Les insectes constituent un autre champ majeur de communication par phéromones. Chez les coléoptères phytophages, comme certaines chrysomèles qui s’attaquent aux racines de maïs, on utilise des pièges à phéromones synthétiques femelles insérées dans des tubes collants. Les mâles sont attirés et piégés efficacement, méthode sélective qui limite l’impact sur les insectes non ciblés. La science des phéromones insectes a fortement progressé, permettant leur reproduction synthétique pour la surveillance, la capture massive ou la perturbation de l’accouplement (mating disruption) selon une approche d’agriculture intégrée (IPM). Ces méthodes, très spécifiques à chaque espèce, permettent de limiter les dégâts agricoles tout en réduisant le recours aux pesticides. Par exemple, des applications en Égypte ont montré une forte efficacité contre la pyrale de la tomate (Tuta absoluta). Plus largement, les pièges à phéromones permettent de détecter précocement la présence d’insectes repères, tels que les lépidoptères ou coléoptères nuisibles (vers du maïs, teigne du pommier…). Les phéromones constituent donc une stratégie de communication étonnamment sophistiquée, invisible à nos sens, et pourtant fondamentale à la vie animale.
L’infinitésimal de la communication chez les animaux
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