Bonheurs de Chasses, tome 7

Sanglier : prémices du rut, une affaire de force et... de patience

À partir de la mi-octobre, et jusqu’en janvier selon les régions, le climat et les conditions alimentaires, les habitudes des animaux commencent à changer. Les traces deviennent plus nombreuses, certains arbres portent les marques de frottements répétés et les trajets nocturnes des bêtes noires semblent soudain plus longs. La forêt raconte le rut avant même que l’on voie les sangliers. Le véritable déclencheur est pourtant à chercher du côté des laies. Lorsque l’une d’elles devient réceptive, elle provoque l’agitation des mâles. Son cycle œstral, d’environ 21 à 23 jours, permet plusieurs épisodes de réceptivité au cours de la saison. Pour les grands mâles, commence alors une période de déplacements parfois considérables. Ces solitaires, qui occupent habituellement un secteur bien défini, peuvent parcourir plusieurs kilomètres au cours de leurs pérégrinations nocturnes. Leur présence se devine aussi à d’autres indices. Les mictions répétées accompagnent leurs déplacements et participent probablement à la communication entre individus. À proximité d’un grand mâle en rut, une odeur caractéristique peut d’ailleurs être perceptible. Pour l’observateur attentif, tous ces détails composent une sorte de carte invisible : un arbre frotté, une coulée fraîche, des traces de passage, une souille fréquentée, et voilà la preuve qu’un animal est passé là quelques heures plus tôt. Mais ces indices annoncent surtout ce qui va se jouer lorsque plusieurs mâles se retrouveront autour d’une même laie. Car le rut n’est pas seulement une affaire de reproduction. C’est aussi une période où la hiérarchie entre mâles va s’exprimer avec une intensité particulière...

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L’eau, un enjeu de civilisation au cœur des Assises nationales du fleuve 2026

L’eau s’impose comme l’un des grands enjeux des Assises nationales du fleuve 2026, qui se tiendront à Marseille. Bien au-delà de la seule question de la ressource, les échanges entendront montrer combien l’avenir des fleuves concerne désormais l’ensemble de la société : entreprises, collectivités, associations, gestionnaires des voies navigables, acteurs économiques et citoyens. Dans un contexte marqué par les sécheresses, les épisodes de fortes pluies, la dégradation de certains écosystèmes et les tensions croissantes autour des usages de l’eau, les organisateurs souhaitent mettre en lumière les initiatives concrètes qui contribuent à une meilleure cohabitation entre les activités humaines et les milieux aquatiques. L’objectif des Assises est ainsi de mobiliser davantage les acteurs du fleuve, mais aussi de faire connaître les projets déjà engagés sur les territoires. L’eau n’est plus seulement considérée comme une ressource à gérer : elle devient un enjeu transversal touchant l’économie, l’aménagement, l’environnement, les transports et la qualité de vie. Les entreprises et les structures publiques sont notamment appelées à intégrer davantage la préservation de la ressource dans leurs stratégies et leurs pratiques. Cette réflexion sera au cœur de la table ronde « L’eau, un enjeu de civilisation : les acteurs du fleuve s’engagent ». Elle réunira notamment Clémence Aubert, secrétaire générale d’Initiatives pour l’Avenir des Grands Fleuves (IAGF), Benoit Martin, directeur des programmes Green Business – Agir pour l’eau aux Banques Populaires, et Lionel Rouillon, directeur du développement de Voies navigables de France. Les échanges permettront de confronter les approches économiques, environnementales et opérationnelles de la gestion de l’eau. La dimension internationale sera également mise en avant avec les Prix « Living with Rivers 2026 ». Le 15 octobre, à Marseille, Erik Orsenna, président d’IAGF, et les membres du jury remettront les distinctions aux trois lauréats de cette édition. La cérémonie permettra également de présenter les 52 nouveaux projets labellisés en 2026, conduits dans différents territoires à travers le monde. Ces initiatives visent à favoriser une coexistence durable entre les fleuves, les écosystèmes et les populations qui en dépendent. À travers ces rencontres, les Assises entendent rappeler une évidence devenue stratégique : préserver l’eau, c’est aussi préparer l’avenir des territoires et des sociétés qui vivent avec leurs fleuves...

