Le chien courant idéal n’existe pas encore et c’est tant mieux, car si c’était le cas, la fin de nos belles races serait signée… Alors, il faut passer par le compromis, et trouver dans le chien que l’on souhaite, le meilleur de ses aptitudes et de ses qualités. L’aptitude, c’est la disposition naturelle à faire quelque chose. Si elle n’est pas innée, elle peut s’acquérir par l’éducation, mais les modifications souhaitées ne seront fixées que lorsque l’on fait reproduire des sujets qui les possèdent. Eduquer et faire naître deviennent donc des activités qui demandent une connaissance appropriée. Cependant, l’acquéreur d’un chiot ne doit pas perdre de vue que cette qualité ne se manifeste que si elle est sollicitée. Elle peut donc s’estomper, voire disparaître, si elle n’est pas utilisée. Dans le domaine des qualités, elles sont pléthores chez le chiot, encore faut-il les découvrir et les développer. Cela revient à parler des caractères, « primaire » pour la partie physique, et « secondaire » pour le cérébral. La « fabrication » de statues n’a, hélas, pas rendu service à certaines races, pour lesquelles les jugements des qualités secondaires sont passées au second plan. Cette négligence au niveau du mental, conduit souvent à une dégénérescence néfaste. La vénerie, qui est probablement l’un des arts les plus anciens, contribue au plus haut point à la conservation des qualités naturelles du chien courant. Elle a su garder et promouvoir des caractères qui, sans elle, auraient sans aucun doute disparu. Cela nous amène à la priorisation. Le travail d’abord, puis, quand les qualités sont bien fixées et susceptibles d’être transmises, il sera alors temps d’améliorer le physique pour faire rentrer les sujets dans les standards de sa race.