- Gard : sur la commune de Sauve, le dimanche 4 décembre, un accident de chasse s’est produit lors d’une battue. Un chasseur, touché à la tête par un projectile a été secouru par les sapeurs-pompiers qui ont prodigué les premiers soins avant que le blessé ne soit héliporté par le SAMU 30 vers le centre hospitalier de Nîmes. « La blessure serait, à priori, dû à un ricochet, soit directement de la balle, soit d'un morceau de roche ou de pierre impacté par la balle » a précisé le Sdis 30. Une enquête menée par la Gendarmerie Nationale est en cours.

- Oise : le même dimanche 4 décembre, un chasseur a été touché au ventre par un tir de fusil, lors d’une battue aux sangliers. L’accident s’est produit dans les bois du Roi, sur le territoire de Boissy-Fresnoy, proche de Crépy-en-Valois. Pris en charge par les pompiers et le Smur, l’homme a été transporté au centre hospitalier de Compiègne pour y être opéré. « Son pronostic vital n’était pas engagé au départ des lieux » a précisé le parquet de Senlis. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances de l’accident.

- Corse : un chasseur, à la suite d’une chute, a été blessé au thorax par une décharge de petits plombs. L’homme aurait trébuché sur un chemin pierreux, puis tombé avec son arme chargée. Une équipe du groupe montagne des sapeurs-pompiers a dû le ramener dans un endroit accessible, où l'équipe médicale arrivée sur les lieux a pu intervenir, avant l'acheminement du blessé par l'hélicoptère de la sécurité civile, le Dragon 2B, au centre hospitalier de Bastia.

- Oise : aux abords de Warluis, un véhicule en mouvement a été touché par une balle provenant de la forêt où se déroulait une chasse au grand gibier. Heureusement, l’impact n’a pas été suffisamment puissant pour trouer la carrosserie. Pas de blessé donc, mais une enquête a été ouverte pour « mise en danger de la vie d'autrui », a annoncé la procureure de la République de Beauvais.

 

- Et la palme de la semaine Marne, plus stupide, ça n’existe pas ! L’affaire fait polémique et a déclenché une volée de bois vert… Un chasseur a invité son fils de douze ans à « servir » à la dague, un petit sanglier blessé, bloqué par les chiens. S’il n’y a pas meilleure école pour forger une vocation précoce, le père, sans doute fier de sa progéniture, a eu la très mauvaise idée de filmer la scène avec son portable, et connerie impardonnable, de déposer les images sur les réseaux sociaux. Bien évidemment, nos détracteurs s’en sont régalés, montant en épingle une affaire banale, comme il s’en passe des centaines tous les jours de battues. Mais, si une photo est silencieuse, une vidéo ne l’est pas… Le naturaliste (?) Pierre Rigaux a donc déposé plainte auprès du tribunal de Châlons-en-Champagne, au nom de l'association qu'il a fondé et qu'il préside, « pour acte de cruauté sur un animal ». Cela doit nous ramener à la réalité : les réseaux sociaux sont des armes mortelles pour la chasse, mais, quand ce sont les chasseurs eux-mêmes qui fournissent les munitions, il y a des coups de pied au c… qui se perdent !