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La semaine en bref...

- Alpes de Haute-Provence : un accident mortel s’est produit dimanche 4 octobre dans le secteur d’Entrages. Un homme a fait une chute alors qu’il évoluait dans le secteur du bois des Dourbettes, au cours d’une partie de chasse. Les circonstances précises de l’accident restent à établir. Face à la gravité de la situation, d’importants moyens de secours ont été mobilisés. Les sauveteurs du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Jausiers ont été dépêchés sur place par hélicoptère. Un médecin a également été transporté afin de prendre en charge la victime au plus vite. L’intervention aérienne a été assurée avec le concours de la section aérienne de la gendarmerie de Jausiers. Malgré l’intervention rapide des secours et les soins prodigués sur place, l’homme n’a pas pu être sauvé et a succombé à ses blessures. L’accident rappelle les risques liés aux déplacements sur des terrains escarpés et accidentés, particulièrement présents dans les secteurs montagneux lors des parties de chasse. Les circonstances exactes de la chute devront être précisées par les investigations.

 

- Ariège : réunis à Ax-les-Thermes, à l’occasion de la 41e Rencontre nationale du pastoralisme, éleveurs, élus et représentants du monde pastoral ont adopté la « Motion d’Ax-les-Thermes ». Ils demandent l’élaboration, dès 2026, d’une nouvelle loi consacrée au pastoralisme afin de mieux prendre en compte les difficultés rencontrées par les éleveurs de montagne. Les participants alertent sur une accumulation de crises : changement climatique, sécheresses, difficultés sanitaires, évolution des pratiques agricoles et pression croissante de la faune sauvage. La présence des grands prédateurs, en particulier de l’ours, constitue l’un des principaux sujets de tension. Selon les acteurs réunis en Ariège, la densité atteindrait désormais un ours pour 7 km² dans certains secteurs, une situation jugée incompatible avec le maintien d’un élevage pastoral viable. La motion réclame notamment une meilleure protection des troupeaux, des moyens adaptés aux réalités du terrain et une évolution du cadre réglementaire. Les professionnels souhaitent également que le rôle économique, environnemental et culturel du pastoralisme soit davantage reconnu dans les politiques publiques.

 

- Aude : la justice administrative a rejeté la demande de suspension en urgence de la chasse à la perdrix grise des Pyrénées, déposée par l’association One Voice. Saisi en référé, le tribunal administratif de Montpellier a considéré que la condition d’urgence n’était pas remplie et a donc refusé de suspendre l’arrêté préfectoral autorisant la chasse de cette espèce dans l’Aude. One Voice contestait cette autorisation en invoquant notamment l’état préoccupant des populations. L’association souhaitait obtenir une suspension immédiate de la chasse, dans l’attente du jugement sur le fond de l’affaire. Le juge des référés n’a toutefois pas retenu l’urgence. La chasse peut donc se poursuivre dans le cadre fixé par l’arrêté préfectoral. Cette décision ne constitue pas pour autant une validation définitive de la chasse par la justice administrative : elle porte uniquement sur la demande de suspension en urgence. Le tribunal devra encore examiner le recours sur le fond, notamment la légalité de l’autorisation et les éléments relatifs à l’état de conservation de la population...

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Grand Tétras : mardi 13 octobre, à Saint-Dié des Vosges, comité de pilotage de la dernière chance...

