La Fédération nationale des chasseurs (FNC) se félicite de la décision rendue le vendredi 11 septembre par la juge des référés du Conseil d’État. Celle-ci rejette la demande de l’association One Voice visant à suspendre la chasse de la tourterelle des bois pour la saison 2026-2027. L’arrêté ministériel du 21 août, fixant le plafond national à 12 000 prélèvements, est ainsi maintenu. Le juge des référés n’a pas retenu les arguments avancés par l’association, notamment ceux relatifs à l’état de conservation de l’espèce en France pour justifier une suspension immédiate.
La chasse de la tourterelle des bois avait été de nouveau autorisée en France en 2025, après quatre années de suspension. Sa réouverture s’inscrit dans un cadre strictement réglementé et repose sur un dispositif de gestion adaptative. Dans son ordonnance, le Conseil d’État relève que cette décision est conforme aux recommandations scientifiques formulées au niveau européen. Le groupe d’experts de la Commission européenne a notamment constaté une progression significative des effectifs de tourterelles des bois à l’échelle du couloir migratoire ouest-européen, avec une hausse globale de 46,6 % depuis 2021. La juridiction souligne également que, pour une espèce migratrice, les enjeux de conservation doivent être appréciés à l’échelle de l’ensemble de son aire de répartition, et non au seul regard de l’évolution des populations nicheuses françaises. Pour la FNC, cette décision constitue une reconnaissance importante d’une gestion des espèces fondée sur la science et les données disponibles. Ce principe consiste à observer les populations, mesurer leur évolution, adapter les prélèvements et réévaluer régulièrement les décisions, à la hausse comme à la baisse. Willy Schraen, président de la FNC, estime que cette décision « remet une nouvelle fois la science au centre du débat ». Il rappelle que la réouverture de la chasse n’a pas été décidée au hasard, mais sur la base de données scientifiques, d’une amélioration des populations et d’un quota strictement encadré. La FNC considère ainsi que lorsque les indicateurs permettent une chasse durable, une interdiction de principe ne se justifie pas.
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La chasse... demain !

Cette vidange est également plus marquée qu’en août 2025. Cette situation s’explique principalement par le déficit de pluie efficace observé depuis mai, auquel se sont ajoutées une sécheresse plus importante et des températures élevées depuis juin. Les pluies orageuses de l’été, parfois abondantes, ne suffisent pas à inverser la tendance : elles s’infiltrent peu dans les sols, tandis que la chaleur accentue l’évapotranspiration et les besoins en eau de la végétation. Les prélèvements destinés notamment à l’irrigation et au tourisme peuvent également accélérer localement la baisse. Les nappes à forte inertie poursuivent ainsi leur décrue dans de nombreux secteurs, notamment en Beauce, en Normandie, dans le Bassin parisien, en Lorraine, en Bresse, dans la Dombes et dans l’est lyonnais. Les nappes plus réactives connaissent elles aussi une baisse quasi généralisée. Quelques secteurs seulement se stabilisent, notamment dans le Quercy, les Cévennes, la Montagne noire ou encore l’Hérault. Pour les territoires de chasse, l’évolution des réserves souterraines constitue un indicateur à surveiller. L’eau est un élément essentiel des habitats fréquentés par le gibier, qu’il s’agisse des zones humides, des mares, des petits cours d’eau ou des secteurs où la végétation fournit alimentation et couvert. Une sécheresse prolongée peut donc modifier les conditions de vie des animaux, leur accès à l’eau et la disponibilité de certaines ressources alimentaires. Le BRGM signale toutefois quelques faibles réactions à la hausse après les dernières pluies. Elles ne permettent pas encore de parler de recharge des nappes. À l’ouverture de la saison de chasse, la question de l’eau restera donc particulièrement importante : pour les cultures comme pour les milieux naturels, le retour des pluies devra être suffisamment durable pour que les réserves souterraines puissent réellement se reconstituer.
Ces épreuves valident les capacités du chien à suivre une voie dite « froide », mais aussi l’aptitude du conducteur à interpréter les indices et à accompagner efficacement son chien sans perturber sa quête. Ces validations contribuent également à renouveler les équipes spécialisées disponibles pour retrouver les animaux blessés et ainsi limiter les souffrances du gibier.
