Quant à la taille du chien, il sera indispensable qu’elle soit adaptée aux territoires sur lesquels il évoluera. Si les chiots sont quasiment tous dotés des facultés indispensables pour faire ce métier, il ne faut jamais perdre de vue que c’est le maitre, au cours des nombreuses séances d’entrainement qui l’aidera à les développer. Ensuite, l’expérience finira l’éducation. Un chien de pied est, généralement, mené à la longe dans deux buts différents :

 - trouver une voie rentrante dans un buisson et vérifier qu’il n’y a pas de sortie. Les bêtes noires ainsi localisées seront ensuite attaquées soit avec des rapprocheurs, avant de découpler le reste de la meute, soit directement « de meute à mort » comme on le dit en vènerie,

- remonter une voie avec le chien en longe, jusqu’à la bauge, pour une levée et une attaque directe avec, soit pour tenir un ferme, le temps de laisser aux autres chiens meneurs, le temps d’arriver pour le lancer.

Le chien de pied doit être parfaitement créancé, et dans le cas où il ne fait que le travail de recherche de voie, on peut s’appuyer sur l’expérience d’un chien âgé. En revanche, dans le second cas, puisqu’il y aura lancé et menée après la découverte de la bauge, le chien devra être en pleine possession de tous ses moyens pour la suite des évènements.

Les qualités indispensables

Confiant dans son maître qui assure la sécurité dans l’environnement, un bon chien de pied restera appliqué sur la voie. Un chien emporté ou trop nerveux, voir inquiet, ne sera pas performant dans cette activité. Il lui faut du nez, mais pas trop, afin qu’il ne vous emmène pas sur une voie ancienne, ce qui réduirait à néant les chances d’attaquer les sangliers probablement trop éloignés. Cette aptitude à travailler et remonter une voie « saine et froide » se développe avec les années et l’entraînement, mais c’est aussi une faculté innée, très souvent héréditaire. Bien que toutes les races puissent fournir des chiens de pied, la réputation du Saint Hubert et des chiens du Midi n’est plus à faire, surtout chez les Gascons saintongeois, les Bleus et Ariégeois. Les courants suisses fournissent aussi d’excellents pisteurs ainsi que les Porcelaine ou les griffons. Une place particulière est à faire aux briquets de pays qui s’avèrent très souvent de très bons auxiliaires. Dans cette énumération, il ne faut surtout pas oublier les bassets qui sont près de la voie et pour cause, de plus en plus employés pour faire le pied. L’exemple en est donné avec le basset Hound qui est utilisé avec succès. De plus, la voie du sanglier est une voie forte et, en principe, point n’est besoin de chiens ayant un nez très fin pour le chasser. Cependant, les grandes distances, les possibilités de change, les fausses remises font de cet exercice un art à part entière.