Le 1er septembre, nous posions une question simple : a-t-on encore le droit d’essayer ? Après plusieurs décennies de protection, le constat demeure implacable. Le Grand Tétras, autrefois présent en nombre dans les Vosges, est aujourd’hui au bord de l’extinction. Sa population est passée d’environ 2 200 adultes en 1939 à quelques individus seulement à la fin de 2023. Face à cet échec, le Parc naturel régional des Ballons des Vosges a choisi une autre voie : tenter, avec l’appui de l’État et de la Norvège, un renforcement de population à partir d’oiseaux sauvages. L’expérimentation, autorisée pour cinq ans, doit permettre d’en mesurer objectivement les résultats. Les premières années ont été difficiles, avec une mortalité importante parmi les oiseaux transférés. Mais 2026 a apporté des éléments nouveaux : dix-sept oiseaux supplémentaires ont été relâchés, au moins quatre jeunes ont été détectés dans la réserve du Grand Ventron et « Nora », une femelle transférée en 2024, a encore été photographiée plus de 820 jours après son lâcher. Ces observations ne prouvent évidemment pas que l’opération réussira. Elles démontrent cependant qu’elle produit des résultats qui méritent d’être étudiés. Interrompre maintenant une expérimentation prévue jusqu’en 2029 reviendrait à rendre un verdict avant d’avoir recueilli toutes les données.

Une mobilisation sans précédent...

Depuis le début du mois de septembre, la défense du renforcement de population du Grand Tétras vosgien a changé de dimension. Autour de la nécessité de conserver l’oiseau emblématique des montagnes vosgiennes, se sont progressivement réunis des chasseurs, des scientifiques, des naturalistes, des spécialistes du Grand Tétras et des acteurs de la conservation venus de plusieurs régions et de plusieurs pays européens. La Fédération des chasseurs des Vosges, sous l’impulsion de son président Frédéric Tissier, de ses administrateurs Jean-Jacques Claude et Jean-Pierre Briot, a pris toute sa part dans cette mobilisation. Leur engagement rejoint celui de Jean-Marc Delcasso, président de la Fédération des chasseurs des Hautes-Pyrénées, vice-président de l’Observatoire des galliformes de montagne (OGM) et président de l’Association nationale des chasseurs de montagne (ANCM), qui représente une trentaine de fédérations départementales. Son expérience et ses relations avec les acteurs espagnols du centre de Valsemana, dans la cordillère Cantabrique, ont également permis d’élargir la réflexion aux expériences européennes de conservation. Sur le terrain scientifique, Emmanuel Menoni, biologiste spécialiste du Grand Tétras en France, a mobilisé une dizaine de scientifiques référents afin de rédiger une tribune adressée à Monique Barbut, ministre de la Transition écologique. Une démarche importante : au-delà des convictions de chacun, le débat doit désormais être replacé sur le terrain des données, des méthodes et de l’évaluation scientifique....

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Sangliers : les liens sociaux qui structurent la compagnie

Chez le sanglier, la compagnie n’est pas une simple réunion d’animaux partageant un même territoire. Elle repose sur une organisation sociale construite très tôt, au sein de laquelle la tolérance et la cohésion jouent un rôle essentiel. Dès la naissance, les marcassins sont réunis dans le chaudron aménagé par la laie. Leur nombre et leur proximité favorisent les premiers contacts entre individus et contribuent à leur maintien au chaud. Après cette période d’isolement liée à la mise bas, plusieurs laies peuvent à nouveau se regrouper avec leurs jeunes. Les marcassins se retrouvent alors en contact avec différentes femelles adultes et avec des jeunes qui ne sont pas nécessairement leurs frères et sœurs. Contrairement à d’autres ongulés, le sanglier ne se caractérise pas par un maternage particulièrement démonstratif : les soins corporels sont limités et le léchage, notamment, est absent. Pour autant, cela ne signifie pas que les liens sociaux soient faibles. Au contraire, la tolérance entre les membres du groupe constitue progressivement le ciment de la compagnie. Les jeunes peuvent être acceptés par plusieurs femelles et il arrive même qu’une laie allaite un marcassin qui n’est pas le sien. Ce comportement relève davantage d’une forte tolérance sociale que d’une véritable adoption. Les interactions répétées entre adultes et jeunes renforcent ainsi les liens et installent progressivement les règles de la vie collective. Dans cette organisation, la proximité physique joue également un rôle important. Les bauges communes, où les animaux se reposent parfois les uns contre les autres, illustrent cette recherche de contact qui, après avoir été indispensable aux nouveau-nés pour conserver leur chaleur, devient aussi un élément de confort et de socialisation. La compagnie constitue donc un environnement dans lequel les jeunes apprennent progressivement à vivre avec leurs congénères et à trouver leur place au sein du groupe...

