil des chasses semble influencer les stratégies individuelles : certains animaux fuient, d’autres restent dans des zones refuges. Ces comportements posent une question intéressante : le gibier apprend-il la chasse ? Il serait excessif de parler d’un raisonnement comparable au nôtre. En revanche, l’animal est capable d’associer des lieux, des périodes, des odeurs, des bruits ou des configurations de l’environnement à un risque. La répétition d’expériences modifie alors ses décisions. C’est cette faculté d’apprentissage, de mémorisation et d’adaptation qui donne à certaines populations une étonnante capacité à déjouer les stratégies humaines...
Il expose notamment au Salon des Artistes français et connaît, de son vivant, une carrière couronnée de succès et une certaine notoriété. L’exposition propose de découvrir son parcours à travers six salles, chacune mettant en avant une facette de son travail. Les croquis et études préparatoires permettent notamment d’entrer dans sa technique et de comprendre la construction de ses œuvres. Une salle est consacrée à la neige, environnement dans lequel Rötig excelle à représenter les animaux sauvages. Une autre rassemble ses modèles privilégiés : cerfs, sangliers et chevreuils, particulièrement présents dans sa production. Mais la palette du peintre ne se limite pas au grand gibier. Les animaux exotiques, observés notamment dans les parcs zoologiques, occupent également une place dans son œuvre, tandis qu’une dernière section témoigne de la diversité des espèces qu’il a représentées. À travers ses tableaux, Rötig cherche à saisir les animaux dans leur environnement et dans des attitudes naturelles. L’exposition invite ainsi à pénétrer « au cœur des forêts », mais aussi dans cette intimité animale que le peintre s’attachait à observer et à restituer. Présentée au 4 bis, place de Samois, à Moret-Loing-et-Orvanne, l’exposition est ouverte les vendredis, samedis et dimanches, de 14 h à 18 h. L’entrée est libre. Un catalogue regroupant les visuels des œuvres exposées est également disponible à l’accueil du musée. La ville de Moret-sur-Loing, où Rötig a vécu, offre ainsi un cadre particulièrement approprié pour redécouvrir l’œuvre de ce peintre animalier.
La Commission entend notamment rechercher les lourdeurs administratives qui pourraient être supprimées, simplifier certaines procédures et renforcer la sécurité juridique, sans diminuer les exigences environnementales. Le sujet est loin d’être anecdotique. La directive Oiseaux constitue depuis la fin des années 1970 l’un des piliers de la politique européenne de conservation, tandis que la directive Habitats, adoptée au début des années 1990, a notamment contribué à la construction du réseau Natura 2000. Leur application concerne donc directement la gestion des territoires, la protection des espèces et, dans certains cas, les activités agricoles, forestières, touristiques ou cynégétiques. La Commission veut surtout savoir où se trouvent les difficultés concrètes. Le calendrier est désormais engagé : après la consultation publique et les échanges avec les États membres et les parties prenantes, un nouveau dialogue avec la commissaire Jessika Roswall est prévu ce mois-ci, avant un rapport attendu d’ici à la fin de 2026. À ce stade, aucune modification des directives n’est donc arrêtée...
Le grand gibier concentre également une part importante de l’accidentologie, en raison notamment de l’usage plus fréquent des armes à feu et des situations de tir qui peuvent être complexes. Autre règle essentielle : l’identification de la cible et la prise en compte de l’environnement avant chaque tir. Une route, une habitation, un chemin ouvert au public, un véhicule ou un autre participant à la chasse doivent être intégrés dans l’analyse de la situation. L’OFB rappelle que le respect des angles de sécurité constitue l’un des moyens essentiels de limiter les risques. Le bilan fait apparaître un phénomène différent pour les incidents. L’OFB en a recensé 122 au cours de la saison 2025-2026, correspondant notamment à des dégâts matériels ou à des blessures infligées à des animaux domestiques, sans dommage corporel pour les personnes. Alors que les accidents diminuent sur vingt ans, ces incidents tendent, eux, à augmenter. Cette évolution rappelle que la sécurité ne se limite pas à prévenir les accidents corporels. Les tirs en direction d’habitations ou de véhicules, comme les mauvaises appréciations de l’environnement immédiat, peuvent également avoir des conséquences importantes sans provoquer de blessure. La baisse de l’accidentologie depuis vingt ans est notamment mise en relation avec l’évolution de la formation et de l’examen du permis de chasser, ainsi qu’avec les actions de sensibilisation menées par l’OFB et les fédérations. Mais les chiffres montrent aussi que la vigilance individuelle demeure le principal rempart : identifier avant de tirer, maîtriser son arme et connaître précisément son environnement restent les réflexes essentiels pour continuer à faire reculer les accidents.