Les représentants de huit pays d'Amérique du Sud – Amazonie (Brésil, Bolivie, Colombie, Équateur, Guyana, Pérou, Suriname, Venezuela) ont décidé, mardi dernier, de former une « alliance contre la déforestation », mais sans fixer d'objectif concret, lors d'un sommet qui s’est tenu à Belém, pourtant présenté comme un « tournant » par le président brésilien Lula. La création de cette entité intitulée « Alliance amazonienne de combat contre la déforestation » est stipulée dans une déclaration commune signée par ces huit pays, dans le but de promouvoir la coopération régionale dans le combat contre la déforestation, afin d’éviter que l'Amazonie n'atteigne le point de non-retour. Bien que la déclaration commune, publiée à l'issue du sommet, ne présente aucun objectif commun pour éradiquer totalement la déforestation, un document-fleuve en 113 points pose de façon détaillée les jalons d'une coopération entre les huit pays de cette vaste région qui abrite environ 10% de la biodiversité mondiale. « Il n'a jamais été aussi urgent de reprendre et d'étendre notre coopération », a déclaré le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva dans son discours, évoquant un « nouveau rêve amazonien ».