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Les stratégies d’évitement du gibier : ce que la chasse apprend sur l’intelligence animale

Face à une pression de chasse répétée, le gibier ne réagit pas toujours de la même manière. Chez les cervidés, le premier mécanisme observable est la vigilance : tête relevée, écoute, observation des alentours, interruption de l’alimentation. Une étude menée sur le cerf élaphe dans les Highlands écossais montre que la vigilance augmente pendant la période de chasse et que les animaux consacrent davantage de temps au déplacement et à la détection d’une menace qu’en période de simple fréquentation humaine. Le cerf semble donc capable de distinguer, au moins dans certaines situations, un promeneur d’une présence associée à un risque plus important. L’évitement passe ensuite par le choix du milieu. Un animal peut gagner un couvert plus dense, quitter temporairement une zone dérangée ou modifier ses horaires d’activité. Le sanglier constitue à cet égard un excellent sujet d’étude. Des travaux récents utilisant des colliers GPS montrent qu’après des battues, il peut modifier son utilisation de l’espace, réduire la fréquentation des secteurs chassés et augmenter son activité nocturne. Surtout, l’expérience accumulée au fil des chasses semble influencer les stratégies individuelles : certains animaux fuient, d’autres restent dans des zones refuges. Ces comportements posent une question intéressante : le gibier apprend-il la chasse ? Il serait excessif de parler d’un raisonnement comparable au nôtre. En revanche, l’animal est capable d’associer des lieux, des périodes, des odeurs, des bruits ou des configurations de l’environnement à un risque. La répétition d’expériences modifie alors ses décisions. C’est cette faculté d’apprentissage, de mémorisation et d’adaptation qui donne à certaines populations une étonnante capacité à déjouer les stratégies humaines...

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Georges Frédéric Rötig : la faune sauvage au cœur de la peinture

Les amateurs d’art animalier ont rendez-vous au Musée municipal de Moret-sur-Loing (Seine et Marne), qui consacre une exposition à Georges Frédéric Rötig (1873-1961) jusqu’au 29 novembre 2026. Intitulée Georges Frédéric Rötig : un peintre, deux ateliers, l’exposition réunit plus de 70 œuvres, exceptionnellement rassemblées à partir de collections privées. Né au Havre en 1873, Rötig suit les cours de l’École des Beaux-Arts de sa ville avant de poursuivre sa formation à Paris. Il expose notamment au Salon des Artistes français et connaît, de son vivant, une carrière couronnée de succès et une certaine notoriété. L’exposition propose de découvrir son parcours à travers six salles, chacune mettant en avant une facette de son travail. Les croquis et études préparatoires permettent notamment d’entrer dans sa technique et de comprendre la construction de ses œuvres. Une salle est consacrée à la neige, environnement dans lequel Rötig excelle à représenter les animaux sauvages. Une autre rassemble ses modèles privilégiés : cerfs, sangliers et chevreuils, particulièrement présents dans sa production. Mais la palette du peintre ne se limite pas au grand gibier. Les animaux exotiques, observés notamment dans les parcs zoologiques, occupent également une place dans son œuvre, tandis qu’une dernière section témoigne de la diversité des espèces qu’il a représentées. À travers ses tableaux, Rötig cherche à saisir les animaux dans leur environnement et dans des attitudes naturelles. L’exposition invite ainsi à pénétrer « au cœur des forêts », mais aussi dans cette intimité animale que le peintre s’attachait à observer et à restituer. Présentée au 4 bis, place de Samois, à Moret-Loing-et-Orvanne, l’exposition est ouverte les vendredis, samedis et dimanches, de 14 h à 18 h. L’entrée est libre. Un catalogue regroupant les visuels des œuvres exposées est également disponible à l’accueil du musée. La ville de Moret-sur-Loing, où Rötig a vécu, offre ainsi un cadre particulièrement approprié pour redécouvrir l’œuvre de ce peintre animalier.