Ses effectifs sont suivis par des comptages nocturnes et des réseaux départementaux afin d’adapter les prélèvements à la situation locale. Le lapin de garenne présente un tableau beaucoup plus préoccupant. Les maladies, notamment la myxomatose et la maladie hémorragique virale, ont fortement réduit ses populations, mais elles n’expliquent pas tout. La disparition des haies, des ronciers, des garennes et de certains habitats favorables a également réduit la capacité d’accueil des territoires. Les perdrix connaissent elles aussi des difficultés. La perdrix grise, caractéristique des grandes plaines céréalières du Centre et du Nord, reste présente, mais son succès reproducteur est régulièrement faible. La perdrix rouge, adaptée aux paysages secs, ouverts et diversifiés, affiche elle aussi, une tendance particulièrement défavorable, avec une baisse des effectifs nicheurs de 51 % sur le long terme et de 46 % sur le court terme dans les données présentées par l’OFB. À l’inverse, le faisan commun connaît une dynamique positive : ses densités françaises progressaient entre 2008 et 2018 et les suivis des oiseaux communs font apparaître des hausses de 25 % à long terme et de 16 % à court terme. Le pigeon ramier constitue le cas le plus spectaculaire, avec une progression estimée à 124 % sur le long terme et 25 % sur le court terme. Ces trajectoires contrastées montrent une réalité essentielle : il n’existe pas un seul « petit gibier français », mais des espèces dont les populations réagissent différemment aux conditions du milieu. Leur gestion ne peut donc être uniforme et doit tenir compte des réalités propres à chaque territoire...
L’objectif est de mieux documenter la circulation de la maladie chez le chien, notamment chez les animaux utilisés pour la chasse au sanglier. Plusieurs cas ont été confirmés en France en 2026. La maladie d’Aujeszky est provoquée par un herpèsvirus dont les sangliers sauvages constituent un réservoir. Les chiens peuvent être contaminés notamment lors de contacts avec un sanglier infecté, par morsure, contact avec une plaie ou ingestion de viande et d’abats crus. Chez les carnivores, l’évolution est particulièrement brutale : démangeaisons intenses, troubles nerveux, salivation et, généralement, mort en 24 à 48 heures. Cette infection présente toutefois une particularité importante : elle n’est pas transmissible à l’homme. Les chiens, eux, sont considérés comme particulièrement vulnérables et la maladie est systématiquement mortelle lorsqu’elle se déclare. Il n’existe pas de traitement curatif. Dans ce contexte, la nouvelle procédure de déclaration doit permettre de recueillir davantage d’informations sur les cas rencontrés sur le terrain et d’améliorer la connaissance de leur répartition. Elle s’adresse à l’ensemble des praticiens susceptibles de prendre en charge un chien présentant des signes compatibles avec la maladie. Pour les chasseurs, cette surveillance vient compléter les mesures de prévention déjà recommandées : éviter que les chiens mordent les sangliers, les éloigner des carcasses, ne pas leur donner de viande ou d’abats crus et nettoyer le matériel potentiellement souillé.
Le même mouvement concerne d’autres départements et des décisions portant sur des arrêtés antérieurs ont encore produit des annulations en 2026. Mais le blaireau n’est qu’un front parmi d’autres. L’ASPAS a engagé une action contre l’État concernant la gestion du renard, tandis que les associations interviennent également sur les oiseaux, les ESOD, la chasse à courre ou encore les tirs de certaines espèces. En mars dernier, cette association déposait ainsi plainte contre X à propos d’une immense bâche installée en forêt de Dreux dans le cadre d’une chasse à courre. Le plus important n’est finalement pas le nombre de procédures. C’est la constance de la stratégie. Chaque arrêté devient une occasion de recours ; chaque recours, une communication, chaque victoire, un précédent et un argument pour la bataille suivante. L’ASPAS revendique elle-même cette logique d’action juridique répétée et coordonnée avec d’autres associations. Pendant ce temps, les chasseurs donnent parfois l’impression de découvrir le combat lorsque celui-ci arrive devant leur porte. Ils savent défendre une chasse menacée, mobiliser leurs adhérents et interpeller les élus, mais leur stratégie reste souvent défensive. Les anti-chasse travaillent à transformer progressivement le rapport de force, mais les chasseurs semblent encore trop souvent travailler à empêcher qu’il change...