Directives Oiseaux et Habitats : Bruxelles met la protection de la nature à l’épreuve

Faut-il changer les règles européennes de protection de la nature ou apprendre à mieux les appliquer ? C’est, en substance, la question posée par le « test de résistance » lancé en 2026 par la Commission européenne sur les directives Oiseaux et Habitats. L’objectif affiché n’est pas de remettre en cause le niveau de protection, mais de vérifier si ces deux textes permettent toujours d’atteindre leurs objectifs de conservation de façon efficace et cohérente. La Commission entend notamment rechercher les lourdeurs administratives qui pourraient être supprimées, simplifier certaines procédures et renforcer la sécurité juridique, sans diminuer les exigences environnementales. Le sujet est loin d’être anecdotique. La directive Oiseaux constitue depuis la fin des années 1970 l’un des piliers de la politique européenne de conservation, tandis que la directive Habitats, adoptée au début des années 1990, a notamment contribué à la construction du réseau Natura 2000. Leur application concerne donc directement la gestion des territoires, la protection des espèces et, dans certains cas, les activités agricoles, forestières, touristiques ou cynégétiques. La Commission veut surtout savoir où se trouvent les difficultés concrètes. Le calendrier est désormais engagé : après la consultation publique et les échanges avec les États membres et les parties prenantes, un nouveau dialogue avec la commissaire Jessika Roswall est prévu ce mois-ci, avant un rapport attendu d’ici à la fin de 2026. À ce stade, aucune modification des directives n’est donc arrêtée...

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Accidents de chasse : les principales causes restent liées au comportement

Le nombre d’accidents de chasse continue de diminuer sur le long terme. Dans son bilan de la saison précédente, l’Office français de la biodiversité (OFB) recense 92 accidents, dont quatre mortels. Sur vingt ans, leur nombre a baissé de 49 %. Les chasseurs restent largement majoritaires parmi les personnes concernées, avec 89 % des victimes. Derrière cette tendance favorable, l’analyse des circonstances montre que les règles fondamentales de sécurité restent déterminantes. La manipulation, la tenue et le transport de l’arme constituent notamment des points de vigilance importants, en particulier dans les accidents impliquant une seule personne. Le grand gibier concentre également une part importante de l’accidentologie, en raison notamment de l’usage plus fréquent des armes à feu et des situations de tir qui peuvent être complexes. Autre règle essentielle : l’identification de la cible et la prise en compte de l’environnement avant chaque tir. Une route, une habitation, un chemin ouvert au public, un véhicule ou un autre participant à la chasse doivent être intégrés dans l’analyse de la situation. L’OFB rappelle que le respect des angles de sécurité constitue l’un des moyens essentiels de limiter les risques. Le bilan fait apparaître un phénomène différent pour les incidents. L’OFB en a recensé 122 au cours de la saison 2025-2026, correspondant notamment à des dégâts matériels ou à des blessures infligées à des animaux domestiques, sans dommage corporel pour les personnes. Alors que les accidents diminuent sur vingt ans, ces incidents tendent, eux, à augmenter. Cette évolution rappelle que la sécurité ne se limite pas à prévenir les accidents corporels. Les tirs en direction d’habitations ou de véhicules, comme les mauvaises appréciations de l’environnement immédiat, peuvent également avoir des conséquences importantes sans provoquer de blessure. La baisse de l’accidentologie depuis vingt ans est notamment mise en relation avec l’évolution de la formation et de l’examen du permis de chasser, ainsi qu’avec les actions de sensibilisation menées par l’OFB et les fédérations. Mais les chiffres montrent aussi que la vigilance individuelle demeure le principal rempart : identifier avant de tirer, maîtriser son arme et connaître précisément son environnement restent les réflexes essentiels pour continuer à faire reculer les accidents.