Les forestiers misent sur une grande diversité d’essences, adaptées aux caractéristiques des sols et aux évolutions climatiques. À l’automne 2025, une nouvelle campagne a ainsi permis de reprendre les plantations, avec 245 000 jeunes plants prévus sur 91 hectares. Au printemps 2026, le projet atteignait 918 000 arbres et arbustes plantés depuis son lancement. Les contrôles de reprise des premières plantations se révèlent particulièrement encourageants, avec un taux moyen de 93 % à cinq ans. Le pépiniériste Naudet n’est pas seulement fournisseur de plants : l’entreprise intervient également dans la plantation et le suivi des projets forestiers. Son histoire remonte à 1876 et son activité couvre aujourd’hui la production de plants, le boisement, le reboisement et l’agroforesterie. Cette expertise trouve un autre terrain d’expression à Leuglay, en Côte-d’Or. Les Pépinières Naudet y sont implantées 4, rue de Lugny, au cœur du Parc national de forêts. L’entreprise y a notamment développé un pôle agroforestier de 50 hectares, conçu entre 2019 et 2020 comme un laboratoire à ciel ouvert consacré aux interactions entre arbres, cultures, sols et biodiversité. De la création d’un nouveau massif forestier aux portes de Paris aux expérimentations conduites dans le Parc national de forêts, le fil conducteur est finalement le même : préparer aujourd’hui des forêts capables de résister aux conditions de demain. (Photo Naudet Forêt)
Pourquoi remplacer cet outil par une protection définitive, alors que les causes du déclin résident largement dans l’état des habitats, les dérangements et le changement climatique ? Le sujet n’est donc pas de défendre quelques fusils. Il est de savoir qui, demain, continuera à agir concrètement dans les massifs. Depuis des années, les fédérations de chasseurs financent et réalisent des suivis, des comptages, des études et des travaux d’habitat. Dans les Pyrénées-Atlantiques, elles ont notamment ouvert des clairières, restauré des sous-bois, planté des essences favorables et cartographié les biotopes potentiels. Dans les Pyrénées-Orientales, des opérations ont restauré des mosaïques de milieux et amélioré leur connectivité. Ces actions mobilisent des bénévoles, des moyens financiers. C’est précisément là que se trouve le risque d’une protection définitive. Il serait illusoire de croire que le seul changement de statut produira mécaniquement les biotopes dont ces oiseaux ont besoin. La protection juridique peut être nécessaire ; elle ne remplace ni l’entretien d’une forêt, ni l’ouverture d’un milieu, ni le suivi d’une population. 
Elle ne garantit pas davantage que les acteurs qui financent aujourd’hui ces opérations continueront à le faire avec la même intensité si la mobilisation du terrain disparaît. Le Conseil d’État dispose d’un précédent essentiel : sa jurisprudence sur le Grand Tétras a consacré la nécessité d’une suspension lorsque l’état de conservation l’impose, tout en laissant ouverte la possibilité d’une évolution si de nouvelles données le justifient. La gestion adaptative n’est pas un permis de chasser : c’est un engagement à ne prélever que lorsque la science le permet. Maintenir ces espèces dans le champ de cette gestion, avec des moratoires reconductibles et des quotas pouvant rester à zéro, c’est donc défendre une conservation active, mesurable et réversible. Pour le Grand Tétras comme pour le lagopède, l’enjeu n’est pas de chasser aujourd’hui. Il est de donner encore demain une chance à leurs biotopes, à leurs populations et à ceux qui les entretiennent.
Ce fonctionnement permet aux tourbières de stocker durablement du carbone et de retenir de grandes quantités d’eau, contribuant notamment à atténuer les effets des épisodes météorologiques extrêmes. Mais le drainage bouleverse complètement cet équilibre. Pour permettre l’exploitation agricole ou forestière, de nombreuses tourbières ont été asséchées. Lorsque la tourbe n’est plus gorgée d’eau, elle est exposée à l’oxygène : la matière organique se décompose alors plus rapidement, entraînant une perte de matières et d’importantes émissions de gaz à effet de serre. La dégradation s’accompagne également d’une modification de la disponibilité des nutriments et d’une disparition d’une partie des espèces végétales spécialisées. Une tourbière drainée peut ainsi passer du statut de puits de carbone à celui de source de carbone. La restauration repose généralement sur une opération de réhumidification, destinée à rétablir des conditions humides et pauvres en nutriments. Le retour de l’eau peut stopper les émissions liées à la dégradation de la tourbe et permettre la reprise progressive de son accumulation. Il peut aussi améliorer la capacité du milieu à absorber les précipitations importantes. Cette restauration n’est toutefois pas synonyme de retour automatique à l’état initial. C’est précisément ce que montre une étude menée dans de petites tourbières de la zone tempérée européenne, en Allemagne...
Dans les campagnes, il devient également un outil majeur de protection des cultures. Mais cette efficacité exceptionnelle a un revers : à force d’être utilisé partout, le produit sélectionne des populations d’insectes résistantes, tandis que ses résidus s’accumulent dans les sols et les organismes vivants. Dans les années 1960, les premières alertes prennent une ampleur considérable, notamment avec Printemps silencieux, publié par Rachel Carson en 1962. Le problème n’est plus seulement l’insecte visé : le DDT persiste dans l’environnement, se concentre dans les tissus graisseux et remonte les chaînes alimentaires. Chez les oiseaux, son métabolite DDE provoque notamment un amincissement des coquilles d’œufs, contribuant au déclin spectaculaire de plusieurs rapaces. Le plus étonnant est peut-être sa capacité à voyager. Le DDT peut être transporté sur de très longues distances par l’atmosphère. Des décennies après son utilisation, ses résidus sont encore détectés dans des régions où il n’a jamais été employé, jusqu’à l’Arctique. Certaines données font également état de traces chez les poissons, les oiseaux, les mammifères marins et les ours polaires. Le DDT est désormais considéré comme un polluant organique persistant. Son utilisation agricole a été interdite dans la plupart des pays dès les années 1970-1980. La convention de Stockholm, entrée en vigueur en 2004, en restreint aujourd’hui fortement l’usage, tout en permettant encore son emploi, sous conditions, pour lutter contre certains vecteurs du paludisme lorsqu’aucune alternative suffisamment efficace et accessible n’existe. La leçon dépasse donc largement le seul DDT : un produit peut sembler miraculeux à court terme et révéler plusieurs décennies plus tard les conséquences de sa persistance. Aujourd’hui, l’enjeu est double : poursuivre la surveillance des contaminants historiques et surtout éviter que les pesticides actuels ne deviennent les polluants persistants de demain.
La disparition des zones humides est donc un problème qui dépasse largement les frontières d’un seul pays. Urbanisation, artificialisation, évolution des pratiques agricoles ou aménagement du territoire contribuent à réduire les habitats disponibles. Pour les chasseurs de gibier d’eau, cette évolution est particulièrement préoccupante : une chasse durable suppose avant tout des populations sauvages en bonne santé et des habitats capables de les accueillir. C’est dans cette logique qu’une initiative mérite d’être particulièrement mise en avant. Des organisations cynégétiques de sept pays d’Europe du Nord ont créé le Waterfowlers’ Network, un réseau destiné à favoriser la gestion transfrontalière de la sauvagine et son utilisation durable. L’originalité de la démarche est de ne pas se limiter à défendre la chasse. Le réseau investit également dans la restauration et la création d’habitats de reproduction, notamment en Finlande. Des financements sont ainsi mobilisés pour transformer concrètement des territoires dégradés en nouvelles zones favorables à la reproduction des oiseaux d’eau. L’initiative appelle désormais les chasseurs et leurs organisations dans toute l’Europe à participer à cet effort. Les contributions collectées sont destinées à financer des projets de restauration, en coopération avec les programmes déjà engagés sur le terrain. Cette démarche porte un message particulièrement intéressant : la défense de la chasse au gibier d’eau peut aussi passer par l’investissement direct dans la conservation des habitats. Car protéger les zones de reproduction en Finlande, en Scandinavie ou ailleurs, c’est aussi contribuer à préserver les oiseaux qui fréquenteront quelques mois plus tard les zones humides françaises. Puisque les oiseaux ne connaissent pas les frontières, leur conservation ne devrait pas en connaître non plus...